Bruno de Chénerilles

    Author Archives: Bruno de Chénerilles

    Formateur-expert Spécialiste des technologies audio, vidéo et multimédia pour le web et la musique. Compositeur, performer, producteur, fondateur de Plan Sonore, Audio Formations et Audiorama, il écrit et crée les contenus du blog, du podcast et des formations.

    L’accessibilité de votre communication web est-elle optimale ?

    Portrait de Céline Witschard, spécialiste de l'accessibilité

    Une rencontre avec Céline Witschard, entrepreneuse, coach et déficiente visuelle, fondatrice de Vision Positive, une structure spécialisée dans les problèmes d’accessibilité. Elle nous raconte son parcours, son activité de consultante en accessibilité et donne ses meilleurs conseils pour rendre accessibles nos blogs, sites, plateformes web et réseaux sociaux.

    Vous pouvez écouter intégralement ici l’interview de Céline Witschard

    Le parcours d’une jeune femme déficiente visuelle

    Céline Witschard : « Mon parcours, c’est celui d’une jeune femme déficiente visuelle de naissance qui a aujourd’hui 33 ans. Juste un peu après la trentaine, j’ai créé mon entreprise qui s’appelle Vision Positive en Suisse romande. Auparavant, j’ai été enseignante de français, un peu d’histoire également, mais aussi journaliste en presse écrite et multimédia.

    Mes compétences professionnelles antérieures, combinées à mon expérience du handicap m’ont conduite à créer mon entreprise pour me reconvertir au coaching professionnel afin d’accompagner des personnes atteintes de handicap dans l’acceptation du handicap, tout comme dans la problématique de reprise de confiance en soi ou d’autres besoins et attentes.

    J’interviens également en entreprise en m’intéressant particulièrement aux questions de l’accessibilité dans la communication.

    Aujourd’hui, j’accompagne beaucoup les entreprises et les institutions culturelles dans tout ce qui est médiation culturelle accessible, que ce soit de la vulgarisation et mise en accessibilité de contenus scientifiques ou la création d’audio-guides ou visites adaptées, mais aussi dans des problématiques plus pragmatiques d’accessibilité de l’information, par exemple pour les menus de restaurants, les flyers, la communication numérique ou print.

    J’ai une activité diversifiée qui combine à la fois mon expérience personnelle du handicap visuel et mon expertise professionnelle plutôt axée autour de la communication et de l’accès à l’information.

    logo Vision Positive - accessibilité

    Déficient visuel, qu’est-ce que ça veut dire ?

    « En ce qui me concerne je suis malvoyante. Je suis née avec un glaucome congénital. J’ai vu pendant très longtemps environ à 40 % d’acuité visuelle. Ceci ne veut pas forcément dire grand-chose pour la plupart des gens, mais sachez que j’ai été multi-opérée entre 30 et 31 ans.
    J’ai subi 6 opérations en une année. Donc c’était une année assez compliquée du point de vue médical. Suite à ça, j’ai perdu une partie de ma capacité visuelle, notamment celle qui me permettait de lire en petits caractères.

    Aujourd’hui, je lis essentiellement en gros caractères ou en audio. Et mon prochain défi est d’apprendre à lire le braille. C’est aussi par anticipation de ce qui pourrait éventuellement se détériorer davantage, on ne sait jamais. Sans mes lunettes, j’ai autour de 15 % d’acuité visuelle seulement. Avec mes lunettes, je pense que je monte à 20-25 % selon les jours, selon la luminosité.

    En informatique, je fonctionne de manière hybride. Je fonctionne encore avec l’agrandissement d’écran, les couleurs inversées, les grandes polices et cetera. Mais je m’aide également de la synthèse vocale quand, par exemple, je dois lire des longs textes.

    Donc je combine au maximum les outils à disposition des personnes déficientes visuelles pour fatiguer un minimum.

    Comment fonctionne Vision Positive ?

    « Je fais forcément beaucoup de prospection puisque je suis une prestataire de service. Et je me suis beaucoup rapprochée des porteurs de labels en Suisse Romande. Par exemple, le label Culture Inclusive dont l’objectif est de développer l’accessibilité dans les institutions culturelles et leurs prestations à tous les publics, que ce soit des représentations théâtrales, des festivals de cinéma etc. et mon entreprise fait partie des prestataires de services qui sont reconnus par le label pour la qualité de leur travail.

    A côté de ça, évidemment je travaille avec des particuliers. Donc là après plusieurs années de prospection, c’est le bouche à oreille qui fonctionne bien maintenant. Et en Suisse comme en France encore plus d’ailleurs, nous ne sommes pas des milliers de prestataires dans ce domaine. Les gens commencent à me connaître dans le petit milieu du handicap.

    J’ai notamment travaillé pour le Centre Européen pour la Recherche Nucléaire, qui a été en l’occurrence mon tout premier mandat d’entreprise. Le CERN voulait mettre en place un audio guide pour une partie de son exposition permanente en 2019, donc avant le Covid.

    Et puis petit à petit j’ai fait des prestations de conseil, mais aussi de formation pour les entreprises et les acteurs qui s’intéressent aux questions d’accessibilité de l’information. Ca va des questions de bonnes typographies à utiliser en passant par les contrastes, la mise en page , etc.

    Je me mobilise aujourd’hui beaucoup sur la question de l’accessibilité de l’écriture inclusive. En effet, c’est un vrai cheval de bataille pour les déficients visuels. Il faut porter un peu ce débat sur la place publique : c’est la problématique du point médian qui est très très compliquée à combiner avec les synthèses vocales et les lecteurs d’écran.

    Donc je m’inquiète beaucoup de la question de l’accessibilité de l’information pour les personnes en situation de handicap et pour tout le monde de façon générale.

    L’importance de sensibiliser les voyants, les entreprises et les institutions

    « Pour moi c’est une évidence absolue. Evidemment, je n’ai pas la prétention d’aller révolutionner le monde à moi seule, mais j’essaie de faire beaucoup en matière de sensibilisation. Je vais régulièrement aussi dans les écoles, au travers de différentes associations. Ce sont des engagements que je prends de manière bénévole parce que j’aime bien aussi donner de mon temps à côté de mon entreprise.

    On a des moments d’expérimentation et de mise en situation avec des lunettes de simulation de différents types de vision. Ainsi les personnes se rendent compte directement en immersion de ce que ça implique de consulter tel ou tel type de contenu lorsqu’on est atteint d’une déficience visuelle.

    Par ailleurs, je suis mandatée à l’heure actuelle dans un comité d’experts de personnes en situation de handicap pour un grand théâtre, la Comédie de Genève qui est le premier à avoir mis en place une unité consultative de ce type. A l’occasion de sa toute première saison dans ses nouveaux locaux en septembre, on a eu l’occasion, avec des collègues qui travaillent dans un autre type de handicap, de former à l’accessibilité l’ensemble des équipes du théâtre Et les retours sont vraiment positifs.

    Aller à la rencontre de l’autre fait généralement tomber la peur. Les tabous, les stéréotypes finalement tombent du fait de ces sensibilisations. Pour moi, c’est un travail extrêmement important et qui devrait être généralisé.

    C’est un vrai et vaste sujet, mais je pense aujourd’hui heureusement que les choses commencent à évoluer dans le bon sens en matière d’inclusion et d’accessibilité.
    Il faut donc continuer.

    Vers une prise de conscience d’une société plus inclusive

    « Je parlais récemment avec la directrice de l’association DécadréE avec laquelle je forme sur ces questions d’accessibilité de l’écriture inclusive, du fait que les questions d’accessibilité sont peu connues des milieux militants contre le sexisme, la violence faite aux femmes, de visibilité ou encore les violences de genre et d’orientation sexuelle.

    Je travaille beaucoup justement pour faire converger toutes ces actions avec celles qui concernent le handicap qui est aujourd’hui à mon sens un peu dans l’angle mort de toutes ces luttes et ces préoccupations.

    On entend rarement parler de handicap dans les problématiques féministes, dans la communauté LGBTQ et pourtant le handicap touche tout le monde, y compris les personnes âgées, les femmes…
    C’est une problématique qui vient s’ajouter à d’autres potentiellement. Donc c’est important qu’elle ne soit pas oubliée.

    Photo de Céline Witschard en train de parler au micro d'accessibilité

    Le dynamisme des handicapés de la génération Y

    « La génération Y dont je fais partie est la première génération à être sortie du système de l’éducation entièrement spécialisée, dans laquelle les aveugles et les malvoyants se sont longtemps fréquentés uniquement entre eux, en vase clos. Pour leurs études en Suisse, il y avait par exemple, dès le début du XXème siècle, l’Asile des Aveugles qui éduquait les enfants aveugles et malvoyants dès leur plus jeune âge.

    Et puis ensuite, pendant longtemps, on faisait passer les aveugles et les malvoyants à la situation de rentiers invalides et du coup ils venaient à se fréquenter de nouveau, entre eux, dans le cadre associatif.

    Alors que notre génération a pu bénéficier d’une intégration scolaire en milieu ordinaire. J’ai effectué toute ma scolarité en parcours public ordinaire, avec un tout petit appoint en spécialisé d’une demi-journée par semaine à l’école primaire et je suis ensuite allée jusqu’à l’université. Ca n’a jamais posé aucun problème. Evidemment j’avais le soutien matériel adapté, mais en soi j’ai été sociabilisée comme tout le monde.

    Mon handicap est une de mes caractéristiques mais il ne me définit pas en tant que personne. J’ai tout un tas de compétences personnelles et professionnelles qui ne sont pas en rapport avec mon handicap.

    Le coup de boost des nouvelles technologies

    « Je pense sincèrement que la technologie a considérablement amélioré la vie des personnes déficientes visuelles. Personnellement, je n’ai jamais ressenti cette espèce d’avant et après le web. Quand je discute avec des personnes qui sont dans leur cinquantaine ou dans leur soixantaine, je les entends souvent parler de cette révolution de la technologie.
    Moi je n’ai jamais eu cette impression. Pour la simple et bonne raison que je fais partie de la génération avec laquelle la technologie a évolué. J’ai grandi en même temps que la technologie donc je n’ai jamais vraiment ressenti cette espèce de gap entre l’avant et l’après. Alors que les générations précédentes l’ont ressenti de manière fulgurante.

    Récemment j’étais à Paris que je connais relativement mal et j’ai découvert un peu par hasard que Google Maps maintenant indiquait les passages piétons. Evidemment avec toutes les réserves sur Google, mais c’est formidable !

    Je ne suis pas une adepte du tout technologique. Je pense par exemple qu’il est absolument utile d’apprendre la lecture en braille pour ne pas être tributaire de la technologie. Ça pourrait nous servir le jour où on est en panne d’internet. Ce qui peut arriver, on ne sait jamais !

    Mais çà c’est formidable pour les déficients visuels. Ce qui pourrait apparaître comme un gadget pour les voyants est pour nous une fonctionnalité très utile et on peut imaginer qu’un jour nous pourrions circuler partout de manière autonome grâce aux progrès des systèmes de guidage et des GPS. C’est juste extraordinaire !
    Je pense aussi à des applications de découverte de l’environnement comme LookOut ou à Cash Reader qui permet de savoir les espèces qu’on a en main, etc.

    C’est super aidant pour nous.

    Les meilleurs conseils pour améliorer l’accessibilité de vos contenus web

    Respecter la hiérarchie des titres

     » La première chose à faire lorsqu’on travaille dans la communication, c’est respecter les niveaux de titres dans un texte. La plupart des gens s’amusent à mettre des titres de niveau 3 en premier niveau parce que la police est plus cool. Non, il faut respecter la hiérarchie des titres pour que les lecteurs d’écran permettent aux déficients visuels de se repérer dans un article de blog, par exemple.

    Titre 1 pour le titre de l’article, titres 2 pour les différentes parties, titres 3 pour des sous-titres au niveau inférieur. Il faut un ordre de descente logique pour que l’information soit lisible.

    Par exemple pour un programme de cinéma : en titre 1 le nom de la salle, en titre 2 le titre du film, en titre 3 les horaires des projections.

    Et dites-vous bien que les déficients visuels vont eux aussi au cinéma !

    Contraster les couleurs

     » Il existe beaucoup d’outils sur internet pour contrôler que les contrastes de couleurs entre les fonds et les polices de caractère permettent de donner une très bonne lisibilité aux textes. Un malvoyant aura beaucoup de mal à lire des textes si le contraste est insuffisant.

    Des sites comme https://color-ratio.com par exemple ou d’autres applications permettent de respecter la norme d’accessibilité WCAG.

    Décrire les illustrations

     » Toujours mettre un texte alternatif sur vos images, photos, illustrations sur vos sites et réseaux sociaux, même sur Instagram. Ce texte alternatif doit être une description détaillée de l’image pour que les DV puissent la comprendre, à défaut de la voir. iIs la liront avec leur lecteur d’écran.

    Respecter les normes WCAG

     » C’est la bible pour l’accessibilité. L’accessibilité n’est pas réservée aux DV. Tous les sites web devraient être accessibles facilement pour tout le monde. L’accessibilité est aussi une question d’architecture et d’ergonomie de l’information.

    Pour qu’une personne ne quitte pas une page web et soit à l’aise avec l’information, elle devrait pouvoir accéder à l’information en 3 clics seulement.

    De nombreux sites sont encore très peu accessibles, voire complètement inaccessibles. En Suisse, la question avance au niveau des sites du gouvernement sur le plan cantonal et fédéral, mais de nombreuses boutiques en ligne sont encore complètement inaccessibles. Je connais mal la situation en France, mais ai constaté que certains sites de services comme celui de la SNCF, par exemple, ne sont pas extrêmement simples sur le plan de la navigation.

    Souvent l’accessibilité ne semble pas être prise en compte dans les critères des appels d’offre qui sont donnés aux développeurs. Pour l’architecture également, l’accessibilité des projets pour les concours d’architecture n’est presque jamais au cahier des charges.

    Pour conclure sur l’accessibilité

    L’accessibilité n’est pas qu’une question réservée aux handicapés. La population âgée des pays développés est de plus en plus nombreuse et a aussi de gros problèmes pour accéder au web et dans la vie réelle.

    Pour cette raison, on estime que 20% de la population peut être actuellement considérée comme handicapée. L’accessibilité est donc une question qui concerne le plus grand nombre.

    Des technologies comme Siri, les télécommandes ont été inventées au départ pour les handicapés et finalement elles servent à tout le monde.

    Il est donc tout à fait essentiel d’aller vers une société plus inclusive.

    Contacts et liens

    Pour aller plus loin

    Podcast audio – une véritable solution de divertissement et d’emploi pour les déficients visuels ?

    débat d'idées 10 septembre 20h - en Live sur DV Lancez-Vous - une jeune femme souriante avec un casque audio sur la tête

    Vous pouvez reécouter le débat d’idées en live du vendredi 10 septembre 2021 sur DV Lancez-Vous. Ce débat était animé par Bruno de Chénerilles (Plan Sonore) et Yves Wansi (Vue (d)Ensemble). Des idées, dess astuces, des conseils, des réflexions afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent de se lancer dans ce média passionnant : le podcast audio.

    Le marché des podcasts audio a explosé avec une progression très marquée en 2020. On parle de plus d’un  million de podcasts créés en 2020, le triple de 2019 ! Ça représente 2 podcasts audio démarrés chaque minute. En France,le nombre de personnes écoutant des podcasts audio a progressé de 48%. Plus de 12 millions de français écoutent des podcasts et des replays audio chaque mois. C’est-à-dire 1 internaute sur 10 écoute des podcasts audio.

    Dans ces études chiffrées sur le podcast audio, les non-voyants et malvoyants ne sont jamais comptés, ni représentés officiellement, pourtant ce sont de redoutables podcasteurs.

    Nous l’avons d’ailleurs constaté lors de l’organisation du premier grand concours de podcast audio entre malvoyants, non-voyants et voyants organisé à Strasbourg par l’association Vue (d’)ensemble et Plan Sonore au festival Entendez-Voir 2021.
    Parmi les 7 gagnants dans les différentes catégories, 4 lauréats étaient  non-voyants. Une surprise ? Non, au contraire, c’est une reconnaissance pour les déficients visuels dans ce domaine.

    Beaucoup de non-voyants ou malvoyants n’osent pas se révéler ou faire connaître leurs talents de créateur. Cela est parfois dû à un manque d’occasion ou d’opportunité. Plus qu’un divertissement, le podcast audio est un réel atout non négligeable pour la recherche d’emploi des malvoyants et non-voyants et pas que…

    Si vous avez manqué ce débat d’idées en live du vendredi 10 septembre 2021 sur DV Lancez-Vous, animé par Bruno de Chénerilles et Yves Wansi,

    Reécoutez-le en cliquant sur ce lien :  

    https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZcvc-ygrTwuH9H2CWJr8FXGpBgnmwTEFYsL

    Entendez-Voir ! 2021 : 3ème édition

    entendez-voir !

    Entendez-Voir est le rdv du livre & du film accessible à tous. C’est une rencontre multi-facettes, un espace inter-générationnel et multiculturel. Le festival strasbourgeois a présenté sa 3ème édition du 7 au 11 juillet 2021, sur la lancée de la dynamique créée ces deux dernières années et des évolutions rapides de l’écosystème, liées aux adaptations du livre, du film et de la sensibilisation du public.

    C’était un événement à la fois culturel, intergénérationnel et inclusif à la portée de tous !
    En 2021, Vue (d’) Ensemble a poursuivi ainsi ses objectifs : militer contre la sédentarisation des déficients visuels et des handicapés en général en organisant des manifestations innovantes et porteuses qui rassemblent.

    Vous pouvez aussi écouter cet article en podcast ci-dessous :

    Les enjeux du Festival

    • L’accessibilité
      Démocratiser
       et rendre la culture accessible à toutes et tous en proposant un panel d’oeuvres cinématographiques et littéraires de qualité, accessibles aux handicapés visuels, aux sourds et aux personnes valides, au même moment et aux mêmes endroits.
    • Le livre pour tous
      En incitant les librairies de Strasbourg et d’ailleurs à s’intéresser davantage aux différents formats du livre, le champ des possibles s’ouvre et favorise l’accès à la lecture à travers des moyens techniques et humains, grâce aux soutiens des diverses institutions, associations et maisons d’édition.
    • Les films accessibles
      Encourager les salles de cinéma à projeter encore plus de films tout public accessibles, en audiodescription et en sous-titrage, représente un objectif majeur qui met en lumière les métiers du doublage ainsi que le travail de la voix.
    • Sensibiliser
      le grand public et les jeunes. Leur faire découvrir les handicaps et les adaptations sensorielles possiblesL’audiodescription et le sous-titrage, mais aussi initier à l’analyse d’une image, la mécanique d’écoute d’un film, d’un dessin animé et la construction d’un texte.

    entendez-voir !

    Focus sur le podcast audio

    Cette 3ème édition d’Entendez-Voir ! a fait la part belle au podcast audio. C’est le média qui monte sur internet : communication orale, écoute en mobilité, inclusion et réalisation légère en font un nouveau moyen d’expression pour tous.

    Un Atelier d’Initiation au Podcast

    Découverte de l’écriture audio, prise de son et montage d’un épisode de podcast. Une immersion dans l’univers du podcast pour très pratiquement écrire, raconter, parler et réaliser votre tout premier podcast audio.

    Samedi 10 juin – 9h à 12h – pour voyants, malvoyants et non-voyants à partir de 17 ans. Inscription : https://bit.ly/3vjt1cA

    Les Prix du Podcast – Strasbourg 2021

    Un grand concours de podcasts audio francophones entre malvoyants, non-voyants et voyants, proposé par l’association Vue (d)Ensemble et Plan Sonore dans le cadre de la 3ème édition du festival Entendez-Voir ! et parrainé par Ausha et Le Pod.

    Plus d’une cinquantaine de podcasteurs francophones ont participé au concours. Les prix seront décernés lors de la cérémonie de clôture du festival.

    Le programme du festival

    entendez-voir !

    Où ?

    L’évènement Entendez-Voir ! s’est déroulé dans 3 lieux différents autour de la place Kléber, au coeur de Strasbourg : la Salle de l’Aubette, le Cinéma Vox et l’Hotel Kaïjoo.

    Quand ?

    Mercredi 7 juillet : Ouverture, projection sous-titrée et en audiodescription du film de François Ozon Eté 85 et concert Cherry Jazz Quartet.

    Jeudi 8 juillet : Avant-première cinéma avec Arte

    du Vendredi 9 au dimanche 11 juillet : Salon du livre, concerts, projections, ateliers

    Le programme en détail :

    Découvrez tout le programme en détail sur le site du Festival Entendez-Voir ! https://www.entendez-voir.com/programme-jour-par-jour

    Téléchargez-le en pdf : le programme-Entendez-Voir

    Les partenaires

    Entendez-Voir est soutenu financièrement par la Drac Grand-Est, la Région Grand-Est, le départeme nt du Bas-Rhin, la Ville de Strasbourg. Les partenaires sont Arte, Plan Sonore, Ausha, LePOD, Cinéma Vox, Hotel Kaijoo, Afriq’elles, Talents et Partages, Des Mains pour le Dire, Les Bibliothèques Sonores, AnimEico, Editions du Signe, Café Signes, Bastian Editions

    Pour aller plus loin

    Sébastien Chauveau, non-voyant dans les métiers de l’audio

    Sebastien Chauveau, journaliste audio et non-voyant

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    Sébastien Chauveau a été primé dans la catégorie pro des Prix du Podcast – Strasbourg 2021. Bruno de Chénerilles s’entretient avec lui. Il est journaliste radio, podcasteur, non-voyant et raconte son parcours professionnel, de la réalisation audio au journalisme radio, en passant par le podcast audio.

    Ecoutez son podcast gagnant :

    Vous pouvez aussi écouter cet interview en podcast :

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    Son parcours, ses activités professionnelles en audio, en podcast

    Sébastien Chauveau : J’ai fait l’université en fac de droit et puis ensuite je me suis formé au journalisme. J’écrivais déjà des articles pour la presse locale et je me suis dit que c’était sympa ce métier. Ce serait sûrement moins long que des études de droit, donc je me suis lancé dans le métier de journaliste. Je me suis formé au CFPJ, le Centre de Perfectionnement et de Formation des Journalistes.

    Au départ, j’ai fait beaucoup de presse écrite ou internet et quand je me suis rendu compte que la presse écrite commençait à battre de l’aile, il y a déjà une petite dizaine d’années, je me suis dirigé vers l’audio, via le podcast.

    J’ai d’abord monté une web-radio.Elle n’a pas très bien fonctionné parce que c’était un peu précurseur comme domaine. Et puis je me suis formé avec un technicien du son en ligne, Étienne Tremblay de la Machine à Mixer et ça m’a permis d’acquérir de super bonnes bases et un bon bagage technique et puis bon an, mal an, j’ai fait mon chemin dans l’audio.

    Ensuite, j’ai été chroniqueur pour Fréquence Ter durant plusieurs années. J’y ai eu plusieurs chroniques. Et puis j’ai fait des podcasts. Il y a 3 ans à peu près, je me suis vraiment destiné qu’à cela. Aujourd’hui je fais du podcast de marque pour les entreprises, pour les institutions.

    Depuis 5-6 ans, je produis pour un diffuseur de programmes pour les radios locales privées en France, CMCF (Créations Maurice Clément Faivre). Je produis des programmes de sport, santé ou environnement qui sont diffusés sur une vingtaine de radios locales privées. Par exemple, une série de 20 documentaires qui s’appelle Autour de la Terre.

    Toutes ces émissions sont d’abord des émissions de radio. Mais une fois que mon diffuseur a joué de son exclusivité, je les mets en ligne en podcast sur toutes les plateformes.

    Le podcast La Grande Bleue par Sebastien Chauveau, journaliste audio et  non-voyant

    Les difficultés des non-voyants en réalisation audio

    SC : je dirais qu’il n’y a pas vraiment de difficulté pour le montage et le mixage, parce qu’on a accès à des logiciels qui nous sont plutôt assez accessibles. Le plus gros souci qu’on peut rencontrer ce sont les captations sur le terrain.

    Personnellement, les déplacements ne me font pas peur. Parallèlement à mes activités professionnelles, je suis un grand sportif, donc je suis dynamique et je vais aisément sur le terrain. Mais quand on doit aller faire des captations de type micro-trottoir, quand on doit couvrir des événements, ça peut parfois être un peu plus compliqué.

    Par exemple les manifestations. Moi, j’y vais. Mais il faut faire attention quand on est non-voyant. Il faut éviter d’aller au front, donc je vais sur les côtés et à l’arrière. Quand je fais des micros-trottoir, j’utilise 2 micros. En effet, pour nous c’est difficile de mettre le micro juste sur le visage de la personne.

    Il y a des petites adaptations comme ça. Mais elles ne me posent pas vraiment de problèmes. Evidemment, je n’irai pas sur un théâtre de guerre, ça c’est clair. Mais on peut globalement tout faire en captation en prenant quelques précautions, en étant vigilant sur le terrain. Notons aussi que dans les déplacements, on est très dépendants des transports en commun.

    Un véritable problème pour nous les non-voyants, c’est l’utilisation des enregistreurs d’aujourd’hui. Ils sont de plus en tactiles et pour nous, non-voyants, pas faciles à utiliser.

    Les non-voyants, l’informatique et les logiciels audio

    SC : La technologie nous a beaucoup aidé dans ce domaine. On a le choix comme Monsieur tout le monde entre Windows, Mac et Linux. Du côté des logiciels, c’est un peu l’inverse des enregistreurs, en quelque sorte. Tous ne nous sont pas accessibles évidemment, mais on dispose quand même largement de quoi faire pour travailler.

    Il y a 3 logiciels qui sortent du lot en matière d’accessibilité :

    • Audacity : l’incontournable pour faire du montage amateur, pour se faire plaisir, pour découvrir. D’ailleurs j’ai commencé par ça.
    • Reaper : du côté professionnel, on peut sans problème travailler aussi bien qu’un voyant sur Reaper pour Windows ou sur Mac.
    • Logic Pro : côté Mac

    Une fois qu’on a installé les extensions qui permettent d’utiliser son lecteur d’écran, on a parfaitement parfaitement accès à tout dans le logiciel. On peut très bien travailler, utiliser les plugins intégrés. Pour ma part, j’utilise aussi les plugins Waves et iZotope qui sont aussi parfaitement accessibles.

    A part la correction spectrale, les égaliseurs graphiques, où il faut un petit peu s’arracher les cheveux. Mais pour le reste c’est parfaitement accessible. Il n’y a pas vraiment de soucis. Mais il y a quand même des logiciels qui ne sont pas accessibles pour nous : comme Adobe Audition, Cubase ou Protools.

    Le podcast Question de santé par Sebastien Chauveau,  journaliste audio et  non-voyant

    La réalisation de podcasts et les déficients visuels

    SC : Je pense qu’il n’y a là pas plus d’intérêt pour les déficients visuels que pour les voyants. L’audio est juste plus accessible techniquement pour un déficient visuel que de faire de la vidéo, puisqu’il n’y a pas d’images. Bien que, personnellement, je fais de la vidéo, même du son à l’image, ce qui est un peu plus technique. Mais pour qui ne voit pas, c’est plus simple effectivement sur le plan technique de faire un podcast.

    Après se pose la question sur le plan éditorial. Là je dirais que il n’y a pas vraiment d’intérêt supplémentaire. Le podcast a son intérêt pour tout le monde.

    L’intérêt de faire du podcast, c’est déjà et surtout sa facilité de consommation. Les podcasts s’écoutent partout, tout le temps, facilement et sans être collé à un écran. On peut faire sa cuisine, son sport : on peut tout faire en même temps. C’est le principal intérêt du podcast. C’est cool dans les transports… Donc l’écoute est très facile et elle demande moins de consommation de data que de regarder une vidéo.

    Donc, l’audio c’est beaucoup plus simple pour les non-voyants, comme pour les voyants. Et puis aussi la qualité du message : on n’est pas trahi par l’image. Le podcast parle directement à l’oreille de son auditeur, donc le message y est nettement plus captif qu’en vidéo.

    En réalisation vidéo, on a tendance à se focaliser sur l’image et s’occuper de la bande-son ensuite. On met le son, le commentaire sur l’image. Alors qu’il faudrait presque faire l’inverse, si vous voulez délivrer un message clair. Mais seulement les gens de l’image pensent d’abord à l’image. A force qu’on leur tire les oreilles en leur disant que le son doit être bon, maintenant ils commencent à s’y intéresser.

    Le message du podcast est beaucoup plus captif. Les grandes marques comme Hermès et comme beaucoup d’autres se sont mises au podcast. Elles ont bien compris le message. L’auditeur de podcasts est plus fidèle que celui qui regarde des vidéos. Le podcast c’est un ton, c’est une histoire…

    Après, le problème aujourd’hui est que trop de podcasts peut tuer le podcast. Actuellement, Il y a une vraie frénésie du podcast. Il y en a pour tout et pour n’importe quoi. Alors peut-être que le non-voyant aurait un avantage pour bien choisir son podcast. Comme intrinsèquement, il sait mieux entendre, il devrait pouvoir faire la différence de ce qui est intéressant à entendre ou pas.

    Et puis évidemment il va sans dire que, non-voyant ou pas, le podcast, le bon podcast passe par la qualité du son.

    Le podcast Atouts Sport par Sebastien Chauveau, journaliste audio et non-voyant

    Les déficients visuels et la communication orale

    SC : Aujourd’hui, les déficients visuels ne la privilégient plus. Non, ce serait réduire le non-voyant à ce qu’il était il y a 20 ans ou même 50 ans peut-être. L’accès littéraire était plus compliqué qu’aujourd’hui. Aujourd’hui ,un non voyant est comme Monsieur tout le monde, il lit et écrit comme Monsieur tout le monde. Aujourd’hui, tous les non-voyants savent envoyer des SMS, aller sur les réseaux sociaux. Leurs lecteurs d’écran leur décrivent les photos. On sait faire tout çà.

    Heureusement qu’on ne passe pas que par la communication orale. Non, il n’y a pas vraiment de différence aujourd’hui qu’on soit voyant ou pas. Il n’y a pas une préférence. Par exemple pour ce qui m’occupe, je lis autant que j’écoute.

    Aujourd’hui, bon nombre de non-voyants sont capables de tout en informatique et en technologie dans tous les sens du terme. Je pense qu’ils font souvent 1000 fois plus de choses que les voyants avec leurs outils. En effet, c’est notre support privilégié.

    Il faut que les voyants arrêtent d’avoir des préjugés, des idées préconçues. Car, même si aujourd’hui énormément de chemin a été fait, il en reste quand même encore beaucoup à faire. Oui, on est plus autonome que jamais, on sait utiliser le GPS, on est hyper-technophiles que ce soit pour le travail de l’audio, que ce soit pour se déplacer.

    Voilà pourquoi l’accès à l’emploi pour nous devrait être plus facile. En effet, c’est une hérésie que les entreprises, pour beaucoup encore, contournent la loi. Et on ne les sanctionne pas assez. De ce côté-là, elles préfèrent payer les amendes, mais il faudrait que ce soit beaucoup plus dur comme système, beaucoup plus rigide.

    J’entends bien que les non-voyants ne peuvent pas conduire un semi-remorque, mais aujourd’hui tous les non-voyants ou une grande partie d’entre eux, sont capables de faire de la bureautique. Ils sont capables de faire plein de choses. Il n’y a pas de raison pour qu’ils ne soient pas dans les entreprises.

    Dans les radios par exemple, il y a quelques années les non-voyants avaient pleinement accès au travail radio. Aujourd’hui c’est devenu presque impossible : toutes les tables de mixage sont tactiles, les logiciels d’automation sont inaccessibles avec un lecteur d’écran. Certes on peut présenter le journal avec son terminal Braille, mais la plupart des applications audio en radio ne sont pas accessibles aux lecteurs d’écran, les prompteurs non plus.

    C’est un comble dans un milieu où on pourrait penser que c’est le son le plus important, que les non-voyants ne puissent pas y avoir accès. C’est une hérésie totale.

    Et pourtant technologiquement, ça pourrait être sans problème et je dirais même un plus. On devrait avoir des non-voyants dans toutes les rédactions, là où il y a du son, parce qu’on pourrait apporter techniquement beaucoup.

    Moi, je ne rentre jamais avec une captation saturée. Dans les milieux du son, Il y aurait tout intérêt à faire appel à des non-voyants. On est capable d’entendre très facilement des souffles, des défauts, il y a plein de choses qu’on peut entendre.

    Par exemple, la télévision : je me demande parfois qui travaille le son à la télé. C’est horrible : le téléspectateur pourrait passer son temps à monter le son, à le baisser, à le remonter … On a quand même des plugins qui vont bien pour remédier à tout ça. Mais moi, je veux bien leur vendre mes oreilles de non-voyant.

    Bruno de Chénerilles : Exact ! C’est ce que je dis toujours à mes élèves : la télévision vous pouvez très bien l’écouter sans image. Dans les trois quarts des émissions, l’image est vraiment peu importante pour la compréhension. Dans toutes les émissions grand public, on peut très bien suivre l’émission en coupant l’image. Il n’y a souvent pas grand-chose à voir, c’est du décor, mais rien au niveau du sens.

    Je me souviens très bien il y a très longtemps avoir écouté des films de Jean-Luc Godard qui travaillait beaucoup le son et de les écouter comme une bande-son. Je suis retourné voir deux ou trois fois le même film pour l’écouter, en fermant les yeux et c’était absolument fantastique.

    Sébastien Chauveau : Vous avez raison de souligner le cinéma, parce qu’il faut relativiser. Autant très souvent en radio et en TV, le son est minable, en revanche au cinéma il y a du bon son : il y a de quoi se régaler avec le sound design, un vrai travail du son. Ecoutez le son au cinéma car il y a là beaucoup à apprendre. C’est souvent un vrai bonheur !

    Dans le podcast, je parle du bon podcast, on est presque obligé de faire du bon son pour raconter de belles choses et là ça peut être un avantage d’être non-voyant ou déficient visuel.

    Les podcasts de Sébastien Chauveau

    La Grande Bleue, Atout Sport, Question de santé sont sur toutes les plateformes de podcast.
    Sa page Facebook : Sébastien Chauveau Production
    Sa newscast : une newsletter audio qui annonce ses nouvelles diffusions.

    Pour aller plus loin

    Quels formats pour vos fichiers media ?

    fichiers media multimédia

    .

    Comment s’y retrouver dans tous ces fichiers media que nous sommes bien obligés de manipuler tous les jours ? C’est la jungle ? Et que signifient tous ces suffixes ? Pas si compliqué que çà, vous allez voir. Audio, vidéo, image, pour chaque usage choisissez le format de fichier le plus standard, celui que tout le monde pourra lire.

    En effet, les fichiers media servent en premier lieu à communiquer. Vous les envoyez à vos correspondants, à votre imprimerie, vous les mettez en ligne sur votre site, sur vos réseaux numériques, vos réseaux sociaux.

    Ils doivent être de bonne qualité et à une définition appropriée au mode de diffusion que vous envisagez. Aussi, dans la plupart des cas, on sera amené à utiliser plusieurs formats pour une même image, un même son, une même vidéo.

    Vous pouvez écouter cet article :

    Comment reconnaître le format d’un fichier ?

    La première indication est le suffixe du fichier qui commence toujours pas un point : .aif, .mp3 … Il va nous permettre de reconnaître la nature du fichier : son, vidéo ou image fixe.

    Dans un deuxième temps, on pourra faire clic droit sur le fichier (windows) ou cmd+i (mac) pour avoir plus de précisions, quant à son poids (sa taille) et à son format (sa définition ou leurs dimensions pour les images)

    Plus le fichier media sera de bonne qualité, plus il sera lourd. Sur internet, les fichiers très lourds ont du mal à être lus correctement. Voilà pourquoi on utilise en général des formats compressés qui sont plus légers et donc plus faciles à lire à distance.

    On fera donc toujours un compromis entre qualité et portabilité, pour ainsi dire. Seules les conditions professionnelles de diffusion ne souffrent guère la compression : cinéma, télévision, pressage cd ou vinyle, diffusion en salle, l’imprimerie …

    Les fichiers Audio

    fichier audio - forme d'onde

    Les fichiers son sont utilisés – écoutés – par tout le monde, mais ce sont les musiciens, les producteurs, les podcasteurs qui les manipulent et les génèrent.

    Mono ou stéréo ?

    Une première distinction est à faire : un fichier mono ne comporte qu’une seule piste. Un fichier stéréo comprend 2 pistes (gauche et droite) qui sont en général entrelacées pour pouvoir être lues simultanément par tous les appareils ou logiciels.

    Les fichiers mono ne sont utilisés qu’en studio : on enregistre une source avec un micro, cela génère un fichier mono. En diffusion, tous les fichiers son sont stéréo, c’est le standard absolu qui vous permet de les écouter partout, sur un téléphone, un ipad, un ordi, en ligne …

    Un fichier stéréo pèse 2 fois plus lourd qu’un fichier mono de la même durée. De plus ce n’est pas la quantité ou le volume du son qui va changer le poids d’un fichier. Un fichier de silence pèse aussi lourd qu’un fichier de musique techno. On verra que ce n’est pas du tout la même chose pour les fichiers image.

    .wav ou .aif ?

    Les fichiers son professionnels sont en 2 formats possibles : .wav sous windows et .aif sur mac.

    Il est un fait établi que les mac peuvent lire les 2 sans distinction, alors que sous windows on peut encore avoir des problèmes à lire des aif . Voilà pourquoi les fichiers wav sont très conseillés, puisqu’ils peuvent être lus partout.

    16/44.1 ou 24/48 ?

    Il est ensuite 2 dimensions très importantes pour la qualité d’un fichier son professionnel : la définition du message informatique en bits et le taux d’échantillonnage en KiloHertz.
    Le CD audio a longtemps été un étalon en matière de fichier son numérique, son format est de 16 bits et 44.1 Khz. Mais c’est déjà un format un peu compressé, car ce format de fichier permet de stocker jusqu’à 80 minutes de son stéréo sur cette petite galette.

    Une meilleure définition, celle qu’on utilise la plupart des cas en studio pro ou en home studio, c’est 24 bits et 48 Khz qui permet un meilleur rendu de l’image sonore. Mais il est plus lourd de 40% environ, car il comporte plus d’informations.

    .mp3

    Le mp3 est le format standard du son sur internet et sur les lecteurs numériques de poche (lecteurs mp3, smartphones). C’est un format de fichier très compressé qui permet de stocker et de lire très facilement de grandes quantités de musique.
    Le format haute-qualité (HQ)en mp3 pèse environ 10 fois moins lourd que le wav 16/44.1 . Evidemment, c’est un format grand public, car la perte de qualité est sensible.

    .flac

    Ce nouveau format compressé est apparu qui est souvent utilisé sur les plateformes numériques de diffusion musicale. Il est de bien meilleure qualité que le mp3. On considère généralement qu’il n’y a pas de différence à l’écoute avec un wav.
    Le fichier flac peut être en 16/44.1 ou bien en 24/48. Il est environ 2 fois moins lourd que le wav.

    Tableau comparatif des formats et poids des fichiers son

    .wav.flac.mp3
    24/48100 Mo66 Mo6 Mo (HQ)
    16/44.160 Mo30 Mo

    Les fichiers Vidéo

    Tous les fichiers vidéo utilisés actuellement en communication vidéo utilisent la norme mp4 et ont donc comme suffixe .mp4. Notons que sur mac on rencontrera souvent des fichiers avec .mov comme suffixe, mais ce sont toujours des mp4, d’ailleurs vous pouvez modifier ce suffixe et le changer en .mp4, sans autre manip.

    Les dimensions des images vidéo et cinéma sont variables, des plus rectangulaires au plus carrées.

    fichiers formats vidéo cinéma

    16/9

    Le média le plus répandu sur internet est bien entendu la vidéo. Il y a des vidéos partout : sur Youtube, Vimeo, sur tous les sites web, les blogs, les vlogs. Mais la vidéo numérique est aussi utilisée maintenant de manière universelle en télévision et au cinéma.

    Le format d’image qui s’est imposé est le format 16/9ème ou format rectangulaire ou encore appelé format allongé.

    En même temps que lui, s’est imposé également sur internet, mais aussi sur les caméras vidéo, les smartphones, les tablettes un format de fichier vidéo qui est le mp4. C’est le format universel au 21ème siècle qui a détrôné tous les autres.

    On le trouve principalement en 3 définitions HD :

    • 1280/720 HD qui a tendance à ne plus trop être utilisé, sauf peut-être en formation à distance, où on a souvent affaire à des vidéos de cours qui ne demandent pas forcément une qualité optimale.
    • 1920/1080 HD qui est actuellement le standard sur les plateformes vidéo internet et les sites web, comme sur les téléviseurs.
    • 3840/2160 HD encore appelé 4K qui est en ce moment le format professionnel dit de ultra haute définition utilisé en télévision, au cinéma et sur les caméras ou appareils photo de dernière génération.

    Alors, que signifie ces dimensions : ce ne sont pas des cm, mais des pixels : le premier chiffre désigne le nombre de pixels dans la largeur et le deuxième le nombre de pixels dans la hauteur de l’image.

    Le pixel est l’unité de surface dans toutes les images numériques. L’image la plus petite qui soit serait une image 1/1 : un carré de 1 pixel de côté de couleur unie. C’est la version image de l’échantillonnage numérique que nous avons déjà vu dans les fichiers son.

    fichiers vidéo 16/9

    On comprendra bien que si on veut projeter une vidéo numérique sur grand écran, ce qui équivaut à l’agrandir, il nous faut le plus grand nombre de pixels dans le fichier. Voilà pourquoi on est aussi en train de passer au cinéma en 8K, ce qui double la définition du 4K.

    Par conséquent le choix d’un format d’image vidéo dépend de son support de diffusion et de la performance de la plateforme ou de l’appareil qui la diffusera. Par exemple, les vidéos Youtube sont regardées très majoritairement sur des tout petits écrans de smartphone et jamais sur des grands écrans. Il serait donc très inadapté de vouloir les diffuser en 4K ou en 8K.

    Par ailleurs le poids d’une image dépend énormément aussi de sa complexité. Un aplat de couleur pèse beaucoup moins qu’une image de paysage par exemple. Une image fixe également.

    Pourquoi ? Et bien la raison en est que la vidéo numérique reconnaît les pixels semblables et permet de les représenter de manière virtuelle, pourrait-on dire… Plus il y a de changement et de diversité dans une image numérique, plus elle sera lourde.

    Carré

    Le format d’image carré est très récent. Il a été introduit par Instagram et contamine maintenant aussi Facebook et même Linkedin. C’est donc un format de fichier spécifique à internet et on le trouve dans plusieurs dimensions qui conviennent toutes très bien sur les réseaux sociaux : 600/600, 720/720, 1000/1000, 1080/1080

    Mais il s’agit toujours d’un fichier mp4 : seules ses dimensions changent. Ce qui est intéressant, c’est que l’image va occuper plus de surface dans le fil des publications : elle attirera donc plus le regard.

    Vertical 9/16

    Autre avatar des réseaux sociaux : le format vertical. Il provient du fait que toutes les personnes qui possèdent des smartphones le tiennent vertical pour faire des selfies ou des vidéos. Ce qui m’a toujours paru très étrange en terme de vidéo, mais ça se justifie intuitivement : quasiment toutes ces images sont des portraits de personne (sa propre personne, en fait).

    On pourrait appeler çà le format narcissique, non ? C’est en tout cas le format favori des stories sur Instagram et des vidéos sur TikTok. Et comme ce sont les mêmes personnes qui regardent les vidéos sur ces réseaux sociaux, exclusivement sur leurs smartphones, ils les regardent évidemment en vertical.

    On voit que ce format inversé 9/16 correspond pile à l’écran du téléphone. il occupera donc toute la surface disponible. Et comme sur tous les réseaux sociaux et les sites web, le format de fichier le plus utilisé est le format HD 1920/1080 ou en vertical 1080/1920.

    Le débit

    Il faut rapidement aussi parler du débit de la vidéo, c’est à dire du nombre d’images par seconde. On utilise actuellement 2 débits : 25 images/seconde et 30 images /seconde. L’unité est souvent abrégée : fps pour frames per second.

    Là encore, le 30 images /seconde s’impose maintenant un peu partout. L’image est un peu plus fluide et donc le mouvement est mieux retranscrit.

    60 images /seconde est utilisé aussi pour les sports où le mouvement est le plus souvent très rapide. Evidemment, ça alourdit considérablement les fichiers et les appareils doivent être capables de les enregistrer et de les lire.

    Les fichiers d’images fixes

    fichier image fixe photo

    Internet

    Photos, illustrations, les images fixes sont aussi omniprésentes sur les sites, les blogs internet. Là aussi, la compression est de mise, car les grandes images peuvent ralentir considérablement le temps de chargement des pages internet et impacter très sérieusement le référencement des pages par les moteurs de recherche.

    .png ou .jpg ?

    Le standard très conseillé sur internet est le fichier .jpg qui permet une bonne compression.

    Le seul avantage du .png semble être la possibilité d’avoir un fond transparent et donc de présenter des images détourées sur un fond de page coloré. C’est un avantage en terme de design. Toutefois, le fichier .png est moins bien récompensé par les moteurs de recherche.

    La taille des fichiers images

    60% des images sur internet sont vues sur des smartphones et non pas sur ordinateur. Les sites internet doivent donc s’adapter souplement à ces écrans de taille extrêmement différentes. Ce qu’on appelle responsive, c’est justement la faculté d’une page internet de s’adapter aux formats des mobiles.

    C’est une contrainte depuis quelques années qui se rajoute au fait que le trafic internet ne cesse d’exploser. Donc les pages internet doivent être les plus légères possibles à charger.

    Voilà pourquoi on doit prêter attention à la fois au poids des fichiers image (compression) , mais aussi à la taille de chaque image. Une image qui va être placée par exemple dans une colonne qui fait 250 pixels de large, ne doit pas excéder cette taille.

    Autrement dit, la taille des images doivent être appropriées à la taille du conteneur qui la reçoit. Donc toutes les images qui peuvent être grandes et bien définies doivent être compressées en taille et en définition pour diminuer le temps de chargement de la page internet.

    On estime qu’une bonne page internet doit avoir un temps de chargement moyen qui n’excède pas quelques secondes, un grand maximum de 5 secondes. Sinon on diminue grandement le pourcentage de visiteurs qui va voir la page, car les internautes zappent très vite.

    Donc il est évident qu’une photo prise sur un smartphone ou un appareil photo ne peut pas être publiée sur internet, sans être drastiquement compressée. Une telle image à son état brut peut peser facilement plusieurs Mo et il faudra sur un site internet la réduire en un fichier de quelques centaines de Ko, voire à quelques dizaines de Ko.

    Pour cela, on va réduire la taille au strict nécessaire, mais aussi la définition sera réduite de 300 ou 600 dpi à 72 dpi (dots per inch, en français points par inch). C’est un peu l’équivalent de ce qu’on a vu précédemment avec les pixels en vidéo.

    Imprimerie

    Pour l’impression papier, affiches, flyers ou édition papier, les standards de fichier ne sont pas du tout les mêmes.

    En général, en photo ce sont les fichiers .tif qui sont préférés pour des raisons de colorimétrie et à la meilleure définition possible. Là il n’est plus question de compression, ni de réduire la taille des images. Bien au contraire !

    Ensuite une maquette graphique comprenant des photos, du texte, des titres, des illustrations sera la plupart fournie à l’imprimerie sous un format .pdf non compressé

    Pour conclure

    Bien évidemment, il existe beaucoup plus de formats de fichiers audio, vidéo ou image. Mais nous venons de voir les plus utilisés, les standards actuels sur le net et en production pro. Il est fortement déconseillé de publier des fichiers dans des formats plus exotiques ou plus anciens ou encore réservés aux professionnels.

    Comment convertir un fichier média ? La plupart du temps, vous n’aurez pas besoin d’application spécifique : l’appli avec laquelle vous l’avez fabriqué ou dans laquelle vous l’avez ouvert sur votre ordinateur vous permettra le plus souvent de l’exporter à un de ces formats de base.

    Ne prenez pas le risque que vos fichiers soient illisibles pour la plupart des usagers. N’oubliez jamais que vos fichiers media n’ont pas la plupart du temps comme objectif N°1 d’être les meilleurs possibles, mais au contraire de communiquer des images et des sons à un public, sur des réseaux ou dans des modes de diffusion différents.

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    Non voyants, mal voyants : Pourquoi et comment réaliser vos podcasts ?

    non voyants - pourquoi et comment réaliser vos podcasts

    Les non voyants peuvent-ils avoir accès à la réalisation de podcasts audio ? Jusqu’à maintenant, c’était presque une mission impossible. Et pourtant le podcast pourrait être pour eux le mode de communication rêvé : pas d’images, rien que de l’audio pour communiquer avec leur voix. Ils avaient besoin simplement d’une formation accessible qui n’existait pas…

    En janvier 2021, à l’initiative d’Yves Wansi, Audio Formations a ouvert un gros chantier pour rendre accessible aux non voyants et aux mal voyants sa formation Réaliser ses podcasts de A à Z.

    Vous pouvez aussi écouter cet article en podcast en cliquant ci-dessous :

    Comment un mal voyant en est-il venu à s’intéresser au podcast ?

    Yves Wansi, animateur de Vue d’Ensemble et du podcast DVLV – Déficients Visuels Lancez-vous :

    “ Tout est parti en 2019, lorsque nous nous sommes rencontrés, toi et moi, Bruno et nous avons collaboré pour l’organisation de la 2e édition du festival Entendez-Voir !

    Le podcast je connaissais un tout petit peu, sans vraiment m’y intéresser, parce que je ne voyais pas trop l’intérêt. Je connaissais déjà le livre audio et je considérais que le podcast c’est une autre forme des livres audio.

    Grâce à toi et aux articles que tu m’as conseillé, je me suis documenté sur le sujet et c’est là où je me suis vraiment rendu compte que c’était une réelle opportunité pour les malvoyants et les non-voyants.

    Etant moi-même malvoyant, je suis en contact avec plusieurs malvoyants et non-voyants et j’avais toujours ces remarques : certains publiaient beaucoup de contenu sur Youtube.

    Le problème de Youtube, c’est qu’il n’est pas forcément accessible pour un déficient visuel. Certains malvoyants et non-voyants qui partagent du contenu audio sur Youtube ont toujours besoin d’être accompagnés car ils sont obligés de mettre une image figée pour que leur contenu audio puisse être accepté dans le logiciel.

    C’est un véritable casse-tête quand on a un handicap visuel. “

    Quel est l’avantage du podcast pour un déficient visuel ?

    “ L’avantage du podcast est qu’on a juste besoin d’enregistrer sa voix, son contenu, faire la postproduction, puis télécharger en format mp3 ou wav et ensuite publier. C’est tout simple.

    Je suis donc rentré dans le milieu du podcast. Il fallait donc se former avant même de démarrer, non seulement pour une compréhension technique, mais il fallait aussi que je comprenne l’impact économique et surtout sociétal de la discipline.

    Ensuite je me suis donc formé aux techniques de production, de prise de son, d’habillage sonore, de narration, de diffusion.

    Etant moi-même malvoyant, les avantages du podcast pour moi vont encore plus loin en terme de publication et de diffusion. Tout simplement parce que aujourd’hui nous sommes inondés par la communication vidéo et tout le monde n’a pas forcément le temps de regarder tout le temps les vidéos sur son smartphone ou son ordinateur.

    Et en plus quand on est malvoyant ou non-voyant, ça ne sert forcément pas à grand-chose d’avoir des images. Donc c’est plus l’audio qui nous intéresse.

    Et si on analyse plus loin, il existe 4 canaux de communication et diffusion de contenu vidéos : YouTube le plus connu, Facebook, Instagram et Tic-Toc.

    A la différence du podcast, où on a plus d’une dizaine de plate-formes de diffusion. C’est énorme ! Entre Apple Podcasts, Deezer, Spotify, SoundCloud, Google Podcasts, Podcast Addict ou encore Amazon, Audible… Si on analyse, on se rend compte qu’on a plus de possibilités de diffuser son contenu et en plus, gratuitement.”

    Yves Wansi et Bruno de Chénerilles en interview pour la formation Non voyants mal voyants réalisez vos podcasts de A à Z
    Yves Wansi et Bruno de Chénerilles

    Comment un non-voyant peut-il réaliser des podcasts ?

    “ Donc, pour cela il faut faire une formation. Ce n’est pas juste enregistrer sa voix et le balancer en ligne. Il faut donc comprendre les techniques de production, le bruitage, la technique de prise de son, l’habillage sonore et surtout la diffusion.

    En effet, il faut savoir comment diffuser en utilisant des mots clés et surtout qu’il soit visible, accessible sur toutes les plateformes. J’ai pris le temps de me former à la production, à la diffusion, à la publication, à la prise de son, à la création de contenu, à la narration, à la rédaction, etc.

    Et bien évidemment à l’accessibilité de cette formation. Il fallait trouver le moyen de rendre la formation accessible à un non-voyant.

    De nombreux malvoyants et non-voyants ont d’énormes choses à dire. Des musiciens, des narrateurs, des poètes, des conteurs, des formateurs, des écrivains, des scénaristes, des réalisateurs… Grâce au podcast, ils ont l’opportunité de mettre leur création sur un support pour se faire connaître, faire reconnaître leur travail et surtout s’émanciper.

    De plus avec les conditions sanitaires actuelles, nous sommes un peu obligés de rester chez soi. On a donc la possibilité de s’exprimer, d’exprimer son talent chez soi, dans son bureau, dans sa chambre, dans son salon et de partager avec les autres. ”

    Pour écouter les podcasts d’Yves Wansi DVLV – Déficients Visuels Lancez Vous : https://podcast.ausha.co/dv-lancez-vous

    Yves Wansi : c'est lui qui est à l'origine de cette formation podcast accessible aux non voyants

    Qu’est ce qu’une formation accessible aux non voyants et aux mal voyants ?

    Les voyants l’ignorent, mais les non voyants et les mal voyants, en raison même de leur handicap, utilisent déjà énormément les outils numériques : ordinateur, smartphones, principalement.

    Leur principale difficulté est évidemment qu’ils ne peuvent voir l’écran. Ils utilisent donc des lecteurs d’écran vocaux comme Voice Over sur mac et sur les iphone, comme NVDA sous windows ou encore Talk Back sur androïd.

    Mais en plus, ils utilisent de manière extensive les commandes au clavier, les raccourcis clavier. En effet, ils ont besoin de pouvoir contrôler tout au clavier.

    Beaucoup d’entre eux ont d’ailleurs acquis en la matière une dextérité stupéfiante pour les voyants. Ils sont capables de jongler très vite entre les commandes vocales et les raccourcis clavier.

    L’accessibilité aux non voyants et aux mal voyants d’une formation à distance passe par une plateforme de cours bien organisée, des modules de cours en audio et des documents texte bien calibrés.

    De plus, la particularité d’une formation audio est qu’elle doit comporter une initiation à un logiciel audio, parfaitement accessible aux non voyants. La difficulté principale était donc de concevoir un tutoriel de réalisation audio accessible sur un logiciel audio accessible.

    Et c’est là que la collaboration avec un non voyant, expert en informatique s’imposait pour tester et valider dans le détail cette nouvelle formation dont l’enjeu était d’être 100% accessible aux non voyants.

    Emmanuel Coutris, le consultant idéal

    Emmanuel Coutris, administrateur système à l’Université Paris-Saclay et lui-même non voyant, a collaboré activement à la création de cette formation en en étant en quelque sorte le bêta-testeur et le consultant en accessibilité :

    “ Alors de mon côté, dès que j’ai entendu parler d’une possibilité de formation au podcast pour les déficients visuels ça m’a beaucoup intéressé, tout simplement parce que j’ai aussi un intérêt là-dedans. Effectivement j’aimerais bien créer un podcast autour des instruments de musique rares ou peu utilisés.

    Et donc j’ai répondu présent dès qu’on m’a dit que ce serait bien qu’il y ait un testeur non-voyant. Surtout que j’ai des connaissances dans tout ce qui est site internet, accessibilité et je pense pouvoir réfléchir aussi aux difficultés des déficients visuels.

    Jusqu’à maintenant mon expérience de cette formation en ligne est assez positive parce que le format me plaît beaucoup. Et puis l’accessibilité, elle était déjà pas mal au départ. Je parle du site lui-même, la plateforme de formation.

    Et après l’ajustement, avec les petites observations que je peux apporter, comme Bruno est très à l’écoute, je ne vois que des améliorations.

    Et voilà, je ne peux qu’inviter d’autres personnes à suivre cette formation dès qu’elle sera mise en place.”

    pour vous les non voyants : un micro ou un smartphone, un ordinateur et une formation, c'est tout ce qu'il vous faut pour réaliser vos podcasts

    Non voyants, mal voyants – Comment réaliser vos podcasts audio de A à Z

    La formation Podcast Audio Touch existait déjà pour les voyants et dans une certaine mesure aussi pour les mal voyants.

    Il s’agissait donc pour Audio Formations de proposer une nouvelle version de cette formation à la réalisation de podcasts, cette fois-çi 100% accessible aux non voyants, aux mal voyants et bien entendu 100% à distance.

    Ne cherchez pas plus loin, c’est la première et la seule qui existe actuellement. Elle est le fruit de la collaboration entre voyants, mal voyants et non voyants.

    Elle est ouverte dès maintenant à tous les non voyants et mal voyants francophones. La première session débute en avril de cette année 2021.
    Audio Formations ouvrira une nouvelle session tous les mois et les prises en charge du coût de formation sont possibles via Pôle Emploi (et votre Cap Emploi) ou les Opcos de votre secteur si vous êtes salarié ou salariée.

    non voyants formation podcastpodcast natif micro-nuages-diffuser-son-podcast

    Pour en savoir plus sur le programme détaillé, les sessions, les conditions d’inscription et de prise en charge de cette formation :

    Non voyants, mal voyants : réalisez vos podcasts audio de A à Z


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    Diffuser son podcast – les 10 spots incontournables

    non voyants formation podcast natif : un microdans les nuages la nuit

    Pour bien diffuser son podcast, ne croyez pas qu’il suffise que votre chaîne de podcasts soit accessible chez votre hébergeur et sur votre site web. Non, il faut qu’on puisse trouver et écouter vos podcasts partout sur le web !

    Vous avez créé votre chaîne de podcasts ou vous désirez le faire. Très bien !
    Maintenant sachez que pour se faire entendre, tout bon podcasteur doit tout faire pour bien diffuser son podcast.

    Vous avez déjà choisi l’hébergeur ?

    Ausha

    Un hébergeur français ? Quoi de plus logique si votre podcast est francophone. Ils sont très sympa, efficaces et très proches des podcasteurs. Leur plateforme d’hébergement est N°1 en France et ils se développent très bien à l’international aussi. Un bon choix pour bien commencer à diffuser son podcast francophone.

    Soundcloud

    Si votre chaîne de podcasts parle de musique, à fortiori si vous êtes musicien ou producteur, je vous conseillerai plutôt SoundCloud comme hébergeur.

    Pourquoi ? C’est un écosystème musical très important au niveau mondial, peut-être le plus important. Vous le savez probablement, beaucoup de musiciens publient déjà leur musique sur cette plateforme et à travers elle sur toutes les plateformes numériques.

    Quoi donc de plus naturel pour un podcast musical que d’y être hébergé ? Il sera bien au chaud au cœur de l’écosystème SoundCloud.

    Diffuser son podcast sur son site web

    Evidemment, c’est le moins que vous puissiez faire, si vous avez déjà un site web, un blog, que d’y dédier une page à votre podcast et de le mettre en valeur à cet endroit. Vos visiteurs fidèles, vos abonnés, vos prospects pourront y accéder facilement puisqu’ils connaissent déjà le chemin.

    C’est une manière de bien diffuser son podcast. Mais surtout, si vous n’avez pas de site ou de blog, n’en créez pas uniquement pour votre podcast. Ce serait beaucoup de travail et ce n’est pas utile, vraiment pas, de perdre autant de temps !

    Sur un tout nouveau site, vous n’aurez pas de trafic avant plusieurs années et vous seriez obligé·e de publier sans cesse des articles, des vidéos en plus de votre podcast pour avoir quelque chance d’avoir des visiteurs.

    Et c’est là où je voulais vous amener… Comment faire pour bien diffuser son podcast ?

    Où doit se trouver votre chaîne de podcasts ?

    micro-etoiles-diffuser-son-podcast

    Réfléchissez … C’est tout simple ! … Non, vous ne voyez pas ?
    C’est l’évidence : là où les gens vont chercher et écouter leurs podcasts favoris !

    Comment fait-on pour écouter des podcasts, comment faites-vous ?
    Vous prenez votre téléphone et vous téléchargez une application gratuite, un player pour podcasts. Et il y en a plein, mais statistiquement il y a les dominants, les plus connus, ceux que tous les podcasteurs ont sur leur téléphone, les incontournables.

    Pourquoi ces applis, ces players sont-elles·ils incontournables pour diffuser son podcast, pour vous, créateur de podcasts, comme pour tous les podcasteurs ?

    Pour 2 raisons étroitement liées :

    • on les trouve très facilement sur son téléphone
    • on y trouve un grand choix de podcasts

    Et croyez-moi, les podcasteurs sont toujours en quête de nouveautés, ils fouillent constamment et adorent dénicher de nouvelles pépites. Et quand ils en trouvent, ils s’abonnent et ils sont très fidèles.

    Et on y arrive enfin :

    Les 10 spots incontournables pour bien diffuser son podcast

    diffuser son podcast - formation podcast audio

    1. Ausha

    On l’a vu : une plateforme incontournable pour le podcast français. En pleine expansion…
    Et ce sera peut-être en même temps votre hébergeur.

    2. SoundCloud

    Idem. Si votre podcast a quelque chose à voir avec la musique, il faut que votre flux y soit répertorié.

    3. Apple Podcasts

    C’est le taulier historique ! Encore aujourd’hui podcast et iphone sont étroitement liés. Même si les possesseurs de smartphones Android s’y mettent de plus en plus, le player d’iTunes reste celui du podcast par excellence.

    Présent par défaut sur tous les iphones, c’est l’app qui s’appelle maintenant Podcasts. Un must ! Encore plus de 50% des écoutes de podcasts dans le monde.

    4. Google Podcasts

    Et les voilà les androïds, ils arrivent ! Google a compris depuis plusieurs années le potentiel du podcast. C’est un des enjeux mondiaux pour Google. Là aussi tous les smartphones Android ont par défaut un player qui s’appelle Google Podcasts.

    Et le moteur de recherche a commencé à y référencer tous les podcasts du monde. Bientôt Google saura aussi indexer leur contenu comme il le fait pour les contenus écrits.

    Par conséquent, là c’est plus simple, vous n’avez rien à faire : si votre podcast est diffusé sur les grandes plateformes, on le trouvera de manière organique sur Google Podcasts.
    C’est un spot capital pour bien diffuser son podcast.

    5. Spotify

    La plateforme musicale numérique elle aussi mise sur le podcast, elle en produit même pour les adosser à la musique qu’elle diffuse. Comme vous pouvez y trouver toutes les musiques, vous y trouverez tous les podcasts. Et donc le vôtre se doit d’y être diffusé.

    6. Deezer

    L’autre plateforme musicale … Si vous n’êtes pas abonné·e à Spotify, vous êtes très certainement sur Deezer. Et sans supplément, vous avez droit aussi à énormément de podcasts. Et cocorico !! c’est une plateforme française qui rivalise avec Spotify.

    7. Audible

    Audible est un pionnier du Livre Audio, en fait le plus gros éditeur de livres audio. Et évidemment, il y a une parenté directe avec le podcast, qui n’a pas échappé au géant Amazon qui a racheté Audible, entre autres pour y diffuser des podcasts. Et ils mettent le paquet. La nouvelle force de frappe est là !

    8. Stitcher

    Stitcher est une plateforme de podcasts très importante dans le monde anglo-saxon depuis toujours. Et ils sentent le vent européen venir. Ils s’intéressent de plus en plus au vieux continent et particulièrement à la France où le podcast explose depuis 2017.
    Par conséquent, il faut aussi diffuser son podcast sur Stitcher, c’est classe et l’écoute en France est en pleine expansion.

    9. Podcast Addict

    Même chose avec Podcast Addict qui a choisi un nom formidable. Cette app de podcast est sur Android uniquement et ils ont choisi un nom qui caractérise bien le concurrent Apple. C’est ce qu’on appelle marcher sur leurs platebandes et çà leur réussit bien !
    Quand on veut toucher aussi les possesseurs de smartphones Androïd, il faut aussi diffuser son podcast sur Podcast Addict.

    10. Et YouTube ?

    Si vous avez déjà une chaîne YouTube, pourquoi ne pas y créer une playlist spéciale au nom de votre chaîne de podcasts où vous pourrez diffuser vos podcasts ?

    Il vous suffit d’importer vos fichiers audio, les épisodes dans votre logiciel de montage vidéo et de rajouter comme image, tout le long, une vignette avec le logo de votre chaine de podcasts et le titre de l’épisode. Puis vous sortez çà en format .mp4, donc une vidéo.

    Et vous la publiez dans votre playlist spécial podcast. Diffuser son podcast sur une plateforme vidéo, ça peut paraître contre-intuitif, mais ca se fait de plus en plus. Par contre là, vous serez obligé·e de publier manuellement vos épisodes un à un, au fur et à mesure.

    Comment fait-on pour diffuser son podcast sur toutes ces plateformes ?

    on-air-diffuser-son-podcast

    Vous pensez qu’il va falloir publier à chaque fois sur ces différents canaux, comme vous le faites déjà peut-être sur les réseaux sociaux pour vos vidéos, vos posts : Facebook, Youtube, Twitter, Linkedin, Twitch, Instagram etc…

    Et bien non, c’est beaucoup plus facile grâce au flux RSS de votre chaîne de podcasts. Il est possible de syndiquer très facilement votre flux RSS sur ces players, sur ces plateformes que vous allez abonner en quelque sorte à votre chaîne.

    Un peu de boulot au début… Puis une fois que c’est fait, c’est une fois pour toutes et ensuite votre chaîne y est répertoriée et se mettra à jour automatiquement au fil de vos publications.

    Votre hébergeur vous facilitera ce travail en vous fournissant les liens et les procédures. Ausha le fait très bien et c’est appréciable. SoundCloud, de son côté, est un peu plus elliptique, mais ça s’est arrangé les derniers temps.

    Pour conclure

    Voilà, on sait maintenant comment et où diffuser son podcast. Mais ne croyez pas pour autant que pour développer une audience pour votre podcast, 9 ou 10 spots soient suffisants, il va falloir aussi :

    • Promotionner vos podcasts sur les réseaux sociaux
    • Et surtout publier, publier très régulièrement… et ne pas vous arrêter, pour satisfaire l’appétit des grandes oreilles de vos auditeurs !

    Plus de 100 Millions d’écoutes de podcast en France en 2020 ! Que vous soyez une entreprise, un particulier, un·e musicien·ne, un formateur, prof de musique, un web-entrepreneur, un auteur… Il est temps que vous preniez vous aussi la parole et votre part du gâteau, vous ne croyez pas ?

    Bien diffuser son podcast, c’est essentiel pour répandre ses idées, raconter ses histoires et communiquer oralement avec vos auditeurs,vos fans, vos prospects, vos clients …

    Pour en savoir plus sur l’écosystème du podcast, les dernières tendances et surtout comment vous lancer, comment créer votre chaîne de podcasts :

    Comment créer et diffuser ses podcasts de A à Z

    formation podcast : comment créer et  diffuser son podcast

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    Home studio – Tout sur le direct monitoring

    direct monitoring

    Tout ce qu’il faut savoir sur le direct monitoring , qui est une notion souvent mal comprise en home-studio et qui peut vous poser de gros problèmes en prise de son sur votre logiciel de MAO si vous ne savez pas le gérer correctement.

    Vous connaissez sans doute le problème, car il est récurrent et il ressemble à çà :

    • Lorsque vous voulez vous enregistrer, vous vous entendez dans votre casque avec un petit décalage très perturbant qui vous empêche de chanter ou de jouer sereinement, comme un écho très court…
    • Dans la notice de votre logiciel, de votre interface, vous ne trouvez pas d’explications claires pour résoudre facilement ce grave problème.

    Et pourtant c’est très simple de supprimer cette latence à l’enregistrement !

    Direct monitoring : A quoi ca sert ?

    Sur votre station de travail audio, lorsque vous enregistrez une piste d’instrument ou de voix avec un micro ou une ligne analogique, le son entre dans votre interface audio.

    Vous avez besoin d’écouter au casque ce que vous êtes en train de jouer. Si vous écoutez la sortie master de votre logiciel, il est certain que vous allez entendre votre son avec un décalage de temps non-négligeable.

    Cela est dû au temps que va mettre votre processeur pour enregistrer numériquement le son à l’entrée, par exemple 5,9 ms . C’est ce qu’on appelle la latence d’entrée.
    A cette latence, s’en rajoute une deuxième, la latence de sortie. C’est le temps qu’il va mettre pour retransformer votre signal numérique en son analogique pour que vous puissiez l’écouter sur vos haut-parleurs ou votre casque. Par exemple 4,6 ms

    Si vous additionnez ces 2 retards, vous avez un décalage qui peut être conséquent entre le son que vous jouez et le son que vous entendez dans votre casque, c’est ce qu’on appelle la latence globale ou totale . Ici 10,5 ms.

    Vous le percevrez comme un petit écho, ce petit temps de quelques milli-secondes, mais ca perturbe votre écoute, le son n’est pas propre et sur des mises en place rythmiques, ca peut vous troubler énormément.

    direct monitoring latence totale

    Et bien, le direct monitoring est un réglage qui va vous permettre de supprimer radicalement ce petit décalage insupportable.

    Comment régler le direct monitoring en 3 étapes ?

    1. Couper le son sur la piste

    La première chose à faire dans votre logiciel est de couper le monitoring sur la piste que vous voulez enregistrer. Vous ne voulez pas entendre du tout le son qui ressort de cette piste.

    2. Activer le direct monitoring

    Puis vous allez vous rendre dans le petit logiciel de contrôle qui s’est installé en même temps que les drivers de votre interface-audio.
    Et vous allez activer le direct monitoring pour la ou les pistes que vous êtes en train d’enregistrer en ouvrant le volume de la piste entrante.

    Sur les Focusrite de la série Saffire, dans le Saffire MixControl il suffit de lever le volume de la piste en question,

    Chez Motu, le tableau de contrôle Cue mix-DSP permet comme sur la Saffire de monter le volume de votre piste et de l’envoyer directement vers la sortie 1-2 Scarlett Control 2nd ou 3rd Generation : on nous dit ici que le direct monitoring est configuré par défaut. Si vous avez un problème, allez vérifier dans la section Hardware inputs dans ce tableau de bord, le routing des inputs de vos pistes ou bien les créer, s’il le faut.

    Scarlett 2i2 : certaines interfaces peuvent avoir un petit bouton en face avant qui va vous éviter tout çà : il vous permet d’activer tout simplement le direct monitoring.

    Chez M-Audio, c’est aussi la solution choisie avec par exemple sur la Fast Track Pro un bouton Mix en face avant qui permet un très astucieux mélange de niveaux entre les pistes entrantes (direct monitoring) et les pistes déjà enregistrées (playback).

    3. Coupez vos haut-parleurs

    Et maintenant vous coupez vos haut-parleurs en mettant à zéro le volume de sortie sur votre interface, mais pas le volume du casque.

    NB : sur les interfaces Motu, très souvent on ne trouve pas de bouton de volume de sortie, il faudra le faire dans le logiciel, ce qui est plus compliqué.

    Et voilà votre direct monitoring est réglé ! Désormais vous n’entendez plus que dans votre casque. Et ce que vous entendez c’est votre instrument, sans décalage aucun, car il ressort directement à la sortie casque sans passer par votre logiciel.

    Mais vous y entendez aussi les pistes déjà enregistrées si votre casque est bien réglé sur la même sortie master 1-2 que la sortie principale. Et le tout sans décalage gênant.

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    Etude Havas 2020 : les chiffres du podcast natif en France

    podcast natif - micro anti-pop

    De très bonnes nouvelles pour le podcast français ! Ce 2ème sondage Havas confirme en 2020 les tendances déjà très positives de l’évolution de l’audience du podcast en France, déjà très remarquées en octobre 2019.

    Le podcast natif s’affirme donc de plus en plus comme un média important, très original, très accessible.

    Le podcast natif a un avenir radieux devant lui, que ce soit en progression d'audience ou en développement potentiel de son marché en France.
    Et voici l'analyse du sondage présentée sur scène le 15 octobre 2020 au Paris Podcast Festival par le CEO de Havas, Yves Del Frate :

    podcast natif

    «  Cette 2ème édition de l'étude sur le podcast natif en France utilise la même méthodologie que celle de l'année 2019. L'échantillon est de 1000 personnes représentatives de la population française. Les réponses ont été recueillies online.

    Vous pouvez écouter cet article en podcast :

    On s'aperçoit que cette famille du podcast natif s'agrandit ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Le mot podcast est entré dans le vocabulaire des Français puisque 93 % d'entre eux ont déjà entendu parler de podcast et 30 % de podcast natif, ce qui représente une progression de 5 points par rapport à l'édition de de l'année dernière.

    Podcast natif - le terme podcast
    le terme podcast natif

    Plus important encore, l'habitude d'écouter est en nette progression, particulièrement chez les 25-34 ans qui sont une cible particulièrement recherchée par les annonceurs, qu'ils soient privés ou publics.
    14 % des Français écoutent des podcasts natifs de manière hebdomadaire. C'est très important car on parle là de 5 Millions de français. 14 % c'est une progression de 5 points par rapport à l'année dernière.
    Et pour les 25-34 ans on est quasiment à 1/4 de cette population, soit 26 %. Cela représente une progression de 11 points par rapport à à l'année dernière. Ces auditeurs sont de plus en plus accros.

    La fréquence d'écoute chez les auditeurs hebdomadaires

    Et 52 % envisagent d'en écouter encore davantage dans les prochains mois.
    Donc on est réellement sur une pratique d'avenir et en plein développement.

    La crise du Covid19 et le confinement au printemps 2020, a été une aubaine pour le podcast et en particulier pour le podcast natif. Le confinement a été un accélérateur
    d'écoute et de découverte.

    13 % des auditeurs hebdomadaires ont commencé à écouter des podcasts pendant le confinement. Ils avaient un petit peu plus de temps et ils ont découvert qu'il existait des choses intéressantes à écouter.

    61 % des auditeurs d'avant le confinement ont augmenté leur fréquence d'écoute pendant cette période.

    L'écoute de podcast natif est donc réellement un phénomène massif et qui s'accélère, quoi qu'il arrive.

    Un autre phénomène très intéressant qui mérite d'être souligné, c'est le boom des podcasts jeunesse pendant cette période du printemps 2020. Est-ce que c'est une alternative aux écrans ou même une alternative à l'éducation nationale ?

    On ne sait pas, mais en tout cas, 34 % des familles ont écouté des podcasts natifs avec leurs enfants, dont 20 % de manière hebdomadaire. Donc cette habitude d'écoute de podcasts entre non seulement par l'individu, mais également par la famille.

    C'est une pratique qui date de moins de 6 mois. Donc c'est encore nouveau. Entre 6 et 12 mois, 44 % des gens déclarent avoir ce comportement. On voit qu'il y avait des early-adopters à 6 % qui faisaient ça déjà il y a 3 ans.

    Podcast natif : un média de confiance

    podcast natif - boom du podcast : une femme écoute un podcast
    podcast natif Plan Sonore : la pause-café, smartphone et podcast
    De plus apprentissage et authenticité sont des leviers de confiance très importants.
    En effet, c'est un format ou un média qui

    - Permet aux auditeurs d'apprendre et découvrir : 95 %
    - Propose des contenus vrais et authentiques : progression de 10 points.
    - Fait réfléchir + 7 points
    - Est libre + 7.

    Donc c'est vraiment un média qui naît avec beaucoup de chair, beaucoup de consistance, beaucoup d'intérêt et qui est apte à générer cette confiance de la part de ses auditeurs.

    Une confiance qui va plus loin puisque les gens sont prêts, seraient prêt à payer pour écouter. 65 % des auditeurs hebdomadaires déclarent être prêts à payer pour écouter leur podcast natif préféré.

    Par conséquent, on voit qu'il y a là un business possible non seulement publicitaire, mais aussi directement un business qui permettrait de monétiser l'audience et monétiser le contenu, ce qui est une pratique qui se développe de plus en plus.

    Portrait-robot de l'auditeur de podcast natif

    podcast natif - podcast mode - lady podcast

    Depuis l'année dernière, le portrait-robot de l'auditeur français de podcast se confirme :

    • 34 ans en moyenne,
    • 28 % vit plutôt à Paris ou dans l'agglomération parisienne,
    • 39 % dans d'autres villes de + 2000 habitants
    • 12 % sont étudiants
    • 26 % ont des enfants

    Sans surprise ils sont sur-connectés, sur-consommateurs de médias, de culture et hyper curieux.

    C'est la cible que tous les publicitaires veulent apporter à leurs clients, que toutes les marques, toutes les entreprises essaient de séduire. Et bien sûr, ils ont là l'occasion rêvée pour leur parler dans des podcasts natifs.

    Il y a encore un petit sujet d'accessibilité. Elle s'améliore, même si c'est pas encore hyper lisible est hyper hyper simple. 87 % des auditeurs hebdomadaires déclarent les trouver facilement, mais chez les auditeurs occasionnels ils ne sont que 68 %.

    Donc on voit qu'il y a encore un sujet sur la présentation, sur la distribution, sur la manière de rendre accessibles les podcasts. Et évidemment il y a là un ou des business à monter autour de cette distribution.

    On voit aussi un intérêt grandissant pour les podcasts humoristiques et de développement personnel quand on regarde le Top Ten des thématiques qui sont suivies en podcast.

    Dans un univers sérieux où on ne se marre pas tous les jours, on parle de news, on parle de sciences, on parle de société, de musique, de high tech, etc... l'humour et le divertissement se glissent à la 2ème place.

    Par rapport à l'année dernière, on voit aussi la montée en puissance de la psychologie et du développement personnel. Par rapport à l'année dernière également, il y a une envie d'histoires, tout le monde a envie d'histoires.

    Quel que soit l'âge, les interviews, les conversations, ainsi que les enquêtes et investigations restent en tête, mais on voit que le récit personnel, le témoignage, la fiction, la narration gagnent du terrain par rapport à l'année dernière, ce qui enrichit encore la variété des contenus.

    Les produits des podcasts indépendants restent en tête (68 %), suivi de près par les médias (65 %).

    Les marques et le podcast natif

    Mais on voit aussi une évolution pour les podcasts proposés par des marques, des entreprises ou des produits. Les gens ont pris l'habitude de les écouter et les écoutent avec intérêt et dans un nombre assez significatif, si on compare aux autres médias ou aux autres contenus publicitaires.

    En terme de formats, il est intéressant de constater une appétence pour les formats de moins de 30 minutes parce qu'on est dans une société où tout va vite, où on est toujours pressés ... mais ce qui est intéressant dans le format podcast natif, c'est qu'il y a quand même encore plus de 30 % de gens qui sont intéressés par des formats supérieurs à 30 minutes. Voire à 1h. Donc c'est un média qui gagne également être découvert dans sa longueur.

    Le podcast s'écoute le plus souvent en solitaire (73 %), mais aussi avec des amis et des proches, en couple, avec des enfants.

    L'écoute en mobilité a été un peu impactée par la crise sanitaire. Donc on voit que cette crise sanitaire a eu un impact non seulement sur l'augmentation de la consommation et de l'écoute des podcasts natifs, mais également sur la manière de les écouter, puisque pendant le confinement par définition, on était moins dans les transports, moins dans la rue.

    Cela a fait augmenter mécaniquement l'écoute au domicile et en voiture. Dans cette même situation, on a perdu sur le smartphone au profit de l'ordinateur, tout simplement parce qu'on est un petit peu plus restés à la maison.

    La présence des marques dans ce nouveau média est très bien acceptée par les auditeurs., beaucoup plus que dans la publicité. Et elle a un score qui est assez stupéfiant, assez surprenant pour un publicitaire : elle est jugée à

    65 % : présentes juste ce qu'il faut dans les podcasts. Et ce qui est très intéressant : ce 65 % d'opinion positive sur le podcast natif, c'est exactement le même chiffre de rejet de la publicité par les moins de 35 ans en France.

    L’écrin narratif du podcast natif

    podcast natif - livre audio

    On voit que le podcast est un écrin dans lequel les marques et les entrerprises sont les bienvenues, elles vont pouvoir s’exprimer, se raconter et elles sont plutôt bien acceptées pour le moment.

    On constate aussi que ce soit dans une publicité ou un message dans un podcast natif, où que ce soit un podcast de marque ou d’une entreprise, ils donnent envie de se renseigner ou ils permettent de découvrir ou de mieux connaître une marque.

    Mais le plus étonnant c’est qu’un podcast d’une marque ou d’une entreprise a déjà fait changer d’avis sur la marque et l’entreprise dans 71 % des cas. C’est juste massif et il faut d’urgence communiquer ça à tous les annonceurs, parce que c’est une puissance, un levier qui n’existe dans aucun autre média.

    Il y a vraiment là un potentiel absolument incroyable à exploiter. C’est un média qui fait changer de regard sur les marques, c’est l’effet de transfert de valeur.

    A partir du moment où elle est présente dans un podcast natif, la marque est jugée d’emblée comme plus innovante à 86 %,3 plus proche de ses consommateurs, de ses clients, plus intéressante, plus responsable et engagée et plus crédible. Ca aussi, c’est un levier que recherchent toutes les marques et sur lequel elles sont un peu à la ramasse en ce moment.

    Aller chercher de la crédibilité avec les podcasts natifs c’est plutôt une bonne idée : les entreprises peuvent s’y raconter différemment.

    C’est un nouveau format sur le marché français, un territoire vierge d’expression et 82 % des auditeurs hebdomadaires du podcast natif seraient intéressés pour que des marques et des entreprises qu’ils aiment, proposent leur propre podcast pour faire découvrir leur histoire, celle de leurs produits, celle de leurs salariés et celle de leurs engagements.

    Par conséquent, on voit qu’il y aura forcément dans les jours, les mois et les années qui viennent de très, très belles histoires entre les entreprises et le podcast natif. »

    Pourquoi pas vous ?

    Réaliser un podcast audio n'est pas très compliqué, beaucoup plus simple et rapide qu'une vidéo. Sans chercher les complications, la clé de la réussite n'est pas technique. Le podcasteur raconte ses histoires à ses auditeurs, il leur parle de manière très spontanée.

    Mais il ne faut pas occulter pour autant que quelques compétences sont requises pour la réalisation : maitriser un logiciel audio basique, savoir enregistrer, monter, mixer, illustrer, exporter, archiver.

    Débuter ne requiert pas spécialement de budget. Le logiciel audio recommandé Audacity est gratuit.

    Pour aller plus loin

    Mais si vous désirez créer concrètement votre podcast natif, des épisodes réguliers et diffuser votre émission, votre chaîne de podcasts, vous pouvez vous y mettre dès maintenant. Ce n’est pas si compliqué !

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    Les non voyants peuvent-ils avoir accès à la réalisation de podcasts ... Lire la suite

    Formateurs·trices, web-entrepreneurs, communicants·tes, musiciens·nes, enseignants·tes, quelque soit votre activité...PODCASTAUDIOTOUCH Comment réaliser vos ... Lire la suite