Les rémunérations des artistes sont mises en péril par la dématérialisation de la diffusion musicale. Le volet économique pour les musiciens, auteurs et compositeurs est à la fois complexe et en constante évolution. C’est un sujet hyper important, surtout dans l’ère du numérique où tout change à la vitesse grand V.
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La problématique de la répartition des revenus sur les plateformes de streaming
Une faible rémunération par écoute : Les plateformes de streaming comme Spotify, Apple Music ou Deezer paient en moyenne une somme très faible par écoute, souvent en dessous d’un centime d’euro. Cela nécessite des millions d’écoutes pour générer un revenu décent.
Le modèle « au Pro Rata » : Les revenus générés sont répartis en fonction de la popularité globale des artistes sur la plateforme, ce qui avantage les gros noms au détriment des artistes indépendants ou moins connus. Les plus populaires, donc ceux qui gagnent déjà beaucoup plus d’argent, encaissent donc une plus-value sur les plateformes de streaming.
Le problème du piratage et du partage illégal
La perte de revenus : Le piratage, le téléchargement et le partage illégaux continuent d’être un problème, même si des mesures légales sont en place.
Le manque de sensibilisation : Le public n’est pas toujours conscient que le piratage nuit directement aux artistes qu’il apprécie.
Les défis liés aux droits d’auteur
La complexité des lois : Les lois sur le droit d’auteur varient énormément d’un pays à l’autre, rendant difficile, voire même impossible pour les artistes de suivre et de faire valoir leurs droits.
La collecte des royalties : Des organismes comme la SACEM en France collectent les droits d’auteur, mais il peut y avoir des délais, et la répartition n’est pas toujours transparente. On connait notamment le problème persistant des droits qu’elle n’arrive pas à répartir : ils sont répartis au pro rata des gains des auteurs.
Autrement dit, ces droits qui sont majoritairement ceux des petits auteurs, sont répartis majoritairement aux gros auteurs. Encore une plus-value qui va aux gros ! Alors qu’il serait plus juste de les répartir aux plus petits.
Le rôle des labels et intermédiaires dans les rémunérations des artistes
Le partage des revenus : Dans un contrat traditionnel avec un label, une grande partie des revenus va au label plutôt qu’à l’artiste. La plupart du temps, c’est justifié par le travail de promotion et de diffusion que fournit le label. Mais les cas d’escroqueries sont légion.
Les contrats à long terme : Certains contrats enferment les artistes dans des conditions qui peuvent être défavorables à long terme. Si les contrats à long terme peuvent assurer une certaine sécurité à l’artiste, en cas de succès ils les défavorisent énormément.
L’évolution du marché : opportunités et risques
Auto-production et distribution: Les artistes peuvent maintenant se produire et se distribuer indépendamment grâce aux nouvelles technologies, grâce à internet et aux réseaux sociaux. Mais c’est un défi pour un artiste de se faire découvrir de cette manière et encore plus de produire des revenus suffisants en auto-production.
La monétisation des médias sociaux: Les plateformes comme YouTube et TikTok offrent de nouvelles façons de gagner de l’argent, mais avec leurs propres jeux de règles et problèmes de droits d’auteur. Pas facile d’en tirer des revenus suffisants.
La Blockchain et les NFTs: Des nouvelles technologies comme la blockchain offrent des possibilités de monétisation et de contrôle des droits d’auteur. Mais elles sont encore très obscures, elles ne sont pas encore largement adoptées et posent leurs propres défis éthiques.
L’évolution des habitudes de consommation: Le public est de plus en plus habitué à accéder gratuitement à la musique, ce qui modifie la perception de la valeur de l’art. Le tout-gratuit en ligne ne joue pas du tout en faveur des artistes qui ont besoin de revenus pour pouvoir vivre de leur art.
Les plateformes numériques musicales les plus éthiques pour les rémunérations des artistes
Le monde du streaming est un sacré bazar quand on parle d’éthique et de rémunération des artistes. Mais toutes les plateformes ne se valent pas. Certaines revendiquent une approche plus éthique.
Bandcamp
Modèle économique: sur Bandcamp, les artistes peuvent vendre eux-même directement des fichiers numériques, mais aussi des supports physiques. La plateforme prend une commission relativement faible sur les ventes (environ 15%), ce qui laisse une grande part aux artistes.
Prix fixé par l’artiste: Les artistes peuvent fixer leurs propres prix, ce qui leur donne un contrôle plus direct sur leur rémunération.
Bandcamp Fridays: Une fois par mois, Bandcamp renonce à sa commission, ce qui permet aux artistes de gagner encore plus.
SoundCloud
Fan-Powered Royalties: SoundCloud a introduit un système où les artistes sont payés en fonction du temps d’écoute réel par leurs fans, plutôt que sur un modèle « pro rata ».
Outils de monétisation: La plateforme propose plusieurs outils permettant aux artistes de monétiser leur contenu de manière flexible (abonnements, tips).
Resonate
Coopérative: C’est une plateforme en modèle coopératif, ce qui signifie que les artistes peuvent devenir membres et avoir un mot à dire dans le fonctionnement de la plateforme.
Stream-to-Own: Leur modèle « Stream-to-Own » permet aux utilisateurs de posséder une chanson après un certain nombre d’écoutes, et rémunère mieux les artistes.
Tidal
HiFi et qualité sonore: Tidal met en avant la qualité sonore, ce qui pourrait théoriquement justifier des tarifs d’abonnement plus élevés et une meilleure rémunération pour les artistes.
Artist Ownership: Bien que controversé, Tidal a été lancé avec le soutien de gros noms de l’industrie, ce qui en théorie pourrait signifier un meilleur deal pour les artistes.
Audius
Blockchain: Audius utilise la technologie blockchain pour permettre un contrôle plus direct et transparent des droits et de la rémunération.
Pas de commission: La plateforme ne prend pas de commission sur les transactions, ce qui devrait permettre une meilleure rémunération des artistes.
Il faut quand même noter que « éthique » est un terme subjectif et ces plateformes ne sont pas sans leurs propres défis et controverses. Mais d’une manière générale, elles tentent de proposer des modèles plus justes pour la rémunération des artistes.
Beaucoup de musiciens, compositeurs, producteurs créent leurs propres boutiques sur Bandcamp, ce qui est très facile. Ça leur permet d’être indépendants, de gagner une certaine visibilité et une meilleure rémunération sur leurs ventes. Ce qui ne les empêche pas d’être présents aussi sur les plateformes numériques (Spotify, Deezer, Apple …).
Les droits des auteurs ou compositeurs, la Sacem et les plateformes numériques
En France, la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) joue un rôle important dans la protection des droits d’auteur sur les plateformes numériques. La SACEM a des accords avec un grand nombre de ces plateformes, et voici comment ça se passe en général :
Licence et collecte des droits
Les accords de licence: La SACEM a établi des accords avec les plateformes numériques (comme Spotify, Deezer, YouTube, etc.). Ces accords autorisent l’utilisation du répertoire de la SACEM sur ces plateformes en échange de redevances.
Les redevances: Les plateformes versent des redevances à la SACEM basées sur divers critères comme le nombre d’écoutes, la durée d’écoute, et parfois des facteurs plus complexes liés au type d’abonnement de l’utilisateur. NB : mais ces redevances s’ajoutent-elles réellement aux rémunérations des artistes effectuées directement par les plateformes ? Là encore on est dans le flou.
La répartition des droits
Calcul des parts: La SACEM utilise un système de clés de répartition pour déterminer quelle part des redevances collectées doit aller aux auteurs, compositeurs et éditeurs. Ce système prend en compte des facteurs tels que la durée de la chanson, sa popularité, ainsi que les frais de gestion de l’organisation.
Paiement aux membres: Les membres de la SACEM reçoivent des paiements trimestriels basés sur la collecte et la répartition de ces redevances, en plus des droits de reproduction sur les supports physiques et des diffusions en radios et télévisions.
Transparence et suivi
Déclarations et relevés: Les membres peuvent consulter des relevés qui détaillent les revenus générés par leurs œuvres. Cela donne une certaine transparence au système, bien que certains critiquent le manque de clarté dans les méthodes de calcul.
Technologies de suivi: La SACEM utilise des technologies de suivi pour identifier quand et où les œuvres de ses membres sont jouées. Cela inclut les écoutes en streaming, les téléchargements, ainsi que toutes les formes de diffusion.
Adaptation et évolution
Négociations continues: La SACEM est constamment en négociation pour adapter les accords de licence à l’évolution du marché numérique.
Protection à l’étranger: Grâce à des accords avec d’autres sociétés de gestion collective dans le monde, la SACEM peut aussi protéger les droits de ses membres à l’étranger.
En résumé, oui, la SACEM travaille activement pour protéger les droits des auteurs et compositeurs sur les plateformes numériques. Cependant, le système n’est pas parfait et fait l’objet de critiques, notamment en ce qui concerne la transparence et la répartition équitable des revenus.
La Sacem est critiquée depuis très longtemps par les artistes, notamment les indépendants, pour son mode de gestion anti-démocratique qui favorise très nettement les gros revenus.
En effet son mode d’administration très vertical donne le pouvoir aux artistes les plus vendus et aux producteurs du show-business. Plus les rémunérations des artistes sont importantes, plus ils ont de pouvoir à la Sacem.
Que pourrait-on souhaiter pour mieux respecter les droits et les rémunérations des artistes ?
Des modèles économiques plus équitables
Fin du modèle « Pro Rata »: On pourrait espérer voir des plateformes adopter un modèle « User-Centric » où les revenus générés par chaque utilisateur sont distribués aux artistes qu’il écoute réellement.
Une tarification flexible: Permettre aux artistes de fixer leurs propres prix sur les plateformes de streaming pourrait être une façon de valoriser leur travail.
Une transparence accrue
Open Data: Une plus grande transparence sur la répartition des revenus et les méthodes de calcul pourrait être rendue possible grâce à des technologies comme la blockchain.
Des rapports en temps réel: Les artistes pourraient avoir accès à des rapports en temps réel sur leur performance, grâce à des outils d’analyse plus sophistiqués.
Empowerment des artistes
Outils de gestion des droits: On pourrait envisager des plateformes où les artistes gèrent eux-mêmes leurs licences et droits, avec la possibilité de les ajuster en temps réel.
Monétisation directe: Intégrer des options comme les pourboires, les micro-transactions ou les abonnements premium directement dans les plateformes de streaming pour une rémunération additionnelle.
Technologie et innovation
La Blockchain et NFTs: Ces technologies pourraient devenir la norme pour la gestion des droits et la vérification des œuvres, rendant le processus plus transparent et sécurisé.
L’intelligence Artificielle: L’IA pourrait aider à mieux traquer l’usage des œuvres et donc à mieux rémunérer les artistes, surtout pour des usages moins conventionnels comme les samples ou les remixes.
Législation et régulation
Une harmonisation des lois: harmoniser la rémunération des artistes supposerait d’harmoniser le droit d’auteur à l’échelle internationale. Cela faciliterait la gestion des droits et permettrait une meilleure rémunération des artistes.
Des incitatifs fiscaux: Des incitations pour encourager les pratiques éthiques des plateformes, comme des réductions d’impôts pour celles qui adoptent un modèle économique plus équitable.
Des sanctions: Imposer des sanctions plus strictes aux plateformes qui ne respectent pas les droits des artistes pourrait également être un levier de changement.
Dans cette vision prospective, le but serait de créer un nouvel écosystème où les artistes sont rémunérés de manière plus juste et transparente, tout en ayant un meilleur contrôle sur leurs œuvres. Ce serait une évolution favorable pour les musiciens, auteurs, et compositeurs.
Pour conclure
Compliqué, tout çà, vous ne trouvez pas ? Une chose est certaine : depuis une bonne quinzaine d’années la dématérialisation de la musique sur internet a bouleversé complètement la question des rémunérations des artistes.
Elle a mis en péril la vente des supports physiques (les disques) qui ont chuté drastiquement au cours des 10 dernières années.
Les plateformes musicales en ligne apportent à la fois aux artistes de nouvelles possibilités de se faire entendre sur toute la planète, ce qui est positif. Mais elles portent atteinte aux justes rémunérations des artistes.
Toujours plus d’artistes diffusés, mais toujours moins de rémunérations des artistes pour leurs diffusions.
Le constat : ce système économique est en pleine mutation, dans le désordre et la rapidité propres à notre univers numérique. Même si pas mal d’acteurs sont de bonne foi, l’ampleur du problème est telle qu’on n’est pas près de trouver le système idéal qui garantirait de justes rémunérations des artistes.
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Vous êtes musicien, podcasteur, ou simplement un passionné de l’audio ? Vous vous demandez quel type de studio audio conviendrait le mieux à vos projets ? Dans cet article, nous allons explorer 6 options de studio audio, du home studio amateur jusqu’au studio audio professionnel.
Pour chaque option, nous aborderons les objectifs de production, les moyens techniques nécessaires et les compétences que vous devrez acquérir.
Bien évidemment, ces 6 options cohérentes sont destinées avant toute chose à y voir clair. Et ne perdez jamais de vue que vous pouvez évoluer progressivement d’une option à une autre, au fur et à mesure que vous allez avancer et monter en compétences.
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1. Le Home Studio Loisirs
C’est typiquement la bonne manière de démarrer dans la production audio, de se faire les dents avec un studio audio amateur. Pas d’investissement coûteux. Donc aucun risque à mettre les mains dans le cambouis.
Que vous ayez déjà une pratique musicale ou non, n’hésitez pas à vous lancer. Cela vous permettra également de jauger les difficultés, les compétences à acquérir et de comprendre dans quoi vous vous plongez.
Objectifs de Production
Enregistrement de maquettes
Apprentissage des bases de l’audio
Moyens Techniques
Micro USB : 50€ – 100€
Logiciel audio gratuit : basique (Audacity) ou plus complet (MuLab)
Plugins de base inclus dans le logiciel
Casque audio : 50€ – 100€
Local : une table dans une chambre ou une pièce de votre appartement
Compétences Nécessaires
Bases de l’enregistrement audio
Enregistrement et Montage simples
Utilisation de plug-ins de base
Budget Total : 100€ – 200€
2. Le Studio Podcast
Pour vous lancer dans le podcast, pas besoin d’un énorme studio audio. Un ordinateur, un casque, un logiciel audio basique et au moins un bon micro pour la parole suffisent.
Ensuite, je vous conseille de mettre le paquet sur une bonne formation pour préciser et consolider votre projet de podcast, bien prendre en compte les particularités des techniques de la parole, les contraintes de l’écosystème des podcasts.
Objectifs de Production
Production de podcasts de bonne qualité
Interviews
Montage des voix et mixage des illustrations sonores
Moyens Techniques
1 Micro usb ou 2 Micros voix : 100€ à 200€
Interface audio : 200€ – 400€
2 micros cravate pour smartphone : 280€
Logiciel audio gratuit : Audacity ou MuLab
Local : une table dans une chambre ou une pièce de votre appartement
Compétences Nécessaires
Prise de son des voix parlées
Techniques d’interview
Montage avancé et Mixage simple
Budget Total : 300€ – 800€
3. Le Home Studio Passion
Généralement, on fait passer son studio audio dans cette catégorie, quand on a attrapé le virus de la production et quand on y passe beaucoup de temps.
La passion est nécessaire pour pouvoir envisager de faire carrière ensuite dans ces métiers créatifs. C’est en tout cas ce que je pense, c’est mon expérience dans ce domaine qui ne souffre pas la médiocrité.
Le studio audio Passion est somme toute l’évolution naturelle du studio audio Loisirs. Et il sera peut-être la marche vers la catégorie supérieure que nous verrons plus tard.
Objectifs de Production
Enregistrement de chansons complètes
Mixages multipistes de bonne qualité
Moyens Techniques
Micro de studio à condensateur : 200€ – 500€
Interface audio : 200€ – 400€
Moniteurs de studio : 200€ – 400€
Logiciel audio intermédiaire (Reaper ou MuLab) : 60€
Local : une pièce entière dédiée à votre studio audio
Compétences Nécessaires
Techniques d’enregistrement avancées
Mixage
Mastering de base
Budget Total : 660€ – 1 360€
4. Le Studio Musiciens – Compositeurs
Si vous êtes compositeur ou musicien·ne, même amateur, vous avez intérêt à tout de suite envisager cette option, car vous êtes certain·ne d’avoir besoin d’un studio audio pour enregistrer, travailler vos compos, mixer les commandes musicales qui vous font ou vous feront vivre.
Le studio audio personnel est devenu un outil indispensable pour tous les musiciens et a fortiori pour tous les compositeurs.
Objectifs de Production
Production musicale de haute qualité
Enregistrements multipistes
Composition et arrangement
Moyens Techniques
Micros à ruban ou à condensateur : 1000€
Interface audio haut de gamme : 300€ – 600€
Moniteurs de studio : 300€ – 600€
Logiciel DAW professionnel (Cubase, Logic Pro ou Pro Tools) : 600€
Plugins professionnels Waves, Native : 1 500€
Local : grande pièce indépendante (sous-sol, garage, grenier aménagés)
Compétences Nécessaires
Techniques de prise de son stéréo et multipistes
Techniques de prise de son stéréo et multipistes
Mixage et mastering avancés
Connaissances en acoustique musicale, théorie musicale et pratique instrumentale
Vous poursuivez un but commercial avec votre studio audio, c’est à dire vendre vos prestations audio à des clients, entreprises, labels, musiciens etc …
Il vous faut alors une installation plus définitive et plus démonstrative. Votre studio audio doit donner confiance et impressionner vos futurs clients. Ce sera souvent la visite du studio audio qui décidera votre client, ou pas !
Evidemment, derrière le visuel, le design et l’étalage des machines, il vous faudra assurer au niveau du résultat.
Objectifs de Production
Services d’enregistrement audio pour musiciens, compositeurs, entreprises, agences de communication et boites de production audiovisuelle
Production musicale, audiovisuelle
Post-production : doublage de voix, mixage de films, mastering …
Moyens Techniques
Micros de studios professionnels : 1 000€ – 2 000€
Équipement de traitement acoustique : 1 000€ – 2 000€
Moniteurs de studio : 600€ – 1 500€
Table de mixage : 5 000€
Logiciels professionnels spécialisés Cubase, Protools, Logic Pro, Final Cut Pro, Première : 3 000€
Plugins professionnels Waves, Native : 1 500€
Local : indépendant avec plusieurs pièces et pouvant accueillir des clients
Compétences Nécessaires
Gestion de projet
Toutes techniques audio et de post-production
Marketing et relations clients
Budget Total : 12 000€ – 15 000€
6. Le Studio Audio Professionnel
C’est le grand studio, bien équipé, bien installé, cossu et capable d’accueillir de grosses productions qui peuvent y mettre les moyens.
L’investissement peut être très conséquent. Le budget annoncé ci-dessous doit être considéré comme un minimum. Il faut donc avoir les reins solides, un projet construit et une grosse expérience professionnelle, ainsi que des références sérieuses dans le métier.
Je vous déconseille fortement de vous lancer sans tout çà et sans avoir élaboré un business plan très sérieux. La concurrence est rude et sévère dans le secteur.
Objectifs de Production
Production audio de niveau industriel
Services d’enregistrement multipistes, mixage et mastering pour la production musicale
Production pour médias et publicités
Moyens Techniques
Micros haut de gamme : 5 000€ – 10 000€
Studio insonorisé : 10 000€ – 20 000€
Moniteurs de studio : 1 000€ – 2 000€
Table de mixage : 5 000€
Logiciels de pointe : 3 000€
Plugins professionnels Waves, Native : 1 500€
Compétences Nécessaires
Expertise en ingénierie du son
Gestion d’équipe
Networking professionnel
Budget Total : 25 500€ – 41 500€
Pour aller plus loin
Voilà, vous avez maintenant une idée des différentes options qui s’offrent à vous en matière de studio audio. Chaque option a ses avantages et inconvénients, mais surtout le choix dépendra de vos objectifs, de votre budget et de vos compétences. Alors, prêt à monter votre studio ?
Mais vous avez peut-être déjà commencé. Pouvez-vous évaluer votre studio audio et vous situer dans une de ces 6 options ?
Vous pouvez très bien commencer en amateur (option 1) et vouloir petit à petit vous professionnaliser. Jusqu’à peut-être même créer votre propre entreprise de production (options 5 et 6).
Mais pour aller plus loin, vous pouvez vous faire accompagner par des formateurs, des conseillers en audio professionnel. Ce sont souvent les mêmes.
En effet, internet et les réseaux sociaux peuvent vous apporter en la matière plein de connaissances en vrac, mais la cohérence ne peut se trouver qu’auprès de professionnels capables de transmettre leurs compétences, leurs savoirs, leur métier.
Audio Formations
Vous propose des formations en lien direct avec ce que nous venons d’évoquer dans cet article :
Si vous êtes musicien, producteur ou même podcasteur, l’idée de construire un home studio de qualité professionnelle a sans doute traversé votre esprit. Mais qui a les moyens de débourser une fortune en équipement ? Pas de panique ! Voici 9 conseils pour construire votre home studio pro avec un budget limité. Conseils pratiques et recommandations pour ne pas casser la banque.
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1. Établissez et ajustez votre budget
Une approche intelligente commence par un budget bien défini. Utilisez des feuilles de calcul ou des applications de gestion de budget pour noter le coût de chaque élément dont vous aurez besoin : ordinateur, interface audio, microphone, logiciels, haut-parleurs, etc.
Ce budget initial n’est pas gravé dans le marbre. Le monde du matériel audio évolue constamment, et vous pourriez tomber sur une excellente affaire que vous ne voudriez pas manquer. Alors, ayez toujours un petit fonds d’urgence pour ces opportunités.
Nous reviendrons plus tard sur les priorités qui sont trop souvent méconnues et sujettes à des malentendus. Il est nécessaire de les connaitre pour construire votre home studio avec un budget limité.
2. Choisissez l’emplacement idéal
L’emplacement de votre home studio jouera un rôle primordial dans la qualité de vos enregistrements et de vos productions en général. Un espace loin des bruits de rue ou des pièces animées de la maison est idéal.
Tâchez également d’évaluer les éventuelles nuisances sonores que vous pourriez faire subir à vos voisins. Faites quelques tests préalables en collaboration avec eux. Il n’est pas rare qu’un projet de home studio dans un immeuble tombe à l’eau pour cette raison car l’isolation phonique est très technique et peut être très coûteuse.
Une pièce de volume important vous permettra de passer tous types de projets de production. Une pièce de 16m2 conviendra parfaitement pour vos projets solo. 60 m2 permettra d’enregistrer jusqu’à 8 musiciens en simultané.
Ne divisez pas votre pièce en 2 pour faire une cabine séparée. Ce serait dans la plupart des cas une très grave erreur !
3. Faites des recherches sur les équipements
Internet est une mine d’or d’informations. Utilisez des forums spécialisés, lisez des articles comparatifs et regardez des vidéos YouTube pour établir la liste de votre matériel. Consultez les sites de vente en ligne pour comparer les prix et lire les avis des utilisateurs.
Toutes ces recherches sont très utiles pour vous informer des tendances du marché de l’équipement. Attention toutefois de ne pas vous fier à ce que vous trouvez sur le web pour faire vos choix. Faites plutôt appel à une ou plusieurs personnes qualifiées pour faire le tri. Attention tout choix ou conseil peut être subjectif.
4. Achetez d’occasion pour votre home studio pro avec un budget limité
L’achat d’occasion est une excellente manière d’économiser, mais cela nécessite de prendre certaines précautions. Toujours vérifier l’état de l’équipement, demander des garanties, et si possible, rencontrer le vendeur pour tester l’appareil vous-même.
Mais il est certain qu’on peut trouver du matériel intéressant en très bon état sur des plateformes sécurisées comme Le Bon Coin. Par contre soyez très prudents sur les forums spécialisés et les groupes Facebook qui sont souvent peuplés d’escrocs.
Un conseil pour les paiements : jamais de liquide ! Utilisez les formules de paiement sécurisé (LeBonCoin) ou Paypal qui vous permettent également d’être remboursé en cas d’arnaque.
5. Investissez dans des bases solides
Ne lésinez pas sur l’ordinateur, l’interface audio, le micro et les haut-parleurs. Ils sont le cœur de votre home studio.
Un ordinateur rapide avec beaucoup de RAM et de stockage vous fera gagner du temps. Un ordinateur standard d’aujourd’hui avec 16Mo de RAM et un 500 Go d’espace disque suffisent largement pour faire de l’audio.
Une interface audio de qualité assurera que votre son est capturé fidèlement. Elle sera aussi fonction des projets audio que vous envisagez. Réaliser des podcasts peut même se faire sans interface audio.
Ce sont aussi deux postes que vous pouvez faire évoluer progressivement en fonction de vos besoins.
Un bon micro de studio peut faire la différence entre un son amateur et professionnel. Et les moniteurs de studio aussi sont très importants car ils vous permettent de contrôler efficacement votre son en mixage et mastering. Ce sont là 2 équipements durables, indémodables et indispensables.
Si vous vous équipez tout de suite avec une qualité suffisante, vous investissez là pour la vie. Alors, faites-en une priorité. Ci-dessous : un micro Neumann TLM103 et une paire de moniteurs Focal Alpha sont une base très solide pour votre home studio pro avec un budget limité.
6. Do It Yourself pour l’acoustique
Si vous êtes habile de vos mains, pourquoi ne pas créer vos propres solutions acoustiques ? Des panneaux faits maison utilisant de la laine de roche recouverte de tissu peuvent être à la fois efficaces et esthétiques.
Plus simplement des rideaux, des tentures font très souvent l’affaire pour améliorer efficacement l’acoustique pour un coût dérisoire. Cette étape vous permettra aussi de personnaliser votre espace tout en optimisant l’acoustique.
Un principe général est que l’utilisation de matériaux absorbants réduira les mauvaises réflexions surtout dans les petites pièces.
Et ne confondez pas isolation phonique et traitement acoustique.
7. Logiciels gratuits ou open-source
Pas besoin de casser tout de suite la tirelire pour de gros logiciels. Audacity, Reaper, et même certains DAWs (Digital Audio Workstations) proposent des versions gratuites ou peu coûteuses qui sont plus que suffisantes pour commencer.
Upgrader sera toujours possible lorsque vous en ressentirez le besoin et que vous aborderez de plus gros projets de production musicale.
8. Composez logiquement votre chaîne audio
Votre chaîne audio doit être bien pensée. Chaque élément, du micro à l’interface audio, puis au logiciel de mixage, doit être compatible avec les autres. Vérifiez les spécifications, les formats pris en charge et assurez-vous que tout est cohérent pour éviter les mauvaises surprises.
Attention donc aux solutions miracles ou aux marques exotiques. Par contre, si vous restez dans les marques et les produits standards sur le marché professionnel, vous réduisez considérablement les risques.
C’est inutile et même souvent nuisible de chercher l’originalité en matière d’équipement de studio. Ce n’est absolument pas là qu’il faut être créatif.
9. Économisez sur les accessoires, mais pas sur la qualité
Les accessoires comme les câbles, les supports de micro et les filtres anti-pop peuvent être coûteux. Cependant, il existe des alternatives économiques qui ne sacrifient pas la qualité. Comparez les prix en ligne, cherchez des lots ou des offres groupées, des promos et lisez toujours les avis avant d’acheter.
Un conseil personnel pour construire votre home studio pro avec un budget limité. Et je l’assume à 300% : ne faites pas trop confiance aux magasins du coin dont les vendeurs vont très souvent vous conseiller ce qu’ils ont dans la boutique et pas ce dont vous avez besoin. Il y a là un piège énorme à éviter absolument pour tous vos achats !
Conclusion
Créer votre home studio pro avec un budget limité est non seulement possible, mais aussi très réalisable. Ces premiers conseils ont pour objectif de vous fournir des informations nécessaires pour vous éviter de commettre de grosses erreurs.
Si vous voulez aller plus loin dans la mise en place de votre propre espace de création, ne vous précipitez pas ! Et dites-vous bien que la meilleure manière de ne pas vous planter est de prendre le temps d’acquérir les compétences adéquates.
Toute bonne formation audio commence d’ailleurs par faire le tour de cette question afin de poser préalablement des bases techniques saines et efficaces.
Pour aller plus loin
Audio Formations vous propose des formations professionnelles continues en ligne qui prennent toutes en compte cette étape cruciale de l’équipement pour vous permettre de créer votre home studio pro avec un budget limité :
Dans le monde de la production audio, la performance de votre ordinateur est essentielle. Que vous soyez musicien, producteur ou technicien, vous avez probablement déjà rencontré ce problème : la saturation du processeur lors de l’utilisation de votre logiciel audio.
Ce problème peut bloquer votre processus créatif et affecter la qualité de votre travail. Nous allons explorer pourquoi il se produit une saturation du processeur et comment vous pouvez la résoudre.
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Comprendre le rôle du processeur dans la production audio
Le processeur, ou CPU, est le cerveau de votre ordinateur. Il est responsable de l’exécution des instructions de chaque programme que vous utilisez, y compris vos logiciels audio. En production audio, le processeur joue un rôle crucial dans le traitement des effets, des plugins, du mixage et plus encore : il calcule en temps réel tous les paramètres des sons qui sont lus ou enregistrés.
Mine de rien, c’est un travail énorme !
La saturation du processeur se produit à chaque fois que votre CPU est surchargé par trop de tâches à la fois, trop de calcul en temps réel. Cela peut se manifester par des problèmes que vous connaissez bien : des clics, des pops ou des retards dans votre audio, ce qui peut rendre votre travail de production carrément impossible en enregistrement, comme en mixage..
Pourquoi la saturation du processeur se produit dans votre logiciel audio ?
Il y a plusieurs raisons. L’une des causes les plus courantes est l’utilisation excessive de plugins ou d’effets. Chaque plugin que vous utilisez nécessite une certaine quantité de ressources CPU pour fonctionner. Si vous utilisez trop de plugins à la fois, ou si vous utilisez des plugins particulièrement gourmands en ressources, cela peut surcharger votre processeur.
De plus, la configuration de votre ordinateur peut également jouer un rôle. Par exemple, si votre ordinateur a une faible quantité de mémoire RAM ou un processeur plus ancien, il peut avoir du mal à gérer des tâches de production audio complexes.
Mais la saturation du processeur peut provenir d’autres mauvaises pratiques.
Comment prévenir et résoudre la saturation du processeur
La saturation du processeur peut être un défi majeur dans la production audio, mais il existe plusieurs stratégies que vous pouvez utiliser pour prévenir et résoudre le problème.
Voici 8 conseils détaillés pour optimiser l’utilisation de votre processeur :
Gérez correctement vos plugins : Les plugins sont essentiels pour la production audio, mais ils peuvent aussi être gourmands en ressources. Essayez de limiter le nombre de plugins que vous utilisez à la fois. Si vous utilisez un plugin qui est particulièrement gourmand en ressources, envisagez de chercher une alternative plus légère. De plus, n’oubliez pas de désactiver ou de supprimer les plugins que vous n’êtes pas en train d’utiliser. Chaque plugin actif consomme une partie de la puissance de votre processeur, même s’il n’est pas utilisé dans votre projet actuel.
Soignez vos prises de son : Avez-vous vraiment besoin de placer sur chaque piste un égaliseur à 4 bandes, un compresseur et une réverb ? Certainement pas ! Rien que çà peut être la cause de la saturation du processeur dans un projet de 16 pistes. Alors il existe une stratégie à 200% de rendement pour vos productions : soigner vos prises de son avec un seul bon micro, bien placé devant votre instrument, sans aucun effet ni égalisation à la prise, directement vers votre préampli d’entrée. En prenant cette précaution, vous n’aurez quasiment pas besoin de plugins sur votre piste, donc vous allez réduire drastiquement les risques de saturation du processeur et en plus le son de votre production n’en sera que meilleur.
Utilisez les effets de réverbération en send, pas en insert : Les effets de réverbération sont sans doute les plus gourmands en ressources CPU. Ils sont souvent la cause de la saturation du processeur. Une technique courante pour économiser les ressources du processeur est d’utiliser ces effets en send, plutôt qu’en insert. Lorsque vous utilisez un effet en send, vous créez une piste d’effet séparée que vous pouvez utiliser pour plusieurs pistes. Cela signifie que votre processeur n’a besoin de traiter l’effet qu’une seule fois, plutôt que de le traiter séparément pour chaque piste. C’est une technique particulièrement utile pour les effets de réverbération, qui sont souvent utilisés sur plusieurs pistes dans un mix.
Réglez vos paramètres de qualité : De nombreux logiciels audio vous permettent de régler les paramètres de qualité. Ils peuvent affecter la quantité de ressources CPU que votre logiciel utilise. Par exemple, des paramètres de qualité plus élevés peuvent produire un son de meilleure qualité, mais ils peuvent aussi surcharger votre processeur. Si vous rencontrez des problèmes de saturation du processeur, essayez de réduire ces paramètres. Vous pouvez également essayer de travailler avec des paramètres de qualité inférieurs pendant la phase de création, puis augmenter la qualité lorsque vous êtes prêt à finaliser votre projet. Les paramètres de qualité dans les logiciels audio se réfèrent généralement à la résolution et à la profondeur de bit de l’audio que vous travaillez. Ces paramètres peuvent avoir un impact significatif sur la consommation de ressources CPU, donc sur une éventuelle saturation du processeur.
La résolution audio souvent mesurée en kilohertz (kHz), détermine la fréquence d’échantillonnage de votre audio. Une résolution plus élevée signifie que l’audio est échantillonné plus fréquemment, ce qui peut produire un son de meilleure qualité. Cependant, une résolution plus élevée nécessite également plus de ressources CPU. Par exemple, travailler avec de l’audio à 96 kHz nécessite plus de ressources CPU que de travailler avec de l’audio à 44,1 kHz. Alors 48 kHz est une résolution se qualité et pas trop gourmande.
La profondeur de bit mesurée en bits, détermine la quantité de données utilisées pour représenter chaque échantillon audio. Une profondeur de bit plus élevée peut produire un son de meilleure qualité, mais elle nécessite également plus de ressources CPU. Par exemple, travailler avec de l’audio à 32 bits est plus gourmand que de travailler avec de l’audio à 16 bits. 24 bits est tout à fait raisonnable et suffisant même pour les calculs très complexes. Dans votre logiciel audio, vous pouvez ajuster ces paramètres de qualité en fonction de vos besoins. Si vous rencontrez des problèmes de saturation du processeur, vous pouvez essayer de réduire la résolution ou la profondeur de bit de votre projet. Cependant, gardez à l’esprit que cela peut également affecter la qualité de votre son. Il est donc important de trouver un équilibre entre la qualité du son et les performances de votre processeur. Définitivement, 24 bits 48 kHz est l’idéal pour éviter une saturation du processeur !
Améliorez la configuration de votre ordinateur : Si votre ordinateur a du mal à gérer vos projets audio, il se peut que vous ayez besoin d’améliorer sa configuration. L’ajout de mémoire RAM peut aider votre ordinateur à gérer plus efficacement plusieurs tâches à la fois. On recommande en général 16 Mb de Ram au minimum.
De même, la mise à niveau de votre processeur peut augmenter la quantité de traitement que votre ordinateur peut gérer. Mais c’est rare, car les ordinateurs d’aujourd’hui ont des processeurs largement suffisants pour traiter l’audio. Bien ventiler votre machine en période de canicule peut aussi être nécessaire pour maintenir les performances et éviter la saturation du processeur.
Utilisez des outils de surveillance du processeur : Ils sont nombreux et peuvent vous donner une idée de la quantité de ressources CPU que vos logiciels et plugins utilisent, et vous aider à identifier les problèmes potentiels avant qu’ils ne provoquent une saturation du processeur. Certains logiciels audio ont même des outils de surveillance intégrés que vous pouvez utiliser.
Gestionnaire des tâches (Windows) / Moniteur d’activité (Mac) : Ces outils intégrés à votre système d’exploitation vous permettent de voir combien de ressources CPU sont utilisées par chaque application et processus sur votre ordinateur. Ils peuvent vous aider à identifier les applications qui consomment beaucoup de ressources CPU.
CPU-Z : C’est un outil gratuit qui fournit des informations détaillées sur votre processeur, y compris sa charge actuelle. Il est disponible pour Windows et Android.
HWMonitor : C’est un outil de surveillance du matériel qui peut vous donner des informations détaillées sur l’utilisation de votre processeur, ainsi que sur d’autres aspects de votre système, comme la température de votre processeur et la vitesse de votre ventilateur. Il est disponible pour Windows.
iStat Menus (Mac) : C’est un outil de surveillance du système pour Mac qui peut vous donner des informations détaillées sur l’utilisation de votre processeur, ainsi que sur d’autres aspects de votre système.
Intel Power Gadget : Si vous avez un processeur Intel, cet outil peut vous donner des informations détaillées sur l’utilisation de votre processeur et sa température. Cependant, gardez à l’esprit que la surveillance constante de votre processeur peut également consommer des ressources, donc utilisez ces outils de manière judicieuse, c’est à dire pas en permanence.
Optimisez votre système d’exploitation : Votre système d’exploitation peut également affecter les performances de votre processeur. Assurez-vous que votre système d’exploitation est à jour et que vous avez désactivé toutes les applications et services inutiles qui pourraient consommer des ressources CPU.
Lorsque vous faites du son ou de la vidéo, déconnectez-vous d’internet et fermez toutes les autres applications. De plus, certains systèmes d’exploitation ont des paramètres d’optimisation spécifiques que vous pouvez ajuster pour améliorer les performances de votre processeur.
Utilisez le rendu hors ligne : Le rendu hors ligne, ou « bounce » ou encore « gel de piste » est une technique utilisée dans la production audio pour réduire la charge sur le processeur de l’ordinateur. Lorsque vous « gelez » une piste, le logiciel audio crée une version temporaire de la piste avec tous les effets et plugins appliqués. Cette version est enregistrée en tant que fichier audio, ce qui signifie que le logiciel n’a plus besoin de traiter les effets et plugins en temps réel. Voici comment cela fonctionne généralement :
– Sélectionnez la piste à geler : Choisissez la piste sur laquelle vous avez appliqué des effets ou des plugins qui consomment beaucoup de ressources CPU.
– Gelez la piste : Utilisez la fonction de gel de piste de votre logiciel audio pour créer une version audio de la piste. Cette version inclura tous les effets et plugins que vous avez appliqués à la piste.
– Travaillez sur votre projet : Une fois la piste gelée, vous pouvez continuer à travailler sur votre projet comme d’habitude. La piste gelée sera lue comme un fichier audio normal, ce qui signifie qu’elle utilisera beaucoup moins de ressources CPU.
– Dégelez la piste si nécessaire : Si vous devez apporter des modifications à la piste, vous pouvez la « dégeler », ce qui vous permettra de modifier les effets et les plugins. Une fois que vous avez terminé, vous pouvez à nouveau geler la piste pour réduire la charge sur votre processeur. Le gel de piste est un outil très utile pour éviter la saturation du processeur, surtout si vous travaillez sur un projet complexe avec de nombreux effets et plugins.
Cependant, gardez à l’esprit que le gel de piste crée une version audio de la piste à un moment précis, donc si vous apportez des modifications à la piste après l’avoir gelée, vous devrez la dégeler et la regeler pour que ces modifications soient prises en compte.
Ce qu’il faut éviter : une piste audio pleine de plugins mène tout droit à la saturation du processeur
En mettant en pratique ces conseils, vous pouvez prévenir la saturation du processeur, optimiser son utilisation et améliorer la qualité de votre production audio.
Pour conclure et aller plus loin
La saturation du processeur peut être un obstacle majeur dans la production audio, mais en comprenant pourquoi cela se produit et en prenant des mesures pour le prévenir et le résoudre, vous pouvez améliorer la performance de votre ordinateur et la qualité de votre travail. Pas la peine de changer d’ordinateur, commencez par bien l’utiliser.
Et si vous souhaitez recevoir plus de conseils sur la production audio, inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle et suivez régulièrement notre blog.
Pour aller plus loin, gagner beaucoup de temps et atteindre une qualité professionnelle pour vos productions audio et musicales, vous avez sans doute besoin de vous former sérieusement.
Si vous êtes débutant·e en réalisation audio, vous ne les entendez peut-être même pas, ces clics qui peuvent parsemer votre montage-son. Mais si vous êtes déjà expérimenté, vous ne savez sans doute pas comment les éliminer.
Si vous êtes dans ce cas, cet article est fait pour vous, pour vous donner les 6 précautions à prendre pour éviter les clics en montage audio.
Vous pouvez aussi écouter cet article :
Il y a 2 grandes familles de clics, pourrait-on dire, qui peuvent provenir de mauvaises manips de différentes natures, que ce soit en réalisation de podcasts ou en production musicale.
Les clics de montage ou de mixage
1. Évitez les coupures à des niveaux non nuls :
Lorsque vous coupez une piste audio, faites-le toujours à des points où la forme d’onde passe par le point zéro. Les coupures brusques à des niveaux non nuls créent des clics audibles.
C’est la cause principale des clics au montage et voici la technique utile en détail pour les prévenir. Là où vous allez couper votre son, zoomez à fond sur la forme d’onde. Ceci vous permet de couper exactement à un point zéro de la courbe. Ca va vous prendre du temps, mais ca vaut le coup.
Une autre manière cette fois d’anticiper est d’activer la fonction Caler à un point zéro que vous allez trouver là dans Cubase :
Une fois activée, c’est le logiciel qui va placer votre point de coupe sur le point zéro le plus proche et ainsi éviter pour toujours la plupart des clics de montage.
sur Logic Pro :
La même fonction existe sur Logic Pro dans le menu général Edition , cochez Caler les éditions sur les passages à zéro
2. Utilisez des fondus enchaînés (Fade In/Fade Out) :
Les fondus enchaînés peuvent aussi vous aider à minimiser les clics en lissant les transitions entre différentes parties d’un enregistrement. Ils sont particulièrement utiles lorsque vous combinez plusieurs prises ou lorsque vous supprimez des sections d’un enregistrement.
Au début d’un son, placez un fade-in très court qui ne va pas modifier l’attaque du son, mais qui va éviter que le son commence par un clic. A la fin d’un son ou de votre morceau, vous laissez un petit temps de silence. Placez-là un fade-out qui peut-être un peu plus long, de manière à ce que le son se termine toujours par un volume à zéro.
En plus les fades in et out auront l’avantage de mieux gérer l’éventuel bruit de fond avant ou après le son. C’est à dire de le masquer efficacement. Personnellement, je fais toujours çà au début et à la fin d’un morceau avant de l’exporter.
Les clics parasites ou craquements
3. Nettoyage de la piste audio :
Utilisez des outils de nettoyage du son. Des outils tels que les filtres passe-haut et les plugins éliminateurs de clics (par exemple Izotope) peuvent aider à réduire ou à éliminer les clics indésirables. Personnellement, je n’utilise ce genre d’outils qui détectent automatiquement ou bien filtrent carrément le son, qu’en cas de besoin absolu, quand tout a échoué ou en cas de restauration audio. En effet, à chaque fois qu’on filtre ou qu’on détecte automatiquement, on altère le son et des artefacts gênants peuvent apparaître.
4. Gestion des niveaux d’entrée :
Une trop grande amplitude du signal d’entrée peut provoquer une saturation et donc des clics ou plutôt des craquements. Assurez-vous que les niveaux d’entrée sont correctement réglés lors de l’enregistrement.
5. Assurez une alimentation stable :
Les fluctuations de courant peuvent également provoquer des clics. Utilisez un onduleur ou une source d’alimentation stable pour éviter ce problème.
NB : ce genre d’instabilités ne surviennent en principe que dans certaines zones rurales. En effet plus vous êtes en fin de réseau, moins le courant fourni par EDF est stable. Vous ne vous en apercevez pas au quotidien, mais cela peut affecter certains appareils, comme par exemple les ordinateurs et notamment dans des applications audio ou vidéo qui utilisent beaucoup de processeur.
Mais c’est une cause assez rare de clics ou de craquements.
6. Préparez correctement votre matériel :
Assurez-vous que vos équipements audio sont en bon état avant de commencer l’enregistrement. Un microphone défectueux, un câble abîmé ou une interface audio défectueuse peut causer des clics, des craquements, des buzzes ou d’autres problèmes audio indésirables.
Pour aller plus loin
Ce genre de petits désagréments (clics, craquements, parasites, etc…) peut vous faire perdre un temps considérable lorsque vous travaillez sur votre logiciel audio. J’en sais quelque chose, je l’ai vécu il y a 30 ans quand j’ai commencé à l’arrache à faire de la production musicale en home studio.
Evidemment, ce n’est surtout pas ce que vous recherchez. Quand vous êtes dans votre flux créatif, il ne faut pas que des incidents techniques viennent l’interrompre et casser votre inspiration.
Voilà pourquoi je vous conseille fortement de vous former afin de connaître et utiliser les bonnes méthodes, les bons outils et les bons usages. Car l’essentiel en studio de création c’est bien sûr la dimension artistique : vous ne pouvez pas créer sereinement et atteindre un résultat de qualité professionnelle, si vous ne maitrisez pas les outils et les techniques.
C’est cela entre autres que je tiens à vous transmettre dans les formations en ligne :
On entend beaucoup parler de son en 3D, de son binaural ou encore ambisonique. Nous allons essayer d’y voir plus clair et aussi d’expérimenter cette écoute binaurale, c’est à dire en 3 dimensions et de la comparer aux autres formats de diffusion audio.
Vous pouvez aussi écouter cet article :
Qu’est-ce que le son binaural ?
C’est une technique d’enregistrement qui tente de reproduire au mieux notre écoute humaine qui est si sophistiquée.
Elle est basée sur un couple de micros omnidirectionnels disposés chacun à la place de nos 2 oreilles. C’est ce qu’on appelle une tête binaurale. Elle permet de reproduire au plus près notre écoute humaine.
Effectivement nous sommes capables tout à fait naturellement d’entendre les sons autour de nous, à 360 degrés, donc en 3 dimensions : Gauche, droite, mais aussi avant arrière et même plus en haut et en bas.
L’écoute causale
C’est ce qui nous permet ce qu’on nomme l’écoute causale : nous entendons en permanence les sons tout autour de nous et notre cerveau peut ainsi détecter des sources sonores, notamment des causes de danger : comme une voiture qui s’approche de nous par derrière ou dans la nature un animal, par exemple un serpent qui siffle derrière nous ou un oiseau qui nous survole…
La stéréophonie
A la fin des années soixante, les industries du disque, de la radio, de la télévision ont adopté le standard sonore de la stéréophonie qui tente de reproduire au mieux cette écoute humaine sur 2 haut-parleurs. Depuis, toutes les musiques, les bandes-son de vidéo, la radio et même les plateformes numériques diffusent en stéréo.
Ça fait quand même plus de 50 ans …
Et la stéréo nous permet de situer les sons dans un espace en 2 dimensions : latéral (gauche-droite) et en profondeur (du premier plan au lointain).
C’est déjà bien, mais quid de l’arrière, du haut et du bas ? La stéréo ne nous permet pas d’entendre la direction d’un son qui serait situé par exemple derrière nous et en hauteur. Un avion qui nous survole ou toute autre source sonore.
La multi-phonie
La multi-phonie, c’est la diffusion sur plus de 2 haut-parleurs : 4, 5 ou 8, comme pour le home cinéma et dans les salles. Mais on peut aussi spatialiser la musique électro-acoustique sur des acousmoniums qui peuvent compter plusieurs dizaines de haut-parleurs.
Cette multi-phonie n’a guère existé pour les particuliers que dans le système du home cinéma. Ce phénomène est tombé en désuétude avec la généralisation des smartphones, des tablettes et des plateformes de diffusion qui nous conduisent beaucoup plus à visionner et écouter de manière solitaire sur des petits écrans.
Pour la musique, la quadriphonie ou le home cinéma n’ont pas réussi à détrôner la bonne vieille stéréo qui reste encore aujourd’hui le standard d’écoute de musique, de podcast et de vidéo.
La prise de son binaural
Lorsqu’on se penche sur l’histoire du son binaural, on s’aperçoit que le système est assez ancien, puisqu’il a été inventé quasiment en même temps que la stéréo dans les années 70. Mais tant qu’on écoutait la musique uniquement sur 2 haut-parleurs, le son binaural n’avait aucune utilité.
Maintenant qu’on écoute quasiment toute les musiques sur des écouteurs ou au casque, le son binaural semble revenir en force.
Alors, je vous propose ce sketch magnifique enregistré en binaural. Attention, c’est très immersif : vous êtes chez le barbier, sur le fauteuil et le barbier s’occupe de vous …
Pour profiter de ce son binaural, donc en 3 dimensions, il y a 2 conditions : être au calme et écouter cet audio avec des écouteurs ou avec un casque audio. Un simple smartphone suffit, à condition de mettre des écouteurs.
Alors, c’est parti, écoutez ! Vous êtes chez Luigi, le barbier binaural …
Ingés-son, créateurs sonores : le son binaural c’est pour vous
Mis à part le talent fou des 2 comédiens, cet enregistrement aurait pu être effectué avec un simple Sennheiser Ambeo Smart Headset . Si vous voulez faire des prises de son binaural avec un iPhone ou un iPad , achetez cet excellent dispositif. On le trouve sur Amazon pour un prix ridicule de moins de 50€.
Profitez de cette erreur de marketing manifeste de Sennheiser. Peut-être même que vous n’en trouverez plus, car à l’heure où j’écris cet article, Sennheiser en a arrêté la fabrication.
Mais je vous préviens : autant les micros sont excellentissimes, autant n’espérez pas en faire aussi vos écouteurs de smartphone. C’est la raison pour laquelle le fabricant s’est planté : les écouteurs sont très mauvais.
Mais ils suffisent très largement à contrôler votre prise de son binaural qui sera d’excellente qualité car les micros sont top !
Pour l’extérieur, il vous faudra des petites bonnettes anti-vent, ce qui est assez facile à adapter avec un peu d’imagination et de bricole.
Attention : le dispositif n’est compatible que pour iPhone ou iPad seulement.
Si vous pensez à vous équiper en son binaural pour produire des paysages sonores, du field recording, des pièces de cinéma pour l’oreille, des hörspiels, si vous voyez ce que je veux dire, alors vous avez aussi la possibilité d’investir dans une tête binaurale plus conséquente :
Soundman OKM II Classic A3 – 192 € : pas forcément mieux, car vous allez sortir en mini-jack, donc pensez à votre enregistreur …
Evidemment, on atteint là un sommet … Et franchement, je doute que vous puissiez amortir un tel investissement.
Alors, le système Sennheiser Ambeo Smart Headset est vraiment ce que je vous conseille vivement. Et vous le savez, je ne fais jamais de pub, je me contente de vous conseiller en connaissance de cause.
Pour comprendre de manière plus précise la prise de son binaural
NB : Cette vidéo du service technique de France Télévisions est à écouter au casque ou au minimum avec des écouteurs. On y explique aussi très simplement le principe acoustique du son binaural.
Mixer en son binaural
En production musicale, il est possible aussi de mixer en son binaural. Cette solution devient de plus en plus pertinente car comme nous l’avons dit plus tôt, 90% de la musique est aujourd’hui écoutée sur des smartphones, donc sur des écouteurs ou au casque.
Ce qui n’empêche pas votre mix binaural d’être écoutable également sur haut-parleurs. Néanmoins, je vous conseille fortement de vérifier votre mix et votre master sur des monitors de studio pour en vérifier la compatibilité.
En effet, Il peut arriver qu’on soit obligé de faire un compromis entre écoute binaurale au casque et écoute stéréo sur haut-parleurs.
La procédure à suivre est assez simple :
Enregistrer vos pistes en multi-pistes comme d’hab dans votre logiciel préféré : Cubase, Logic ou encore Protools
Puis je vous conseille de poser les bases de votre mix en une mise à plat stéréo pour régler les volumes, les pans, créer l’espace stéréo de votre mix (réverbs).
Et d’aller jusqu’au mix final en stéréo sur vos monitors, comme vous faites d’habitude. Vous pouvez même aller jusqu’au mastering stéréo. C’est une bonne précaution.
Puis vous allez faire une copie de votre mix finalisé pour travailler maintenant au casque une nouvelle version binaurale. Je vous conseille fortement d’utiliser le plugin Sennheiser Ambeo Orbit qui est gratuit et très simple à utiliser. Attention : il semblerait que le plugin ne fonctionne pas sur une simple piste mono. Votre son mono devra donc être placé sur une piste stéréo.
Evidemment, il ne s’agit pas de chercher à positionner les instruments dans tous les sens, mais plutôt de donner quelques nuances ou quelques mouvements sur certains sons.
Il faut aussi que le style de musique s’y prête, comme l’electro, l’ambient, les musiques expérimentales ou bien pour certains sons ponctuels qui peuvent venir ou aller, voyager dans l’espace, tourner, pour donner du mouvement, etc…
Bien sûr, ces effets ne seront pas lisibles sur haut-parleurs et il convient vraiment, je le répète, de vérifier si ça n’altère pas le mix stéréo sur haut-parleurs.
Mais si vous avez déjà enregistré une source en stéréo binaurale, il ne faut pas toucher à cette piste stéréo. Elle sera correctement entendue au casque, sans ajout d’un quelconque plugin.
Pour aller plus loin
Après avoir écrit cet article et expérimenté la prise de son binaural, j’ai compris tout l’intérêt de cette technique audio pour de nombreuses réalisations multimédia et j’ai décidé d’ajouter très bientôt un module binaural dans ma formation professionnelle destinée aux musiciens et aux producteurs :
Et il me semble aussi que cela pourrait intéresser certains podcasteurs·ses, ceux qui font des podcast de fiction, de création ou de voyages. Alors ce module se retrouvera également dans la formation :
On entend souvent parler de design sonore ou encore de sound design. Mais sait-on vraiment de quoi il retourne ? Quel rapport avec le brand content ? Comment intervient-il dans une stratégie de contenus, de communication web, de conception de produit ? Qui sont les acteurs du design sonore ? Voilà les réponses aux questions les plus fréquentes.
Vous pouvez aussi écouter cet article :
1. Qu’est-ce que le design sonore ?
Le design sonore est l’art et la technique de concevoir, créer et produire des sons pour diverses applications, telles que les films, les jeux vidéo, les publicités, les installations interactives et les environnements de réalité virtuelle.
Il comprend la composition musicale, la création de bruitages et d’effets sonores, la post-production audio et la synchronisation sonore.
Le but du design sonore est de renforcer l’expérience visuelle en ajoutant une dimension sonore immersive qui aide à créer l’atmosphère et à faire passer les émotions.
C’est un élément clé de la production de divertissement et de la création de contenu en général, et peut être considéré comme un élément de la narration sonore.
2. En quoi consiste le design sonore des produits ?
Le design sonore est un aspect important du développement de produits, car il peut influencer l’expérience utilisateur et l’impact émotionnel d’un produit. Voici quelques-unes des réalisations les plus remarquables en design sonore des produits :
Apple – Les sons d’Apple sont emblématiques et reconnaissables instantanément, que ce soit le son de démarrage d’un Mac ou l’alerte de message d’un iPhone. Ces sons ont été soigneusement conçus pour être simples, distinctifs et agréables à l’oreille.
Tesla – La conception sonore des voitures Tesla a été saluée pour son niveau de personnalisation. Les conducteurs peuvent personnaliser les sons de la voiture, y compris les bips d’alerte et les sons de klaxon, pour les adapter à leur style de conduite et leur personnalité.
Sonos – Les enceintes intelligentes Sonos ont été conçues pour offrir une expérience sonore de haute qualité tout en étant simples à utiliser. Leur application permet aux utilisateurs de contrôler facilement la musique et de personnaliser les paramètres audio pour chaque pièce de leur maison.
BMW – La conception sonore des voitures BMW est également reconnue pour sa personnalisation. Les sons de la voiture ont été conçus pour offrir une expérience immersive et émotionnelle, avec des sons de moteur uniques pour différents modèles et des sons d’avertissement de sécurité conçus pour être à la fois informatifs et agréables à entendre.
Google – Les sons de Google ont été soigneusement conçus pour être simples et accessibles, avec des sons d’alerte reconnaissables pour les produits tels que Google Home et Google Assistant.
Dans l’ensemble, le design sonore est de plus en plus important pour les entreprises qui cherchent à offrir une expérience utilisateur cohérente et immersive. Les réalisations continuent d’évoluer à mesure que les entreprises explorent de nouvelles façons d’utiliser le son pour améliorer la qualité de leurs produits.
3. Quelles sont les réalisations possibles pour les contenus des marques ?
Le design sonore peut être utilisé de plusieurs manières pour les contenus de marque, notamment :
Jingle publicitaire : Le design sonore peut inclure la création d’une musique ou d’une chanson pour une campagne publicitaire qui sera associée à la marque.
Bruitages et effets sonores : ils peuvent aider à renforcer l’impact visuel d’une publicité en ajoutant une dimension sonore immersive.
Narration vocale : Le design sonore peut inclure la production d’une narration vocale pour des vidéos corporatives, des films institutionnels, etc.
Musique pour les films institutionnels : elle peut être utilisée pour renforcer l’atmosphère d’un film institutionnel, et peut être conçue pour correspondre à l’image de la marque.
Audio pour les installations interactives : Le design sonore peut inclure la création d’un son pour des installations interactives en magasin ou en exposition, pour ajouter une dimension sonore à l’expérience client.
Voix off pour les vidéos corporatives : elles ajoutent une dimension sonore à la narration de la vidéo.
En général, le design sonore peut ajouter une dimension supplémentaire à une marque en permettant de renforcer l’expérience visuelle et de transmettre des émotions de manière plus immersive et mémorable.
4. Quels éléments de design sonore dans une vidéo de marque ou institutionnelle ?
Les éléments de design sonore dans une vidéo de marque ou institutionnelle peuvent inclure :
Musique : elle peut être utilisée pour renforcer l’atmosphère de la vidéo et pour correspondre à l’image de la marque.
Effets sonores : ils renforcent l’impact visuel de la vidéo en ajoutant une dimension sonore immersive.
Narration vocale : elle peut être utilisée pour donner plus d’informations sur la marque ou les produits présentés dans la vidéo. La voix parlée est un vecteur puissant de communication.
Bruitages : ils peuvent renforcer l’atmosphère générale de la vidéo et peuvent être utilisés pour renforcer certaines actions ou scènes.
Voix off : elle va donner plus d’informations sur la marque ou les produits présentés dans la vidéo.
Musique d’ambiance : elle renforce l’atmosphère de la vidéo sans déconcentrer l’auditeur de la narration.
Le but du design sonore dans une vidéo de marque ou institutionnelle est de renforcer l’expérience visuelle. Les éléments doivent être soigneusement sélectionnés et produits pour atteindre cet objectif.
5. Et dans un podcast de marque ou institutionnel ?
Les éléments de design sonore dans un podcast de marque ou institutionnel peuvent inclure :
Musique d’introduction et de transition : ellee peut être utilisée pour introduire le podcast et pour faire des transitions entre les différentes sections.
Effets sonores : ils renforcent l’impact de certaines sections du podcast, comme des interviews ou des histoires.
Narration vocale : elle est utilisée pour présenter le podcast et pour introduire les différentes sections. Elle est très souvent l’élément principal du podcast.
Bruitages : ils peuvent renforcer l’atmosphère générale du podcast et peuvent être utilisés pour renforcer certaines sections.
Musique d’ambiance : elle est utilisée pour renforcer l’atmosphère du podcast sans déconcentrer l’auditeur de la narration.
Sons environnementaux : peuvent être ajoutés pour renforcer la compréhension de la scène décrite dans le podcast.
Le but du design sonore dans un podcast de marque ou institutionnel est de renforcer l’expérience auditive en ajoutant une dimension sonore immersive qui aide à créer l’atmosphère et à faire passer les émotions.
Les éléments de design sonore doivent être soigneusement sélectionnés et produits pour atteindre cet objectif.
6. Quelle peut être la stratégie de création du design sonore pour la communication d’une marque ?
La stratégie de création du design sonore pour la communication d’une marque devrait inclure les étapes suivantes :
Connaissance de la marque : Il est important de comprendre la mission, les valeurs et les objectifs de la marque pour pouvoir créer un design sonore qui les reflète.
Analyse de l’audience : Il faut comprendre les attentes et les préférences de l’audience pour pouvoir créer un design sonore qui les attire et les engage.
Évaluation des concurrents : examiner les designs sonores utilisés par les concurrents pour déterminer comment se démarquer.
Développement d’un concept : Après avoir compris la marque, l’audience et les concurrents, il est temps de développer un concept pour le design sonore qui reflète la marque et attire l’audience.
Sélection des éléments sonores : ils doivent être soigneusement sélectionnés pour refléter le concept développé et pour renforcer l’atmosphère et les émotions.
Production et test : Le design sonore doit être produit et testé pour s’assurer qu’il atteint les objectifs et qu’il est cohérent avec la marque.
Amélioration continue : Le design sonore doit être constamment évalué et amélioré pour s’adapter aux changements dans la marque, l’audience et le marché.
La stratégie de création du design sonore pour la communication d’une marque doit être flexible, adaptable et en constante évolution pour répondre aux besoins changeants de la marque et de son audience.
7. Qui sont les différents acteurs du design sonore ?
Les différents acteurs du design sonore incluent :
Compositeurs et producteurs musicaux : Ils créent et produisent la musique et les autres éléments sonores utilisés dans le design sonore.
Sound designers : Ils sont responsables de la conception et de la production des effets sonores, des bruitages et des autres éléments sonores utilisés dans le design sonore.
Studios d’enregistrement et d’ingénierie sonore : Ils fournissent les installations et les équipements nécessaires pour enregistrer et produire les éléments sonores utilisés dans le design sonore.
Agences de publicité et de marketing : Elles utilisent le design sonore pour renforcer les messages publicitaires et les stratégies de marketing.
Producteurs de contenu audio et vidéo : utilisent le design sonore pour renforcer l’impact des podcasts, des vidéos et d’autres formes de contenu audio et vidéo.
Entreprises de technologies de l’information : elles se servent du design sonore pour renforcer l’expérience utilisateur des applications et des systèmes informatiques.
Consultants en design sonore : Ils aident les entreprises à développer et à mettre en œuvre une stratégie de design sonore efficace pour renforcer la communication de la marque et l’engagement de l’audience.
Chacun de ces acteurs joue un rôle clé dans le développement et la production de designs sonores efficaces pour les marques et les entreprises.
Pour aller plus loin
C’est un peu plus clair pour vous, je l’espère ? Vous vous voyez peut-être intervenir dans ce domaine ? Créer des contenus audio pour le podcast de marques, composer pour des marques si vous êtes musicien ? Vous lancer dans la création de contenus multimédia, le sound design ?
La concurrence est rude, mais çà en vaut la peine. A condition d’être armé, d’avoir les compétences techniques et créatives pour être au niveau.
Pour améliorer votre mixage et mastering, il y a plein de solutions. Mais si vous éprouvez des difficultés à atteindre le son pro chez vous « at home », voilà 3 solutions radicales et faciles à mettre en œuvre pour faire immédiatement un grand bond en avant.
Vous pouvez aussi écouter cet article :
Waves L1 Ultra Maximizer
Le mastering le plus simple et le plus efficace, celui dont vous ne pouvez absolument pas vous passer. Celui qui suffira pour 99% de vos productions musicales.
Vous écoutez vos mixages dans votre voiture ou sur votre chaine et vous constatez que vous n’avez pas le même son que les disques du commerce. En ligne ou sur CD, vos musiques n’ont pas la même pêche, vous êtes obligé de monter le volume d’écoute pour entrer dans le son.
Mais comment font-ils ? Vous avez essayé de compresser vos pistes et la plupart du temps ça bousille complètement votre son. Et oui, les compresseurs sont très difficiles à comprendre, donc à régler. Si vous avez plusieurs compresseurs dans votre projet, stop ! Ce n’est pas la solution en matière de mixage et mastering.
Supprimez tous ces compresseurs et quittez ces mauvaises habitudes.
Et essayez tout simplement de mettre sur votre bus master un seul plugin, un maximizer. Je vous conseille le Waves L1 Ultra Maximizer qui est utilisé pour le mixage et mastering par la plupart des ingés-son et des producteurs.
Il est ultra simple à régler, s’adapte à tous les styles de musique. En un clic, vous allez bonifier complètement la sensation d’écoute que provoque votre musique sans en altérer le son, que ce soit de la pop, du jazz, de la techno, du rap ou même de la musique classique.
Vous ne me croyez pas ?
Et bien écoutez la différence sur un extrait de cette maquette, en 2 versions : l’une sans et l’autre avec le Waves L1 Ultra Maximizer. Vous pouvez écouter cet exemple sur votre ordi, mieux sur vos haut-parleurs ou au casque, peu importe. Allez-y !
Open Wings SANS L1 UltramaximizerOpen Wings AVEC L1 Ultramaximizer
Ok ? Vous avez entendu la différence ? Sur le son global, le son de la batterie, le son de la guitare… Incroyable, n’est-ce pas ?
La première fois que j’ai essayé ce plugin, je n’en croyais pas mes oreilles. Depuis, dans tous mes projets, dans tous mes mixes, le L1 se trouve automatiquement en fin de parcours sur mon master out. Et c’est ce qui a ouvert la porte à ce qui allait devenir plus tard ma méthode de production musicale en mixage et mastering Less is More. Elle pourrait se traduire par : Pourquoi faire compliqué alors qu’on peut faire simple. C’est celle-là même que j’enseigne depuis plus de 15 ans.
Je suis certain que vous allez l’essayer et adopter pour toujours ce plugin, pour toutes vos productions musicales en mixage et mastering.
Nx – Virtual Mix Room Over Headphones
Mais comment effectuer mixage et mastering correctement dans votre home studio ? Vous travaillez chez vous dans une pièce trop petite dont l’acoustique n’est pas idéale ? Vos haut-parleurs ne sont pas de qualité suffisante ?
Alors vous mixez au casque et ça vous permet aussi de ne pas gêner vos voisins. Vous avez un bon casque professionnel, mais le résultat n’est pas satisfaisant lorsque vous écoutez vos mixes en ligne ou sur des haut-parleurs.
Et oui, impossible de faire mixage et mastering au casque, c’est ce que vous diront tous les ingés-son. Et ils ont raison…
En tout cas c’est ce que je vous aurais dit, moi aussi, il y a encore quelques jours… avant que j’essaye un plugin Waves, le Nx – Virtual Mix Room Over Headphones.
L’idée est simple, mais il fallait y penser. Les développeurs de ce plugin sont partis de 2 constatations :
Tous les casques, même les meilleurs colorent toujours plus ou moins le son et ce n’est pas du tout ce qu’on attend en monitoring de studio. Au contraire, on a besoin de l’écoute la plus neutre possible.
Contrairement à des haut-parleurs, un casque colle sur chacune de nos 2 oreilles les canaux gauche et droite de la stéréo en les séparant totalement. Notre oreille gauche n’entend que la canal de gauche et la droite que le canal de droite. Ceci n’est pas le cas du tout lorsqu’on écoute sur des haut-parleurs, ni même lorsqu’on écoute de la musique ou des sons en direct. Chacune de nos 2 oreilles entend un mélange différent des canaux gauche et droite et c’est cela qui nous permet de situer les sons dans l’espace. La stéréophonie (gauche + droite) reproduit cette écoute humaine le mieux qu’elle peut.
Et voilà : ce sont les 2 raisons pour lesquelles les mixage et mastering au casque sont systématiquement très trompeurs.
Alors les développeurs de Nx ont analysé très précisément la courbe de réponse de plusieurs centaines de modèles de casques audio afin de pouvoir la compenser et d’apporter l’écoute la plus linéaire possible.
Mais cela ne suffisait pas. Il s’agissait bien de reproduire l’écoute sur haut-parleurs, celle qu’on a en studio lorsqu’on mixe. Vous savez bien, on appelle çà le sweet spot. L’endroit précis à égale distance des 2 monitors, celui où se place l’ingé-son pour mixer en stéréo. Celui où la stéréophonie est parfaite.
Ils ont réussi à modéliser, comprenez simuler, cette écoute stéréo dans l’air pour votre casque. Oui pour chaque modèle de casque.
Actuellement plus de 270 modèles de casques ont été traités. Il y a fort à parier que le vôtre est dans la liste et vous n’avez plus qu’à le choisir. C’est ce que j’ai fait avec mon casque préféré le Sony MDR 7506, un grand classique en studio.
Et j’ai testé :
Sans Tout d’abord l’écoute d’une même production musicale sur haut-parleurs et sur mon casque sans le plugin. La musique sonne très différemment en effet tant pour la retranscription des fréquences que pour la perception de l’espace stéréo. Mais çà je le savais déjà. C’est même précisément la raison pour laquelle je ne mixe jamais au casque.
Avec Puis J’ai placé le plugin sur la sortie casque de mon master et j’ai écouté à nouveau mon mix, alternativement sur mon casque et sur mes haut-parleurs. L’effet est convaincant : la musique est moins entendue gauche-droite au niveau de ma tête, mais plus devant moi et je retrouve une sensation d’écoute qui approche celle mes moniteurs de studio. Et la répartition des fréquences et de l’espace stéréo est assez semblable. Je ressens beaucoup moins de différence en alternant casque et haut-parleurs.
C’est très agréable ! Et on pourrait pinailler en argumentant qu’il resterait à vérifier précisément une production entièrement réalisée (mixage et mastering) au casque pour l’écouter ensuite sur des moniteurs de studio. Pour vérifier la cohérence de ce mix.
Mais je suis certain qu’on s’y retrouve, tant cette modélisation est réussie. Beaucoup de mes élèves travaillent chez eux dans une pièce trop petite dont l’acoustique est intraitable et avec des voisins peu conciliants. Dans ces conditions, même s’équiper de moniteurs de studio ne peut pas résoudre leur problème.
Mixage et mastering au NX Germano Studios
Il existe même des variantes de ce plugin qui vous permettent de simuler en plus la control room de très grands studios professionnels, comme par exemple le prestigieux Germano Studio à New York, que je vous recommande. Pour le même prix, vous aurez en plus cette possibilité de faire votre mixage et mastering dans cette control room prestigieuse sur votre casque. Comme dans tout grand studio, vous pourrez switcher entre les 3 types de monitors différents présents dans la cabine du studio..
Désormais, je vais leur recommander cette solution plus efficace et bien plus économique pour leur mixage et mastering at home. Bien évidemment, soyons réalistes, elle ne peut remplacer à 100% de bons moniteurs dans un studio bien traité acoustiquement. Mais cela apporte un bénéfice certain dans un petit home studio.
Profitez d’une remise de 10%
Si vous voulez acquérir tout de suite ces 2 plugins pour votre mixage et mastering ou même plus, je vous propose de bénéficier d’une remise de 10% à partir de 50€ d’achat sur le site web de Waves en utilisant ce lien :
Attention ! Ce lien n’est valable qu’une seule fois et pendant 7 jours après l’avoir cliqué. Cette remise de 10% est valable une fois pour l’achat de n’importe quel plugins ou bundle Waves (à partir de 50€ d’achat). Profitez-en !
NB : Je tiens à préciser que je ne fais jamais de publicité sur ce blog Plan Sonore. Ces recommandations ont comme seul but de vous aider. Elles sont totalement honnêtes, efficaces, testées au studio et dans nos formations. Et c’est bien sûr le cas pour les deux que je viens de vous apporter.
La méthode Less is More pour votre mixage et mastering
Si vous débutez, si vous voulez aller plus loin et maitriser votre production musicale dans votre home studio, il y a évidemment beaucoup plus à savoir. Le travail de studio est tout un art, avec les bons outils, les bonnes méthodes et les meilleures théories.
Quel matériel et quels logiciels utiliser ?
Comprendre l’acoustique musicale
Comment enregistrer les instruments et la voix
Comment monter, traiter et mixer plusieurs projets de production musicale
J’enseigne depuis plus de 15 ans aux musiciens, musiciennes et producteurs qui souhaitent produire leur musique at home et atteindre un niveau et des résultats professionnels en mixage et mastering.
Ma méthode de production Less is More est fondée sur la pertinence, la simplicité et le respect des sons. Elle permet d’utiliser ces nouvelles technologies sans être submergé·e par la multiplicité des outils, la complexité des traitements et d’atteindre un son professionnel en mixage et mastering sans oublier l’objectif musical de vos productions.
Cette formation vous fera gagner beaucoup de temps en évitant les aléas et les fausses pistes de l’utilisation à l’arrache de votre logiciel et de votre équipement dans votre home studio. Cela se chiffre souvent en années perdues à errer tout seul dans la complexité de la production musicale en studio, sans avoir la bonne méthode de travail..
Mettez-vous à la place d’un musicien ou d’une musicienne non-voyants. Il ou elle ne voit rien sur un écran et le tactile est pour lui ou pour elle un cauchemar. Alors les fabricants de synthés, de pianos numériques, de workstations pensent-ils à rendre leur matériel numérique accessible ? Nous avons rendez-vous avec 2 musiciens non-voyants qui témoignent.
Vous pouvez également écouter intégralement cet article en audio :
Le problème numéro 1 des non-voyants en informatique est qu’ils se heurtent quotidiennement à des applications, des sites web, des plateformes qui ne leur sont bien souvent pas accessibles. En effet, tous les éléments visuels doivent leur être accessibles par des raccourcis clavier combinés au lecteur audio d’écran qui leur décrit verbalement tout ce qui est à l’écran.
Si vous êtes voyant, vous n’avez certainement pas conscience que lorsque vous travaillez sur ordinateur ou tout simplement lorsque vous naviguez sur internet, vous utilisez constamment vos yeux afin de lire, contrôler les différentes fonctions que vous actionnez sur votre écran.
Alors maintenant, faites ce test : fermez les yeux ! Vous êtes dans la même situation qu’un non-voyant ou une non-voyante … C’est terminé : vous ne pouvez plus rien faire ou presque, pas même continuer à lire cet article. Alors imaginez un musicien ou une musicienne non-voyants sur sa station de travail numérique …
Fort heureusement, il existe des outils qui peuvent rendre le numérique accessible : les raccourcis clavier et les lecteurs d’écran. Les non-voyants les utilisent au quotidien sur leur ordinateur. Encore faut-il que les applications, les plateformes web ou les instruments numériques soient eux-même accessibles, c’est à dire compatibles avec les lecteurs d’écran et manoeuvrables avec des raccourcis clavier.
une partie des boutons physiques du tableau de bord du Keylab 61
Or globalement, on en est loin, même si des lois obligent en théorie les développeurs à rendre le numérique accessible aux non-voyants. En France particulièrement, nous accusons un retard énorme en la matière. J’ai compris récemment que l’accessibilité numérique n’était pas enseignée aux futurs développeurs de sites web, d’applications numériques. Impensable !
Dans le monde entier, ce sont les premiers concernés, les non-voyants qui s’attaquent à ce vaste problème. En effet, les nouvelles générations de non-voyants sont hyper-connectées et les outils informatiques, numériques leur sont d’une utilité folle dans leur vie quotidienne, tout comme dans leurs activités professionnelles. Et ils ont bien compris qu’il leur fallait se démener, lutter pour que les voyants leur rendent le numérique accessible.
Plus fort encore, ce sont des développeurs non-voyants qui fabriquent le plus souvent les outils d’accessibilité pour leur communauté.
Mais intéressons-nous maintenant au cas plus particulier des musiciens, musiciennes non-voyants. Tout comme les voyants, ils doivent pouvoir avoir accès aux logiciels audio, aux claviers, synthés, aux interfaces audio-numériques pour pouvoir produire leur propre musique dans leur home-studio.
Dans ce domaine, rendre le numérique accessible est d’autant plus crucial que les logiciels, les interfaces sont très complexes, même pour les voyants. On ne peut les maitriser correctement qu’en suivant des formations techniques assez poussées.
Nous avons rendez-vous avec 1 musicien et 1 musicienne non-voyants qui pratiquent au quotidien et sont de fervents facilitateurs du numérique accessible.
Jason Dasent milite pour le numérique accessible
Jason Dasent au studio
Originaire de la Trinidad et basé à Londres, Jason Dasent est plus qu’un musicien. En tant que producteur, ingénieur, claviériste et tout le reste, il fusionne la soul avec la pop et le funk avec des saveurs de calypso de sa Trinité natale. Mais en tant que personne malvoyante, il est très engagé à combler le fossé entre l’accessibilité et la créativité.
Depuis plusieurs années, il a pris l’initiative de contacter les principaux fabricants d’équipement musical et de logiciels son afin de leur poser la question de l’accessibilité de leurs produits. Mais il n’a pas seulement alerté ces entreprises, il a aussi proposé ses services pour les aider à résoudre plus efficacement cette problématique.
Et ces efforts portent leurs fruits : les rencontres à distance avec les développeurs et les responsables de ces marques posent les jalons de nombreuses collaborations qui aboutissent régulièrement à rendre le matos numérique accessible aux musiciens non-voyants.
La collaboration avec le fabricant français Arturia est emblématique de son travail. L’équipe de Jason a travaillé avec les ingénieurs de la marque afin de rendre leur équipement numérique accessible aux musiciens et musiciennes non-voyants.
Arturia : le matos numérique accessible
Arturia est l’un des principaux développeurs mondiaux de logiciels de musique, de contrôleurs de studio, de synthétiseurs matériels et d’interfaces audio. En créant du matériel pour les musiciens professionnels et amateurs, le fabricant français leur propose des équipements à la fois faciles à utiliser, qui améliorent leur flux de travail et qui sonnent de manière très professionnelle.
Arturia est très concerné par l’accessibilité aux musiciens non-voyants de son matériel. En lien avec Jason, leur équipe a développé cette fonctionnalité sur KeyLab et Analog Lab V qui sont donc particulièrement recommandés aux musiciens et producteurs non-voyants qui désirent utiliser clavier et banques d’instruments virtuels.
Dans cette vidéo en anglais, Jason Dasent nous montre comment il exploite les fonctionnalités d’accessibilité de KeyLab et Analog Lab V. Si vous êtes musicien, musicienne et non-voyant ou non voyante, vous n’aurez, je pense, aucun mal à comprendre ce qu’il se passe dans la démo de Jason, vous entendrez notamment le lecteur d’écran nommer les presets qu’il parcoure ou sélectionne.
Jason Dasent montre l’accessibilité de Keylab et Analog Lab V
Vous pouvez lire l’article complet sur Jason Dasent sur le site web d’Arturia. NB : le site est en anglais, si vous voulez y accéder en français, utilisez la fonction translate sur le navigateur Chrome.
Elle vit dans l’ile de La Réunion et elle est non-voyante. Elle joue de pas mal d’instruments : piano, synthés, batterie, basse et elle enregistre ses propres musiques chez elle. Elle joue en live avec d’autres musiciens voyants ou non-voyants dans des styles variés : jazz, pop, musique traditionnelle réunionnaise.
Amalia réalise aussi ses propres podcasts autour de son activité musicale. Elle y propose ses musiques, des présentations d’instruments acoustiques, électroniques. Elle est donc particulièrement impliquée dans le numérique accessible au quotidien dans ses activités musicales.
Elle a pris en main tout récemment le Genos Yamaha, un clavier arrangeur numérique, une workstation de haute volée qui va sans nul doute devenir son instrument numérique principal. Elle nous fait part de ses premières impressions en ce qui concerne son accessibilité et l’utilisation du guide vocal fourni avec le clavier.
Amalia et le Genos Yamaha
audio – Amalia nous explique en quoi le Genos est directement accessible aux non-voyants grâce à son guide vocal
Vous pouvez retrouver Amalia sur son podcast La Fa Mi sur les principales plateformes de podcast comme Apple Podcasts, Google Podcasts, Spotify, Deezer etc …
Yamaha et l’accessibilité
Les pianos numériques Yamaha sont un standard tant pour les musiciens professionnels, qu’amateurs mais aussi pour toutes les écoles et les profs de musique. En soi, un piano numérique n’est pas un instrument numérique très complexe. On imagine bien qu’il suffit de pouvoir changer les sons de piano proposés.
Sur les plus chers des pianos Yamaha, les Clavinova hauts de gamme, un guide audio permet aux non-voyants d’avoir plus de repères dans leurs réglages et leur navigation dans les bibliothèques de sons.
Mais on remarque en général sur tous les pianos Yamaha que toutes les fonctions sont accessibles par des boutons physiques et que bien souvent même ils n’ont pas d’écran visuel ou tactile, ce qui les rend beaucoup plus accessibles que pas mal d’autres appareils des marques concurrentes.
Pour aller plus loin
Nous avons vu que le numérique accessible est nécessaire aux musiciens, musiciennes non-voyants pour pouvoir utiliser leurs instruments et leurs logiciels numériques. Mais les formations audio pour les non-voyants doivent leur être elles aussi accessibles. Or il n’en existe quasiment pas, que ce soit en ligne ou en présentiel.
Voilà pourquoi dès 2020, nous (Audio Formations) avons décidé de prendre cette question du numérique accessible à bras le corps. Nous proposons aux non-voyants des versions 100% accessibles de nos formations en ligne.
Les déficients visuels peuvent les suivre à domicile, ce qui est très important aussi pour eux. Elles sont en français et donc accessibles dans toute la francophonie.
Les formations accessibles :
Par les liens ci-dessous, vous pouvez accéder aux pages de présentation de ces formations. Bien évidemment ces 2 pages de présentation sont elles aussi accessibles à 100% aux déficients visuels.
Tout nouveau et çà manquait terriblement : Une série de Master Classes Audio pour les musiciens, les compositeurs, les producteurs qui maîtrisent déjà leur home studio. Pour se perfectionner et élargir leurs champs d'action.
Des Master Classes Audio à prendre en toute liberté et sans contraintes, en ligne et sur abonnement, sans engagement … Une série de challenges, de défis pour faire avancer très concrètement votre potentiel créatif et vos compétences en production musicale.
Bruno de Chénerilles vous explique pourquoi et comment il en est venu à proposer ces Master Classes Audio. Pourquoi et comment vous pourriez vous aussi tracer plus facilement votre chemin personnel dans ce métier si difficile.
Si vous maitrisez Cubase, Logic ou Protools, si vous avez monté votre home studio, vous avez l'outil et les compétences de base pour faire fructifier votre activité, pour la rentabiliser.
Créer des bandes-son, des habillages, des musiques originales à la demande pour des projets audiovisuels, évènementiels ou de spectacle vivant bien financés, voilà qui peut vous permettre de monnayer efficacement votre talent.
Personnellement, j'ai mis le pied dans le métier de compositeur-producteur en répondant à une proposition de théâtre musical contemporain qui m'a ouvert ensuite et tout de suite les portes de la création radiophonique. Et c'était parti !
Cela changeait tout pour moi qui peinait à vivre de ma musique. Et cela m'a permis de continuer à produire pour le cinéma, la télévision, le théâtre, la danse et des grandes expositions...
Et sachez bien que tous ces domaines ont besoin de son, d'audio, de musique. Je devrais dire de bon son, de bonne musique, bien produite. Et à l'époque, il n'y avait pas encore internet. Aujourd'hui, les nouveaux écosystèmes du web ont encore accru, décuplé même, les besoins audio et ce n'est pas fini...
Outre les bénéfices financiers, cela m'a ouvert aux autres formes de création et ce fut très bénéfique pour ma propre musique. Sans cet apport, je n'aurais certainement pas pu tenir la barre dans ce métier pendant 40 ans, comme je l'ai vécu.
Comment franchir le cap ?
Pouvoir répondre en toute confiance à des commandes pour l'audiovisuel, la vidéo, le podcast, la télévision, le cinéma, le spectacle vivant, cela demande un entrainement particulier et la connaissance de leurs techniques spécifiques de production.
C'est ce que j'ai appris et mis en pratique tout au long de ma vie professionnelle. Cela m'a demandé un travail et des temps d'adaptation énormes, car j'étais seul pour développer ces nouvelles compétences.
Personne pour me guider, pour m'enseigner. Il n'y avait pas de formations dans ces domaines très particuliers. Autant vous dire qu'il fallait une énorme dose d'autonomie pour pouvoir avancer et répondre aux propositions du tac au tac.
Après avoir dispensé pendant des années des formations en production musicale et en techniques de studio pour un grand nombre de musiciens, j'ai cherché une manière de les amener plus loin.
A ceux de mes élèves musiciens qui avaient accompli leur formation de base et qui maitrisaient suffisamment les techniques du home studio, j'ai commencé à proposer des défis, des challenges et des compléments plus pointus sur des techniques particulières.
Pour les aider à franchir progressivement le cap de la maitrise de base, pour atteindre l'expertise dans des formes de production audio rentables, pour les aider également à promouvoir leur musique.
Bruno de Chénerilles
" Compositeur-producteur, ingénieur du son, formateur expert en techniques du son, vidéo et multimédia pour la musique et pour le web. En 1983, j'ai fondé Audiorama, le laboratoire de création musicale et action culturelle qui a porté d'année en année ses projets avec de multiples partenaires. J'ai enseigné dans diverses universités en France et au Canada. En 2004, j'ai fondé Audio Formations, organisme de formation professionnelle continue spécialisé dans les formations en ligne dans le domaine de la musique et du multimédia. Je suis également performer et compositeur dans le domaine du live electronics et de l'improvisation. "
Les Master Classes Audio
Et voilà comment s'est dessiné petit à petit ce programme de Master Classes Audio. Pour le moment, il y en a 14, chacune sur une thématique, une spécialité bien précise. Mais le programme n'est pas fermé, il évolue sans cesse selon les besoins et les attentes des musiciens qui entrent dans ce cycle d'excellence.
Les 7 premières Master Classes Audio ont été peaufinées durant l'été 2021 et mises en ligne dès le mois de septembre. 7 autres sont programmées pour la suite et en fonction de vos besoins et de vos priorités.
Ce n'est pas une formation traditionnelle et elle n'est pas pour tout le monde.
Chaque Master Classe Audio est cadrée, accompagnée et vous conduit à un résultat très pro en termes de production. Vous pouvez les choisir dans l'ordre que vous voulez, selon vos priorités personnelles.
Certaines sont transversales et vous serviront pour différents domaines. D'autres pourront répondre directement à des projets réels et précis qui se posent à vous. Voilà pourquoi, c'est vous qui choisissez l'ordre dans lequel vous les prenez, selon vos priorités.
Les Master Classes Audio sont toutes accessibles en ligne depuis votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone. 24H sur 24, 7 jours sur 7, quand vous le voulez !
Pour entrer dans ce niveau supérieur de formation, il faut bien sûr avoir une bonne maitrise des techniques de base du home studio et pouvoir faire écouter quelques réalisations. Typiquement, les personnes que nous acceptons à ce niveau supérieur sont celles qui ont accompli la formation Maitrisez votre Production Musicale en Home Studio. Si ce n'est pas le cas, pour évaluer votre situation, vous pouvez répondre au questionnaire qui suit. Puis, je vous contacterai pour faire le point avec vous, répondre à vos questions et nous assurer ensemble que vous pouvez y aller.
Débutant, j'ai pris mon pied en découvrant cette formation très claire et bien organisée. Bruno est toujours à l'écoute et nous offre ses conseils précieux pour aller droit au but en évitant les erreurs (comment choisir son matériel, ses logiciels, comment enregistrer de façon optimale une guitare, une voix, un piano...). La formation nous accompagne pas à pas dans des réalisations techniques de plus en plus poussées, et les chapitres plus théoriques sont un vrai plus pour élargir ses horizons !
Patrick - musicien professionnel
Je suis vraiment ravi de la formation "Maitriser votre Production Musicale at Home". Bruno est un vrai pro qui va droit au but, à l'essentiel, et nous mène vers l'autonomie. Exactement ce que j'attendais : économie de temps, d'argent, tout est pensé dans les règles de l'art, et en plus le programme est passionnant et pratique. Je m'éclate et me sens rassuré, c'est possible d'avoir un son Pro at Home, en suivant le guide.
Julien - musicien professionnel
La formation m’a beaucoup apporté. Elle m’a notamment permis de m’équiper correctement, et à moindres frais, en achetant uniquement le matériel essentiel, mais de qualité professionnelle. Les aspects théoriques permettent de solidifier quelques bases incertaines, mais l’essentiel de la formation consiste en des exercices pratiques qui permettent de vraiment progresser.
Bruno de Chénerilles est un formateur expérimenté, très pédagogue, et c’est surtout un musicien qui a roulé sa bosse et pratiqué de nombreuses facettes du métier. C’est pourquoi il comprend bien mes besoins et je me sens en phase avec ses idées et son enseignement.
La distance liée à la formation en ligne est compensée par la disponibilité de Bruno qui répond très rapidement aux questions, et organise régulièrement des échanges en visioconférences.
David - chanteur, artiste touche à tout
Très accessible, dans un langage et une approche accessible à tous. J’ai été totalement satisfait par les différentes étapes proposées… Cela m'a redonné confiance et permis d'éclaircir ma vision du métier. Bruno est une personne très passionnée qui a la capacité de transmettre son savoir de la meilleure façon qu'il soit, en restant naturel et à l'écoute, en s'adaptant à son interlocuteur/élève et toujours dans la bonne humeur… Aujourd'hui, mon projet se réalise peu à peu, j'intègre une structure culturelle où on me laisse la responsabilité d'un nouveau studio professionnel, je vais aussi pouvoir proposer des prestations en tant qu'auto-entrepreneur dans mon propre studio semi-professionnel ainsi que des cours d'initiation à la M.A.O. dans différents lieux.
Elles et ils ont suivi les modules d'Acoustique Musicale, de Prise de Son et nos cours de Prise en main d'Audacity ou d'Ableton Live ... :
Très bonne formation. Débutante totale sur le sujet, il m'a fallu moins de 2 heures pour suivre le cours et prendre le logiciel en mains. Présentation claire et exemples efficaces.
Thierry
je suis déjà musicien mais je n'arrivais pas utiliser correctement Ableton Live. Donc là, c'est parfait !
Aurélie
Ce cours est clair, simple, précis et très bien expliqué ! Merci
Vincent
Excellent cours, très complet sur ce qu’est le son. Formateur pédagogue, à la voix posée. Lecontenu est clair. Je recommande à tous, celles et ceux qui désirent comprendre le son ou se remettre à niveau !
Patrick
Waouwww, les explications sont claires, Bruno parle distinctement et dans un bon rythme, je suis comblé, enfin je comprends ces notions de l’ acoustique. Un grand merci pour ce cours, je recommande.
Christel
Le cours est clair. Il est tout a fait adapté pour une néophyte comme moi. Bruno prend le temps de nous expliquer avec simplicité. Les exercices pratiques sont détaillés et aident à prendre en main le logiciel facilement.
Samy
J’ai trouvé le cours très bien organisé et structuré. L’information fournie est à la fois riche et complète sans noyer l’auditeur. J’ai beaucoup aimé la pédagogie de l’auteur qui prend soin d’illustrer chaque point avec des exemples concrets et des expériences sonores. J’ai beaucoup appris et le cours m’a ouvert des pistes pour améliorer la qualité de mes enregistrements dans mon home studio. Je le recommande à tous ceux qui veulent entamer un travail sur le son et bien comprendre les bases avant de commencer à lire des ouvrages plus complexes. Bravo à Bruno donc, et merci !!
Mario
Ce cours est très clair, progressif dans la chronologie, et intéressant à suivre.
Thierry
Bonne qualité du cours, j’ai appris plusieurs choses que je ne savais pas faire.
Yann
Pour quelqu’un qui débute comme moi, j’apprécie l’avancée pas à pas sur les fonctions de base. Le tuto est présenté pour Mac ou Windows, j’utilise Audacity sous Ubuntu mais toutes les explications correspondent quand même et m’ont permis de faire tous les exercices... Merci pour cette prise en main simple, ça donne envie de poursuivre vers plus de détails
Réponses aux questions fréquemment posées
Que se passe-t-il si je dois m'engager de manière imprévue dans un gros projet ?
La Formule par Abonnement vous permet de rester constamment disponible pour ces éventualités. Vous pouvez lever le pied dans la formation quand vous en avez besoin. Vous pouvez même stopper votre abonnement momentanément en accord avec votre formateur, pour le reprendre ensuite.
Et si la formation ne me convient pas ?
Dans la formule abonnement, vous pouvez arrêter quand vous le désirez. Il est conseillé d'en parler avec votre formateur avant d'abandonner, car les Master Classes Audio peuvent répondre à vos besoins spécifiques. Exprimez-les !
Est-ce que l'équipement représente un gros investissement financier ?
A priori, vous devriez déjà disposer d'un équipement home-studio. Pas d'équipement supplémentaire sauf si vous abordez quelque chose de vraiment nouveau.
Est-il possible de ne choisir que certaines Master Classes Audio ?
Ce n'est pas un parcours linéaire par étapes. Vous choisissez celles que vous voulez et dans l'ordre de vos priorités.
Quelles sont les conditions acoustiques à réunir pour pouvoir travailler chez moi ?
A priori, si votre home-studio est déjà installé, cela devrait suffire. Il est possible de faire avec vous un diagnostic prenant en compte vos projets de productions futures, afin d'optimiser votre local, sans faire de dépenses inutiles.
Au bout de combien de temps puis-je espérer être opérationnel·le ?
Vous le serez tout de suite, car chaque Master Classe Audio est de fait opérationnelle, car elle débouche très concrètement sur un projet ou des résultats concrets. C'est en faisant qu'on y apprend.
Abonnement mensuel sans engagement : 149 €
Vous bénéficiez de toutes les mises à jour et des nouvelles Master Classes Audio qui se rajouteront
Si vous souhaitez vous engager pour un an, vous bénéficiez de 2 mois offerts : 1490 € pour un an
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