Results

Search Results for: Comprendre l'acoustique musicale

Maitrisez les outils technologiques et les stratégies de production musicale

 

Bienvenue dans votre formation !

Les objectifs
  • Mieux connaitre les enjeux de la création musicale
  • Bien choisir ses outils techniques (micros, haut-parleurs, casques, logiciels, console de mixage)
  • Améliorer son lieu de travail
  • Avancer dans l’utilisation des nouvelles technologies
Méthode

Il n’y a pas vraiment de progression logique entre les 4 parties de cette formation. Vous pouvez commencer par celle que vous voulez.
Toutefois je vous conseille de procéder par partie entière et donc d’avancer en 4 étapes.

Cette formation n’a pas la prétention d’apporter des réponses à tous vos problèmes, mais plutôt de permettre un regard global sur la problématique qui se pose à un musicien qui veut avancer dans ses usages des nouvelles technologies ou même commencer à les utiliser. Dans les solutions concrètes envisagées, vous pourrez trouver certaines réponses, mais le plus important est sans doute d’apprendre à se poser les bonnes questions.

Lorsqu’on ouvre les portes des nouvelles technologies de la création musicale, on a besoin de s’orienter vers de bons choix techniques, de faire le point sur la pratique musicale afin de prendre les bonnes directions ou très souvent de pouvoir rectifier le tir.

 

Vos outils de base pour votre production musicale

 

Contrairement aux idées reçues, les outils les plus importants pour la production musicale sont ceux qui se trouvent aux 2 extrémités de la chaîne électroacoustique : à l’entrée les microphones et en sortie les haut-parleurs.

En effet, optimiser la captation de vos sons va simplifier considérablement la suite du travail : toutes les opérations de montage et de mixage. Contrairement à ce qu’on pense habituellement, la qualité du son à l’arrivée dépend principalement de sa qualité à la prise. C’est là que le choix d’un ou de plusieurs micros de qualité est déterminant.

Et ensuite, améliorer votre écoute va vous permettre de contrôler la qualité de votre travail à toutes les étapes de la production. Cette qualité de contrôle dépend de la qualité de vos haut-parleurs (monitoring).

Nous nous intéresserons plus tard à ce qui se trouve au milieu de la chaine, entre ces 2 extrêmes.

 

Quel microphone choisir ?

 

Pour améliorer vos prises de son de voix et d’instruments
Plusieurs micros pour chaque situation ou chaque instrument ?
Il existe différents types de micros, à des prix très différents … Mais comment faire votre choix ? Vous connaissez sans doute ces questions lancinantes. Nous allons trouver des réponses et peut être la solution.

Commençons notre enquête. Vous êtes musicien, vous avez peut être déjà un micro dynamique courant du type Shure SM58 ou SM57. Ce type de micro est idéal sur scène pour le chant (58) et pour repiquer des instruments (57). Ils sont robustes, bon marché. Leur bande passante est efficace pour la sonorisation où on cherche généralement un son percutant, plutôt médiums et sans trop de graves, même si la définition est moyenne.

Mais si vous avez déjà utilisé ce type de micros chez vous en prise de son studio pour vos maquettes, voire pour l’album que vous êtes en train de concocter patiemment, très vite vous vous êtes rendu compte que le son des prises n’est pas top. Et dans votre logiciel vous passez un temps fou à les égaliser, à rajouter des effets … Et ca ne le fait toujours pas. Pourquoi ?

Il peut y avoir 3 raisons principales :

  • l’acoustique de votre local est insuffisante, ce qui a pour effet de déformer les timbres des instruments joués dans la pièce, de rajouter des résonances indésirables. Dans ce cas, vous pouvez sans doute remédier à cette situation en nettoyant l’acoustique de votre local. Vous pouvez trouver  des conseils dans le guide gratuit que nous vous proposons au pied de cette page.
  • le placement de votre micro est approximatif, peut être même aberrant. Il y a des règles à respecter, chaque instrument rayonne d’une certaine manière. C’est tout un art et c’est là que vous déterminez la qualité sonore de votre prise de son. D’ailleurs, je vous proposerai prochainement une formation complète à la prise de son, car cette dimension est tellement importante, subtile et trop souvent négligée. En attendant, vous trouverez au pied de cette page une autre ressource intéressante : ma liste des Règles d’Or de la Prise de Son

Vous allez travailler sur ces deux facteurs sérieusement, car c’est une nécessité. Et l’amélioration sera conséquente, mais cela ne vous suffira certainement pas.

  • la qualité de votre micro est la 3ème raison et notre sujet d’aujourd’hui. En effet il est primordial d’avoir une retranscription optimale du son de l’instrument, sans égalisation, sans effets. Vous aurez alors une très bonne prise et si toutes vos pistes ont cette qualité, le mixage sera très facile. Le plus souvent une simple mise à plat (niveaux, un peu de panoramiques,  quelques corrections et une réverb pour donner un peu d’espace) permettra déjà de faire sonner très musicalement l’ensemble.
Quel micro pour atteindre cette qualité ?

 

courbe de réponse d'un microphoneSeuls des micros de studio professionnels vous permettront de faire ce bond qualitatif . Il faut être prêt là à faire une dépense non-négligeable et elle doit être considérée comme un investissement durable. Mais il ne s’agit pas forcément d’investir 5 à 10 000 euros dans un parc de micros de studio.

Vous n’avez pas cette somme et même si vous l’aviez, il serait très périlleux de faire les bons choix de micros complémentaires, de directivités et colorations différentes qui vous permettraient de faire face à toutes les situations d’enregistrement. Il est fort probable que vous regretteriez peu après la moitié au moins de votre investissement.

Ecartons encore la stratégie assez banale qui pourrait vous amener à croire qu’il faut plusieurs micros pour bien enregistrer un instrument. C’est une idée reçue et c’est une légende. Cela vous conduirait sans doute à acheter 3 ou 4 micros de plus et ce n’est pas en accumulant les capteurs moyens que vous pourrez reconstituer le bon son de l’instrument. On en serait assez vite arrivé à dépenser 600 € pour un petit parc de micros dynamiques bas de gamme qui ne vont rien changer du tout, bien au contraire.

La solution

Il vaut bien mieux investir dans un très bon micro, irréprochable et le plus polyvalent possible avec lequel vous allez probablement pouvoir faire 90 % de vos prises de son. Dites vous bien qu’il ne faut pas rater cet investissement car si vous dénichez l’oiseau rare, ce sera … pour la vie !

A ce sujet, nos amis Allemands ont eux l’habitude d’acheter un équipement en se disant qu’il vaut mieux dépenser ce qu’il faut une fois pour toutes plutôt que devoir racheter plusieurs fois parce qu’on a lésiné à la dépense et finalement acheter ce qu’il aurait fallu la première fois.

Et nous ne parlons pas ici de nos voisins parce qu’ils fabriquent les plus belles voitures … Mais il se trouve que depuis qu’on a commencé à enregistrer des sons, ce sont eux qui ont fabriqué les meilleurs microphones. Et c’est encore le cas aujourd’hui !

Mais pour autant je ne vais pas vous conseiller d’acquérir la Rolls des microphones : un Neumann U67 d’occasion à 20 000 € ! Ou bien même un U87 neuf à 3 000 €. Non ! Mais tout de même au lieu d’acheter plusieurs Clio, je vous conseillerai plutôt de choisir une Mercedes Benz …

Car cet oiseau rare, cet homme à tout faire, ce micro idéal existe dans la famille Neumann : le TLM103. Et je vous rassure, ceci n’est évidemment pas une publicité. J’ai acheté le mien il y a 20 ans et depuis il a assuré 95 % de mes prises de son de voix, d’instruments et autres bidules avec brio, précision et chaleur. Pour rien au monde, je n’en changerai et j’espère bien continuer à enregistrer avec lui jusqu’à la fin de ma vie. Le son Neumann à petit prix (1 000 €), c’est avant tout une large capsule, celle là même du grand frère U87, probablement la meilleure capsule au monde.

Neumann TLM103Bien sûr pour tirer son prix vers le bas, le fabricant a supprimé tout le superflu :

  • une seule directivité (cardioïde, c’est à dire directionnelle), mais rassurez vous 99 % des prises en studio se font avec cette directivité
  • pas de filtre, mais avec un son pareil, de cette qualité … Il n’y a rien à filtrer ! Vous aurez juste à enlever un peu de graves parfois, surtout pour des prises d’hyper proximité, car ces grosses capsules passent très très bien les basses fréquences.
  • la suspension indispensable est heureusement fournie avec le micro.

Mais vous verrez comme moi il y a 20 ans, dès l’instant où vous allez connecter ce micro et écouter simplement votre propre voix parlée dans votre casque, vous allez vous dire :  » Waou !!!  »
Sérieusement, vous allez pouvoir enregistrer ce que vous voulez : les voix, les instruments à vents, à cordes, percussions, basse, contrebasse, piano, des objets sonores …. De plus, la capsule encaisse très bien les forts niveaux comme un ampli guitare ou tout ce qui est percussion. Le son est superbe, équilibré, détaillé et précis dans tous les registres, chaleureux même : le son Neumann !

Les précautions à prendre
  • placer devant sa membrane très sensible un filtre antipop, surtout pour la voix qui déplace pas mal d’air. Ne dépensez pas pour ce petit accessoire plus de 15 € (au meilleur magasin de musique en ligne d’Europe, suivez mon regard … c’est d’ailleurs sans doute là que vous aurez aussi le meilleur prix pour le micro … Ach! Mein Gott ! Ils sont vraiment très forts, ces teutons …)
  • et bien sûr ne faites pas tomber cette merveille, même si la construction est hyper consolidée.
En conclusion

Ne pas vous précipiter informez-vous et visitez le site web du fabricant. Puis relisez cette partie et posez moi des questions, les commentaires ci-dessous sont là pour çà.
Vous vous dites sans doute : c’est tout ? un seul micro ?  Et oui , il faut bien commencer, alors commencez par le meilleur., l’indispensable.

Si vous voulez investir un peu plus, tout de suite ou dans un 2ème temps, je vous conseille de compléter avec une paire de micros statiques à petite membrane, par exemple une paire de Neumann KM 184 (environ 1 000 euros) ou bien, si votre budget ne le permet pas, une paire de Rode NT5 (excellent rapport qualité/prix :  environ 350 euros).

Et bien entendu, ne jetez pas vos Shure, gardez les : ils vous serviront toujours en sono ou en complément au studio.

 

Comment choisir vos haut-parleurs ?

Les haut-parleurs retransmettent les sons enregistrés dans l’air. Ce sont des éléments très importants de la chaine acoustique.
Mais comment choisir ses haut-parleurs : pour quel usage ? domestique, nomade, studio ? Pour quelle activité : écoute musicale, monitoring de studio, ateliers ou cours de musique ?
Et combien çà coûte ?

  • Non à la pollution sonore ! Dans toute situation où vous êtes amené à écouter des sons, les haut-parleurs sont l’élément le plus déterminant et le plus souvent on les néglige.
    Par exemple, nous passons tous la plupart de notre temps au travail ou dans nos loisirs devant un écran d’ordinateur. Nous regardons des vidéos, nous écoutons de la musique et la plupart du temps les sons sortent de notre ordinateur par des petits haut-parleurs incorporés dans l’ordinateur.
    Ces petits haut-parleurs sont de piètre qualité, ils ne retranscrivent pas toute la gamme des fréquences sonores. Notamment, ils manquent totalement de basses fréquences. D’où ce son nasillard, désagréable et très fatiguant pour nos oreilles qui massacre en permanence les musiques ou des bandes-son écoutées.
  • Un choix difficile ? Que dire alors de situations d’écoute musicale plus importantes : le dernier album des Rolling Stones, votre préféré de Michael Jackson où une symphonie de Beethoven … C’est encore pire !
    Vous montez des vidéos, vous voulez produire votre propre musique à la maison, peut être envisagez vous déjà d’équiper votre home-studio ?
    Pour toutes ces situations diverses et variées, il existe des haut-parleurs adaptés, à des prix très différents.
    Vous avez déjà fait une recherche sur internet :  le nombre de marques, de modèles et les écarts de taille, de prix sont hallucinants !
  • Des conseils : pour vous aider à choisir les haut-parleurs qu’il vous faut,  je vais simplement vous proposer deux modèles testés dans mon travail comme dans mes loisirs et qui correspondent à 2 usages différents et complémentaires.
    Et je ne vous parlerai pas d’un test effectué en magasin, mais d’une utilisation réelle de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
    Encore une fois, il ne s’agit pas de publicité déguisée : tous mes conseils techniques sont strictement indépendants de tout lien avec une marque ou un fabricant.
    Je souhaite de manière éthique vous transmettre mon expérience de professionnel de la musique et du son et vous aider dans vos choix.
Une écoute compacte, de qualité suffisante pour la vie courante et les situations professionnelles nomades

 

Une solution très originale pour toutes les écoutes au quotidien et une prouesse technologique : ILoud. Ce haut-parleur stéréo très compact est bien construit, très solide. Il est très puissant, restitue remarquablement les basses fréquences, malgré sa petite taille grâce à un excellent système bass reflex.

  • Ecoutes nomades : il en est le partenaire idéal au salon, à la cuisine, en vacances. Il fonctionne 5 à 7 heures en autonomie sur sa batterie rechargeable.
    Avec son cable mini-jack, vous connectez la sortie audio de votre ordi ou même votre smartphone et c’est parti pour plusieurs heures de teuf dans votre salon ou même dans une plus grande salle. Attention à prévenir vos voisins, car cette petite bête en a sous le capot !
    C’est aussi un excellent système d’écoute pour votre ordi, surtout si vous écoutez beaucoup de musique.
  • Professionnellement : j’utilise ce haut-parleur depuis 2 ans pour tous mes ateliers, cours de musique électronique sur ipads et de rap, stages de formation en présentiel, répétitions et présentations publiques.
    Génial ! ca assure et ca ne prend pas plus de place dans mon gros sac à dos que 3 ipads. Sa qualité de son, sa robustesse et son autonomie sont de véritables plus. Je le recommande à toutes les institutions partenaires avec lesquelles je travaille : écoles, centres socio-culturels, organismes de formation …
    Incontestablement ce haut-parleur n’a pas de concurrent réel et sérieux dans cette gamme de prix modéré.
  • Fonctions supplémentaires : intelligentes et fort appréciables pour tous les usages. Il peut se connecter sans fil en blue tooth avec votre smartphone ou votre tablette. Une entrée micro ou même guitare (du coup emmenez votre guitare électrique en vacances, les amis !).
    Une bande passante très honorable  : 50 à 20 000 Hz  – Dimensions LHP : 25 x 16 x 6 cm  – Poids: 1,33 kg – Puissance : 40w (il les fait réellement) – Prix : 249 euros seulement ! Le rapport qualité/prix est époustouflant. Fabricant : IK Multimedia.
Pour une écoute de studio ou de qualité hi-fi

 

Une paire d’excellents moniteurs de studio : Focal Alpha 65. Ces haut-parleurs fabriqués en France sont précis, neutres et très puissants. Leur rapport qualité/prix est exceptionnel. Ils sont réputés pour délivrer la même qualité que la gamme de prix 2 fois supérieure, ce qui n’est pas rien dans le monde du home studio , voire du studio professionnel.

  • Au studio : Une paire de Focal Alpha 65 est le choix idéal pour votre écoute de proximité, voire de semi-proximité ou bien pourquoi pas votre écoute principale unique dans votre home studio professionnel ou amateur.
    Toutes les qualités sont là : rendu sonore précis, fin et détaillé dans toutes les gammes de fréquence, neutralité et équilibre.
    Ce sont des moniteurs actifs donc ils possèdent leur propre amplification intégrée, ce qui vous évite d’acheter un amplificateur pour les nourrir. La construction est très, très professionnelle.
  • Un rapport qualité/prix imbattable : Il y a 6 mois, je cherchai à remplacer mes deux baffles un peu dépassés dans mon studio.
    J’étais prêt à dépenser plus de 1500 euros pour m’équiper une fois pour toutes de 2 moniteurs amplifiés et un caisson de graves, le standard en matière de monitoring de studio.
    En étudiant de près les offres sur le marché, je suis tombé sur ce modèle et un concert de louanges de la part des home-studistes comme des ingénieurs du son. Le prix aussi était alléchant : 2 fois moins cher que ses concurrents directs. Et l’idée que ces petites merveilles étaient conçues et fabriquées par un fabricant français me plaisait bien.
    Et si ces haut-parleurs bass reflex qui descendent vraiment bien dans les graves pouvaient se passer de caisson de graves ? … Et bien c’est le cas : j’ai économisé 1000 euros ! Ces moniteurs se passent allègrement de caisson de graves. Je les ai testés avec un caisson Genelec (excusez du peu) . Lors de mes réglages je n’ai pas cessé de baisser ce caisson, pour finalement l’éteindre et le débrancher purement et simplement. Totalement inutile, sauf si vous produisez de la techno (et encore !)
  • Des performances : Réponse en fréquence: 40 – 22000 Hz – Dimensions LHP : 34,8 x 25,2 x 30,9 cm – poids : 9,4 kg (par enceinte, c’est du sérieux) – puissance : 2 x 75w – Prix : 259 euros par enceinte !
    Très, très concurrentiel : si votre budget est suffisant et si votre local est assez grand ou si vous produisez ou écoutez beaucoup de techno,  je vous engage même à acheter les grands frères dans la même gamme Focal Alpha 80 : 2 x 100w – 35 à 22000 Hz pour à peine plus :  299 euros par enceinte.
    Et si vous êtes de la race des individus en voie de disparition qui écoutent avec délice leur collection de Vynils et de CDs, je vous conseille même ces enceintes à prix modéré (les Alpha 65) pour votre écoute hifi  de salon, vous ne serez pas déçu.
En conclusion

Voilà mes conseils qui vous étaient donnés dans un esprit d’économies mais sans jamais sacrifier la qualité sonore. Et n’oubliez surtout pas mon conseil plus général en matière d’équipement : ne vous décidez pas trop vite, prenez votre temps. Pesez le pour et le contre, faites vous un plan d’investissement avec des priorités.

Combien de temps consacrez vous à votre passion du son ou à vos séances, à vos productions plus professionnelles ? Réfléchissez, consultez et sachez démêler le vrai du faux : les avis dans ce milieu sont souvent très tranchés, mais aussi contradictoires et très souvent non-autorisés.

Dans tous les cas, souvenez vous aussi d’un autre de mes conseils : investissez plutôt dans le hardware audio durable (micros et haut-parleurs) que dans l’informatique (sujette à l’obsolescence programmée). Vous achetez micros et haut-parleurs pour la vie, un ordi pour 4 ou 5 ans en général.

Je suis prêt à répondre à toutes vos questions en lien avec ces sujets , suggérez moi des sujets d’articles, faites moi connaitre vos besoins en la matière en utilisant les commentaires en bas de page.

Comment choisir un casque d’écoute

 

Sur le marché vous pouvez trouver quantité de casques, d’écouteurs et à tous les prix. Alors vous êtes perdu(e) ?
Que vous soyez musicien, mélomane, formateur, web-entrepreneur, animateur radio, il existe des modèles pour vous.
Mais comment bien choisir ? Comment ne pas gaspiller votre argent ?

Commençons par nous poser une première question qui peut être va vous surprendre, mais que vous devriez vous poser à chaque fois que vous envisagez un équipement audio :

Avez-vous vraiment besoin d’un casque ou d’écouteurs ?
Comme d’habitude, j’aime bien poser cette question de la nécessité de l’outil technologique. Car vous devez tout d’abord cerner l’usage que vous allez en avoir. C’est cela qui va vous permettre de vous fixer une gamme de prix acceptable pour votre budget, voire même de reconsidérer totalement la nécessité d’un achat.
En effet, il serait idiot par exemple de dépenser 150 € dans un très bon casque, si vous n’en avez pas vraiment une utilité professionnelle fréquente et avérée.
Quelles sont les bonnes raisons de s’équiper d’un casque ou d’écouteurs ?
  • vous voulez pouvoir écouter des sons ou de la musique dans un environnement où vous n’êtes pas seul(e), notamment en mobilité ou à votre domicile, donc vous ne voulez pas gêner les autres.
  • vous avez un home-studio et vous avez besoin d’écouter des pistes enregistrées en jouant, car vous faites de l’enregistrement multipistes.

Je ne vois que ces 2 raisons là. Si vous n’êtes pas dans cette situation, vous n’avez certainement pas besoin de vous équiper d’un casque. Gardez plutôt ce budget pour du matériel plus utile.

Jamais un casque ne remplacera des haut-parleurs 
  •  L’écoute sur HPs est toujours (à qualité égale) plus confortable, moins fatigante et vous permet de mieux contrôler votre travail sonore.
  • Jamais, au grand jamais, dans les studios pro un ingénieur du son ne mixe une production en écoutant au casque, car l’écoute au casque (même un super casque) est toujours trompeuse.
  • Mais on peut très bien faire du montage au casque et même mixer entièrement un podcast audio avec des petits écouteurs, car dans ce cas le message sonore est très simple : un jingle, une voix qui parle sur un fond sonore et c’est tout le plus souvent.
  • Et tout travail au casque supposera impérativement de le réécouter sur des haut-parleurs pour vérifier qu’on n’a pas été trompé par l’effet casque.
Les Ecouteurs pour smartphones 
Si vous en utilisez déjà, ils peuvent vous suffire pour un petit usage podcast avec Audacity, écouter de la musique sur le web … Sinon, ne dépensez que 15 € environ , ça ne vaut pas la peine de dépenser beaucoup plus. Je vous conseille par exemple ces deux modèles :
 

Sony MDRex 110 :   20 €

Logitech Ultimate 200vi : 20 €

NB : sur ces écouteurs, vous avez généralement un petit micro incorporé pour parler au téléphone. Cela aussi pourrait suffire éventuellement pour faire des podcasts, des vidéos : à tester, car cela dépend du résultat obtenu avec votre smartphone.
Attention ! ils sont loin de se valoir, commencez par tester ceux qui vous ont été vendus avec votre smartphone.
Les Casques bon marché
Si vous n’avez pas un besoin très pro et constant d’un casque, si vous n’aimez pas mettre des écouteurs dans les oreilles (je vous comprends : c’est fatigant et parfois pas adapté à la forme du pavillon de notre oreille), vous pouvez choisir un casque à petit prix aux alentours de 15 €.
Je vous recommande les modèles suivants :

   

 

Sony ZX310 : 20 €

Sennheiser HD201 :   22 €

   

 

Tbone hd200 : 19 €

Tbone hp66 : 6 €

 Et ce petit casque Tbone à 6 € a une qualité étonnante pour son prix très très bas. C’est un peu une exception.
Les fabricants
Nous allons nous limiter volontairement à 3 marques. Pourquoi ?

Comme pour tout matériel audio, nous évitons les marques exotiques. Au contraire concentrons nous sur les fabricants expérimentés, reconnus pour leur qualité de fabrication. Votre équipement doit vous satisfaire et durer.

  • Sony est un fabricant renommé pour ces excellents casques de studio. Le standard dans tous les studios pro du monde.
  • Sennheiser s’est fait une solide réputation dans le domaine des casques audio, mais pas seulement … Ils sont très réputés aussi pour leurs très bons micros.
  • Audiotechnica est un fabricant qui a moins de bouteille, mais qui est spécialisé dans le matériel audio pro et qui fait de l’excellent matériel avec un rapport qualité/prix très avantageux.
Les Casques à usage plus professionnel ou pour amateur exigeant
Pour les 3 fabricants, j’ai choisi pour vous à chaque fois 3 ou 4 modèles dans 3 gammes de prix :
  • 40-50 € : bon casque, suffisant pour la plupart des travaux
  • 80-100 € : on va gagner là un peu plus de qualité
  • 120-150 € : professionnel, qualité studio
Sennheiser :
 

HD-205 ou 206 : 40 à 50 €

HD-280 Pro New  : 98 €

 

HD-380 Pro : 130  à 150 €

 

HD-25 : 148 €

Sony :
 

MDR-10C : 50 à 60 €

MDR-7506 : 100 à 130 €

 

MDR-7510 : 120 à 150 €

Audiotechnica :
 

ATH-M20 X : 55 €

ATH-M30 X : 75 €

 

ATH-M40 X : 109 €

ATH-M50 X : 150 €

En conclusion
  • Vous pouvez me faire confiance pour tous ces produits, je les ai testé en situation professionnelle. Et comme toujours je n’ai aucun intérêt à vous prescrire tel ou tel appareil ou marque, ce n’est pas du tout mon propos.
  • Mais si vous avez l’occasion de tester et de comparer vous même plusieurs de ces casques en magasin, chez un ami, c’est encore mieux : après tout un casque ou des écouteurs, vous les aurez fréquemment sur vos propres oreilles et il vaut mieux vérifier, lorsque c’est possible, que ça vous convient bien.
  • Et si vous pouvez en tester plusieurs, faites le avec une musique que vous connaissez bien, ou avec un podcast que vous avez réalisé : l’essai n’en sera que plus probant.
  • J’espère avoir éclairé votre lanterne. Si vous avez encore des doutes, posez moi des questions dans les commentaires sous cet article ou ouvrez un sujet dans le forum, j’y répondrai très volontiers. Vous pouvez aussi relater votre propre expérience positive ou négative avec tel ou tel casque ou écouteurs.
Partagez le plus possible, tout le monde y gagnera.

 

Comment choisir votre logiciel de production musicale ?

 

logo AudacityUn logiciel gratuit : Audacity

Vous pouvez très bien débuter avec un logiciel libre comme Audacity ou en moins basique Reaper.

Si vous êtes un total débutant en informatique musicale,  une première étape peut très bien consister en une initiation sur Audacity, qui est l’éditeur audio le plus simple et très basique. Vous pourrez ainsi basiquement enregistrer, monter et mixer dans un environnement très simple à comprendre.

Une telle étape peut très bien ne vous prendre qu’une semaine pendant laquelle vous prendrez en main le logiciel et vous mettrez en chantier un ou deux petits projets simples . Par exemple, une voix parlée avec un petit habillage sonore (podcast audio) ou une chanson avec voix et deux instruments.

Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas : passer par cette étape intermédiaire va vous faire  gagner beaucoup de temps pour la suite et pour aborder un logiciel plus sophistiqué.

Vous trouverez en bas de page un formulaire pour vous inscrire à notre formation de prise en main express d’Audacity : vous serez guidé(e) en vidéo, très simplement. Cette formation a déjà fait ses preuves auprès de nombreux parfaits débutants, même des non-musiciens.

Quel logiciel professionnel ?

Mais très vite vous aurez besoin d’un logiciel plus complet, professionnel, dont le moteur audio va assurer une qualité de traitement du son irréprochable, avec des plugins d’effets professionnels , des instruments virtuels et touts les fonctions nécessaires à une production musicale élaborée.

En la matière, je vous conseille d’éviter les solutions exotiques, hasardeuses. Au contraire je vous propose de choisir entre les 3 logiciels professionnels de production musicale les plus répandus.

Il y a plusieurs raisons très importantes :

  • s’ils sont les plus répandus, c’est qu’ils sont sans doute les meilleurs outils techniques
  • vous allez pouvoir échanger et collaborer plus facilement sur vos projets avec un plus grand nombre d’autres musiciens
  • vous trouverez plus facilement des formations, des tutoriels et de l’aide sur les forums
  • vous avez plus de garantie de bon fonctionnement et de pérennité avec ces grands fabricants de logiciels.

Ici je ne vais vous faire qu’une présentation globale de ces 3 logiciels leaders avec leurs atouts principaux et leurs limites aussi, pour vous orienter dans votre choix.

logo Cubase

Editeur : Steinberg – Le tout premier sur le marché dès le début de la MAO. Une expérience à long terme dans la perfection du produit.
L’atout majeur de ce logiciel est qu’il est très complet et couvre parfaitement tous les besoins, notamment ceux du musicien : audio, midi, instruments virtuels et édition professionnelle de partitions.
Mixage stéréo et multicanal (version Pro)
Le design de l’interface de Cubase est très efficace, professionnel et c’est très important en production de studio.

Cubase est un logiciel multiplateformes : Windows et Mac. C’est un atout incontournable pour tous les musiciens qui travaillent en collaboration avec d’autres sur les mêmes projets.

Vous commencez un projet Cubase sur votre Mac et vous l’envoyez à votre collègue qui travaille aussi sur Cubase, mais sur un PC. Il va pouvoir ouvrir directement le projet Cubase sur son PC, y ajouter sa contribution et vous le renvoyer. Vous le rouvrirez sans aucun problème sur votre Mac. Et ainsi de suite …

Tarifs

Cubase Pro : environ 580 euros
Cubase Artist : environ 330 euros –
vous pouvez très bien commencer sur cette version déjà très complète et upgrader plus tard si vous avez besoin.

Education : si vous êtes étudiant (toutes disciplines), élève en école de musique ou conservatoire, enseignant, Steinberg vous accorde un tarif spécial très avantageux : 50 % du prix sur chacune de ces 2 versions.

Plus d’infos, essai gratuit 30 jours et acheter sur https://www.steinberg.net

 

logo Logic Pro X

Editeur : Apple – Logic est un très ancien logiciel allemand qui a été racheté par Apple qui l’a évidemment apple-isé aussitôt pour le meilleur comme pour le pire. Résultat : un bon logiciel, assez économique comme tous les produits Apple. Assez complet également, même si l’ édition de partitions y est nettement moins performante que dans Cubase.

Apple est en revanche plus généreux pour ce qui est des plugins et des instruments virtuels. Pour les musiciens paresseux ou les non-musiciens, les apple loops proposent comme dans Garage Band des éléments musicaux tout fabriqués qu’on peut combiner pour composer assez facilement des morceaux assez passe-partout, du style musique au mètre.

C’est donc un logiciel que je recommanderai volontiers aux musiciens amateurs ou débutants. Il conviendra aussi aux professionnels.

Par contre ce logiciel n’est absolument pas multi-plateformes. Il ne fonctionne que sur Mac et c’est une sacré limitation en termes de travail collaboratif.

Tarifs

Logic Pro : environ 230 euros
Ce tarif unique est avantageux, par contre n’espérez pas une remise Education très généreuse : Apple ne propose qu’un petit 15% environ.

Plus d’infos, pas d’essai gratuit et acheter : https://www.apple.com

logo Pro Tools 12

Editeur : Avid – C’est un standard depuis bien longtemps dans les studios professionnels : un excellent logiciel audio.
Mais il y a beaucoup de malentendus avec la réputation de Protools, construite à une époque où le studio numérique balbutiait et où les ordinateurs n’avaient pas la puissance nécessaire pour faire de l’audio en multipistes.

Les premiers systèmes Protools étaient terriblement chers car ils étaient constitués de software , mais aussi de hardware sans lequel le logiciel ne pouvait pas fonctionner. Depuis, les ordinateurs ont toutes les capacités natives pour faire de l’audio sans limites et Avid a démocratisé son offre pour les petits studios, mais reste encore plus cher à performances égales.

Le logiciel fonctionne sur PC comme sur Mac. Travail collaboratif possible en cloud. Pas d’éditeur de partitions ! Pas de possibilité de mixage multicanal.
Pour l’absence d’éditeur de partitions et d’une version moins chère, je ne recommanderai pas Protools pour un musicien ou un home studio.

Tarifs

Protools : environ 600 euros
et un bon tarif Education : 300 euros
A noter une offre gratuite : Protools First : un petit protools 16 pistes , mais assez complet, là ils font très fort !

plus d’infos, téléchargez et acheter : http://www.avid.com/fr/pro-tools

En conclusion

Vous avez maintenant assez d’éléments pour faire le choix qui vous correspond le mieux en termes de besoins musicaux, sonores et de votre capacité budgétaire.

Ne négligez pas l’approche par étapes que je vous propose, vous allez être gagnant sur tous les tableaux. Par exemple :

  • initiation immédiate sur Audacity 
  • puis le mois suivant Cubase Artist
  • et enfin l’année suivante si vous en ressentez le besoin Cubase Pro.

Mais ce n’est qu’un exemple.
A vous de choisir ce qui vous convient le mieux et n’hésitez pas à me poser des questions et à m’exposer votre cas. Je me ferais un plaisir de vous répondre.

NB : je n’ai volontairement pas abordé ci le cas du logiciel Ableton Live qui est excellent, mais carrément orienté performance live ou installation sonore.
Il n’est pas très performant en production musicale en studio et pas très approprié pour faire de l’enregistrement multi-pistes , par exemple.

 

Une table de mixage : pour quoi faire ?

En ce premier quart du 21ème siècle, beaucoup de discussions techniques, voire polémiques, reviennent dans les milieux du son et de la musique autour des technologies employées. Un de leurs sujets récurrents : la console de mixage. Doit elle être analogique ou numérique ? Est elle encore même nécessaire ? Comment investir judicieusement dans un tel équipement ?

Ici nous tentons de clarifier le débat en commençant par reposer clairement les enjeux techniques pour en déduire des choix stratégiques pertinents.

Que fait-on sur une console de mixage ?

La définition Wikipedia

Une console de mixage, aussi appelée pupitre ou table de mixage, est un appareil de traitement du signal audio se présentant sous la forme d’une console sur la face supérieure de laquelle sont disposés des organes de contrôle, servant à mélanger, dans des proportions déterminées par l’opérateur, plusieurs sources sonores (entrées, inputs) vers plusieurs destinations (sorties, outputs).

Quelques précisions

Les sources sonores à mixer sont chacune connectées à une piste d’entrée (input track), puis elles sont mélangées vers la ou les sorties, généralement une piste stéréo (stéréo out ou master out) à laquelle on va connecter le dispositif d’écoute (monitoring) constitué au minimum de 2 haut-parleurs.

Mais on peut aussi envoyer les signaux sonores vers d’autres éléments, effets, retours… C’est ce qu’on nomme le routing du signal. Interne et/ou externe, ce dispositif de routing est composé d’ inserts, de sends, de groupes, bus, sous-groupes, etc.

Quels sont les besoins dans les différents contextes ?

Sonorisation grande scène

Sur une grande scène, on veut pouvoir capter et mixer un grand nombre de sources sonores, instruments, voix et les mixer indépendamment pour le public en salle (sonorisation façade) et pour les musiciens sur scène (sonorisation retours).
Typiquement, on aura besoin d’une grosse console comportant au minimum 24 voies d’entrée 8 sous-groupes et 2 sorties master : c’est ce qu’on nomme une console 24/8/2.

Mais bien sûr cela ne s’arrête pas là : les consoles de sono 32/16/2 sont souvent employées dans les grands évènements musicaux.L’ergonomie de cette console est très importante car le sonorisateur a besoin d’intervenir facilement et instantanément, en temps réel, en live sur tous les réglages.

Sonorisation petite scène

Petite scène, petite salle riment en général avec des effectifs sur scène moins importants. Voilà pourquoi la console de mixage standard sera plus compacte : très souvent une 16/4/2.Le nombre de paramètres accessibles instantanément est naturellement moins élevé, mais on est toujours dans la même logique d’utilisation.

Auto sonorisation

Dans le cas très répandu des tout petits clubs, des cafés-concert, des groupes se produisant sur scène par leurs propres moyens dans des tout petits évènements, les musiciens peuvent être amenés à devoir se sonoriser eux-même en plaçant une petite console de mixage sur scène sans sonorisateur.

Dans ce cas, il est évident qu’une table numérique programmable permet de réaliser cette auto sonorisation dans les meilleures conditions. Le mixage de chaque morceau sera alors minutieusement programmé en répétition et un des musiciens sera en charge de rappeler la mémoire correspondante en début de chaque morceau.

Spatialisation

Des cas très particuliers de sonorisation spatialisée sur un plus grand nombre de haut-parleurs répartis dans l’espace de la salle existent en musique électroacoustique (diffusion sur acousmonium), dans des spectacles ou des installations multimédia. On utilise alors des consoles plus atypiques qui comportent moins d’entrées, mais beaucoup plus de sorties pour diriger le signal sonore vers un grand nombre de haut-parleurs.

Studio pro

Dans un studio d’enregistrement professionnel, une grosse console trône au centre de la cabine de régie et permet à l’ingénieur du son et au producteur d’avoir au mixage tous les signaux sonores des différents instruments littéralement sous les doigts.Dans un grand studio la console est en général une 32 ou une 64 voies.

Comme nous allons le voir elle peut encore être analogique, mais le plus souvent elle sera numérique pour permettre d’automatiser un certain nombre de réglages et de comportements.

Home studio

Le petit studio de création sonore et musicale appartenant le plus souvent à un musicien ou à un producteur, lui permet d’être plus autonome dans les étapes de recherche et de composition. Il peut ainsi disposer de plus de temps de conception sans louer un grand studio onéreux.

L’équipement audio ayant considérablement progressé, de plus en plus d’albums ou de réalisations audio sont même menées à terme de bout en bout dans ce genre de studios. Ceci suppose des stratégies de production différentes, mais pas nécessairement de sacrifier la qualité des réalisations.

Quelles sont les différentes technologies employées ?

Analogique

Une console traditionnelle ne comporte que des réglages manuels. La qualité de fabrication de son électronique est alors primordiale et c’est son atout majeur. Si elle a de très bons préamplis pour les micros, la qualité du signal sera préservée.

Les consoles professionnelles de grande marque ont aussi la réputation d’avoir chacune une personnalité sonore bien particulière. C’est leur principal atout.

Leur point faible : pas d’automatisation, de programmation possible.

Numérique

Une console numérique va fonctionner un peu différemment les signaux sonores entrants vont être numérisés. Les traitements à l’intérieur de la console, ainsi que ses commandes sont informatiques et pourront donc facilement être automatisés, programmés numériquement.

Le son sera ainsi enregistré numériquement dans un logiciel qui permettra de réaliser le mixage sans forcément utiliser la table de mixage.

Virtuelle

Une console de mixage virtuel n’est pas un appareil physique, matériel (hardware). C’est une application software qui permet de router tous les signaux sonores, de les traiter, de les mixer en numérique dans l’ordinateur. Cette table virtuelle fait alors partie intégrante du logiciel de production audio.

On utilise dans ce cas des outils visuels et de programmation à l’écran qui peuvent être manipulés autrement. Les gestes de l’ingénieur du son sont alors considérablement modifiés, même si les résultats obtenus sont fondamentalement les mêmes.

Quelques idées reçues et fort répandues

Analogique versus Numérique

L’apparition de l’enregistrement numérique au début des années 90 a provoqué un électrochoc chez les professionnels suivi de plusieurs secousses secondaires dans les années qui ont suivi et dont les résurgences sont encore loin d’être épuisées.

Deux facteurs importants de polémique tendent encore à s’opposer au numérique.

Le plus important est sans doute la résistance au changement des professionnels eux-même et qui avec le temps se transforme en nostalgie, en ce fameux poncif du « de nos jours tout fout le camp et que c’était mieux avant ».

Et le deuxième est en quelque sorte une légende qui va dans le même sens et qui vient des débuts du numérique balbutiant où les ingénieurs et les producteurs n’avaient pas encore l’expérience de cette nouvelle technologie et ne savaient pas encore s’en servir : le son numérique serait moins bon que l’analogique.

L’image des grosses consoles

Les grosses consoles de mixage ont une aura mythique. L’image, la vitrine d’un grand studio est en quelque sorte sa grosse console de mixage. Elle impressionne très favorablement le client, le met en confiance et elle va influencer considérablement son écoute.

Bon nombre de studios notamment ceux qui travaillent pour la pub pourraient se passer d’une grosse console en cabine. Ils ne l’utilisent quasiment pas. Mais elle est là, de l’aveu même des propriétaires de ces studios, pour l’image du studio et justifier les tarifs élevés facturés au client.

D’une manière générale et pour simplifier le problème, disons que cette image mythique est largement surévaluée et toujours assez subjective.

De la nécessité d’utiliser une console de mixage

Les vrais professionnels sont rares, ceux qui peuvent légitimement revendiquer le titre d’ingénieur du son parce qu’ils en ont les connaissances, l’expérience, les compétences et le talent. Dans une écrasante majorité des cas, ils n’utilisent pas la console de mixage dans l’étape de la prise de son.

Tous accordent une importance primordiale au choix et au placement des micros : le son prélevé par le micro doit être naturel et respectueux de la source. Le chemin du signal doit être le plus direct possible du micro à la piste d’enregistrement.

Reste alors l’usage de la console pour mixer et réaliser le produit final. Mais force est de constater que dans la plupart des cas, on a la possibilité de nos jours de mixer le produit final directement dans le logiciel, sans ressortir de l’ordinateur.
Dès lors la console de mixage numérique a tendance à se transformer en une simple télécommande du logiciel. Et le fait de rester dans le domaine numérique permet de préserver la qualité initiale de l’enregistrement.

Mais dans ce cas, la console devient véritablement facultative. Ce mode de mixage devient virtuel, beaucoup plus souple et intuitif. Il permet d’essayer très facilement des options différentes et de gagner du temps technique qu’on pourra consacrer à la création.

Les outils les plus importants dans la production musicale et sonore

Au contraire, les deux catégories d’outils les plus importants dans la production et la réalisation audio restent sans aucun doute : les microphones et les haut-parleurs. Ils permettent à l’ingénieur du son de capter les sons et d’écouter le résultat.

Tous les outils qui se trouvent dans la chaîne de production entre ces deux là, c’est-à-dire entre l’entrée et la sortie sont en fin de compte secondaires. Certes il convient de les maitriser, mais le point fort d’un très bon ingénieur du son reste toujours son oreille. C’est elle qui lui permet de placer le micro là où il faut et c’est elle aussi qui lui permet de contrôler et d’évaluer son travail de réalisation sur les haut-parleurs.

Les facteurs budgétaires

Sonorisation

Comme nous l’avons vu précédemment, en sonorisation, les consoles de mixage sont de tailles très différentes et proportionnelles à celle des évènements sonorisés.Une petite console professionnelle 16/4/2 de bonne qualité coûte environ 1 500 €.

Une grosse console 32/8/2 se situe dans une fourchette de 5 000 à 15 000 €. Peu de différence de prix entre console analogique et numérique. On peut donc espérer avoir une qualité légèrement supérieure à prix égal pour une analogique.

Mais attention toutefois aux effets de marque qui peuvent être très subjectifs, mais aussi à la qualité très variable de la fabrication.

Studio

Une grosse console de studio 32/8/2 peut être elle dans une fourchette de prix plus resserrée. Le haut de gamme est plutôt la norme, car on va chercher la qualité optimale des composants, de la conception et de la fabrication. 10 000 à 25 000 €.

On voit que pour un studio, c’est un investissement important qu’il faut pouvoir amortir rapidement. Car la course à l’armement est aussi la règle dans ce domaine et peut faire la différence avec la concurrence, tout au moins dans l’esprit des clients.

Home studio

En home studio, on dispose par définition d’un budget compté. Par conséquent on pourra faire carrément l’impasse sur une table de mixage.Une bonne table de mixage 8/2 vaut environ 500 €.

Dans ce contexte, à prix égal, il vaudra beaucoup mieux investir dans une interface audio de très bone qualité avec un nombre de préamplis-micro limité à 4 par exemple. Il vaut mieux avoir moins d’entrées micro, mais de meilleure qualité.Il ne s’agit pas forcément d’économiser de grosses sommes, mais d’investir utilement pour viser une qualité technique supérieure. Il vaut mieux avoir moins d’entrées micro, mais de meilleure qualité.

En conclusion

D’un point de vue purement technique, la console de mixage est loin d’être aujourd’hui un outil indispensable à la production musicale et à la réalisation sonore.

Les nouvelles technologies numériques nous permettent d’en faire avantageusement l’impasse dans le cas du home studio et du petit studio pro, sauf dans le domaine de la sonorisation et du gros studio commercial.

 

Les enjeux fondamentaux pour votre création et votre production musicale

 

Less is more

less

Ce dicton anglo-saxon très connu est apparu à la fin du XIXème siècle. Il n’a plus cessé depuis d’inspirer artistes novateurs, penseurs et savants créatifs, jusqu’aux businessmen et aux as du marketing.
Mais comment ce dicton peut il impacter la production musicale, la création sonore et même l’éducation musicale ?

Les mots sont simples et le sens facilement compréhensible, mais il est très difficile à traduire dans notre langue. En français, nous avons plutôt le dicton inverse :

more

Pourquoi faire simple alors qu’on peut faire compliqué  ?
Derrière cette boutade familière destinée en général à moquer les procédures administratives et à rejeter les discours obscurs de certains experts, se cache une lassitude et une grande fatigue générale engendrée par la profusion, le trop, la quantité, l’inutile …

Pour redevenir positif, on pourrait citer un grand poète et penseur français du XXème siècle, Antoine de Saint-Exupéry :

La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.

Les grands artistes, les designers, comme les professionnels du son ont le plus souvent une manière extrêmement simple de travailler qui va droit à l’essentiel et à l’épure.

Car il s’agit ici de tordre le cou à pas mal d’idées reçues et malheureusement très répandues qui pourraient nous entraîner et nous perdre dans des opérations complexes et souvent très coûteuses en temps et en argent. Elles ne vont pas dans le bon sens qui est au contraire et très certainement celui de la simplicité, de la qualité plutôt que de la quantité.

Après bien des années passées dans les studios à chercher à comprendre les mystères de la création sonore et de la production musicale, à expérimenter, à créer, à se tromper, à regarder les autres travailler, à enregistrer, monter, mixer et à écouter toutes sortes de musique et de styles de production, on en vient à se poser la question :

Que peut on transmettre ? Que doit on enseigner ? De quoi avez vous besoin ?

Des trucs techniques, des situations types, faire des tutos pour faire le tour complet d’un logiciel ? La théorie ? La pratique ? Tout comprendre pour résoudre la complexité ? …

Bien sûr tout cela est utile, mais à condition de ne pas oublier d’aller au fond des choses, à l’essentiel et à donner du sens. Plus les outils, qui ne sont après tout que des moyens, sont sophistiqués, plus ils nous rapprochent paradoxalement d’une forme de simplicité, des vrais enjeux et des objectifs de la création artistique qui ont plus à voir avec le plaisir et avec l’émotion qu’avec la technicité.

Et en ces temps modernes de nouvelles technologies, force est de constater que leur plus grand mérite est sans doute de nous simplifier la vie, que ce soit dans nos loisirs ou dans notre travail.
Ce n’est pas un  hasard si les concepts de fluidité, d’agilité, de mobilité, de ludique et intuitif  reviennent en force en ce début de XXIème siècle numérique.

Mais revenons au plus près de notre sujet sur ce blog, restons pragmatiques. Ma réponse dans mes formations porte toujours sur l’essentiel, sur les fondamentaux pour vous apporter :

  • des bases solides en acoustique pour comprendre le son
  • des méthodes simples et cohérentes pour maitriser la technique
  • une veille permanente sur les nouveaux outils
  • une approche créative et pédagogique dans les arts du son

Et guider vos pas en restant toujours à votre écoute, c’est à dire avant tout aiguiser vos oreilles et vous permettre de progresser rapidement,  de gagner en autonomie et de trouver votre propre voie pour vous développer dans la production musicale et la création sonore.

 

Apprendre à écouter

L’initiation à une écoute active est la base même du travail d’éveil musical pour les enfants mais aussi elle devrait l’être pour tous les musiciens-débutants. Mais elle n’est pas enseignée dans les écoles de musique, ni dans les conservatoires.
Mais en fin de compte qu’est ce que l’écoute musicale ?

En éveil musical, différentes situations, parcours, protocoles d’écoute, permettent aux débutants d’entendre, de reconnaître et d’analyser les paramètres du son.

On peut commencer par créer une situation d’écoute très simple : écouter les sons environnants dans la pièce pendant une minute. Dans un travail de groupe, la première tentative n’est généralement pas un franc succès : les débutants produisent un bruit de fond en bougeant, bavardant, jouant avec des objets et les premiers commentaires se bornent à décrire l’origine des sons entendus.

Mais il ne faut pas rejeter cette première expérience qui a le mérite de poser les problèmes fondamentaux liés à l’écoute. Au contraire, on la valorisera car elle va nous permettre de préciser les consignes d’écoute initiales et d’introduire une autre forme d’écoute et d’analyse des sons.

  • Qu’est ce que le silence ?

Si les participants produisent eux même des bruits, ils ne peuvent écouter les sons qui pourraient être cachés derrière. Ce constat permet de poser par l’expérience l’importance du silence et de sa qualité. Considérer certains bruits comme parasitant l’écoute des sons environnants amène à hiérarchiser les sons en fonction d’une intention d’écoute et à révéler déjà un des paramètres du son : l’intensité. Les sons sont plus ou moins forts et les plus forts peuvent cacher les plus faibles.

Le débutant pourra percevoir concrètement la relation entre les sons et le silence : une accumulation de sons même faibles en intensité produit un bruit de fond. Le silence qui n’est pas l’absence de sons, mais plutôt une faible présence de ce bruit de fond, crée une situation favorable à l’écoute.

Notre protocole d’écoute devient donc plus précis : faire le silence pour écouter les sons environnants pendant une minute.
Dans cette proposition pédagogique réside l’acte fondateur de toute pratique musicale, l’intention d’écoute : nous désirons écouter des sons. Pour combler ce désir et réaliser cette intention, il nous faut un silence de qualité qui n’existe pas en soi. Il nous faut donc le créer nous même (faire le silence).

  • Qu’est ce que l’écoute naturelle ?

Les premiers commentaires d’écoute des débutants consistent à décrire l’origine des sons: untel a toussé, une telle a fait grincer sa chaise, une voiture a klaxonné dans la rue, un avion est passé … Rien de vraiment surprenant. C’est la « tendance prioritaire et primitive à se servir du son pour se renseigner sur l’événement. » – Pierre Schaeffer, 1966

Cette écoute, qualifiée également par Pierre Schaeffer de causale ou encore de banale s’exprime dans les commentaires des participants qui sont des réponses aux questions sous-jacentes : Qu’est ce que c’est ? Qui est ce ? Que se passe-t-il ?

  • Qu’est ce que l’écoute sémantique ou culturelle ?

C’est une autre forme d’écoute pratiquée au quotidien par tout le monde sans le savoir (un peu comme Monsieur Jourdain avec la prose) et tout particulièrement à l’école ou en formation : elle se détourne de l’événement sonore … pour viser à travers lui un message, une signification, des valeurs. Elle est à l’oeuvre quotidiennement, principalement dès lors qu’intervient le langage. Au téléphone, par exemple on écoute ce que notre correspondant nous raconte.

Ces deux formes d’écoute nous sont très utiles et même nécessaires, mais elles ne répondent pas totalement à notre intention d’écoute, elles ne comblent pas vraiment notre désir d’écoute. Les écoutes causale et sémantique nous permettent seulement de situer, de reconnaître les sons entendus, de comprendre des messages: elles sont fonctionnelles.

Mais comment expliquer alors le plaisir qu’on peut ressentir à l’écoute de certains sons même très quotidiens ? Pourquoi désirons nous écouter la musique ?

Notre intention d’écoute est dans ce cas différente : nous désirons écouter les sons pour le plaisir sensuel qu’ils nous procurent et cette intention peut nous conduire à nous poser d’autres questions : comment ce son se présente-t-il ? Est-il fort ou faible, long ou court, grave ou aïgu, lisse ou granuleux, etc …. ?

  • Qu’est ce que l’écoute réduite ?

Dans son Traité des Objets Musicaux, Pierre Schaeffer nomma ainsi cette autre forme d’écoute.  Elle est pour lui l’écoute musicale par excellence, celle qui vient d’une nouvelle intention d’écoute. L’écoute réduite est l’attitude d’écoute qui consiste à écouter le son pour lui même, comme objet sonore en faisant abstraction de sa provenance réelle ou supposée, et du sens dont il est porteur…

« L’écoute réduite est ainsi nommée … parce qu’elle consiste en quelque sorte à dépouiller la perception du son de tout ce qui n’est  » pas lui  » pour ne plus écouter que celui-ci, dans sa matérialité, sa substance, ses dimensions sensibles… » – Michel Chion, 1982

Cette expérience d’écoute réduite va permettre au musicien débutant d’accéder très simplement et progressivement par l’expérience aux notions déjà très musicales de durée, enveloppe, intensité, timbre, hauteur, distance, présence dans l’espace …

Si on enregistre un son à l’aide d’un bon enregistreur portable et si immédiatement après on le réécoute sur deux haut-parleurs de bonne qualité, on va pouvoir affiner son analyse. Mais on va pouvoir aussi pratiquer l’écoute réduite d’autant plus facilement qu’on se trouve placé en situation acousmatique, face à deux haut-parleurs qui nous renvoient en temps différé une image sonore des sons entendus précédemment en temps réel.

  • Que signifie le terme acousmatique ?

C’est un adjectif qui se dit d’un son que l’on entend sans voir les causes dont il provient. Ce terme désignait aussi en grec une secte de disciples de Pythagore, les acousmates qui suivaient, dit-on, un enseignement où le Maître leur parlait en se cachant derrière une tenture. Ceci afin d’éviter de distraire leur attention par la vision de son apparence corporelle.

Lorsque nous écoutons de la musique enregistrée sur des haut-parleurs ou au casque, nous sommes en situation d’écoute acousmatique.

Bruno de Chénerilles – extrait d’une communication aux Journées Francophones de Recherche en Education Musicale – Ottawa, 2009

 

3. Améliorez vos prises de son et vos conditions d’écoute

 

Nous avons évoqué précédemment l’importance de la qualité des prises de son dans la production musicale. Le placement des micros y joue un rôle primordial.

Pour vous permettre une approche de base correcte de la prise de son, en attendant une formation plus avancée, voici une liste de conseils très simples et très concrets.

Les Règles d’Or de la Prise de Son

 

a – Bien placer le ou les micros

  • Diriger le micro ou le couple de micros vers la source
  • Centrer l’espace stéréophonique
  • Surplomber la source quand c’est possible
  • Se rapprocher de la source : plus la source est ponctuelle, plus on se rapproche. Plus on se rapproche, moins on prend en compte l’acoustique du lieu.

b – Contrôler au casque pendant les essais

c – Optimiser le niveau d’enregistrement

  • Toujours enregistrer les sons à leur maximum d’intensité
  • Dans une séquence jouée on prend en compte les sons les plus forts, pour régler le niveau d’enregistrement une fois pour toutes.

d – Adapter les règles générales à la situation

  • Prise stéréophonique classique (instrumentale)
  • Prise de son multipistes en mono et en proximité
  • Prise de son ambiante en stéréo (reportage, paysage sonore, concert acoustique)
  • Prise de son d’objets : plus rapprochée (en fonction des objets , ne pas hésiter à se rapprocher , à chercher le son, tout est permis

e – un cas particulier : musique d’ensemble ou chorale

  • 1 micro stéréo sur pied de sol , le plus haut possible , surplombant le groupe
  • Rassembler le plus possible le groupe devant le micro : arc de cercle sur 2 ou 3 rangs
  • Equilibrer les sources : gauche – droite , sons faibles devant, sons forts derrière

f – Voix parlée

  • A la table , sur un tripode : distance 20cm de la bouche de l’interlocuteur
  • si deux ou trois locuteurs : les grouper devant le micro

g – En extérieur, quelques précautions

  • Contrôler la charge de vos batteries avant de sortir
  • Mettre la bonnette anti-vent, si ca souffle trop faire écran avec son corps
  • Attention aux bruits de manipulation en déplacement, de préférence enregistrer en place

 

Améliorer vos conditions d’écoute

La netteté acoustique d’une salle de musique ou d’un home studio détermine la qualité d’écoute, mais aussi la qualité des prises de son qui vont y être effectuées.

C’est votre premier bonus !
Je vous propose ce guide à télécharger qui vous permettra concrètement et de manière très simple d’améliorer  l’acoustique de votre local.

Vous y retrouverez aussi des conseils stratégiques et de méthode de travail, que nous avons déjà évoqué auparavant sous d’autres formes.

Téléchargez

 

 

Nouvelles interfaces tactiles pour votre production musicale

 

Les tablettes tactiles sont apparues en 2010 et sont en train de révolutionner non seulement notre vie quotidienne, mais aussi le monde de la musique et du son.

sur l‘iPad notamment, de nombreuses applis musicales très économiques exploitent la possibilité de toucher littéralement des commandes, de glisser ses doigts pour jouer avec les sons.

Nouveaux gestes, nouvelles approches sonores et musicales. La possibilité aussi de designer soi-même des surfaces tactiles adaptées à un projet spécifique. Plus que jamais mobilité et agilité sont en train de révolutionner les lutheries sonores et musicales.

La grande nouveauté, c’est aussi que ces nouvelles technologies sont maintenant à la portée de tous. Elles ne sont plus du tout l’apanage des studios de recherche et des grosses institutions comme l’Ircam.

Il ne tient qu’à nous musiciens indépendants, professionnels ou amateurs, professeurs de musique, musiciens-intervenants… de nous en emparer.

En voici un exemple.

 

 

Animoog est un magnifique synthé professionnel spécialement conçu pour l’iPad par Moog Music.

(R)éveillez votre invention musicale avec cet appli hors du commun, que vous soyez un parfait débutant ou un musicien électronique aguerri.

Depuis plusieurs années, j’ai testé Animoog en situation pédagogique dans mes ateliers de musique sur iPad. C’est une porte ouverte sur l’invention musicale quelque soit l’âge et le niveau. Tactile, intuitif, facilitateur pour la tonalité et en prise directe avec l’imaginaire pour improviser, composer et jouer en live.

C’est aussi un vrai Moog, un synthé très pro qui comblera tous les musiciens et ce pour le prix dérisoire de 30 euros environ. Disponible uniquement sur iOs donc sur iPad et accessoirement sur iPhone (mais l’écran est trop petit pour que l’instrument soit aussi maniable que sur un ipad).Un instrument très performant :

▪ le son Moog est légendaire. Il a été implémenté ici dans une bibliothèque de presets organisés comme il se doit en catégories.
▪ les musiciens électroniques pourront bien évidemment aussi fabriquer leurs propres sons en partant de zéro comme sur tout synthé analogique.mais aussi très innovant :

▪ La surface tactile y est particulièrement bien exploitée avec un clavier qui permet non seulement un jeu de clavier classique (notes piquées, accords, clusters), mais aussi des glissandi tout à fait inédits, et très expressifs dans les deux dimensions : horizontale et aussi verticale.
▪ un clavier totalement modulable : on peut le réorganiser, l’accorder en supprimant les touches qui ne sont pas dans la gamme, le mode que l’on veut jouer. Cette facilité tonale apporte beaucoup de possibilités expressives inattendues, même aux claviéristes aguerris.Cliquez sur les tags ci-dessous pour découvrir quelques unes de ses principales fonctionnalités :

Musique électronique et éveil musical

Lorsque j’ai fait l’acquisition de cette appli superbe, j’ai commencé par l’utiliser moi-même et j’ai été bluffé par ce nouvel instrument électronique. Je n’avais jamais ressenti un tel toucher, une telle proximité avec les sons. Pour moi qui suis un improvisateur multi-instrumentiste et un compositeur électronique, j’y ai trouvé une dimension tactile étonnante, une facilité de jeu exceptionnelle et chose très rare le lien parfait entre geste musical et son électronique.

Mais je n’avais pas envisagé de mettre l’instrument entre les mains de non-musiciens, d’enfants en situation d’éveil musical. Et puis un jour, je travaillais avec une classe particulièrement dissipée et perturbée par quelques éléments frondeurs (nous connaissons tous ce genre de groupe…). C’était une classe de niveau équivalent au CM1/CM2 dans une école américaine en Floride.

Pour casser cette ambiance désagréable, je cherchais une carotte afin de calmer les perturbateurs. Je n’arrivais pas à résoudre mon problème. En désespoir de cause, je mis un iPad au bout de la table avec un casque d’écoute. En début de séance, je pointai l’ipad et je désignai une élève particulièrement sage et impliquée.

Je lui ai montré simplement comment naviguer dans la bibliothèque de sons, lui proposai de choisir un son qui lui plaisait et de nous improviser ensuite une petite musique. Dix minutes après, elle nous joua à la surprise générale une impro électronique stupéfiante. Elle n’avait jamais fait de musique auparavant !

(r)Eveillez  votre invention musicale avec Animoog

Depuis je renouvelle constamment cette expérience incroyable dans tous mes ateliers d’éveil musical et régulièrement ce sont de merveilleuses pépites musicales et sonores qui émergent d’Animoog sous les doigts des enfants. Mon analyse de ce phénomène musical me porte à croire que cet instrument a le pouvoir exceptionnel de connecter directement, sans le filtre de l’apprentissage, l’imaginaire sonore des enfants ou des non-musiciens avec un geste tactile et intuitif.

Dans cette vidéo, vous avez vu la captation de deux de ces moments musicaux exceptionnels pris sur le vif lors de mes ateliers ouverts dans le quartier défavorisé de la Meinau à Strasbourg. Ces deux enfants ne sont pas musiciens et ils sont issus de familles éloignées de toute culture musicale. Dans les deux cas, je leur ai montré très rapidement Animoog, puis ils ont cherché le son qui leur plaisait au casque pendant quelques minutes pour ensuite jouer directement ces deux superbes improvisations.

Et voici pour terminer un podcast audio pour vous montrer la réalisation en direct et en son d’un mini-projet musical qui utilise quelques fonctions plus avancées pour vous permettre d’aller un peu plus loin avec Animoog.

Et maintenant à vous de jouer ! Si vous avez un ipad , n’hésitez pas , si vous ne l’avez pas encore fait, à acheter cet appli exceptionnelle. C’est un véritable instrument de musique, un synthé unique, appelé à devenir légendaire comme tous les Moog.

Animoog ne coûte qu’environ 30 €.
« C’est cher pour une appli ! » me direz-vous ? Certes, mais c’est une bouchée de pain pour un vrai Moog !

 

En conclusion

Les objectifs de cette formation étaient de

  • Mieux connaitre les enjeux de la création musicale
  • Bien choisir ses outils techniques (micros, haut-parleurs, casques, logiciels, console de mixage)
  • Améliorer son lieu de travail
  • Avancer dans l’utilisation des nouvelles technologies

Nous avons abordé successivement les points suivants

  1. Comment choisir vos outils de base pour votre production musicale
  2. Les enjeux fondamentaux dans votre pratique et dans la création musicale
  3. Améliorer vos prises de son et vos conditions d’écoute
  4. Nouvelles interfaces tactiles pour votre production musicale

J’espère que ce tour d’horizon vous aura permis à la fois de renforcer vos points de vue et de vous donner des moyens concrets d’amélioration pour avancer dans la production musicale.

Un premier pas vers votre maitrise des outils et des stratégies de production musicale et sonore.

N’hésitez pas à me poser des questions dans les commentaires en bas de page. J’y répondrai avec plaisir.

De nouvelles formations en ligne plus spécifiques et très complètes en acoustique musicale, prise de son, informatique musicale sur Cubase, Logic Pro, Ableton Live et les interfaces tactiles sont en préparation.

Continuez à suivre nos publications et nos annonces. Nous vous tiendrons au courant des nouveautés au fur et à mesure.

A bientôt !

Bruno de Chénerilles

Et pour ceux qui désirent prendre un bon départ dans la MAO avec le logiciel libre d’édition audio Audacity, vous pouvez vous inscrire ci-dessous pour accéder directement à la formation express de prise en main de ce logiciel libre.

Audacity est sans conteste cet outil universel et gratuit, déjà présent sur les ordinateurs de presque toutes les institutions : écoles de musique, conservatoires, éducation nationale. Il fonctionne aussi bien sur Mac que sur PC.

Prenez en mains Audacity

le logiciel libre d’enregistrement et édition audio, en 30 mn environ (8 vidéos) 

    1. Installez Audacity
    2. Créez votre projet
    3. Enregistrez votre voix
    4. Nettoyez et montez votre prise de son
    5. Ajoutez une musique
    6. Mixez votre document
    7. Exportez votre fichier son
    8. Archivez votre projet[/three_fourth_last]

Pour visionner tout de suite et gratuitement les 4 premières vidéos cette formation très économique, inscrivez-vous :

Rénovez votre pédagogie musicale avec des outils ludiques et puissants


Bienvenue dans votre formation !

Introduction

Les objectifs de cette formation

  • Comprendre l’importance de l’écoute dans la rénovation de la pédagogie musicale
  • Découvrir des applications sur tablettes tactiles et smartphones pour l’éducation et l’éveil musical
  • S’informer sur les outils audio d’enregistrement et d’écoute
  • Apprendre à utiliser un logiciel de production audio basique

Méthode

Cette formation propose une première approche à la fois globale, mais aussi assez détaillée pour vous permettre de démarrer concrètement votre démarche de rénovation de votre pédagogie musicale.

Bien qu’elle soit présentée sur une seule page de formation, je vous conseille d’avancer pas à pas, de progresser chapitre par chapitre, de morceler votre lecture. Puis vous pourrez sans doute revenir à tel ou telle partie afin de mettre en application, d’expérimenter par vous même.

N’oubliez pas que le domaine que nous explorons là est tout nouveau. Nous y expérimentons tous. Voilà pourquoi aucun chemin précis ne vous est proposé. Au contraire il faudra vous créer votre approche personnelle à partir des éléments de réflexion, d’expérimentation et des outils qui vous sont proposés ici.

(Pour revenir au sommaire, utilisez la touche retour )

Un renouveau pédagogique

 

L’écoute au coeur de la pratique musicale

 

L’initiation à une écoute active est la base même du travail d’éveil musical pour les enfants mais aussi pour tous les musiciens-débutants. Différentes situations, parcours, protocoles d’écoute, permettent aux débutants d’entendre, de reconnaître et d’analyser les paramètres du son.

Mais en fin de compte qu’est ce que l’écoute musicale ?

On peut commencer par créer une situation d’écoute très simple : écouter les sons environnants dans la pièce pendant une minute. Dans un travail de groupe, la première tentative n’est généralement pas un franc succès : les débutants produisent un bruit de fond en bougeant, bavardant, jouant avec des objets et les premiers commentaires se bornent à décrire l’origine des sons entendus.

Mais il ne faut pas rejeter cette première expérience qui a le mérite de poser les problèmes fondamentaux liés à l’écoute. Au contraire, on la valorisera car elle va nous permettre de préciser les consignes d’écoute initiales et d’introduire une autre forme d’écoute et d’analyse des sons.

  • Qu’est ce que le silence ?

Si les participants produisent eux même des bruits, ils ne peuvent écouter les sons qui pourraient être cachés derrière. Ce constat permet de poser par l’expérience l’importance du silence et de sa qualité. Considérer certains bruits comme parasitant l’écoute des sons environnants amène à hiérarchiser les sons en fonction d’une intention d’écoute et à révéler déjà un des paramètres du son : l’intensité. Les sons sont plus ou moins forts et les plus forts peuvent cacher les plus faibles.

Le débutant pourra percevoir concrètement la relation entre les sons et le silence : une accumulation de sons même faibles en intensité produit un bruit de fond. Le silence qui n’est pas l’absence de sons, mais plutôt une faible présence de ce bruit de fond, crée une situation favorable à l’écoute.

Notre protocole d’écoute devient donc plus précis : faire le silence pour écouter les sons environnants pendant une minute.
Dans cette proposition pédagogique réside l’acte fondateur de toute pratique musicale, l’intention d’écoute : nous désirons écouter des sons. Pour combler ce désir et réaliser cette intention, il nous faut un silence de qualité qui n’existe pas en soi. Il nous faut donc le créer nous même (faire le silence).

  • Qu’est ce que l’écoute naturelle ?

Les premiers commentaires d’écoute des débutants consistent à décrire l’origine des sons: untel a toussé, une telle a fait grincer sa chaise, une voiture a klaxonné dans la rue, un avion est passé … Rien de vraiment surprenant. C’est la « tendance prioritaire et primitive à se servir du son pour se renseigner sur l’événement. » – Pierre Schaeffer, 1966

Cette écoute, qualifiée également par Pierre Schaeffer de causale ou encore de banale s’exprime dans les commentaires des participants qui sont des réponses aux questions sous-jacentes : Qu’est ce que c’est ? Qui est ce ? Que se passe-t-il ?
  • Qu’est ce que l’écoute sémantique ou culturelle ?

C’est une autre forme d’écoute pratiquée au quotidien par tout le monde sans le savoir (un peu comme Monsieur Jourdain avec la prose) et tout particulièrement à l’école ou en formation : elle se détourne de l’événement sonore … pour viser à travers lui un message, une signification, des valeurs.

Elle est à l’oeuvre quotidiennement, principalement dès lors qu’intervient le langage. Au téléphone, par exemple on écoute ce que notre correspondant nous raconte.

 Ces deux formes d’écoute nous sont très utiles et même nécessaires, mais elles ne répondent pas totalement à notre intention d’écoute, elles ne comblent pas vraiment notre désir d’écoute. Les écoutes causale et sémantique nous permettent seulement de situer, de reconnaître les sons entendus, de comprendre des messages: elles sont fonctionnelles.

Mais comment expliquer alors le plaisir qu’on peut ressentir à l’écoute de certains sons même très quotidiens ? Pourquoi désirons nous écouter la musique ?

Notre intention d’écoute est dans ce cas différente : nous désirons écouter les sons pour le plaisir sensuel qu’ils nous procurent et cette intention peut nous conduire à nous poser d’autres questions : comment ce son se présente-t-il ? Est-il fort ou faible, long ou court, grave ou aïgu, lisse ou granuleux, etc …. ?

  • Qu’est ce que l’écoute réduite ?

Dans son Traité des Objets Musicaux, Pierre Schaeffer nomma ainsi cette autre forme d’écoute.  Elle est pour lui l’écoute musicale par excellence, celle qui vient d’une nouvelle intention d’écoute. L’écoute réduite est l’attitude d’écoute qui consiste à écouter le son pour lui même, comme objet sonore en faisant abstraction de sa provenance réelle ou supposée, et du sens dont il est porteur…

« L’écoute réduite est ainsi nommée … parce qu’elle consiste en quelque sorte à dépouiller la perception du son de tout ce qui n’est  » pas lui  » pour ne plus écouter que celui-ci, dans sa matérialité, sa substance, ses dimensions sensibles… » – Michel Chion, 1982

Cette expérience d’écoute réduite va permettre au musicien débutant d’accéder très simplement et progressivement par l’expérience aux notions déjà très musicales de durée, enveloppe, intensité, timbre, hauteur, distance, présence dans l’espace …

Si on enregistre un son à l’aide d’un bon enregistreur portable et si immédiatement après on le réécoute sur deux haut-parleurs de bonne qualité, on va pouvoir affiner son analyse.

Mais on va pouvoir aussi pratiquer l’écoute réduite d’autant plus facilement qu’on se trouve placé en situation acousmatique, face à deux haut-parleurs qui nous renvoient en temps différé une image sonore des sons entendus précédemment en temps réel.

  • Que signifie le terme acousmatique ?

C’est un adjectif qui se dit d’un son que l’on entend sans voir les causes dont il provient. Ce terme désignait aussi en grec une secte de disciples de Pythagore, les acousmates qui suivaient, dit-on, un enseignement où le Maître leur parlait en se cachant derrière une tenture. Ceci afin d’éviter de distraire leur attention par la vision de son apparence corporelle.

Lorsque nous écoutons de la musique enregistrée sur des haut-parleurs ou au casque, nous sommes en situation d’écoute acousmatique.

Bruno de Chénerilles – extrait d’une communication aux Journées Francophones de Recherche en Education Musicale – Ottawa, 2009

Comment partager le plaisir et le pouvoir des sons

 

 

Cette vidéo et cet article sont là pour vous permettre de commencer à répondre à une de ces 2 préoccupations, celle qui vous conviendra le mieux :

  • Comment vous pouvez produire facilement vos sons, vos documents audio
  • Comment vous pouvez apprendre (enseigner) facilement la musique en jouant


Vous allez me dire : «  Ce sont 2 choses qui n’ont rien à voir »

A priori vous avez raison, peut être qu’une seule des 2 vous correspond, mais vous allez voir très vite le lien entre les 2.

  • Si vous êtes formateur, infopreneur, musicien-intervenant ou professeur de musique, vous avez besoin dans votre métier de manipuler des SONS. Mais voilà ce n’est pas si facile de réaliser un montage audio de qualité ou même simplement d’enregistrer correctement sa voix.
  • Si vous voulez apprendre la musique ou si au contraire vous l’enseignez, la voie ordinaire vous réserve bien des souffrances : apprendre un instrument et le solfège demande beaucoup de sacrifices et vous savez que beaucoup renoncent très vite à cause de cette approche.

Alors vous allez me re-dire : «  Mais vraiment ce sont 2 choses qui n’ont rien à voir »

Et bien si , il y a un point commun, un rapport très important entre ces 2 activités :

  • Réaliser des documents audio
  • Pratiquer la musique

Ce point commun, c’est le SON !

(Lorsque vous)

  • Réalisez des documents audio : vous enregistrez des sons, puis vous les nettoyez, vous les montez, vous les organisez et ensuite vous les communiquez aux autres

(Lorsque vous)

  • Pratiquez la musique : vous produisez des sons, vous jouez avec eux, vous les organisez et ensuite vous les faites écouter aux autres

Dans les deux cas, c’est une affaire de SON !

Au fond c’est presque la même chose et dans les 2 cas il s’agit d’apprendre à

  • Communiquer avec votre audience par les sons
  • Partager le plaisir de jouer avec les sons et de les écouter

Dans les 2 cas, il faut avant tout savoir écouter les sons.
Et cette compétence initiale et fondamentale s’apprend. Mais rassurez-vous elle ne s’apprend pas forcément dans la souffrance, dans le labeur, dans le pénible … Pas du tout !

Ce que je pratique depuis 40 ans et que j’enseigne depuis 20 ans, c’est finalement :

le Plaisir des Sons
  • ECOUTER des sons est une activité naturelle, instinctive et qui peut nous procurer beaucoup de PLAISIR
  • FAIRE des sons quels qu’ils soient, les PRODUIRE c’est aussi une activité naturelle, quotidienne, même si nous n’en sommes pas conscients la plupart du temps et elle peut aussi nous procurer beaucoup de PLAISIR.

Par exemple : la CONVERSATION est une forme de COMMUNICATION qui repose sur le PLAISIR de

  • Parler et
  • Ecouter

Il s’agit donc bien du plaisir de PARTAGER des SONS et dans ce cas particulier, ils véhiculent du sens.

Lorsque je vous parle et que vous m’écoutez, comme dans cette vidéo, nous partageons en fait des sons. Personnellement, ca me procure beaucoup de plaisir et j’espère que vous aussi.

Alors Essayez de vous souvenir de votre petite enfance :

  • Est ce que vous avez appris à PARLER dans la douleur, dans la souffrance ?
    NON !
  • Est ce que vous avez appris à ECOUTER dans la douleur, dans la souffrance ?
    NON !

Pourquoi ?
Parce que le moteur véritable de l’apprentissage c’est le PLAISIR de

  • l’exploration
  • la découverte
  • l’expérimentation

C’est comme çà que nous avons tous appris à parler et à écouter dans notre toute petite enfance, en fait dès notre naissance, tout naturellement.

Alors depuis 20 ans, j’enseigne le son, le design sonore et la musique grâce aux nouvelles technologies, mais surtout en appliquant ce principe que j’appelle

le principe FEPS :

  • Faire
  • Ecouter

Et Le P dans cet acronyme est très important, car il est en fait un triple P, 3 P indissociables :

  • Prendre, Partager le Plaisir de Faire et Ecouter , quoi ?
  • des Sons

Mon principe FEPS c’est :

Faire, Ecouter, Prendre, Partager le Plaisir des Sons

Et nous allons rajouter à ces 3 P, un 4ème P qui je le sais va intéresser bon nombre d’entre vous :

le Pouvoir des Sons

En effet le son est un moyen très puissant de communication, sans doute même le plus puissant
que ce soit par la musique ou par la communication orale.

Le principe FEPS c’est donc :

Faire, Ecouter, Prendre, Partager le Plaisir et le Pouvoir des Sons

Tout est là et il y a beaucoup de choses à apprendre, à enseigner, à pratiquer et à partager, certes.
Mais on est déjà bien loin de :

  • la technique rébarbative, qu’elle soit instrumentale ou logicielle,
  • des exposés techniques inadaptés ou
  • du solfège mal enseigné.

Tous ces ennuis, ces empêchements, cette souffrance, cette pénibilité,
On n’en veut plus ! On n’en veut pas ! Fini ! On écarte !

C’est la mission de PLAN SONORE :

  • vous aider
  • vous conseiller,
  • vous informer
  • vous accompagner

dans l’usage des nouvelles technologies du son et de la musique.
Quelle que soit votre activité : formateur, infopreneur, musicien, prof de musique ou rien de tout çà
En douceur, avec du plaisir, de l’écoute et des sons !

Selon le principe FEPS ! Souvenez vous des 4 P : Faire, Ecouter, Prendre, Partager le Plaisir et le Pouvoir des Sons
Bien entendu, c’est aussi un principe que vous pouvez vous même répliquer dans votre enseignement et vos interventions musicales.

Pourquoi apprendre à écouter

 

Depuis plus de 10 ans, je suis persuadé que l’écoute est primordiale dans l’éveil et l’apprentissage musical. Au fond c’est la chose la plus importante que je puisse transmettre dans mon enseignement et mes interventions pédagogiques. Elle est aussi depuis toujours au coeur de ma pratique de musicien et de compositeur électroacoustique.

Dans mes ateliers d’éveil musical, je commence toujours par poser la même question aux enfants :

Quelle est selon vous la chose la plus importante à savoir faire pour un musicien ?

Et immanquablement, les réponses sont toutes liées au jeu instrumental, à la lecture et à l’écriture des notes, à faire de la musique, produire des sons. Et c’est bien normal.

Mais la réponse à cette question est bien sûr que la chose la plus importante à savoir faire pour un musicien, c’est savoir écouter.

Et pourtant c’est probablement la dernière chose qu’on enseigne dans les conservatoires et les écoles de musique. Dans ces institutions, les élèves finissent par développer leur faculté d’entendre et d’écouter à force de travailler le solfège, leur instrument et l’harmonie.

C’est donc bien la dernière roue du carrosse, puisque c’est à force de faire qu’on finit au bout du compte par savoir écouter. Mais jamais on ne leur apprend à écouter, alors que c’est par çà qu’il faudrait commencer !

On éviterait ainsi bien des souffrances, bien des échecs au plus grand nombre. Car la valeur de l’acte musical ne réside pas dans les prouesses techniques, mais dans l’écoute et le partage, dans l’émotion, le respect et l’amour des sons.

Quelle est selon vous la chose la plus importante à savoir faire pour tout un chacun ?

Car c’est bien là que je voulais arriver : la réponse à cette nouvelle question est exactement la même. Savoir écouter !
Les paroles des autres, les sons autour de nous, de la ville, de la nature, des animaux et bien sûr au bout du compte les sons offerts par les musiciens. Pour le plaisir d’entendre et de comprendre.

Car l’écoute au quotidien, c’est l’empathie avec les autres, avec le monde. Et quand on parle du plaisir et du pouvoir des sons, c’est de cela qu’il s’agit.

5 manières de mieux écouter

Et là je me dois de vous présenter quelqu’un d’important, de rare qui parle de l’écoute et du son avec limpidité et qui pointe remarquablement et simplement ces enjeux pour notre siècle : Julian Treasure.

Ce Master of Sound, ce gourou du son s’est donné pour mission de faire comprendre l’importance du son, de l’écoute dans la marche du monde. Voici une de ses interventions aux conférences TED à Edinburgh, Scotland – 2011

Pour en savoir plus sur Julian  http://www.juliantreasure.com

Pour finir et pour illustrer ces propos, je vous propose un petit bonus. J’ai réalisé ce paysage sonore il y a 2 ans lorsque j’étais en résidence à l’Atlantic Center for the Arts à New Smyrna Beach, Florida (voir la photo en tête de l’article).

Prenez le temps, vos meilleurs haut-parleurs ou écouteurs, posez vous confortablement au calme et déconnectez tout, les yeux fermés pour un voyage sonore subtropical de 15 mn.

Une journée à New Smyrna Beach

Le matin, les oiseaux et des voitures autour de la Harris House, puis l’air conditionné et un ventilateur. Dehors, clapotis au bord de la lagune de l’Indian River. Pour finir, la nuit, buzzes d’insectes et de lampe à sodium au campus de l’ACA près de l’aéroport.

Dans ce paysage sonore, je n’ai presque pas transformé les sons enregistrés mais je propose des points d’écoute subjectifs en inversant souvent la présence sonore des humains, des véhicules et de la nature. Les oiseaux et les insectes sont au devant de la scène, même trop forts pour être vrais.

La climatisation envahit l’écoute. Les voitures et les avions passent bruyamment en traversant l’espace stéréo. Mais les êtres humains ont quant à eux une présence très discrète, ils marchent et parlent très rarement et toujours au fond de la scène. A la fin une étrange mutation de bourdonnements a lieu entre les insectes, certains très bizarres, un lampadaire au sodium et le moteur d’un avion.

Paysage sonore de Bruno de Chénerilles – 15mn – Mars/Avril 2015
Production : Atlantic Center for the Arts / Audiorama – avec le soutien de l’Institut Français et de la Ville de Strasbourg

 

Des applis musicales riches en potentiel éducatif

 

Je vous présente ici 3 applications musicales sur ipads. Je les expérimente depuis plusieurs années dans mes ateliers d’éveil musical. Elles sont plébiscitées par les enfants et les jeunes.
Les présentations qui en sont faites ici s’adressent autant à l’enseignant, au musicien-intervenant qu’aux élèves ou non-musiciens.

 

Incredibox : Pour arranger facilement un groupe vocal

Pour commencer,  je vous propose cette superbe application d’une simplicité enfantine avec de très beaux sons vocaux et de beat-box. Tout vous est facilité, vous n’avez plus qu’à écouter attentivement les différentes boucles de sons, les choisir et les assembler comme bon vous semble pour composer et enregistrer votre premier morceau.

L’interface est très simple. Faites un petit tour de l’appli pour découvrir les différentes fonctions en cliquant sur les tags de 1 à 7.

Pour vous donner un avant-goût sonore, cette petite vidéo vous montre une esquisse très rapide sur un des 4 thèmes proposés : Brazil !

Incredibox est disponible pour iPad, iPhone et ne coûte que 3,99€ !
Sur le site incredibox.com, vous pouvez utiliser l’appli gratuitement en ligne sur Mac comme sur PC.

Alors à vous de jouer maintenant ! Commencez tout de suite, vous ne le regretterez pas. Tâtonnez, ouvrez grandes vos oreilles, entraînez-vous sur votre ordi, sur ipad ou iphone et AMUSEZ-VOUS !

Et voici un podcast audio : je vous y montre quelques subtilités musicales possibles sur Incredibox avec une démo qui vous permettra d’aller plus loin.

 J’espère que vous avez pris plaisir à découvrir Incredibox et que vous êtes passé à l’action en créant vous même très facilement des arrangements musicaux, en combinant ces boucles de voix de beat‐box.

 

Figure : Pour commencer à composer facilement


Pour continuer, je vous propose une autre application tout aussi ludique qui vous permettra de faire vos premiers pas et cette fois d’inventer et de construire très facilement des petits morceaux, des séquences rythmiques.

Avec Figure, vous allez pouvoir aller plus loin dans l’invention, mais toujours facilement et en y prenant beaucoup de plaisir. Pour commencer, regardez et écoutez ce petit morceau en train de se construire :

Comme vous avez pu le voir sur la vidéo, la fenêtre principale de Figure propose trois instruments que l’on peut enregistrer et combiner à souhait : une batterie (onglet bleu Drum), d’une Basse (onglet rouge Bass) et d’un synthétiseur avec lequel vous pourrez jouer les mélodies (Onglet orange Lead). Chaque instrument dispose de plusieurs types de sonorités. Une fois celles‐ci bien choisies selon votre goût, la musique peut commencer !Les touches bleues (Drum), rouges (Bass) ou jaunes (Lead) peuvent être jouées de trois manières :

  • en laissant appuyés vos doigts, le son joue en boucle
  • en tapant ponctuellement comme sur une batterie ou sur un clavier , ce qui déclenchera les sons ponctuellement.
  • en glissant horizontalement, mais aussi verticalement ou en traçant d’autres formes. Ce dernier mode de jeu permet des effets particulièrement créatifs et inattendus.

D’autre part, selon les sons choisis et l’endroit où vous appuyez la touche, les sonorités sont différentes.

Puis vous pouvez enregistrer chacune de vos parties avec le bouton REC situé en haut à gauche de la fenêtre et ainsi composer un morceau en direct.

Cliquez sur l’image interactive ci‐dessous pour mieux situer les différents paramètres ainsi que d’autres fonctionnalités plus avancées pour aller encore plus loin avec Figure :

  • Pour les débutants, cette approche musicale est facile, ludique, intuitive et très progressive.
  • les musiciens pourront eux aller tout de suite plus loin en modifiant tonalité, rythme, tempo et les sons de Figure sont vraiment top !

Figure est disponible pour iPad, iPhone, Windows tablettes et phones et c’est GRATUIT !

Alors n’hésitez pas, vous ne risquez rien à l’essayer. Lancez vous ! Bien sûr vous n’allez pas devenir un compositeur d’un coup de baguette magique, mais vous allez pouvoir goûter aux premiers plaisirs de construire vos premiers petits morceaux.
Commencez tout de suite, je vous le garantis, vous allez vous amuser !

Et voici le podcast audio dans lequel je vous fais une démonstration en sons plus précise pour vous permettre d’avancer.

 

Animoog, LE synthé pour iPad

 

Animoog est un magnifique synthé professionnel spécialement conçu pour l’iPad par Moog Music.

(R)éveillez votre invention musicale avec cet appli hors du commun, que vous soyez un parfait débutant ou un musicien électronique aguerri.

Depuis plusieurs années, j’ai testé Animoog en situation pédagogique dans mes ateliers de musique sur iPad. C’est une porte ouverte sur l’invention musicale quelque soit l’âge et le niveau. Tactile, intuitif, facilitateur pour la tonalité et en prise directe avec l’imaginaire pour improviser, composer et jouer en live.C’est aussi un vrai Moog, un synthé très pro qui comblera tous les musiciens et ce pour le prix dérisoire de 30 euros environ. Disponible uniquement sur iOs donc sur iPad et accessoirement sur iPhone (mais l’écran est trop petit pour que l’instrument soit aussi maniable que sur un ipad).Un instrument très performant :

▪ le son Moog est légendaire. Il a été implémenté ici dans une bibliothèque de presets organisés comme il se doit en catégories.
▪ les musiciens électroniques pourront bien évidemment aussi fabriquer leurs propres sons en partant de zéro comme sur tout synthé analogique.mais aussi très innovant :

▪ La surface tactile y est particulièrement bien exploitée avec un clavier qui permet non seulement un jeu de clavier classique (notes piquées, accords, clusters), mais aussi des glissandi tout à fait inédits, et très expressifs dans les deux dimensions : horizontale et aussi verticale.
▪ un clavier totalement modulable : on peut le réorganiser, l’accorder en supprimant les touches qui ne sont pas dans la gamme, le mode que l’on veut jouer. Cette facilité tonale apporte beaucoup de possibilités expressives inattendues, même aux claviéristes aguerris.Cliquez sur les tags ci-dessous pour découvrir quelques unes de ses principales fonctionnalités :

Musique électronique et éveil musical

Lorsque j’ai fait l’acquisition de cette appli superbe, j’ai commencé par l’utiliser moi-même et j’ai été bluffé par ce nouvel instrument électronique. Je n’avais jamais ressenti un tel toucher, une telle proximité avec les sons. Pour moi qui suis un improvisateur multi-instrumentiste et un compositeur électronique, j’y ai trouvé une dimension tactile étonnante, une facilité de jeu exceptionnelle et chose très rare le lien parfait entre geste musical et son électronique.

Mais je n’avais pas envisagé de mettre l’instrument entre les mains de non-musiciens, d’enfants en situation d’éveil musical. Et puis un jour, je travaillais avec une classe particulièrement dissipée et perturbée par quelques éléments frondeurs (nous connaissons tous ce genre de groupe…). C’était une classe de niveau équivalent au CM1/CM2 dans une école américaine en Floride.

Pour casser cette ambiance désagréable, je cherchais une carotte afin de calmer les perturbateurs. Je n’arrivais pas à résoudre mon problème. En désespoir de cause, je mis un iPad au bout de la table avec un casque d’écoute. En début de séance, je pointai l’ipad et je désignai une élève particulièrement sage et impliquée.

Je lui ai montré simplement comment naviguer dans la bibliothèque de sons, lui proposai de choisir un son qui lui plaisait et de nous improviser ensuite une petite musique. Dix minutes après, elle nous joua à la surprise générale une impro électronique stupéfiante. Elle n’avait jamais fait de musique auparavant !

(r)Eveillez  votre invention musicale avec Animoog

Depuis je renouvelle constamment cette expérience incroyable dans tous mes ateliers d’éveil musical et régulièrement ce sont de merveilleuses pépites musicales et sonores qui émergent d’Animoog sous les doigts des enfants. Mon analyse de ce phénomène musical me porte à croire que cet instrument a le pouvoir exceptionnel de connecter directement, sans le filtre de l’apprentissage, l’imaginaire sonore des enfants ou des non-musiciens avec un geste tactile et intuitif.

Dans cette vidéo, vous avez vu la captation de deux de ces moments musicaux exceptionnels pris sur le vif lors de mes ateliers ouverts dans le quartier défavorisé de la Meinau à Strasbourg. Ces deux enfants ne sont pas musiciens et ils sont issus de familles éloignées de toute culture musicale. Dans les deux cas, je leur ai montré très rapidement Animoog, puis ils ont cherché le son qui leur plaisait au casque pendant quelques minutes pour ensuite jouer directement ces deux superbes improvisations.

Et voici pour terminer un podcast audio pour vous montrer la réalisation en direct et en son d’un mini-projet musical qui utilise quelques fonctions plus avancées pour vous permettre d’aller un peu plus loin avec Animoog.

Et maintenant à vous de jouer ! Si vous avez un ipad , n’hésitez pas , si vous ne l’avez pas encore fait, à acheter cet appli exceptionnelle. C’est un véritable instrument de musique, un synthé unique, appelé à devenir légendaire comme tous les Moog.

Animoog ne coûte qu’environ 30 €.
« C’est cher pour une appli ! » me direz-vous ? Certes, mais c’est une bouchée de pain pour un vrai Moog !

 

Les outils audio de base

 

Pour l’enregistrement

Micro et enregistreur

Le choix d’un microphone est toujours épineux en ce sens qu’il dépend vraiment du contexte, de votre budget et de la fréquence avec laquelle vous allez vous en servir.

Pour commencer, sachez qu’aujourd’hui on peut faire très facilement des prises de son avec son iphone ou un ipad. En le placant convenablement par rapport à la source sonore, le résultat sera tout à fait acceptable pour des enregistrements de cours, de répétitions et cela sans même ajouter un micro externe.

Pour enregistrer dans son ordinateur avec le même genre de qualité, on peut très bien utiliser un micro usb économique comme le Bird UM1 

Bird UM1
le favori des youtubeurs
59 €

  • Pour :
    qualité du son
    rapport qualité/prix très attractif
    compatible avec importe quel pied de micro ou bras articulé
    discret, il peut être présent dans un cadrage vidéo sans gêner
    pas de réglages superflus, rien que le nécessaire
    plug and play, pas besoin de drivers.
  • Contre :
    pas de support fourni avec le micro

Mais ce seul contre peut être vu comme un pour : en effet vous pourrez l’adapter à importe quel pied de micro, tripode, pied de table ou bras articulé.
Le bras articulé est d’ailleurs une excellente solution pour : ne pas encombrer votre bureau ou la table de votre studio et positionner le micro exactement là où vous voulez.

Si vous parlez ou vous chantez très près du micro, vous rajouterez un filtre anti-pop. Votre configuration micro complète vous coûtera alors entre 80 et 85 € , tout compris.

Plus de polyvalence, de qualité et de mobilité ?

ZOOM : l’enregistreur numérique de qualité.
3 modèles à 3 prix différents (environ 80 € à 250 €) avec les mêmes micros stéréo.

Un Zoom (H1, H2 ou H4) est sans aucun doute le compagnon idéal du musicien en général, mais tout particulièrement du prof de musique ou du musicien-intervenant. C’est l’équipement idéal pour enregistrer en stéréo et en haute qualité dans toutes les situations : répétition, concert, cours de musique, field recording, corps sonores, etc.

Les 3 modèles ont des micros stéréo d’excellente qualité et peuvent s’utiliser comme enregistreur autonome ou pour enregistrer dans l’ordinateur. Connecté en usb, le Zoom devient une interface usb d’excellente qualité. Si vous serrez votre budget équipement, le Zoom H1 peut très bien vous suffire.

4 règles de base de la prise de son

Le micro ne fait pas tout, il faut savoir le placer et c’est fondamental.

  • Rapprochez vous de la source sonore :
    placez votre micro à environ 20 cm de votre source sonore , pas plus près. Plus près vous risquez de saturer et de déformer le timbre de votre son et plus loin il ne sera pas assez présent.
  • Visez bien la source sonore :
    dirigez le micro vers la source . Cela peut paraitre évident, mais mon expérience de formateur m’a appris que cette consigne n’est pas superflue. En effet, les débutants ne sont pas forcément conscients que les micros sont en général directionnels. Par conséquent si vous ne les pointez pas en direction de votre source, le son sera faible et déformé.
  • Optimisez le niveau d’enregistrement :
    si vous pouvez régler le gain de votre micro, faites un essai pour ajuster au mieux ce niveau. Les sons les plus forts (les crêtes) doivent moduler entre – 5 et 0 db sans saturer. Si vous enregistrez en niveau automatique, votre appareil va chercher ce niveau le plus fort et s’ajuster dessus.
  • Réglez votre voix ou votre instrument :
    indépendamment du matériel utilisé, la qualité de votre voix, du son de votre instrument et du jeu musical en général sont un facteur très important. Les musiciens pros savent s’adapter au micro et si nécessaire corriger les trop grands écarts de dynamique.

Si vous observez ces 4 règles de base, vous allez déjà faire un bond en avant considérable pour améliorer la qualité de vos prises de son.

Pour aller plus loin, consultez attentivement la liste des Règles d’Or de la Prise de Son que je vous ai préparée en annexe de cette page de formation (pdf à télécharger).

 

Pour écouter vos sons

Les haut-parleurs

Les haut-parleurs retransmettent les sons enregistrés dans l’air. Ce sont des éléments très importants de la chaine acoustique.
Mais comment choisir ses haut-parleurs : pour quel usage ? domestique, nomade, studio ? Pour quelle activité : écoute musicale, monitoring de studio, ateliers ou cours de musique ? Et combien çà coûte ?

  • Non à la pollution sonore !
    Dans toute situation où vous êtes amené à écouter des sons, les haut-parleurs sont l’élément le plus déterminant et le plus souvent on les néglige.
    Par exemple, nous passons tous la plupart de notre temps au travail ou dans nos loisirs devant un écran d’ordinateur. Nous regardons des vidéos, nous écoutons de la musique et la plupart du temps les sons sortent de notre ordinateur par des petits haut-parleurs incorporés dans l’ordinateur.
    Ces petits haut-parleurs sont de piètre qualité, ils ne retranscrivent pas toute la gamma des fréquences sonores. Notamment, ils manquent totalement de basses fréquences. D’où ce son nasillard, désagréable et très fatiguant pour nos oreilles qui massacre en permanence les musiques ou des bandes-son écoutées.
  • Un choix difficile ?
    Que dire alors de situations d’écoute musicale plus importantes : le dernier album des Rolling Stones, votre préféré de Michael Jackson où une symphonie de Beethoven … C’est encore pire ! Vous montez des vidéos, vous voulez réaliser vos documents et vos messages audio ?
    Pour toutes ces situations diverses et variées, il existe des haut-parleurs adaptés, à des prix très différents. Vous avez déjà fait une recherche sur internet : le nombre de marques, de modèles et les écarts de taille, de prix sont hallucinants !
  • Des conseils :
    pour vous aider à choisir les haut-parleurs qu’il vous faut, je vais simplement vous proposer deux solutions testées dans mon travail comme dans mes loisirs et qui correspondent à 2 usages différents et complémentaires. Et je ne vous parlerai pas d’un test effectué en magasin, mais d’une utilisation réelle de plusieurs mois voire plusieurs années.
    Encore une fois, il ne s’agit pas de publicité déguisée : tous mes conseils techniques sont strictement indépendants de tout lien avec une marque ou un fabricant. Je souhaite de manière éthique vous transmettre mon expérience de professionnel de la musique et du son et vous aider dans vos choix.

Une écoute compacte, de qualité suffisante pour la vie courante et les situations professionnelles nomades

Une solution très originale pour toutes les écoutes au quotidien et une prouesse technologique : iLoud. Ce haut-parleur stéréo très compact est bien construit, très solide. Il est très puissant, restitue remarquablement les basses fréquences, malgré sa petite taille grâce à un excellent système bass reflex.

  • Ecoutes nomades :
    il en est le partenaire idéal au salon, à la cuisine, en vacances. Il fonctionne 5 à 7 heures en autonomie sur sa batterie rechargeable. Avec son cable mini-jack, vous connectez la sortie audio de votre ordi ou même votre smartphone et c’est parti pour plusieurs heures de teuf dans votre salon ou même dans une plus grande salle.
    Attention à prévenir vos voisins, car cette petite bête en a sous le capot ! C’est aussi un excellent système d’écoute pour votre ordi, surtout si vous écoutez beaucoup de musique.
  • Professionnellement :
    j’utilise ce haut-parleur depuis 2 ans pour tous mes ateliers, cours de musique électronique sur ipads et de rap, stages de formation en présentiel, répétitions et présentations publiques. Génial ! ca assure et ca ne prend pas plus de place dans mon gros sac à dos que 3 ipads. Sa qualité de son, sa robustesse et son autonomie sont de véritables plus.
    Je le recommande à toutes les institutions partenaires avec lesquelles je travaille : écoles, centres socio-culturels, organismes de formation … Incontestablement ce haut-parleur n’a pas de concurrent réel et sérieux dans cette gamme de prix très modéré.
  • Fonctions supplémentaires :
    intelligentes et fort appréciables pour tous les usages. Il peut se connecter sans fil en blue tooth avec votre smartphone ou votre tablette. Une entrée micro ou même guitare (du coup emmenez votre guitare électrique en vacances, les amis !).
  • Une bande passante très honorable : 50 à 20 000 Hz – Dimensions LHP : 25 x 16 x 6 cm – Poids: 1,33 kg – Puissance : 40w (il les fait réellement)
  • Le prix : 249 euros seulement ! Le rapport qualité/prix est époustouflant. Fabricant : IK Multimedia.
Une solution plus économique

Si vous estimez que votre budget ne vous permet pas d’investir dans ce haut-parleur, je vous conseille alors de vous diriger plutôt vers une paire de petits haut-parleurs pour ordinateur.

  • Privilégiez les bonnes marques comme JBL, Altec Lansing, Logitech
  • Ces marques proposent des modèles corrects qui peuvent suffire pour de petits travaux audio courants. La gamme de prix se situe entre 80 et 120 € .

Pour conclure, je vous rappelle que mes conseils vous sont toujours donnés dans un esprit d’économie mais sans jamais sacrifier la qualité sonore.

Et n’oubliez surtout pas mon conseil plus général en matière d’équipement : ne vous décidez pas trop vite, prenez votre temps. Pesez le pour et le contre, faites vous un plan d’investissement avec des priorités.
Combien de temps consacrez vous à votre passion du son ou à vos séances, à vos productions plus professionnelles ?

Réfléchissez, consultez et sachez démêler le vrai du faux : les avis dans ce milieu sont souvent très tranchés, mais aussi contradictoires et très souvent non-autorisés.

Dans tous les cas, souvenez vous aussi d’un autre de mes conseils : investissez plutôt dans le hardware audio durable (micros et haut-parleurs) que dans l’informatique (sujette à l’obsolescence programmée). Vous achetez micros et haut-parleurs pour la vie, un ordi pour 4 ou 5 ans en général.

Comment choisir votre casque ou vos écouteurs

Sur le marché vous pouvez trouver quantité de casques, d’écouteurs et à tous les prix. Alors vous êtes perdu(e) ?
Que vous soyez musicien, mélomane, formateur, web-entrepreneur, animateur radio, il existe des modèles pour vous.
Mais comment bien choisir ? Comment ne pas gaspiller votre argent ?

Commençons par nous poser une première question qui peut être va vous surprendre, mais que vous devriez vous poser à chaque fois que vous envisagez un équipement audio :

Avez-vous vraiment besoin d’un casque ou d’écouteurs ?
Comme d’habitude, j’aime bien poser cette question de la nécessité de l’outil technologique. Car vous devez tout d’abord cerner l’usage que vous allez en avoir. C’est cela qui va vous permettre de vous fixer une gamme de prix acceptable pour votre budget, voire même de reconsidérer totalement la nécessité d’un achat.
En effet, il serait idiot par exemple de dépenser 150 € dans un très bon casque, si vous n’en avez pas vraiment une utilité professionnelle fréquente et avérée.
Quelles sont les bonnes raisons de s’équiper d’un casque ou d’écouteurs ?
  • vous voulez pouvoir écouter des sons ou de la musique dans un environnement où vous n’êtes pas seul(e), notamment en mobilité ou à votre domicile, donc vous ne voulez pas gêner les autres.
  • vous avez un home-studio et vous avez besoin d’écouter des pistes enregistrées en jouant, car vous faites de l’enregistrement multipistes.

Je ne vois que ces 2 raisons là. Si vous n’êtes pas dans cette situation, vous n’avez certainement pas besoin de vous équiper d’un casque. Gardez plutôt ce budget pour du matériel plus utile.

Jamais un casque ne remplacera des haut-parleurs
  • L’écoute sur HPs est toujours (à qualité égale) plus confortable, moins fatigante et vous permet de mieux contrôler votre travail sonore.
  • Jamais, au grand jamais, dans les studios pro un ingénieur du son ne mixe une production en écoutant au casque, car l’écoute au casque (même un super casque) est toujours trompeuse.
  • Mais on peut très bien faire du montage au casque et même mixer entièrement un podcast audio avec des petits écouteurs, car dans ce cas le message sonore est très simple : un jingle, une voix qui parle sur un fond sonore et c’est tout le plus souvent.
  • Et tout travail au casque supposera impérativement de le réécouter sur des haut-parleurs pour vérifier qu’on n’a pas été trompé par l’effet casque.
Les Ecouteurs pour smartphones
Si vous en utilisez déjà, ils peuvent vous suffire pour un petit usage podcast avec Audacity, écouter de la musique sur le web … Sinon, ne dépensez que 15 € environ , ça ne vaut pas la peine de dépenser beaucoup plus. Je vous conseille par exemple ces deux modèles :
 

Sony MDRex 110 : 20 €

Logitech Ultimate 200vi : 20 €

NB : sur ces écouteurs, vous avez généralement un petit micro incorporé pour parler au téléphone. Cela aussi pourrait suffire éventuellement pour faire des podcasts, des vidéos : à tester, car cela dépend du résultat obtenu avec votre smartphone.
Attention ! ils sont loin de se valoir, commencez par tester ceux qui vous ont été vendus avec votre smartphone.
Les Casques bon marché
Si vous n’avez pas un besoin très pro et constant d’un casque, si vous n’aimez pas mettre des écouteurs dans les oreilles (je vous comprends : c’est fatigant et parfois pas adapté à la forme du pavillon de notre oreille), vous pouvez choisir un casque à petit prix aux alentours de 15 €.
Je vous recommande les modèles suivants :

 

Sony ZX310
20 €

Sennheiser HD201
22 €

 

Tbone hd200
19 €

Tbone hp66
6 €

Et ce petit casque Tbone à 6 € a une qualité étonnante pour son prix très très bas. C’est un peu une exception.
Les fabricants
Nous allons nous limiter volontairement à 3 marques. Pourquoi ?

Comme pour tout matériel audio, nous évitons les marques exotiques. Au contraire concentrons nous sur les fabricants expérimentés, reconnus pour leur qualité de fabrication. Votre équipement doit vous satisfaire et durer.

  • Sony est un fabricant renommé pour ces excellents casques de studio. Le standard dans tous les studios pro du monde.
  • Sennheiser s’est fait une solide réputation dans le domaine des casques audio, mais pas seulement … Ils sont très réputés aussi pour leurs très bons micros.
  • Audiotechnica est un fabricant qui a moins de bouteille, mais qui est spécialisé dans le matériel audio pro et qui fait de l’excellent matériel avec un rapport qualité/prix très avantageux.
Les Casques à usage plus professionnel ou pour amateur exigeant
Pour les 3 fabricants, j’ai choisi pour vous à chaque fois 3 ou 4 modèles dans 3 gammes de prix :
  • 40-50 € : bon casque, suffisant pour la plupart des travaux
  • 80-100 € : on va gagner là un peu plus de qualité
  • 120-150 € : professionnel, qualité studio
Sennheiser :
 

HD-205 ou 206
40 à 50 €

HD-280 Pro New
98 €

 

HD-380 Pro
130 à 150 €

HD-25
148 €

Sony :
 

MDR-10C
50 à 60 €

MDR-7506
100 à 130 €

 

MDR-7510
120 à 150 €

Audiotechnica :
 

ATH-M20 X
55 €

ATH-M30 X
75 €

 

ATH-M40 X
109 €

ATH-M50 X
150 €

  • Vous pouvez me faire confiance pour tous ces produits, je les ai testé en situation professionnelle. Et comme toujours je n’ai aucun intérêt à vous prescrire tel ou tel appareil ou marque, ce n’est pas du tout mon propos.
  • Mais si vous avez l’occasion de tester et de comparer vous même plusieurs de ces casques en magasin, chez un ami, c’est encore mieux : après tout un casque ou des écouteurs, vous les aurez fréquemment sur vos propres oreilles et il vaut mieux vérifier, lorsque c’est possible, que ça vous convient bien.
  • Et si vous pouvez en tester plusieurs, faites le avec une musique que vous connaissez bien, ou avec un podcast que vous avez réalisé : l’essai n’en sera que plus probant.

Pour aller plus loin

Si vous avez besoin de préparer, nettoyer vos enregistrements, faire un peu de montage, de mixage pour élaborer un peu plus du matériau sonore pour vos cours, et vos interventions, il vous faut au moins un logiciel audio basique et le maitriser un minimum. Audacity est sans conteste cet outil universel et gratuit, déjà présent sur les ordinateurs de presque toutes les institutions : écoles de musique, conservatoires, éducation nationale. Il fonctionne aussi bien sur Mac que sur PC.

Prenez en mains Audacity

le logiciel libre d’enregistrement et édition audio, en 30 mn environ (8 vidéos) :

    1. Installez Audacity
    2. Créez votre projet
    3. Enregistrez votre voix
    4. Nettoyez et montez votre prise de son
    5. Ajoutez une musique
    6. Mixez votre document
    7. Exportez votre fichier son
    8. Archivez votre projet

Pour accéder gratuitement à cette formation de base, cliquez ci-dessous :

Oui, je veux y accéder
Et vos bonus :

une ressource complémentaire pour vous aider à mieux enregistrer votre voix et vos sons :
Les 7 Règles d’Or de la Prise de Son  –  Vous la trouverez en pdf dans le programme de formation Audacity , au chapitre enregistrement.

+ un bonus : le guide à télécharger en pdf  9 Conseils pour améliorer immédiatement et à peu de frais l’acoustique de votre local, l’ergonomie de votre station de travail audio et votre méthode de production musicale et sonore

 

En conclusion

Cette formation était destinée à vous apporter des éléments pédagogiques, créatifs et techniques pour vous permettre d’avancer dans la rénovation de votre pédagogie musicale avec les outils puissants de l’écoute et ludiques des tablettes tactiles, des smartphones.

Cette formation en ligne est directement issue de ma pratique sur le terrain, de mon enseignement de 20 ans au CFMI de Sélestat, ainsi que de stages de formation professionnelle continue en présentiel que j’ai pu effectuer pour des professeurs de musique et des musiciens-intervenants.

Une formation en ligne plus complète et plus détaillée viendra la prolonger et la développer bientôt. Vous serez aussitôt averti de sa disponibilité.

N’hésitez pas à me faire part de vos questions et réactions ci-dessous dans les commentaires. J’y répondrai bien volontiers et j’en tiendrai compte pour améliorer cette formation.

A bientôt,

Bruno de Chénerilles

Maitriser les outils audio pour le web

Dans cette dernière vidéO​

Formule Light

Prenez en main 
​Vos outils audio pour le web

Formule Premium

Maitrisez

​Vos Outils Audio Pour Le Web

Récapitulons !

Dans vos activités sur le web, vous avez ou vous allez rencontrer très certainement des difficultés pour gérer le son de vos podcasts, de vos vidéos ou de vos cours :


  • Vous ne savez pas vraiment comment vous y prendre pour enregistrer votre voix ?
  • Quels outils audio utiliser ?
  • Le son de vos enregistrements n'est pas satisfaisant,
  • Que ce soit dans vos podcasts, vos cours ou dans vos vidéos ?
  • Et d'ailleurs vous ne savez peut être pas comment réaliser un podcast ?
  • Vous avez entendu dire que le son est très important sur le web, c'est vrai, mais pourquoi ?


Dans les 3 vidéos précédentes, je vous ai apporté

raisons de soigner votre son sur le net 

clés pour maitriser votre son sur le net 

pièges audio à éviter en communication web 

long-arrow-down

Votre solution

Et j'ai maintenant la solution complète pour vous  : la formation en ligne qui vous permettra de résoudre tous vos problèmes audio, de démarrer du bon pied et de progresser très rapidement, donc de gagner beaucoup de temps pour votre activité sur le web

Prenez en Main et Maitrisez
vos Outils Audio pour le Web

book

Cette formation vous est destinée si vous êtes

  • Formateur

  • Infopreneur

  • Ingénieur en formation

  • Web-entrepreneur

  • Communicant

  • Réalisateur multimédia

  • Bloggeur

  • Youtuber

book

Vous apprendrez à

  • Choisir votre équipement audio
  • Comprendre le phénomène sonore
  • Réussir les prises de son de voix parlée

  • Monter et mixer votre voix parlée dans votre logiciel audio

  • Réaliser un podcast audio

  • Produire le son en vidéo

  • Comprendre les enjeux du son sur le web

book

Vous allez disposer de 

  • 12 modules de formation en vidéo (environ 60 vidéos)
  • 3 ateliers de réalisation de projets audio et vidéo
  • Un accompagnement permanent par le formateur
  • Un forum des participants
  • Des évaluations formatives : 3 quiz auto-corrigés

Vos avantages

rocket

Une bonne nouvelle

Vous n'aurez pas besoin d'interrompre votre activité. Vous progressez chez vous à raison d'environ 5h de travail par semaine, à répartir comme vous le souhaitez.

diamond

Votre accès à la plateforme de formation

est ouvert en permanence pendant 2 mois.

road

Votre groupe de session

Ici vous pouvez échanger avec les autres participants. Un atout énorme pour progresser.

trophy

Vous êtes accompagné(e)

Vous posez des questions, j'y réponds et vous dialoguez avec moi.

Cette session de formation débute la dernière semaine de février
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au ​jeudi 1er mars.

Et pour vous maintenant
une offre exceptionnelle de lancement :
Vous avez le choix entre 2 formules ​très avantageuses

Formule Light

Prenez en main 
​Vos outils audio pour le web

12 modules de formation (​60 vidéos)

3 ateliers de réalisation de vos projets

3 quiz d'évaluation

Accompagnement et Forum

2 mois d'accès à la formation

Le tarif normal : 267 €
Votre offre spéciale Light :

167 € net seulement (exonéré de tva)
Offre limitée à 20 places
Valable jusqu'au ​1er mars à minuit

 Formule Premium 

Maitrisez

​Vos Outils Audio Pour Le Web

15 modules de formation (​60 vidéos)

3 ateliers de réalisation de vos projets

3 quiz d'évaluation

Accompagnement renforcé et Forum

Corrections individualisées de vos travaux d'atelier

2 webinaires interactifs

1 journée de 2 ateliers en présentiel avec le formateur sur le terrain à Strasbourg

3 mois d'accès à la formation

Le tarif normal : 750 € *
Votre offre spéciale Premium :

375 € net seulement (exonéré de tva)
Offre limitée à 20 places
Valable jusqu'au ​1er mars à minuit

00
Days
23
Hours
15
Minutes
34
Seconds

Vous hésitez ? Vous avez besoin d'informations complémentaires, de conseils ?

  • Je suis là pour vous aider. N'hésitez pas à me contacter personnellement :
    Bruno de Chénerilles  >  brunodechenerilles@gmail.com
  • Vous pouvez aussi visiter la plateforme de formation et avoir ainsi un aperçu plus précis des 2 formules
    >  Audio Formations
  • En attendant, gardez précieusement le lien vers cette page afin de pouvoir y accéder à nouveau

Bruno de Chénerilles  


Formateur-expert en Nouvelles Technologies du Son, je suis musicien, producteur, compositeur, ingénieur du son dans le métier depuis une bonne quarantaine d'années.

J'ai enseigné ces disciplines à l'Université de Strasbourg pendant plus de 20 ans.

En 2004 j'ai créé Audio Formations pour enseigner les Nouvelles Technologies du Son et de la Musique en formation professionnelle continue.

Depuis, j'ai formé plus d'une centaine de professionnels et amateurs dans des stages de formation professionnelle en présentiel.


Depuis 2016, j'ai porté cette activité sur le web avec mon blog Plan Sonore. J'y publie régulièrement des articles, podcasts, vidéos, j'y donne des conseils et des formations gratuites pour les web entrepreneurs, formateurs, communicants, musiciens, professeurs de musique . . .
Bref pour tous ceux qui ont besoin dans leur activité professionnelle d'utiliser ces nouvelles technologies audio.


En 2017, j'ai commencé à mettre en ligne des formations à distance :

  • Comprendre l'Acoustique Musicale
  • Audacity : Prise en main express


Je suis heureux aujourd'hui de vous apporter la formation en ligne qui vous permettra de résoudre tous vos problèmes audio, de démarrer du bon pied et de progresser très rapidement, donc de gagner beaucoup de temps pour votre activité sur le web.


A tout de suite dans votre espace de formation !

Bruno de Chénerilles

Ils ont apprécié mes formations

​Très bonne formation. Débutante totale sur le sujet, il m'a fallu moins de 2 heures pour suivre le cours et prendre le logiciel en mains. Présentation claire et exemple efficace..

MARIE-JOELLE​

​Ce cours est très clair, progressif dans la chronologie, et intéressant à suivre.

​MARIO​

​Formateur expérimenté, formation qui va droit au but, qualité d'ensemble. pédagogique pas à pas.

​BEATRICE ​

​Ce cours est clair, simple, précis et très bien expliqué! Merci

​AURELIE ​

​Le cours est clair. Il est tout a fait adapté pour une néophyte comme moi. Bruno prend le temps de nous expliquer avec simplicité. Les exercices pratiques sont détaillés et aident à prendre en main le logiciel facilement.

​​CHRISTEL ​

​Pour quelqu'un qui débute comme moi, j'apprécie l'avancée pas à pas sur les fonctions de base. Le tuto est présenté pour Mac ou Windows, j'utilise Audacity sous Ubuntu mais toutes les explications correspondent quand même et m'ont permis de faire tous les exercices. Je recommande particulièrement pour ceux qui, comme moi, n'ont jamais touché un logiciel de montage son, mais qui ont besoin d'un enregistrement voix + mixage avec de la musique rapidement.
Merci pour cette prise en main simple, ça donne envie de poursuivre vers plus de détails...

​​YANN ​

​​J'ai trouvé le cours très bien organisé et structuré. L'information fournie est à la fois riche et complète sans noyer l'auditeur. J'ai beaucoup aimé la pédagogie de l'auteur qui prends soin d'illustrer chaque point avec des exemples concrets et des expériences sonores. J'ai beaucoup appris et le cours m'a ouvert des pistes pour améliorer la qualité de mes enregistrements dans mon home studio. Je le recommande à tous ceux qui veulent entamer un travail sur le son et bien comprendre les bases avant de commencer à lire des ouvrages plus complexes. Bravo à Bruno donc, et merci !!

​SAMY

​Excellent cours, très complet sur ce qu'est le son. Formateur pédagogue, à la voix posée. Contenu clair. Je recommande à tous celles et ceux qui désirent comprendre le son ou se remettre à niveau !

​​VINCENT

100%


GARANTIE DE

REMBOURSEMENT


star
star
star

Vous ne risquez rien

Si vous pensez vous être trompé(e), que cette formation n'est

pas pour vous, vous pouvez me demander, dans un délai de 14 jours,

le remboursement à 100% de votre versement.

Je vous rembourserai sans discuter.
C'est vous qui décidez si la formation vous convient.

Bruno de Chénerilles

Formule Light

Prenez en main 
​Vos outils audio pour le web

12 modules de formation (60 vidéos)

3 ateliers de réalisation de vos projets

3 quiz d'évaluation

Accompagnement et Forum

2 mois d'accès à la formation

Le tarif normal : 267 €
Votre offre spéciale Light :

​167 € net seulement (exonéré de tva)
Offre limitée à 20 places
Valable jusqu'au ​1er mars à minuit

 Formule Premium 

Maitrisez

​Vos Outils Audio Pour Le Web

15 modules de formation (​60 vidéos)

3 ateliers de réalisation de vos projets

3 quiz d'évaluation

Accompagnement renforcé et Forum

Corrections individualisées de vos travaux

2 webinaires interactifs

1 journée de 2 ateliers en présentiel avec le formateur sur le terrain à Strasbourg

3 mois d'accès à la formation

Le tarif normal : 750 € *
Votre offre spéciale Premium :

375 € net seulement (exonéré de tva)
Offre limitée à 20 places
Valable jusqu'au ​1er mars à minuit

00
Days
23
Hours
15
Minutes
34
Seconds

Copyright 2018, Audio Formations


La prise de son instrumentale

la prise de son instrumentale

​Comment enregistrer LA voix et les instruments de musique ?


​par Bruno de Chénerilles

La prise de son instrumentale est ​habituellement le stade le plus négligé dans la production musicale par les musiciens ou les producteurs débutants dans leur home-studio. 


Pourtant c'est là que tout commence et c'est le fondement d'une production musicale maîtrisée et réussie. Pourquoi et Comment ?

​Pourquoi ?

Beaucoup de musiciens ou de producteurs pensent qu'il suffit de prendre en main un logiciel de MAO, de suivre un ou plusieurs tutoriels pour pouvoir mettre en chantier une production musicale.


C'est là qu'ils se trompent : la question n'est vraiment pas de commencer par savoir où cliquer, quel menu ouvrir ou quel bouton tourner. Bien sûr ca viendra, il vous faudra au bout du compte trouver ces réponses et maîtriser votre logiciel.


Mais la question fondamentale est beaucoup plus de se forger une bonne stratégie de production, de trouver la philosophie qui la soutiendra. Car la production musicale n'est pas qu'une entreprise technique, c'est aussi ​un art à part entière.

pâtisserie
ÉditerToucherPartagerPlein écran
lightbulb-o

​on pourrait très bien la comparer à la cuisine

​Tout en bas de l'échelle, Il y a le fast-food et tout en haut la gastronomie. Entre les deux, la cuisine familiale, les petits restaurants.
Alors où vous placez-vous en tant que musicien-producteur ?


Vous ne pouvez certainement pas prétendre vous situer au top, aux 3 étoiles du guide Michelin, n'est ce pas ? Et vous ne voulez certainement pas être classé non plus tout en bas de l'échelle comme un Macdo.
Vous vous situez quelque part entre les deux... On peut affiner un peu ?


Il y a la bonne cuisine familiale qui souvent vous est transmise par votre mère, votre grand-mère. Mais pas toujours … Vous ne croyez pas ? Vous seriez surpris de savoir ce que mangent la plupart d'entre nous à la maison.
Idem pour les restaurants : il y a des bons petits restaurants, mais aussi une grande majorité qui pratiquent allègrement le grand n'importe quoi.


Dans cet entre-deux, les meilleurs s'inspirent des recettes éprouvées des grands chefs et de la tradition des grand-mères aux fourneaux.
 Ils sont très appréciés par tout le monde.

C'est bien là que vous voulez vous situer, au meilleur niveau possible ?
Vous avez bien raison,

car il en va de la production musicale comme de la cuisine :
C'est tout un art !


Et que pensez-vous être la pratique la plus importante pour atteindre cet idéal ?
​En cuisine, tous les grands chefs vous le diront : choisir le bon produit et ensuite le respecter en mettant en valeur toutes ses qualités, ses arômes.


En production musicale, c'est un peu pareil : c'est avoir un bon instrument ou une bonne voix, une musique qui sonne bien au départ. Et bien sûr respecter ce matériau précieux : l'enregistrer au mieux, pour pouvoir ensuite redonner, retranscrire la qualité du son, sa qualité musicale.


Vous avez peut-être déjà une expérience d'enregistrement, de production musicale en home-studio ou au cours de vos répétitions, de vos concerts … Oui mais voilà, souvent elle n'est pas très positive et je ​connais très bien les problèmes que vous rencontrez :

  • check
    ​Vous tâtonnez, vous ne savez pas trop comment faire, quel matériel utiliser ?
  • check

    Vos premiers essais sont terriblement insatisfaisants​ : le plus souvent la qualité n'est pas au rendez-vous.

  • check

    Alors vous êtes obligé·e de passer un temps fou sur votre logiciel audio pour corriger le son de vos prises de voix et d'instruments

  • check
    Egalisations, compression, plus vous traitez, plus le son de votre prise devient artificiel.
  • check
    Au mieux, le résultat ​reste très moyen. Pourtant vous avez passé (perdu?) beaucoup de temps, beaucoup trop de temps
  • check
    Et vous ne savez pas comment vous en sortir ? C'est compliqué ...

Ne croyez surtout pas çà : au fond tout cela est vraiment beaucoup plus simple. Si simple ... Si vous saviez ...

​A la recherche d'un son authentique

Personnellement, j'ai eu la chance de quasiment débuter dans le métier de compositeur, auteur et producteur dans des projets de création radiophonique à France Culture et France Musique. Franchement, je n'en menais pas large car j'étais un total autodidacte en la matière. 
Dans ces studios magnifiques, j'ai eu le privilège de travailler avec les meilleurs réalisateurs et des ingénieurs du son au top. Dans cette grande maison ronde, on les appelait les grandes oreilles. C'était magique ! Alors j'ai ouvert en grand mes yeux et mes oreilles pour comprendre, pour apprendre.
Pendant toutes ces années, j'ai aussi travaillé comme preneur de son et mixeur au cinéma, en TV, sur des documentaires, puis en vidéo. Dans toutes ces activités, c'était le plus souvent la voix parlée et les sons ambiants, les matériaux sonores que j'enregistrais au quotidien, mais aussi les instruments de musique, les voix et l'électronique.
Oui, j'ai appris sur le tas, pendant des années. Ah si, à ce moment-là , j'avais eu la possibilité d'une formation professionnelle, j'aurai gagné beaucoup, beaucoup de temps
Plus tard, on m'a proposé d'enseigner les nouvelles technologies du son et de la musique à l'Université de Strasbourg. Et c'est là qu'il m'a fallu me poser la question : quoi enseigner, quoi transmettre et comment ?

La prise de son est la discipline fondamentale à maitriser dans toute forme de réalisation sonore ou musicale. Et il m'a fallu des dizaines d'années de métier et d'enseignement pour pouvoir en maitriser et transmettre le pourquoi et le comment, l'essentiel en toute simplicité :

  • ​Le choix du micro
  • ​Le placement du micro

Comment enregistrer vos instruments et vos voix ?

ÉditerToucherPartagerPlein écran
table de mixage
ÉditerToucherPartagerPlein écran
basse et guitare
Éditer

Pour vous épargner tout çà, vous faire gagner beaucoup de temps et vous faire profiter au mieux de mon expérience, je vous propose :

  • Une formation courte, efficace​ et qui va à l'essentiel pour partir du bon pied et progresser très vite dans la prise de son instrumentale. ​

  • check
    Le programme est très simple, il couvre tout ce que vous devez savoir à la base pour réussir vos prises.

Qu'allez-vous apprendre ?

Enregistrer correctement ​les instruments et la voix dans toutes les situations : ​

  • ​La Théorie de la prise de son en stéréo, mono, proximité, multi-micros

  • check

    Le Rayonnement des instruments

  • check
    Les Outils de prise de son : micros, interfaces, enregistreurs, smartphones, tablettes

En 11 sessions vidéo et des ressources annexes pour aller plus loin.

Tout au long de cette formation en ligne​ (vous pouvez donc la suivre tranquillement chez vous et à votre rythme), je reste à votre disposition pour vous accompagner et répondre à vos demandes, vos interrogations, vos suggestions ...

Vous appliquerez, vous pratiquerez, vous vous entrainerez et les résultats vont suivre immédiatement. Vous allez commencer à améliorer, professionnaliser votre pratique et vos productions.

​Des conditions exceptionnelles

Vous voulez voir avant d​e vous inscrire, comme je vous comprends :

  • Vous pouvez suivre librement les 4 premières sessions vidéos. Elles vous sont offertes sur la plateforme de formation sans acheter, ni même vous inscrire au préalable. Allez voir ! Si ca vous plait, vous pourrez vous inscrire ensuite en connaissance de cause pour avoir accès à ​​​​tout le parcours.

  • check

    Et ce n'est pas tout. Par le lien ci-dessous, ​vous allez bénéficier automatiquement d'un tarif spécial réservé aux abonnés de mon blog Plan Sonore. Attention : seuls les 30 premiers inscrits peuvent bénéficier de ce tarif avec une remise supplémentaire de 30% sur le prix qui est déjà très bas. Vous ne dépenserez que 25€ (au lieu de 34,50€) !

​Comment enregistrer les instruments de musique et la voix

  • ​Pour voir les 4 premières vidéos de la formation gratuitement et sans engagement
  • ​S'inscrire à notre newsletter mensuelle - musique et son
  • check
    Et bénéficier si vous le désirez, de l'offre spéciale

​Nous respectons vos données, nous les protégeons et nous les minimisons - Notre politique de confidentialité

Témoignages

Patrick : Vraiment intéressant, à compléter par le cours sur l'acoustique, pour aller plus loin et pour un son pro.

Pour les musiciens

Pour les musiciens

Trouvez et accéder facilement ici aux articles, guides gratuits et formations qui vous intéressent

Les Formations

Les ​Guides Gratuits

Les Articles

Less is More

less

Ce dicton anglo-saxon très connu est apparu à la fin du XIXème siècle. Il n’a plus cessé depuis d’inspirer artistes novateurs, penseurs et savants créatifs, jusqu’aux businessmen et aux as du marketing.
Mais comment ce dicton impacte-t-il la production musicale, la création sonore et même l’éducation ?

Lire la suite