Rénovez votre pédagogie musicale avec des outils ludiques et puissants


Bienvenue dans votre formation !

Introduction

Les objectifs de cette formation

  • Comprendre l’importance de l’écoute dans la rénovation de la pédagogie musicale
  • Découvrir des applications sur tablettes tactiles et smartphones pour l’éducation et l’éveil musical
  • S’informer sur les outils audio d’enregistrement et d’écoute
  • Apprendre à utiliser un logiciel de production audio basique

Méthode

Cette formation propose une première approche à la fois globale, mais aussi assez détaillée pour vous permettre de démarrer concrètement votre démarche de rénovation de votre pédagogie musicale.

Bien qu’elle soit présentée sur une seule page de formation, je vous conseille d’avancer pas à pas, de progresser chapitre par chapitre, de morceler votre lecture. Puis vous pourrez sans doute revenir à tel ou telle partie afin de mettre en application, d’expérimenter par vous même.

N’oubliez pas que le domaine que nous explorons là est tout nouveau. Nous y expérimentons tous. Voilà pourquoi aucun chemin précis ne vous est proposé. Au contraire il faudra vous créer votre approche personnelle à partir des éléments de réflexion, d’expérimentation et des outils qui vous sont proposés ici.

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Un renouveau pédagogique

 

L’écoute au coeur de la pratique musicale

 

L’initiation à une écoute active est la base même du travail d’éveil musical pour les enfants mais aussi pour tous les musiciens-débutants. Différentes situations, parcours, protocoles d’écoute, permettent aux débutants d’entendre, de reconnaître et d’analyser les paramètres du son.

Mais en fin de compte qu’est ce que l’écoute musicale ?

On peut commencer par créer une situation d’écoute très simple : écouter les sons environnants dans la pièce pendant une minute. Dans un travail de groupe, la première tentative n’est généralement pas un franc succès : les débutants produisent un bruit de fond en bougeant, bavardant, jouant avec des objets et les premiers commentaires se bornent à décrire l’origine des sons entendus.

Mais il ne faut pas rejeter cette première expérience qui a le mérite de poser les problèmes fondamentaux liés à l’écoute. Au contraire, on la valorisera car elle va nous permettre de préciser les consignes d’écoute initiales et d’introduire une autre forme d’écoute et d’analyse des sons.

  • Qu’est ce que le silence ?

Si les participants produisent eux même des bruits, ils ne peuvent écouter les sons qui pourraient être cachés derrière. Ce constat permet de poser par l’expérience l’importance du silence et de sa qualité. Considérer certains bruits comme parasitant l’écoute des sons environnants amène à hiérarchiser les sons en fonction d’une intention d’écoute et à révéler déjà un des paramètres du son : l’intensité. Les sons sont plus ou moins forts et les plus forts peuvent cacher les plus faibles.

Le débutant pourra percevoir concrètement la relation entre les sons et le silence : une accumulation de sons même faibles en intensité produit un bruit de fond. Le silence qui n’est pas l’absence de sons, mais plutôt une faible présence de ce bruit de fond, crée une situation favorable à l’écoute.

Notre protocole d’écoute devient donc plus précis : faire le silence pour écouter les sons environnants pendant une minute.
Dans cette proposition pédagogique réside l’acte fondateur de toute pratique musicale, l’intention d’écoute : nous désirons écouter des sons. Pour combler ce désir et réaliser cette intention, il nous faut un silence de qualité qui n’existe pas en soi. Il nous faut donc le créer nous même (faire le silence).

  • Qu’est ce que l’écoute naturelle ?

Les premiers commentaires d’écoute des débutants consistent à décrire l’origine des sons: untel a toussé, une telle a fait grincer sa chaise, une voiture a klaxonné dans la rue, un avion est passé … Rien de vraiment surprenant. C’est la « tendance prioritaire et primitive à se servir du son pour se renseigner sur l’événement. » – Pierre Schaeffer, 1966

Cette écoute, qualifiée également par Pierre Schaeffer de causale ou encore de banale s’exprime dans les commentaires des participants qui sont des réponses aux questions sous-jacentes : Qu’est ce que c’est ? Qui est ce ? Que se passe-t-il ?
  • Qu’est ce que l’écoute sémantique ou culturelle ?

C’est une autre forme d’écoute pratiquée au quotidien par tout le monde sans le savoir (un peu comme Monsieur Jourdain avec la prose) et tout particulièrement à l’école ou en formation : elle se détourne de l’événement sonore … pour viser à travers lui un message, une signification, des valeurs.

Elle est à l’oeuvre quotidiennement, principalement dès lors qu’intervient le langage. Au téléphone, par exemple on écoute ce que notre correspondant nous raconte.

 Ces deux formes d’écoute nous sont très utiles et même nécessaires, mais elles ne répondent pas totalement à notre intention d’écoute, elles ne comblent pas vraiment notre désir d’écoute. Les écoutes causale et sémantique nous permettent seulement de situer, de reconnaître les sons entendus, de comprendre des messages: elles sont fonctionnelles.

Mais comment expliquer alors le plaisir qu’on peut ressentir à l’écoute de certains sons même très quotidiens ? Pourquoi désirons nous écouter la musique ?

Notre intention d’écoute est dans ce cas différente : nous désirons écouter les sons pour le plaisir sensuel qu’ils nous procurent et cette intention peut nous conduire à nous poser d’autres questions : comment ce son se présente-t-il ? Est-il fort ou faible, long ou court, grave ou aïgu, lisse ou granuleux, etc …. ?

  • Qu’est ce que l’écoute réduite ?

Dans son Traité des Objets Musicaux, Pierre Schaeffer nomma ainsi cette autre forme d’écoute.  Elle est pour lui l’écoute musicale par excellence, celle qui vient d’une nouvelle intention d’écoute. L’écoute réduite est l’attitude d’écoute qui consiste à écouter le son pour lui même, comme objet sonore en faisant abstraction de sa provenance réelle ou supposée, et du sens dont il est porteur…

« L’écoute réduite est ainsi nommée … parce qu’elle consiste en quelque sorte à dépouiller la perception du son de tout ce qui n’est  » pas lui  » pour ne plus écouter que celui-ci, dans sa matérialité, sa substance, ses dimensions sensibles… » – Michel Chion, 1982

Cette expérience d’écoute réduite va permettre au musicien débutant d’accéder très simplement et progressivement par l’expérience aux notions déjà très musicales de durée, enveloppe, intensité, timbre, hauteur, distance, présence dans l’espace …

Si on enregistre un son à l’aide d’un bon enregistreur portable et si immédiatement après on le réécoute sur deux haut-parleurs de bonne qualité, on va pouvoir affiner son analyse.

Mais on va pouvoir aussi pratiquer l’écoute réduite d’autant plus facilement qu’on se trouve placé en situation acousmatique, face à deux haut-parleurs qui nous renvoient en temps différé une image sonore des sons entendus précédemment en temps réel.

  • Que signifie le terme acousmatique ?

C’est un adjectif qui se dit d’un son que l’on entend sans voir les causes dont il provient. Ce terme désignait aussi en grec une secte de disciples de Pythagore, les acousmates qui suivaient, dit-on, un enseignement où le Maître leur parlait en se cachant derrière une tenture. Ceci afin d’éviter de distraire leur attention par la vision de son apparence corporelle.

Lorsque nous écoutons de la musique enregistrée sur des haut-parleurs ou au casque, nous sommes en situation d’écoute acousmatique.

Bruno de Chénerilles – extrait d’une communication aux Journées Francophones de Recherche en Education Musicale – Ottawa, 2009

Comment partager le plaisir et le pouvoir des sons

 

 

Cette vidéo et cet article sont là pour vous permettre de commencer à répondre à une de ces 2 préoccupations, celle qui vous conviendra le mieux :

  • Comment vous pouvez produire facilement vos sons, vos documents audio
  • Comment vous pouvez apprendre (enseigner) facilement la musique en jouant


Vous allez me dire : «  Ce sont 2 choses qui n’ont rien à voir »

A priori vous avez raison, peut être qu’une seule des 2 vous correspond, mais vous allez voir très vite le lien entre les 2.

  • Si vous êtes formateur, infopreneur, musicien-intervenant ou professeur de musique, vous avez besoin dans votre métier de manipuler des SONS. Mais voilà ce n’est pas si facile de réaliser un montage audio de qualité ou même simplement d’enregistrer correctement sa voix.
  • Si vous voulez apprendre la musique ou si au contraire vous l’enseignez, la voie ordinaire vous réserve bien des souffrances : apprendre un instrument et le solfège demande beaucoup de sacrifices et vous savez que beaucoup renoncent très vite à cause de cette approche.

Alors vous allez me re-dire : «  Mais vraiment ce sont 2 choses qui n’ont rien à voir »

Et bien si , il y a un point commun, un rapport très important entre ces 2 activités :

  • Réaliser des documents audio
  • Pratiquer la musique

Ce point commun, c’est le SON !

(Lorsque vous)

  • Réalisez des documents audio : vous enregistrez des sons, puis vous les nettoyez, vous les montez, vous les organisez et ensuite vous les communiquez aux autres

(Lorsque vous)

  • Pratiquez la musique : vous produisez des sons, vous jouez avec eux, vous les organisez et ensuite vous les faites écouter aux autres

Dans les deux cas, c’est une affaire de SON !

Au fond c’est presque la même chose et dans les 2 cas il s’agit d’apprendre à

  • Communiquer avec votre audience par les sons
  • Partager le plaisir de jouer avec les sons et de les écouter

Dans les 2 cas, il faut avant tout savoir écouter les sons.
Et cette compétence initiale et fondamentale s’apprend. Mais rassurez-vous elle ne s’apprend pas forcément dans la souffrance, dans le labeur, dans le pénible … Pas du tout !

Ce que je pratique depuis 40 ans et que j’enseigne depuis 20 ans, c’est finalement :

le Plaisir des Sons
  • ECOUTER des sons est une activité naturelle, instinctive et qui peut nous procurer beaucoup de PLAISIR
  • FAIRE des sons quels qu’ils soient, les PRODUIRE c’est aussi une activité naturelle, quotidienne, même si nous n’en sommes pas conscients la plupart du temps et elle peut aussi nous procurer beaucoup de PLAISIR.

Par exemple : la CONVERSATION est une forme de COMMUNICATION qui repose sur le PLAISIR de

  • Parler et
  • Ecouter

Il s’agit donc bien du plaisir de PARTAGER des SONS et dans ce cas particulier, ils véhiculent du sens.

Lorsque je vous parle et que vous m’écoutez, comme dans cette vidéo, nous partageons en fait des sons. Personnellement, ca me procure beaucoup de plaisir et j’espère que vous aussi.

Alors Essayez de vous souvenir de votre petite enfance :

  • Est ce que vous avez appris à PARLER dans la douleur, dans la souffrance ?
    NON !
  • Est ce que vous avez appris à ECOUTER dans la douleur, dans la souffrance ?
    NON !

Pourquoi ?
Parce que le moteur véritable de l’apprentissage c’est le PLAISIR de

  • l’exploration
  • la découverte
  • l’expérimentation

C’est comme çà que nous avons tous appris à parler et à écouter dans notre toute petite enfance, en fait dès notre naissance, tout naturellement.

Alors depuis 20 ans, j’enseigne le son, le design sonore et la musique grâce aux nouvelles technologies, mais surtout en appliquant ce principe que j’appelle

le principe FEPS :

  • Faire
  • Ecouter

Et Le P dans cet acronyme est très important, car il est en fait un triple P, 3 P indissociables :

  • Prendre, Partager le Plaisir de Faire et Ecouter , quoi ?
  • des Sons

Mon principe FEPS c’est :

Faire, Ecouter, Prendre, Partager le Plaisir des Sons

Et nous allons rajouter à ces 3 P, un 4ème P qui je le sais va intéresser bon nombre d’entre vous :

le Pouvoir des Sons

En effet le son est un moyen très puissant de communication, sans doute même le plus puissant
que ce soit par la musique ou par la communication orale.

Le principe FEPS c’est donc :

Faire, Ecouter, Prendre, Partager le Plaisir et le Pouvoir des Sons

Tout est là et il y a beaucoup de choses à apprendre, à enseigner, à pratiquer et à partager, certes.
Mais on est déjà bien loin de :

  • la technique rébarbative, qu’elle soit instrumentale ou logicielle,
  • des exposés techniques inadaptés ou
  • du solfège mal enseigné.

Tous ces ennuis, ces empêchements, cette souffrance, cette pénibilité,
On n’en veut plus ! On n’en veut pas ! Fini ! On écarte !

C’est la mission de PLAN SONORE :

  • vous aider
  • vous conseiller,
  • vous informer
  • vous accompagner

dans l’usage des nouvelles technologies du son et de la musique.
Quelle que soit votre activité : formateur, infopreneur, musicien, prof de musique ou rien de tout çà
En douceur, avec du plaisir, de l’écoute et des sons !

Selon le principe FEPS ! Souvenez vous des 4 P : Faire, Ecouter, Prendre, Partager le Plaisir et le Pouvoir des Sons
Bien entendu, c’est aussi un principe que vous pouvez vous même répliquer dans votre enseignement et vos interventions musicales.

Pourquoi apprendre à écouter

 

Depuis plus de 10 ans, je suis persuadé que l’écoute est primordiale dans l’éveil et l’apprentissage musical. Au fond c’est la chose la plus importante que je puisse transmettre dans mon enseignement et mes interventions pédagogiques. Elle est aussi depuis toujours au coeur de ma pratique de musicien et de compositeur électroacoustique.

Dans mes ateliers d’éveil musical, je commence toujours par poser la même question aux enfants :

Quelle est selon vous la chose la plus importante à savoir faire pour un musicien ?

Et immanquablement, les réponses sont toutes liées au jeu instrumental, à la lecture et à l’écriture des notes, à faire de la musique, produire des sons. Et c’est bien normal.

Mais la réponse à cette question est bien sûr que la chose la plus importante à savoir faire pour un musicien, c’est savoir écouter.

Et pourtant c’est probablement la dernière chose qu’on enseigne dans les conservatoires et les écoles de musique. Dans ces institutions, les élèves finissent par développer leur faculté d’entendre et d’écouter à force de travailler le solfège, leur instrument et l’harmonie.

C’est donc bien la dernière roue du carrosse, puisque c’est à force de faire qu’on finit au bout du compte par savoir écouter. Mais jamais on ne leur apprend à écouter, alors que c’est par çà qu’il faudrait commencer !

On éviterait ainsi bien des souffrances, bien des échecs au plus grand nombre. Car la valeur de l’acte musical ne réside pas dans les prouesses techniques, mais dans l’écoute et le partage, dans l’émotion, le respect et l’amour des sons.

Quelle est selon vous la chose la plus importante à savoir faire pour tout un chacun ?

Car c’est bien là que je voulais arriver : la réponse à cette nouvelle question est exactement la même. Savoir écouter !
Les paroles des autres, les sons autour de nous, de la ville, de la nature, des animaux et bien sûr au bout du compte les sons offerts par les musiciens. Pour le plaisir d’entendre et de comprendre.

Car l’écoute au quotidien, c’est l’empathie avec les autres, avec le monde. Et quand on parle du plaisir et du pouvoir des sons, c’est de cela qu’il s’agit.

5 manières de mieux écouter

Et là je me dois de vous présenter quelqu’un d’important, de rare qui parle de l’écoute et du son avec limpidité et qui pointe remarquablement et simplement ces enjeux pour notre siècle : Julian Treasure.

Ce Master of Sound, ce gourou du son s’est donné pour mission de faire comprendre l’importance du son, de l’écoute dans la marche du monde. Voici une de ses interventions aux conférences TED à Edinburgh, Scotland – 2011

Pour en savoir plus sur Julian  http://www.juliantreasure.com

Pour finir et pour illustrer ces propos, je vous propose un petit bonus. J’ai réalisé ce paysage sonore il y a 2 ans lorsque j’étais en résidence à l’Atlantic Center for the Arts à New Smyrna Beach, Florida (voir la photo en tête de l’article).

Prenez le temps, vos meilleurs haut-parleurs ou écouteurs, posez vous confortablement au calme et déconnectez tout, les yeux fermés pour un voyage sonore subtropical de 15 mn.

Une journée à New Smyrna Beach

Le matin, les oiseaux et des voitures autour de la Harris House, puis l’air conditionné et un ventilateur. Dehors, clapotis au bord de la lagune de l’Indian River. Pour finir, la nuit, buzzes d’insectes et de lampe à sodium au campus de l’ACA près de l’aéroport.

Dans ce paysage sonore, je n’ai presque pas transformé les sons enregistrés mais je propose des points d’écoute subjectifs en inversant souvent la présence sonore des humains, des véhicules et de la nature. Les oiseaux et les insectes sont au devant de la scène, même trop forts pour être vrais.

La climatisation envahit l’écoute. Les voitur