Archive

Category Archives for "Podcasts audio sur le web"

L’audio est en plein essor sur le web. Les podcasts sont très écoutés par les jeunes adultes urbains. Ils sont de plus en plus utilisés dans le marketing web.

Etude Havas 2020 : les chiffres du podcast natif en France

podcast natif - micro anti-pop

De très bonnes nouvelles pour le podcast français ! Ce 2ème sondage Havas confirme en 2020 les tendances déjà très positives de l’évolution de l’audience du podcast en France, déjà très remarquées en octobre 2019. Le podcast natif s’affirme donc de plus en plus comme un média important, très original, très accessible.

Le podcast natif a un avenir radieux devant lui, que ce soit en progression d’audience ou en développement potentiel de son marché en France.

Et voici l’analyse du sondage présentée sur scène le 15 octobre 2020 au Paris Podcast Festival par le CEO de Havas, Yves Del Frate :

podcast natif 2020 - la scène du Paris Podcast Festival

«  Cette 2ème édition de l’étude sur le podcast natif en France utilise la même méthodologie que celle de l’année 2019. L’échantillon est de 1000 personnes représentatives de la population française. Les réponses ont été recueillies online.

On s’aperçoit que cette famille du podcast natif s’agrandit ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Le mot podcast est entré dans le vocabulaire des Français puisque 93 % d’entre eux ont déjà entendu parler de podcast et 30 % de podcast natif, ce qui représente une progression de 5 points par rapport à l’édition de de l’année dernière.

Podcast natif - le terme podcast
le terme podcast natif

Plus important encore, l’habitude d’écouter est en nette progression, particulièrement chez les 25-34 ans qui sont une cible particulièrement recherchée par les annonceurs, qu’ils soient privés ou publics.

14 % des Français écoutent des podcasts natifs de manière hebdomadaire. C’est très important car on parle là de 5 Millions de français. 14 % c’est une progression de 5 points par rapport à l’année dernière.

Et pour les 25-34 ans on est quasiment à 1/4 de cette population, soit 26 %. Cela représente une progression de 11 points par rapport à à l’année dernière. Ces auditeurs sont de plus en plus accros.

La fréquence d’écoute chez les auditeurs hebdomadaires

Et 52 % envisagent d’en écouter encore davantage dans les prochains mois.
Donc on est réellement sur une pratique d’avenir et en plein développement.

La crise du Covid19 et le confinement au printemps 2020, a été une aubaine pour le podcast et en particulier pour le podcast natif. Le confinement a été un accélérateur d’écoute et de découverte.

13 % des auditeurs hebdomadaires ont commencé à écouter des podcasts pendant le confinement. Ils avaient un petit peu plus de temps et ils ont découvert qu’il existait des choses intéressantes à écouter.

61 % des auditeurs d’avant le confinement ont augmenté leur fréquence d’écoute pendant cette période.

L’écoute de podcast natif est donc réellement un phénomène massif et qui s’accélère, quoi qu’il arrive.

Un autre phénomène très intéressant qui mérite d’être souligné, c’est le boom des podcasts jeunesse pendant cette période du printemps 2020. Est-ce que c’est une alternative aux écrans ou même une alternative à l’éducation nationale ?

On ne sait pas, mais en tout cas, 34 % des familles ont écouté des podcasts natifs avec leurs enfants, dont 20 % de manière hebdomadaire. Donc cette habitude d’écoute de podcasts entre non seulement par l’individu, mais également par la famille.

C’est une pratique qui date de moins de 6 mois. Donc c’est encore nouveau. Entre 6 et 12 mois, 44 % des gens déclarent avoir ce comportement. On voit qu’il y avait des early-adopters à 6 % qui faisaient ça déjà il y a 3 ans.

Podcast natif : un média de confiance

podcast natif - boom du podcast : une femme écoute un podcast
podcast natif Plan Sonore : la pause-café, smartphone et podcast

De plus apprentissage et authenticité sont des leviers de confiance très importants.
En effet, c’est un format ou un média qui

Permet aux auditeurs d’apprendre et découvrir : 95 %
Propose des contenus vrais et authentiques : progression de 10 points.
Fait réfléchir + 7 points
Est libre + 7.

Donc c’est vraiment un média qui naît avec beaucoup de chair, beaucoup de consistance, beaucoup d’intérêt et qui est apte à générer cette confiance de la part de ses auditeurs.

Une confiance qui va plus loin puisque les gens sont prêts, seraient prêt à payer pour écouter. 65 % des auditeurs hebdomadaires déclarent être prêts à payer pour écouter leur podcast natif préféré.

Par conséquent, on voit qu’il y a là un business possible non seulement publicitaire, mais aussi directement un business qui permettrait de monétiser l’audience et monétiser le contenu, ce qui est une pratique qui se développe de plus en plus.

Portrait-robot de l’auditeur de podcast natif

podcast natif - podcast mode - lady podcast

Depuis l’année dernière, le portrait-robot de l’auditeur français de podcast se confirme :

  • 34 ans en moyenne,
  • 28 % vit plutôt à Paris ou dans l’agglomération parisienne,
  • 39 % dans d’autres villes de + 2000 habitants
  • 12 % sont étudiants
  • 26 % ont des enfants

Sans surprise ils sont sur-connectés, sur-consommateurs de médias, de culture et hyper curieux.

C’est la cible que tous les publicitaires veulent apporter à leurs clients, que toutes les marques, toutes les entreprises essaient de séduire. Et bien sûr, ils ont là l’occasion rêvée pour leur parler dans des podcasts natifs.

Il y a encore un petit sujet d’accessibilité. Elle s’améliore, même si c’est pas encore hyper lisible est hyper hyper simple. 87 % des auditeurs hebdomadaires déclarent les trouver facilement, mais chez les auditeurs occasionnels ils ne sont que 68 %.

Donc on voit qu’il y a encore un sujet sur la présentation, sur la distribution, sur la manière de rendre accessibles les podcasts. Et évidemment il y a là un ou des business à monter autour de cette distribution.

On voit aussi un intérêt grandissant pour les podcasts humoristiques et de développement personnel quand on regarde le Top Ten des thématiques qui sont suivies en podcast.

Dans un univers sérieux où on ne se marre pas tous les jours, on parle de news, on parle de sciences, on parle de société, de musique, de high tech, etc… l’humour et le divertissement se glissent à la 2ème place.

Par rapport à l’année dernière, on voit aussi la montée en puissance de la psychologie et du développement personnel. Par rapport à l’année dernière également, il y a une envie d’histoires, tout le monde a envie d’histoires.

Quel que soit l’âge, les interviews, les conversations, ainsi que les enquêtes et investigations restent en tête, mais on voit que le récit personnel, le témoignage, la fiction, la narration gagnent du terrain par rapport à l’année dernière, ce qui enrichit encore la variété des contenus.

Les produits des podcasts indépendants restent en tête (68 %), suivi de près par les médias (65 %).

Les marques et le podcast natif

Mais on voit aussi une évolution pour les podcasts proposés par des marques, des entreprises ou des produits. Les gens ont pris l’habitude de les écouter et les écoutent avec intérêt et dans un nombre assez significatif, si on compare aux autres médias ou aux autres contenus publicitaires.

En terme de formats, il est intéressant de constater une appétence pour les formats de moins de 30 minutes parce qu’on est dans une société où tout va vite, où on est toujours pressés … mais ce qui est intéressant dans le format podcast natif, c’est qu’il y a quand même encore plus de 30 % de gens qui sont intéressés par des formats supérieurs à 30 minutes. Voire à 1h. Donc c’est un média qui gagne également être découvert dans sa longueur.

Le podcast s’écoute le plus souvent en solitaire (73 %), mais aussi avec des amis et des proches, en couple, avec des enfants.

L’écoute en mobilité a été un peu impactée par la crise sanitaire. Donc on voit que cette crise sanitaire a eu un impact non seulement sur l’augmentation de la consommation et de l’écoute des podcasts natifs, mais également sur la manière de les écouter, puisque pendant le confinement par définition, on était moins dans les transports, moins dans la rue.

Cela a fait augmenter mécaniquement l’écoute au domicile et en voiture. Dans cette même situation, on a perdu sur le smartphone au profit de l’ordinateur, tout simplement parce qu’on est un petit peu plus restés à la maison.

La présence des marques dans ce nouveau média est très bien acceptée par les auditeurs., beaucoup plus que dans la publicité. Et elle a un score qui est assez stupéfiant, assez surprenant pour un publicitaire : elle est jugée à

65 % : présentes juste ce qu’il faut dans les podcasts. Et ce qui est très intéressant : ce 65 % d’opinion positive sur le podcast natif, c’est exactement le même chiffre de rejet de la publicité par les moins de 35 ans en France.

L’écrin narratif du podcast natif

podcast natif - livre audio
.



On voit que le podcast est un écrin dans lequel les marques et les entrerprises sont les bienvenues, elles vont pouvoir s’exprimer, se raconter et elles sont plutôt bien acceptées pour le moment.

On constate aussi que ce soit dans une publicité ou un message dans un podcast natif, où que ce soit un podcast de marque ou d’une entreprise, ils donnent envie de se renseigner ou ils permettent de découvrir ou de mieux connaître une marque.

Mais le plus étonnant c’est qu’un podcast d’une marque ou d’une entreprise a déjà fait changer d’avis sur la marque et l’entreprise dans 71 % des cas. C’est juste massif et il faut d’urgence communiquer ça à tous les annonceurs, parce que c’est une puissance, un levier qui n’existe dans aucun autre média.

Il y a vraiment là un potentiel absolument incroyable à exploiter. C’est un média qui fait changer de regard sur les marques, c’est l’effet de transfert de valeur.

A partir du moment où elle est présente dans un podcast natif, la marque est jugée d’emblée comme plus innovante à 86 %,3 plus proche de ses consommateurs, de ses clients, plus intéressante, plus responsable et engagée et plus crédible. Ca aussi, c’est un levier que recherchent toutes les marques et sur lequel elles sont un peu à la ramasse en ce moment.

Aller chercher de la crédibilité avec les podcasts natifs c’est plutôt une bonne idée : les entreprises peuvent s’y raconter différemment.

C’est un nouveau format sur le marché français, un territoire vierge d’expression et 82 % des auditeurs hebdomadaires du podcast natif seraient intéressés pour que des marques et des entreprises qu’ils aiment, proposent leur propre podcast pour faire découvrir leur histoire, celle de leurs produits, celle de leurs salariés et celle de leurs engagements.

Par conséquent, on voit qu’il y aura forcément dans les jours, les mois et les années qui viennent de très, très belles histoires entre les entreprises et le podcast natif. »


Retour Accueil

Paris Podcast Festival 2020

Paris Podcast Festival 2020


La troisième édition du Paris Podcast Festival aura lieu du 15 au 18 octobre 2020 à la Gaîté Lyrique, en hors les murs et en ligne.

Trouver votre voix au Paris Podcast Festival

Le Paris Podcast Festival se réinvente et sera à vivre sur place à la Gaîté Lyrique (dans le respect des mesures sanitaires en vigueur), mais aussi en hors les murs (à Ground Control, Mk2 Quai de Loire et en exterieur).  Il y aura aussi une retransmission des temps forts de la programmation en live sur les réseaux du festival ! Cette année encore le festival explore les nouveaux horizons du podcast pour que chacun·e puisse trouver sa voix.

Un podcast natif, c’est quoi ?

À la différence du podcast de radio qui permet de rattraper une émission que l’on n’a pas pu écouter lors de sa diffusion, un podcast natif est un contenu sonore conçu, produit et diffusé exclusivement en ligne et auquel chacun peut accéder grâce à une application quand il le souhaite. Quand on écoute un podcast natif, on écoute ce que l’on n’entend pas à la radio : des voix, des histoires, des conversations, qui sont de nouvelles manières de raconter le monde et de captiver l’attention.

En contradiction avec l’omniprésence de la culture de l’image, passant majoritairement par la télévision et les smartphones, le podcast libère de la dépendance aux écrans et fait le pari de l’imaginaire. Les podcast natifs s’imposent aujourd’hui comme une nouvelle frontière du récit donnant naissance à une culture sonore.

Le podcast natif est un véritable phénomène culturel de cette décennie qui vient défricher tout un champ des possibles pour le récit et la conversation sonore. L’idée du Paris Podcast Festival est de faire découvrir le plaisir de cette nouvelle culture de l’écoute à des publics nombreux.

Le programme du Paris Podcast Festival

Pour sa troisième édition, le Paris Podcast Festival vous propose quatre jours de rencontres professionnelles, de découvertes, d’écoutes en avant-première, d’enregistrements publics, d’ateliers, de masterclass… sans oublier sa compétition officielle ! 

L’accès au festival est toujours gratuit, mais cette année il vous faut obligatoirement réserver vos places sur la billetterie de la Gaîté Lyrique. En raison du protocole sanitaire, si vous souhaitez venir en groupe, il est recommandé de réserver en une seule fois, et de vous présenter ensemble à l’événement.

En raison de la crise du Covid-19, la plupart des présentations, interventions sont retransmises en direct, en streaming sur Facebook. Vous pouvez donc suivre tout le Paris Podcast Festival en ligne, à distance, en toute sécurité et sans vous déplacer. Profitez-en !

Le marché du podcast (jeudi 15 octobre) est une journée entièrement déstinée aux professionnel.le.s disposant d’accréditations. Celles-ci seront mises en vente dans les prochains jours.

Au cours de ce 3ème Paris Podcast Festival, seront dévoilés les résultats de la 2ème grande enquête Havas sur la situation du podcast en France. Vous pourrez y trouver tous les chiffres, le profil des auditeurs et apprécier l’évolution, la progression en comparant avec l’Etude de l’année dernière.

Si votre activité a un rapport avec la communication et le web, ne manquez pas de consulter cette étude. Celle de l’année dernière était très riche en infos sur le boom du podcast en France. Cette année, ces résultats seront encore plus stratégiques dans le contexte de la crise du Covid-19, qui a débloqué considérablement tous les freins à la communication à distance.

Il y a fort à parier que cette année encore verra se confirmer la forte accélération du boom du podcast en France, déjà constatée par tous les observateurs et les acteurs du secteur dans le pays.

Par conséquent, ne manquez absolument pas ce rendez-vous tout à fait incontournable de la communication web.

Le programme détaillé du Paris Podcast Festival :

​https://www.parispodcastfestival.com/programme-2020

Sur notre blog :

Le Paris Podcast Festival 2019 et l’analyse des tendances du podcast en France issues de l’étude Havas 2019 :

Le dossier complet du podcast en France et dans le monde : une 40aine d’ articles, des chiffres, des études et des recommandations et des formations si vous voulez démarrer dans le podcast :

Retour Accueil

Coronavirus – 7 protections en enregistrement audio ou vidéo

coronavirus microphone voix parlée voix chantée


L’épidémie du coronavirus n’impacte pas que les bars, les restaurants, les évènements publics. Tous les lieux et les activités qui impliquent la prise de son audio ou en vidéo sont concernés et tout particulièrement la prise de son des voix parlées ou chantées.

Si vous la pratiquez dans votre activité, vous devez absolument prendre les mesures de protection nécessaires.

Vous pouvez écouter cet article sur le podcast Plan Sonore :

Pourquoi êtes-vous concerné·e ?

A partir du moment où vous utilisez dans votre activité un ou plusieurs micros, vous êtes dans la plupart des cas concerné·e par le coronavirus et de très près. Pourquoi ?

La voix parlée est un des vecteurs principaux de contagion du coronavirus. Comme on vous l’a répété déjà des centaines de fois, les gouttelettes propagées en face de la bouche par le simple fait de parler sont la principale cause de propagation du coronavirus.

Et ce risque est grandement augmenté dans les lieux clos et non-ventilés.

Par conséquent lorsqu’on parle en face d’un micro, le risque est très grand. Toutes les personnes qui enregistrent de la voix parlée en audio ou en vidéo pour leur activité sont donc concernées de très près.

Formateurs, enseignants, web-entrepreneurs, podcasteurs, youtubeurs, studios de radio, vidéo, tv, tournages, techniciens, intervenants, conférenciers …

Et que dire de la voix chantée ?

coronavirus voix chantée microphone

Et bien là, le risque est encore plus grand ! En effet, la voix chantée émet encore plus d’air, propulsé avec beaucoup plus de puissance que la voix parlée. Beaucoup plus de gouttelettes et donc beaucoup plus de risques d’infection au coronavirus.

Et bien sûr, il n’est guère concevable de chanter avec un masque, que ce soit pour le son de la voix, comme pour la respiration qui est tout à fait comparable à la respiration sportive.

Voilà pourquoi toutes les activités impliquant de la voix chantée sont très problématiques : enregistrement en studio, mais aussi pratique du chant choral, cours de chant

Donc, musiciens, chanteurs, chanteuses, professeurs de chant, chefs de choeur, soyez très prudents !

Dans ce cas, il n’y a pas forcément de micro, mais dans les écoles de musique et les conservatoires, les cours de chant se passent et se succèdent dans des salles fermées, souvent très petites, pas assez aérées. Donc, on risque d’y projeter du coronavirus en très grande quantité.

Les instruments à vent sont aussi concernés de très près par les risques de propagation du coronavirus. Les saxophonistes, clarinettistes, trompettistes … le savent bien : ils vident et sèchent constamment leur instrument de toute la salive qu’ils y ont projeté et dont une grande partie est rejetée dans l’air autour d’eux lorsqu’ils jouent.

Imaginez une section de cuivres qui répète dans une salle fermée ou enregistre dans un studio pendant des heures…

Pour vous permettre d’évaluer correctement vos risques, de les réduire, de vous protéger et de protéger les autres dans ces situations, nous allons voir dans le détail toutes les mesures techniques de protection à mettre en œuvre pour réduire les risques de contagion et de propagation du coronavirus.

1. Comment protéger votre micro du coronavirus ?

coronavirus filtre anti-pop pour microphone

Le nettoyage d’un micro n’est pas chose facile. Il faut à tout prix éviter de mouiller la capsule à l’intérieur du micro. Donc on ne peut pas asperger de produit désinfectant, ni même de l’eau, sur la grille.

Le corps du micro peut être essuyé gentiment avec un chiffon imprégné de produit pas trop agressif : par exemple un peu de sanytol (assez naturel) ou dans beaucoup de cas alcool isopropylique à 70° (voir le manuel du fabricant) et très léger sur la grille.

Mais dans tous les cas, il vaut mieux systématiquement chausser le micro d’une bonnette en mousse qui va arrêter les projections. La bonnette est lavable à l’eau tiède et au savon. Bien rincer, bien essorer et bien sécher (sur un radiateur ou avec un sèche-cheveux).

Si vous utilisez un micro de studio à large membrane, vous savez qu’il vous faut utiliser en plus un écran anti-pop, nous verrons après de quel type.

2. Comment vous protéger ?

Si vous êtes le seul ou la seule à utiliser votre micro, inutile de paniquer. Le micro ne vous transmettra pas le coronavirus … ni la bonnette d’ailleurs.

Si vous êtes invité·e à parler dans un micro qui ne vous appartient pas, exigez à l’avance une bonnette en mousse désinfectée. Attention certaines personnes, même dans les radios ou TV professionnelles, négligent ces mesures anti coronavirus.

3. Comment protéger vos invités ?

Cela coule de source, vous devez protéger du coronavirus vos invités quand vous en avez. Privatisez micro et bonnette lavée et désinfectée, si c’est possible.

Si vous passez le même micro à plusieurs personnes, il faut vraiment éviter aussi que les lèvres ne touchent la bonnette, donc respectez la distance de 20cm minimum.
Attention, cette distance minimum est trop souvent mal calculée : 20cm c’est en gros la distance entre le bout de votre index et de votre pouce lorsque vous les écartez au maximum.

Si vous évoluez dans un studio de radio avec des invités qui se succèdent, il est obligatoire d’essuyer les micros avec une lingette imbibée (voir plus haut) et de donner à chaque invité une nouvelle bonnette en mousse (propre, lavée). Il faut aussi dans ce cas, désinfecter la table du studio entre chaque invité.

4. Quelles bonnettes utiliser ?

coronavirus bonnettes mousse pour microphone
Un lot de 20 bonnettes en mousse

Nous y voilà ! N’utilisez pas les bonnettes à poil : elles sont difficiles à désinfecter et fragiles.

Utilisez des bonnettes en mousse. Elles se lavent facilement au robinet avec de l’eau tiède et du savon (ou du produit vaisselle). Bien rincer, bien essorer et bien sécher (sur un radiateur ou avec un sèche-cheveux).

Je dis des bonnettes, car vous serez probablement obligé·e d’en acheter plusieurs. Elles sont très bon marché et peuvent s’acheter par lots. On en trouve partout sur le net depuis l’apparition du coronavirus.

Et n’oublions pas non plus de protéger les micros cravate, ils sont eux aussi placés en ligne de mire pour les projections de coronavirus. Vous pouvez facilement trouver sur le net des bonnettes en mousse pour vos micros cravate.

5. Quels anti-pop utiliser ?

Là aussi, si vous êtes bien équipé·e avec un micro à large membrane, il vous faut un écran anti-pop rigide et non pas les plus courants dont la matière filtrante est souple : plus difficiles à laver.

Par exemple, ceux-ci : vous pouvez les acheter chez Thomann : 29 à 70 €

coronavirus filtre anti-pop pour microphone
Aston Mic Shield
coronavirus filtre anti-pop pour microphone
Blue the Pop
coronavirus filtre anti-pop pour microphone
SE Electronics Pop Screen

Notons au passage, pour les enregistrements musique ou studio, qu’il faut aussi désinfecter les pupitres, les pieds de micros, les claviers d’instrument, les amplis, bref tout ce que les musiciens et les techniciens tripotent constamment…

6. Quels produits et méthode de nettoyage utiliser ?

Nettoyer tout ce qui a été touché après chaque séance. Si vous partagez un studio, faites-le avant et après. Ne faites pas confiance à vos collègues, certains sont certainement négligents ou paresseux, voire encore complotistes… il y en a pas mal un peu partout !

Evitez les produits de nettoyage agressifs. Ce n’est pas une pub, mais je recommande Sanytol sols et surfaces qui ne contient pas de javel et a une bonne action anti-virus. Si vous avez un doute, nettoyez un petit bout de votre surface pour voir si le produit n’altère pas votre matériel.

Enfin, évitez les lingettes jetables, c’est un vrai fléau pour la planète.

7. Respectez les consignes générales contre le coronavirus

Toutes les règles générales de distanciation de la pandémie du Coronavirus sont évidemment à respecter. A commencer par la toute première : se laver les mains au savon ou au gel hydroalcoolique avant et après.

Les techniciens et toutes les personnes qui ne parlent pas ou ne chantent pas doivent se protéger avec un masque.

Enfin, aérez au maximum la pièce entre ou même pendant les séances. Et ce n’est pas forcément facile, ni même possible dans la plupart des studios.

Les recommandations particulières aux microphones ont été établies à partir de celles des fabricants de micro Schoeps, Sennheiser, de la RTBF et de l’Alliance des Radios Communautaires du Canada. Elles ont été émises à l’occasion de la crise du coronavirus.

Plus d’info :

Si vous désirez vous informer plus précisément sur la prise de son que ce soit de la voix parlée, chantée ou des instruments de musique, vous pouvez en savoir plus sur ces deux pages de notre blog :

Comment enregistrer la voix parlée

Comment enregistrer les instruments et la voix chantée

Retour Accueil

Martin Adamiec, Voix off pour Arte

voix off arte martin adamiec


Au salon “Entendez voir” en mars 2020 à Strasbourg, Plan Sonore a rencontré Martin Adamiec, un comédien multi-facettes basé en Alsace, pour parler avec lui de son parcours et principalement de son activité de voix off pour la chaîne de télévision Arte.

Retour Dossier Voix off

“ Je m’appelle Martin Adamiec, je suis né en 1952. Naturalisé polonais, français, à l’âge de 12 ans. C’est très important par rapport à la langue, deux langues, le polonais et le français. La langue a toujours été, pour moi, la base de tout.

Ancien élève de l’école de journalisme de Strasbourg, et surtout acteur et metteur en scène depuis 35 ans avec la compagnie Articulations. J’enseigne les pratiques théâtrales depuis environ autant de temps, j’écris et publie beaucoup, et je peins. « 

Vous pouvez aussi écouter l’interview intégrale de Martin Adamiec en podcast audio :

Voix off pour la chaîne Arte

 » La voix off, alors je suis un historique par rapport à Arte à Strasbourg, j’ai démarré en même temps qu’eux, sur les enregistrements de voix off, voice over etc. Beaucoup de plaisir à le faire, mais pour moi ça allait complètement avec ce que je pratique depuis toujours, c’est à dire l’oralité. J’ai même osé un mot, à savoir essayer d’équilibrer écriture et orature, pour moi c’est indispensable j’ai toujours été entre les deux.

Ca passe au départ par un casting de voix en général, et puis par le réseau, quelqu’un qui vous introduit. A partir de là on fait les premières expériences, ça s’appelle le doublage, c’est intéressant, c’est un travail en soi.

Il y a des exigences, on est coincé dans une cabine avec un micro, un texte, et il faut être assez rapidement dans la structure du texte, il faut la respirer. En fait tout le travail consiste à respirer le texte.

Celui qui conduit la séance a aussi sa méthode à lui. Il préfère tel type de voix, de façon de faire ou d’être.

Des fois, on a l’impression qu’on n’est pas bon, parce qu’on bégaie, on n’est pas dessus. Et à d’autres moments oui, on l’est et on ne sait pas toujours à quoi ça correspond. Parfois on peut arriver très reposé en enregistrement de voix off et au final c’est une catastrophe. Et d’autres fois on arrive avec rien, et c’est très bon.

C’est très étrange, parce qu’entre ce que nous, nous faisons, et ce que la bande son va dire, il y a un monde. C’est un autre travail pour celui qui enregistre, il entend autre chose, il est à la recherche d’autre chose dans notre voix que ce que nous on cherche.

Parfois on fait une prise, et l’enregistreur veut la refaire car selon lui on est trop comme ci ou comme ça. Et on est étonné, nous même.

Ou alors on a un défaut de langue, des fois on trébuche sur un mot dix fois de suite, pourquoi ce mot là ? Il n’y a pas d’explication logique, parce qu’à une prochaine séance ça sera à un autre mot. « 

voix off arte martin adamiec

30 ans d’expérience en voix off

 » De l’expérience de 30 ans de voix off, je dirais qu’il y a trois facteurs qui changent : la qualité du texte qu’on a à dire, si le texte est ennuyeux, il est ennuyeux. Il n’y a pas grand chose à faire, on peut le magnifier un peu.

Mais si le texte est intéressant et qu’on a été intéressé lorsqu’on l’a travaillé, on a envie de donner, il n’y a pas de secret. Entre l’image et le texte il y a quelque chose qui se passe, on le sent, c’est à nous d’être là.

Parfois un texte est un peu maladroit parce qu’il a été fait en fin de course. Donc on propose de le corriger et des fois c’est possible, il suffit que le réalisateur soit présent au studio. C’est en entendant la voix que le réalisateur se rend compte qu’à un endroit il y a un mot de trop, ou que c’est répétitif.

Le troisième élément c’est l’équipe, il faut une équipe. Il faut quelqu’un qui sait vous diriger. Et puis qu’on s’amuse, c’est si on s’amuse que la voix gagne, on se détend et on gagne parfois jusqu’à trois tons.

Il y a plein de choses comme ça dans la pratique elle-même. C’est ce qui est intéressant dans l’enregistrement je trouve, il y a une grande liberté finalement. « 

Les contraintes de langue de la voix off

 » Mais il y a des contraintes, il faut le faire dans le temps voulu. Lorsqu’on a une voix coréenne ou chinoise, on n’a pas de repère, donc il faut en trouver un pour donner un sens français. On invente des choses des fois, et ça marche, mais il faut que ça soit dans le timecode

Quand ce sont des langues latines, on s’y retrouve bien plus, on a des mots repères, des respirations repères. Finalement les gens respirent en fonction de leur langue, un chinois, un coréen ou un russe ne respire pas au même endroit qu’un français ou un italien. Et ça on le ressent à force de le faire, on peut l’anticiper.

Parfois on a des fous rires, je me rappelle d’un sujet pour Arte qui devait parler du Kilimandjaro, et je devais faire le commentaire. Sur la première image on voyait le Kilimandjaro avec écrit en toutes lettres “ Le Kilimandjaro ”, et la première chose à dire dans le commentaire :
Voici… le Kilimandjaro ”.

On était morts de rire. Chaque fois qu’on l’a pu on l’a rajouté, même si on ne l’a pas gardé, car c’était à mourir de rire. Je pense que celui qui a écrit le sujet était convaincu qu’il fallait bien insister, mais on avait bien compris. « 

Des contenus passionnants

 » Ce sont toujours des choses passionnantes, il y a des sujets qu’on découvre. Moi ce qui m’a plu dans l’enregistrement c’est de découvrir des choses que je ne savais pas. Des sujets pointus sur la biologie ou autre chose, ça me passionne de toute façon.

D’un seul coup, il y a un reportage, une enquête qui est extrêmement intéressante. Et là on a envie de convaincre, plus que si on double Hitler ou Ceaușescu où on ne va pas en faire des tonnes, surtout ne pas le rendre plus beau qu’il n’est.

On a une partition qui est très rigide. Le texte est donné, il n’y a pas à bouger. Un musicien aussi, mais on a une contrainte de temps aussi, tout ce dont je parle là doit se faire dans un temps donné. Donc quand on dérape ou qu’on s’amuse ça permet d’aider à la suite, c’est une façon de garder la voix, la présence, la respiration. « 

Fatigue en voix off

 » Il faut savoir aussi, qu’une voix se fatigue vite. Dans une séance qui dure deux heures, entre le début et la fin il faut faire attention à ménager l’énergie. Il y’a pleins de trucs qu’on apprends en cours de route.

Par exemple en début d’enregistrement, si il est assez long, il faut faire attention, la voix est plus grave au début avant qu’elle chauffe. Alors il faut la prendre tout de suite un peu plus haute, afin qu’elle colle avec la fin de l’enregistrement.

Je me suis fait piéger une fois, j’ai dû refaire tout le début car je n’avais pas la même voix qu’à la fin. Après je l’ai compris, je démarre avec un ton au dessus.

Je crois que la qualité de l’enregistrement va être la qualité de l’équipe, comme dans tout ce qui est artistique, on n’est pas des dactylos. Tu as quelqu’un qui est là et tu sens qu’il t’aide, qu’il est présent. Je crois que c’est ça qui fait beaucoup.

Dans un enregistrement pour Arte, la contrainte c’est qu’ils veulent la propreté et ce n’est pas toujours facile. Parce qu’ils ont un modèle idéologique et culturel, la voix doit être sobre la plupart du temps. C’est pour ça que beaucoup de voix qui travaillent pour Arte ne sont pas des voix d’acteurs ou de comédiens.

Ce qui compte c’est d’abord la propreté de la chose, et l’acteur a souvent tendance à trop jouer, et il faut être plus droit. Donc ça c’est une vraie contrainte, il y a une liberté qui n’est pas là. « 

Les voix off de documentaires sur Arte

voix off arte

 » Il y a une liberté possible dans la création radiophonique, qu’il n’y a pas dans le documentaire. Dans le travail pour Arte, nous sommes des voix off de documentaire. Parfois on peut pousser plus loin car il y a une émotion à traduire. Mais il y a cette forme de neutralité, que je trouve parfois dommageable quand j’écoute moi même, mais c’est ce qui est demandé. Et ce qui est demandé est parfois ce qui est le plus difficile à obtenir. La contrainte est là, elle n’est pas du contenu elle est du contenant.

Celui qui fait le commentaire va avoir l’essentiel du travail à faire, et à l’intérieur il y a les voix des différentes personnes interviewés dans le documentaire. J’ai fait ou l’un ou l’autre selon le moment. C’est encore très différent, le commentaire c’est intéressant parce que tu as une continuité à trouver sur tout le documentaire. Alors que les personnages ça peut être très variable

Mais il y a une signature en enregistrement de voix off, une demande de quelque chose, qui peut changer avec le temps. Même sur les voix choisies, les voix off que l’on choisissait il y a 30 ans quand j’ai démarré, ce ne sont pas tout à fait les mêmes aujourd’hui. On prend d’autres types de voix, ténor, baryton …

Certains réalisateurs demandent et obtiennent le sous-titrage, d’autres veulent la voix off. Certains veulent que l’on ait des amorces de la voix, authentiques. Après c’est une question de durée, il faut que ça tienne et des fois ça ne tient pas. Ça arrive souvent qu’on change le texte, parce qu’on se rend compte que c’est bancal. Sinon on est obligés d’aller comme un blindé pour être dans le timing, et ça casse tout.

Moi qui écris aussi, je ferai les commentaires plus concis, moins bavards. Certains le font bien, les documentaires de la BBC sont souvent très bons. J’ai des exemples de très bons documentaires où l’image et la voix off ne sont pas juste en train de répéter la même chose. La voix off apporte un plus par rapport à l’image, qui apporte elle un plus à la voix off. Mais des fois ce n’est pas le cas, c’est très plat. « 

A lire aussi

La voix française de Morgan Freeman
Françoise Cadol : la voix française de Angelina Jolie


Retour Dossier Révolution audio web
Retour Accueil

Livre Audio – La Plume de Paon

livre audio la plume de paon


Au salon “Entendez voir” en mars 2020 à Strasbourg, Plan Sonore a rencontré Luis Coelho, responsable de l’association La Plume de Paon qui promeut les livres audio.

Retour Dossier Communication orale sur le web


“ Je m’appelle Luis Coelho, je fais partie de l’association La Plume de Paon, une association qui existe depuis 10 ans. L’objectif de La Plume de Paon c’est de promouvoir le livre audio.

Je travaille avec Cécile Palusinski qui est la présidente de La Plume de Paon, et mon épouse Marie-Françoise Coelho qui est un des membres de La Plume de Paon. Et depuis ces 10 dernières années ça a été une belle aventure à trois pour démarrer et faire connaître encore plus au grand public le livre audio.

Notre objectif ce n’est pas de devenir éditeur ou de produire des livres audios. Notre objectif c’est réellement, à travers le fait de promouvoir le livre audio, fédérer tous les acteurs du livre audio. Et ces acteurs, ces éditeurs c’est bien sur les écrivains qui vont écrire les livres et qui seront ensuite interprétés, lus, par des comédiens. ”

Vous pouvez aussi écouter cette interview en podcast :

Fédérer les acteurs du livre audio

 » Et on s’est aperçu, finalement assez vite que chacun travaillait un peu de son côté. Et on a pu réellement réunir, une fois par an d’ailleurs au Centre National du Livre, tous ces différents acteurs pour remettre le Grand Prix du Livre Audio, que l’on a créé dès l’origine.

C’était le début de cette aventure, c’était en fait s’inventer un peu un prix littéraire, puisque l’on démarrait quand même de pas grand chose. Le livre audio n’était pas encore très connu en France il y’a 10 ans, la part de marché était je crois de 0,6%.

Alors qu’aux Etats-Unis à cette époque là, en 2008-2009, on est à peu près à déjà 8 ou 9% de part de marché du livre en général, donc papier, numérique ou audio. Et quand on regarde nos amis anglo-saxons et allemands c’est effectivement très répandu, beaucoup plus qu’en France. « 

Le livre audio progresse en France

 » En France aujourd’hui on doit taquiner les 2% à peine, mais des grands comme Gallimard, Hachette avec sa filiale Audiolib sont de plus en plus présents sur ce marché. Maintenant quasiment tous les prix, Médicis, Renaudot, Goncourt, quand le livre sort, en général la version audio sort deux ou trois semaines après. Donc c’est un marché qui est dynamique.

Le Grand Prix du Livre Audio y contribue, il a lieu tous les mois de juin, où on rencontre les différents acteurs de la profession, une centaine de personnes en général. Pour décerner, avec un jury de professionnels, par catégories (contemporain, classique, jeunesse, document et maintenant polar) un prix de livre audio. « 

Le Festival du Livre Audio

 » On a un deuxième grand moment dans l’année, c’est le Festival du Livre Audio, qui lui a lieu à Strasbourg. Ça dure une semaine et on a différentes présentations, que ça soit à travers le prix des lycéens, puisque l’on a aussi organisé avec des lycées d’Alsace des écoutes. Les élèves écoutent cinq livres pendant 2-3 mois puis se réunissent ensuite pour décerner leur prix.

livre audio

Pendant ce festival, le grand public décerne aussi son prix, ça fait déjà trois prix. Le vote a lieu selon les internautes qui vont voter sur notre plateforme La Plume de Paon pour élire leur livre préféré. Et on va attribuer ce prix pendant le festival.

On a aussi pendant le festival un moment qui est assez fort, c’est la Nuit de la Lecture où on réunit quelques comédiens, parfois des grands noms du théâtre, on a eu Thibault de Montalembert qui est venu à plusieurs reprises. On a eu Denis Podalydès, Dominique Pinon qui sont venus au festival et qui ont fait de magnifiques lectures.

C’est donc la nuit de la lecture où on a environ huit ou neuf lectures dans la soirée, qui se termine un peu avant minuit. Ça permet de réunir un grand public, que ce soit un public malvoyant, non-voyant, et bien sur un public averti en terme de livres audio. « 

La Plume de Paon au Salon du Livre

 » On n’a pas voulu faire un salon, car au fond c’est un peu le troisième moment de La Plume de Paon c’est à dire la présence au Salon du Livre à Paris, où on réunit différents éditeurs de livres audio. Non on n’a pas voulu, on s’est essayé pour dire la vérité : au début du festival on a réuni des éditeurs, mais l’idée ce n’était pas réellement de faire un salon du livre, mais plutôt de partager cette passion de la lecture, entendre ces voix magnifiques, faire participer des jeunes. « 

Les différents supports

 » Il y a 10 ans, on le trouvait essentiellement en support CD. On en trouvait très peu en téléchargement, ça commençait mais c’était très confidentiel, sur des plateformes comme iTunes. Mais ce qu’on retrouvait il y a 10 ans sur iTunes c’était surtout des versions américaines, car les supports de téléchargement étaient plus avancés aux Etats-Unis.

Puis petit à petit le téléchargement s’est démocratisé, nous utilisons de plus en plus nos smartphones pour écouter des émissions et des livres audios. Et aujourd’hui, il y’a différentes plateformes en France qui permettent effectivement de télécharger des livres audio.

Bien sur il y’a le grand américain, Audible, puis il y’a d’autres plateformes qui arrivent, plateformes de podcast, de livres audio. Majelan qui est une nouvelle plateforme française, commence les livres audio. On a de jeunes plateformes aussi comme Book d’Oreille qui est spécialisée dans le livre audio et permet le téléchargement.

livre audio

Donc aujourd’hui, on trouve le livre audio toujours en CD, c’est encore le support privilégié. Le téléchargement arrive en force, de plus en plus de plateformes, et effectivement on commence tous à trouver très pratique de pouvoir télécharger un livre audio, pouvoir l’écouter à la maison.

Pour les éditeurs c’est plus intéressant puisqu’il n’y a pas de coût de pressage. Pour les lecteurs c’est aussi plus facile d’une certaine manière, on a notre smartphone sur soi, et on l’emmène partout.

En version mp3, on va trouver pour une lecture de 17-18h, deux CDs par exemple. Le plus bel exemple d’une belle collection de CD, “A la recherche du temps perdu” qui vient d’être publié par Frémeaux & Associés, lu par Daniel Mesguich. Grâce à Daniel Mesguich je suis quasiment arrivé au bout de “A la recherche du temps perdu”. Je crois que c’est un coffret de huit ou neufs volumes, avec deux ou trois CDs par volume. « 

La Plume de Paon sur le web

 » Sur le site web La Plume de Paon vous allez retrouver nos différentes activités, un résumé des différents livres audio qui ont été primés chaque année. Si vous ne savez pas quoi lire, si vous cherchez des livres audio qui reflètent une lecture de qualité, à travers le prix et les différentes catégories vous avez une garantie de trouver de bonnes lectures.

On a publié différentes choses, bien sur la sélection de l’année, pour que les internautes puissent écouter et voter. C’est des extraits simplement bien sur, mais ça permet aux internautes s’ils sont intéressés de pouvoir télécharger sur les plateformes dont je parlais tout à l’heure, ces livres audio et de les écouter.

On n’a pas de liens avec les plateformes, car c’est un site institutionnel, on n’a pas voulu faire de liens économique ou marchand. Par contre vous allez sur les sites des éditeurs qui figurent dans notre sélection, et vous allez trouver sur ces sites, les différents moyens de vous procurer les livres audio.

Le Grand Prix du Livre Audio, au Centre National du Livre est réservé aux professionnels. C’est en juin que nous attribuons ce prix pour chaque catégorie. Et la “Plume d’Or”, en clin d’oeil bien sur à la palme d’or, pour le livre audio de l’année et la voix de l’année puisque derrière un livre audio, il y’a une voix.”

A voir aussi

Dossier Pouvoir de la parole
Dossier Voix off


Retour Dossier Révolution audio web
Retour Accueil

Réalisation podcast : Comment créer et diffuser

réalisation podcast - voix off - une femme en doublage

Réalisation podcast : Comment réaliser un épisode ? Avec quels outils techniques ? Comment créer sa chaîne de podcasts, la diffuser et la promouvoir sur le web ? 

Réalisation podcast : comment créer un épisode ?

Créer un épisode de podcast est assez simple, comparé à une vidéo. On va simplement avoir à gérer l'audio, ce qui est beaucoup plus simple, plus léger que de gérer à la fois la captation de l'image et du son.

En effet, un tournage vidéo est une situation complexe qui met en jeu à la fois le son, le cadrage de l'image et encore plus difficile à gérer : la lumière.

Pour le montage aussi, l'audio est plus simple à gérer : vous nettoyez, vous éditez le son,  sans avoir de contraintes liées à l'image, à la vidéo.

Pour la réalisation podcast, un simple éditeur audio gratuit comme Audacity suffit amplement. Il vous permettra toutes les opérations d'enregistrement, de montage et de mixage et d'exportation de votre réalisation en un fichier audio stéréo.

Et pour la captation, un simple micro usb suffira à prendre le son de votre voix parlée ou de celle de vos invités.

Comment créer et diffuser sa propre chaîne de podcasts ?

Créer une chaine de podcast n'est en soi pas plus difficile que de créer une chaine YouTube. Un hébergeur comme SoundCloud ou Ausha vous permettra de la créer, d'y uploader vos épisodes, de faire des séries.

Vous pourrez insérer cette station dans votre site web, mais ca ne suffit pas. L'hébergeur va vous permettre de syndiquer très facilement votre flux sur les principales plateformes de diffusion des podcasts : Spotify, Apple Podcasts, Deezer, Google Podcasts, Stitcher ... etc , etc ... 

Après il ne vous restera plus qu'à promouvoir sur les réseaux sociaux votre chaine de podcasts, votre show pour gagner une audience. Comme pour un site web ou une chaine YouTube, c'est sans doute ce qu'il y a de plus difficile à faire. Cela demande du temps, de la patience et de la détermination.

Alors, si vous n'avez rien qui vous passionne, rien à raconter, rien à vendre , ne tentez pas l'aventure. Elle demande beaucoup d'énergie.

Mais au contraire, si vous avez la motivation et l'énergie, que vous savez trouver votre voix et que vous avez des choses à dire, à raconter, n'hésitez pas à passer à la réalisation podcast. L'entreprise est grisante et le secteur en plein essor.

Pour aller plus loin, lisez :


L’écosystème du podcast natif

podcast natif

Le podcast natif supplante de plus en plus les podcasts de rediffusion des radios publiques et privées. Quelle est la distinction ? 
Les chiffres des enquêtes démontrent le boom incontestable du podcast.
Sa diversité permet à quasiment tout un chacun de projetr la création de sa chaîne de podcast natif.

Qu'est ce que le podcast natif ?

les podcasts natifs : ce sont des contenus audio produits en vue d’une diffusion directe sur internet auprès du public, sans passage à la radio. Ils sont nés, pour ainsi dire, sur internet.

Comme le rappelle la RTBF :

" Le podcast natif permet une liberté à tous les niveaux : ton, format, ligne éditoriale et production. Le podcast natif jouit d'une liberté de création qui n'est pas forcément permise à l'antenne.

Les créateurs de podcasts natifs n'étant pas contraints par des limites de durée ou de ligne éditoriale, ils sont libres de parler de ce qu'ils veulent, dans le ton, avec les invités et dans une durée qu'ils souhaitent.

Ce qui vaut pour les productions web en général vaut également pour le podcast natif : c'est le contenu qui prime, et qui définit le format, et non l'inverse".

D'où vient le podcast natif ?

L'origine du podcast provient initialement de la rediffusion sur internet des émissions de radio enregistrées. C'est ce qu'on appelle une rediffusion de rattrapage, conçue au départ pour que les auditeurs puissent réécouter les émissions qu'ils ont ratées à l'antenne. elle est toujours pratiquée systématiquement par toutes les stations de radio.

Dès les débuts d'internet, Radio France, la radio publique française a innové dans notre pays en créant ce format qui n'existait pas auparavant. Mais très vite, on a commencé à parler de radio web. 

Un peu comme 20 ans auparavant avec le mouvement des radios libres,  des individus, des groupes, des associations ont commencé à créer leur radio web et à diffuser des émissions de radio sur leur site internet.

La chaîne de télévision Arte a même très vite créé sa propre radio sur le web : Arte Radio. Cette radio de création très innovante est assez méconnue, car il semble qu'Arte n'en ait jamais vraiment fait la promotion, même sur son antenne TV.

Le boom du podcast natif

C'est aux USA que le mouvement du podcast natif a véritablement explosé avec l'arrivée vers 2010 des smartphones. 

En quelques années seulement, ce boom vient en partie de la généralisation progressive de ce qui n'est plus un simple téléphone portable, mais est bel et bien devenu le terminal internet favori de la grande majorité des humains.

Mais aussi de la volonté d'un grand nombre d'individus, d'entreprises, grandes et petites, de s'exprimer facilement, de parler directement au creux de l'oreille de leurs auditeurs, de leurs clients ou de leurs prospects.

Aujourd'hui, l'écoute des podcasts a très largement dépassé celle des stations de radio traditionnelles. C'est le cas dans la plupart des pays anglosaxons et même dans plusieurs pays européens ou asiatiques.

podcast natif
Source : Media Intelligence Service UER – Rapport sur l’audio à la demande, Oct. 2017

Des statistiques

Comme le montre les tableau ci-dessus, la France était encore très en retard en 2017. Ceci est du au fait que la radio publique et les radios commerciales ont traditionnellement une importance unique et que leur offre de rediffusion en podcasts est énorme., y compris sur les réseaux numériques.

Mais le boom a réellement démarré en 2018, à retardement, certes,  mais à un rythme ahurissant, comme vous pourrez le constater dans les études chiffrées que nous publions dans ce dossier. Elles sont remises à jour périodiquement.

Des études de cas

Vous y trouverez également des études de cas, car il y a une grande variété de styles, de formats et de genres de podcast natif. Elle répond à l'engouement des créateurs de podcast, qu'ils soient des individus, des entreprises ou des grandes marques et à la totale liberté de création et de diffusion dont ils jouissent pour le moment. Vous pourrez découvrir ici de plus en plus de chaines de podcast.

De très bonnes nouvelles pour le podcast français ! Ce 2ème sondage Havas confirme en 2020 les tendances déjà très positives de l’évolution de l’audience du podcast en France, déjà très remarquées en octobre 2019. Le podcast natif s’affirme donc de plus en plus comme un média important, ... Lire la suite

La troisième édition du Paris Podcast Festival aura lieu du 15 au 18 octobre 2020 à la Gaîté Lyrique, en hors les murs et en ligne. Trouver votre voix au Paris Podcast Festival Le Paris Podcast Festival se réinvente et sera à vivre sur place à la Gaîté Lyrique (dans ... Lire la suite

Il existe une quantité infinie de catégories, de genres et de styles pour le podcast audio. Tous les sujets, toutes les thématiques sont possibles : musique, polar, branding, reportages, interviews. On peut réellement tout traiter dans le format podcast audio et on peut l'insérer dans nimporte quelle ... Lire la suite

​​Dans ce dossier, nous passons en revue diverses études statistiques et sondages qui nous renseignent sur l'état et l'évolution de l'écosystême des podcasts natifs. ​Cette veille est permanente, nous mettons à jour ​régulièrement ce dossier explosif et déterminant pour le marketing podcasts en nous basant sur nos réseaux ... Lire la suite

A voir aussi


Podcast audio – Etudes de cas, formats, thématiques

podcast audio thélmatiques

Il existe une quantité infinie de catégories, de genres et de styles pour le podcast audio. Tous les sujets, toutes les thématiques sont possibles : musique, polar, branding, reportages, interviews.
On peut réellement tout traiter dans le format podcast audio et on peut l'insérer dans nimporte quelle stratégie de communication sur le web.

​​Cette ​immense mosaïque en fait presque un 2ème web, en tout cas c'est un écosystème tentaculaire. Déjà plus 50 millions d'épisodes de podcast audio ​sur le web, ce qui représente à peu près 360 000 chaines référencées par Apple Podcasts. 

​C'est phénoménal et ca ne fait que grimper d'année en année. Partout les grandes marques utilisent le podcast audio dans leur communication d'image. Elle se racontent en podcast audio  : storytelling.

Mais les petites entreprises y voient là une manière aussi de raconter leur marque et de faire communauté avec leurs clients fidèles et futurs.

podcast audio - le marché androïd

​​Fictions, documentaires, interviews, reportages, philosophie, marketing, cuisine, vie pratique, développement personnel, méditation, formats longs ou courts, etc ... Tout est possible !

​C'est une des raisons qui explique l'explosion du podcast dans le monde, mais n'oublions pas que la raison principale en est, avant toute chose, ce besoin vital de communication orale, de parler et écouter​. ​

​C'est ce qui fait aussi la spécificité de l'espèce humaine. C'est ce qui nous occupe la plupart du temps, tout au long de notre vie.

marketing podcasts - Les podcasts audio sur le web

Dans ce dossier, des études de cas de podcast audio dans des genres et des formats variés, des exemples de toutes tailles, de toute envergure et dans des écosystèmes différents.

​Les études de cas - ​la grande variété du podcast audio

​​​​Un des terrains de prédilection du podcast est la fiction audio. Nouvelles littéraires, feuilletons policiers tiennent en haleine les auditeurs de podcast américains qui en sont friands. C’est à la fois les feuilletons raidophoniques, mais aussi le livre audio qui ont inspiré ce style de chaines de podcasts. ​Retour ​Etudes de cas Podcasts audio

...

​Le reportage, le documentaire audio est un genre de podcast, le plus souvent réservé aux créateurs qui ont des compétences techniques et journalistiques. ​Mais traiter un sujet sous la forme d’interview est à la portée de tout créateur de podcasts. ​Retour ​Etudes de cas ​Podcasts audio

...

L’industrie du luxe et de la mode semble s’être ruée depuis plusieurs années sur le podcast. Podcast Mode, deux ​termes qui semblent rimer énormément aujourd’hui. Retour Dossier Podcast étude de cas thématiques et formats ​Pourquoi le podcast fait-il fureur dans le business de la mode et du luxe ? ​Les podcasts explosent sur le web.

Vous pouvez écouter le podcast Plan Sonore sur votre smartphone, sur votre tablette ou sur votre ordinateur, où que vous soyez, sur votre réseau numérique préféré.Et tout spécialement, la toute nouvelle série d'épisodes sur les Innovations en Enseignement MusicalRetour Dossier Podcast Marketing et tendancesÉditerToucherPartagerPlein écranTouchez l'imagePartager l'image...Plein écranEcoutez les infos, les articles, les interviews, ...

A voir aussi


La fiction audio

fiction audio en podcast

​​​​Un des terrains de prédilection du podcast est la fiction audio. Nouvelles littéraires, feuilletons policiers tiennent en haleine les auditeurs de podcast américains qui en sont friands. C'est à la fois les feuilletons raidophoniques, mais aussi le livre audio qui ont inspiré ce style de chaines de podcasts.

fiction audio - article à venir