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Category Archives for "Accessibilité et Inclusion"

L’accessibilité numérique est un véritable sujet : 90% des sites web ne sont pas accessibles aux déficients visuels. L’inclusion de tous les handicaps doit être un objectif de toutes les entreprises classiques, mais aussi numériques.

L’accessibilité de votre communication web est-elle optimale ?

Portrait de Céline Witschard, spécialiste de l'accessibilité

Une rencontre avec Céline Witschard, entrepreneuse, coach et déficiente visuelle, fondatrice de Vision Positive, une structure spécialisée dans les problèmes d’accessibilité. Elle nous raconte son parcours, son activité de consultante en accessibilité et donne ses meilleurs conseils pour rendre accessibles nos blogs, sites, plateformes web et réseaux sociaux.

Vous pouvez écouter intégralement ici l’interview de Céline Witschard

Le parcours d’une jeune femme déficiente visuelle

Céline Witschard : « Mon parcours, c’est celui d’une jeune femme déficiente visuelle de naissance qui a aujourd’hui 33 ans. Juste un peu après la trentaine, j’ai créé mon entreprise qui s’appelle Vision Positive en Suisse romande. Auparavant, j’ai été enseignante de français, un peu d’histoire également, mais aussi journaliste en presse écrite et multimédia.

Mes compétences professionnelles antérieures, combinées à mon expérience du handicap m’ont conduite à créer mon entreprise pour me reconvertir au coaching professionnel afin d’accompagner des personnes atteintes de handicap dans l’acceptation du handicap, tout comme dans la problématique de reprise de confiance en soi ou d’autres besoins et attentes.

J’interviens également en entreprise en m’intéressant particulièrement aux questions de l’accessibilité dans la communication.

Aujourd’hui, j’accompagne beaucoup les entreprises et les institutions culturelles dans tout ce qui est médiation culturelle accessible, que ce soit de la vulgarisation et mise en accessibilité de contenus scientifiques ou la création d’audio-guides ou visites adaptées, mais aussi dans des problématiques plus pragmatiques d’accessibilité de l’information, par exemple pour les menus de restaurants, les flyers, la communication numérique ou print.

J’ai une activité diversifiée qui combine à la fois mon expérience personnelle du handicap visuel et mon expertise professionnelle plutôt axée autour de la communication et de l’accès à l’information.

logo Vision Positive - accessibilité

Déficient visuel, qu’est-ce que ça veut dire ?

« En ce qui me concerne je suis malvoyante. Je suis née avec un glaucome congénital. J’ai vu pendant très longtemps environ à 40 % d’acuité visuelle. Ceci ne veut pas forcément dire grand-chose pour la plupart des gens, mais sachez que j’ai été multi-opérée entre 30 et 31 ans.
J’ai subi 6 opérations en une année. Donc c’était une année assez compliquée du point de vue médical. Suite à ça, j’ai perdu une partie de ma capacité visuelle, notamment celle qui me permettait de lire en petits caractères.

Aujourd’hui, je lis essentiellement en gros caractères ou en audio. Et mon prochain défi est d’apprendre à lire le braille. C’est aussi par anticipation de ce qui pourrait éventuellement se détériorer davantage, on ne sait jamais. Sans mes lunettes, j’ai autour de 15 % d’acuité visuelle seulement. Avec mes lunettes, je pense que je monte à 20-25 % selon les jours, selon la luminosité.

En informatique, je fonctionne de manière hybride. Je fonctionne encore avec l’agrandissement d’écran, les couleurs inversées, les grandes polices et cetera. Mais je m’aide également de la synthèse vocale quand, par exemple, je dois lire des longs textes.

Donc je combine au maximum les outils à disposition des personnes déficientes visuelles pour fatiguer un minimum.

Comment fonctionne Vision Positive ?

« Je fais forcément beaucoup de prospection puisque je suis une prestataire de service. Et je me suis beaucoup rapprochée des porteurs de labels en Suisse Romande. Par exemple, le label Culture Inclusive dont l’objectif est de développer l’accessibilité dans les institutions culturelles et leurs prestations à tous les publics, que ce soit des représentations théâtrales, des festivals de cinéma etc. et mon entreprise fait partie des prestataires de services qui sont reconnus par le label pour la qualité de leur travail.

A côté de ça, évidemment je travaille avec des particuliers. Donc là après plusieurs années de prospection, c’est le bouche à oreille qui fonctionne bien maintenant. Et en Suisse comme en France encore plus d’ailleurs, nous ne sommes pas des milliers de prestataires dans ce domaine. Les gens commencent à me connaître dans le petit milieu du handicap.

J’ai notamment travaillé pour le Centre Européen pour la Recherche Nucléaire, qui a été en l’occurrence mon tout premier mandat d’entreprise. Le CERN voulait mettre en place un audio guide pour une partie de son exposition permanente en 2019, donc avant le Covid.

Et puis petit à petit j’ai fait des prestations de conseil, mais aussi de formation pour les entreprises et les acteurs qui s’intéressent aux questions d’accessibilité de l’information. Ca va des questions de bonnes typographies à utiliser en passant par les contrastes, la mise en page , etc.

Je me mobilise aujourd’hui beaucoup sur la question de l’accessibilité de l’écriture inclusive. En effet, c’est un vrai cheval de bataille pour les déficients visuels. Il faut porter un peu ce débat sur la place publique : c’est la problématique du point médian qui est très très compliquée à combiner avec les synthèses vocales et les lecteurs d’écran.

Donc je m’inquiète beaucoup de la question de l’accessibilité de l’information pour les personnes en situation de handicap et pour tout le monde de façon générale.

L’importance de sensibiliser les voyants, les entreprises et les institutions

« Pour moi c’est une évidence absolue. Evidemment, je n’ai pas la prétention d’aller révolutionner le monde à moi seule, mais j’essaie de faire beaucoup en matière de sensibilisation. Je vais régulièrement aussi dans les écoles, au travers de différentes associations. Ce sont des engagements que je prends de manière bénévole parce que j’aime bien aussi donner de mon temps à côté de mon entreprise.

On a des moments d’expérimentation et de mise en situation avec des lunettes de simulation de différents types de vision. Ainsi les personnes se rendent compte directement en immersion de ce que ça implique de consulter tel ou tel type de contenu lorsqu’on est atteint d’une déficience visuelle.

Par ailleurs, je suis mandatée à l’heure actuelle dans un comité d’experts de personnes en situation de handicap pour un grand théâtre, la Comédie de Genève qui est le premier à avoir mis en place une unité consultative de ce type. A l’occasion de sa toute première saison dans ses nouveaux locaux en septembre, on a eu l’occasion, avec des collègues qui travaillent dans un autre type de handicap, de former à l’accessibilité l’ensemble des équipes du théâtre Et les retours sont vraiment positifs.

Aller à la rencontre de l’autre fait généralement tomber la peur. Les tabous, les stéréotypes finalement tombent du fait de ces sensibilisations. Pour moi, c’est un travail extrêmement important et qui devrait être généralisé.

C’est un vrai et vaste sujet, mais je pense aujourd’hui heureusement que les choses commencent à évoluer dans le bon sens en matière d’inclusion et d’accessibilité.
Il faut donc continuer.

Vers une prise de conscience d’une société plus inclusive

« Je parlais récemment avec la directrice de l’association DécadréE avec laquelle je forme sur ces questions d’accessibilité de l’écriture inclusive, du fait que les questions d’accessibilité sont peu connues des milieux militants contre le sexisme, la violence faite aux femmes, de visibilité ou encore les violences de genre et d’orientation sexuelle.

Je travaille beaucoup justement pour faire converger toutes ces actions avec celles qui concernent le handicap qui est aujourd’hui à mon sens un peu dans l’angle mort de toutes ces luttes et ces préoccupations.

On entend rarement parler de handicap dans les problématiques féministes, dans la communauté LGBTQ et pourtant le handicap touche tout le monde, y compris les personnes âgées, les femmes…
C’est une problématique qui vient s’ajouter à d’autres potentiellement. Donc c’est important qu’elle ne soit pas oubliée.

Photo de Céline Witschard en train de parler au micro d'accessibilité

Le dynamisme des handicapés de la génération Y

« La génération Y dont je fais partie est la première génération à être sortie du système de l’éducation entièrement spécialisée, dans laquelle les aveugles et les malvoyants se sont longtemps fréquentés uniquement entre eux, en vase clos. Pour leurs études en Suisse, il y avait par exemple, dès le début du XXème siècle, l’Asile des Aveugles qui éduquait les enfants aveugles et malvoyants dès leur plus jeune âge.

Et puis ensuite, pendant longtemps, on faisait passer les aveugles et les malvoyants à la situation de rentiers invalides et du coup ils venaient à se fréquenter de nouveau, entre eux, dans le cadre associatif.

Alors que notre génération a pu bénéficier d’une intégration scolaire en milieu ordinaire. J’ai effectué toute ma scolarité en parcours public ordinaire, avec un tout petit appoint en spécialisé d’une demi-journée par semaine à l’école primaire et je suis ensuite allée jusqu’à l’université. Ca n’a jamais posé aucun problème. Evidemment j’avais le soutien matériel adapté, mais en soi j’ai été sociabilisée comme tout le monde.

Mon handicap est une de mes caractéristiques mais il ne me définit pas en tant que personne. J’ai tout un tas de compétences personnelles et professionnelles qui ne sont pas en rapport avec mon handicap.

Le coup de boost des nouvelles technologies

« Je pense sincèrement que la technologie a considérablement amélioré la vie des personnes déficientes visuelles. Personnellement, je n’ai jamais ressenti cette espèce d’avant et après le web. Quand je discute avec des personnes qui sont dans leur cinquantaine ou dans leur soixantaine, je les entends souvent parler de cette révolution de la technologie.
Moi je n’ai jamais eu cette impression. Pour la simple et bonne raison que je fais partie de la génération avec laquelle la technologie a évolué. J’ai grandi en même temps que la technologie donc je n’ai jamais vraiment ressenti cette espèce de gap entre l’avant et l’après. Alors que les générations précédentes l’ont ressenti de manière fulgurante.

Récemment j’étais à Paris que je connais relativement mal et j’ai découvert un peu par hasard que Google Maps maintenant indiquait les passages piétons. Evidemment avec toutes les réserves sur Google, mais c’est formidable !

Je ne suis pas une adepte du tout technologique. Je pense par exemple qu’il est absolument utile d’apprendre la lecture en braille pour ne pas être tributaire de la technologie. Ça pourrait nous servir le jour où on est en panne d’internet. Ce qui peut arriver, on ne sait jamais !

Mais çà c’est formidable pour les déficients visuels. Ce qui pourrait apparaître comme un gadget pour les voyants est pour nous une fonctionnalité très utile et on peut imaginer qu’un jour nous pourrions circuler partout de manière autonome grâce aux progrès des systèmes de guidage et des GPS. C’est juste extraordinaire !
Je pense aussi à des applications de découverte de l’environnement comme LookOut ou à Cash Reader qui permet de savoir les espèces qu’on a en main, etc.

C’est super aidant pour nous.

Les meilleurs conseils pour améliorer l’accessibilité de vos contenus web

Respecter la hiérarchie des titres

 » La première chose à faire lorsqu’on travaille dans la communication, c’est respecter les niveaux de titres dans un texte. La plupart des gens s’amusent à mettre des titres de niveau 3 en premier niveau parce que la police est plus cool. Non, il faut respecter la hiérarchie des titres pour que les lecteurs d’écran permettent aux déficients visuels de se repérer dans un article de blog, par exemple.

Titre 1 pour le titre de l’article, titres 2 pour les différentes parties, titres 3 pour des sous-titres au niveau inférieur. Il faut un ordre de descente logique pour que l’information soit lisible.

Par exemple pour un programme de cinéma : en titre 1 le nom de la salle, en titre 2 le titre du film, en titre 3 les horaires des projections.

Et dites-vous bien que les déficients visuels vont eux aussi au cinéma !

Contraster les couleurs

 » Il existe beaucoup d’outils sur internet pour contrôler que les contrastes de couleurs entre les fonds et les polices de caractère permettent de donner une très bonne lisibilité aux textes. Un malvoyant aura beaucoup de mal à lire des textes si le contraste est insuffisant.

Des sites comme https://color-ratio.com par exemple ou d’autres applications permettent de respecter la norme d’accessibilité WCAG.

Décrire les illustrations

 » Toujours mettre un texte alternatif sur vos images, photos, illustrations sur vos sites et réseaux sociaux, même sur Instagram. Ce texte alternatif doit être une description détaillée de l’image pour que les DV puissent la comprendre, à défaut de la voir. iIs la liront avec leur lecteur d’écran.

Respecter les normes WCAG

 » C’est la bible pour l’accessibilité. L’accessibilité n’est pas réservée aux DV. Tous les sites web devraient être accessibles facilement pour tout le monde. L’accessibilité est aussi une question d’architecture et d’ergonomie de l’information.

Pour qu’une personne ne quitte pas une page web et soit à l’aise avec l’information, elle devrait pouvoir accéder à l’information en 3 clics seulement.

De nombreux sites sont encore très peu accessibles, voire complètement inaccessibles. En Suisse, la question avance au niveau des sites du gouvernement sur le plan cantonal et fédéral, mais de nombreuses boutiques en ligne sont encore complètement inaccessibles. Je connais mal la situation en France, mais ai constaté que certains sites de services comme celui de la SNCF, par exemple, ne sont pas extrêmement simples sur le plan de la navigation.

Souvent l’accessibilité ne semble pas être prise en compte dans les critères des appels d’offre qui sont donnés aux développeurs. Pour l’architecture également, l’accessibilité des projets pour les concours d’architecture n’est presque jamais au cahier des charges.

Pour conclure sur l’accessibilité

L’accessibilité n’est pas qu’une question réservée aux handicapés. La population âgée des pays développés est de plus en plus nombreuse et a aussi de gros problèmes pour accéder au web et dans la vie réelle.

Pour cette raison, on estime que 20% de la population peut être actuellement considérée comme handicapée. L’accessibilité est donc une question qui concerne le plus grand nombre.

Des technologies comme Siri, les télécommandes ont été inventées au départ pour les handicapés et finalement elles servent à tout le monde.

Il est donc tout à fait essentiel d’aller vers une société plus inclusive.

Contacts et liens

Pour aller plus loin

Podcast audio – une véritable solution de divertissement et d’emploi pour les déficients visuels ?

débat d'idées 10 septembre 20h - en Live sur DV Lancez-Vous - une jeune femme souriante avec un casque audio sur la tête

Vous pouvez reécouter le débat d’idées en live du vendredi 10 septembre 2021 sur DV Lancez-Vous. Ce débat était animé par Bruno de Chénerilles (Plan Sonore) et Yves Wansi (Vue (d)Ensemble). Des idées, dess astuces, des conseils, des réflexions afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent de se lancer dans ce média passionnant : le podcast audio.

Le marché des podcasts audio a explosé avec une progression très marquée en 2020. On parle de plus d’un  million de podcasts créés en 2020, le triple de 2019 ! Ça représente 2 podcasts audio démarrés chaque minute. En France,le nombre de personnes écoutant des podcasts audio a progressé de 48%. Plus de 12 millions de français écoutent des podcasts et des replays audio chaque mois. C’est-à-dire 1 internaute sur 10 écoute des podcasts audio.

Dans ces études chiffrées sur le podcast audio, les non-voyants et malvoyants ne sont jamais comptés, ni représentés officiellement, pourtant ce sont de redoutables podcasteurs.

Nous l’avons d’ailleurs constaté lors de l’organisation du premier grand concours de podcast audio entre malvoyants, non-voyants et voyants organisé à Strasbourg par l’association Vue (d’)ensemble et Plan Sonore au festival Entendez-Voir 2021.
Parmi les 7 gagnants dans les différentes catégories, 4 lauréats étaient  non-voyants. Une surprise ? Non, au contraire, c’est une reconnaissance pour les déficients visuels dans ce domaine.

Beaucoup de non-voyants ou malvoyants n’osent pas se révéler ou faire connaître leurs talents de créateur. Cela est parfois dû à un manque d’occasion ou d’opportunité. Plus qu’un divertissement, le podcast audio est un réel atout non négligeable pour la recherche d’emploi des malvoyants et non-voyants et pas que…

Si vous avez manqué ce débat d’idées en live du vendredi 10 septembre 2021 sur DV Lancez-Vous, animé par Bruno de Chénerilles et Yves Wansi,

Reécoutez-le en cliquant sur ce lien :  

https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZcvc-ygrTwuH9H2CWJr8FXGpBgnmwTEFYsL

Entendez-Voir ! 2021 : 3ème édition

entendez-voir !

Entendez-Voir est le rdv du livre & du film accessible à tous. C’est une rencontre multi-facettes, un espace inter-générationnel et multiculturel. Le festival strasbourgeois a présenté sa 3ème édition du 7 au 11 juillet 2021, sur la lancée de la dynamique créée ces deux dernières années et des évolutions rapides de l’écosystème, liées aux adaptations du livre, du film et de la sensibilisation du public.

C’était un événement à la fois culturel, intergénérationnel et inclusif à la portée de tous !
En 2021, Vue (d’) Ensemble a poursuivi ainsi ses objectifs : militer contre la sédentarisation des déficients visuels et des handicapés en général en organisant des manifestations innovantes et porteuses qui rassemblent.

Vous pouvez aussi écouter cet article en podcast ci-dessous :

Les enjeux du Festival

  • L’accessibilité
    Démocratiser
     et rendre la culture accessible à toutes et tous en proposant un panel d’oeuvres cinématographiques et littéraires de qualité, accessibles aux handicapés visuels, aux sourds et aux personnes valides, au même moment et aux mêmes endroits.
  • Le livre pour tous
    En incitant les librairies de Strasbourg et d’ailleurs à s’intéresser davantage aux différents formats du livre, le champ des possibles s’ouvre et favorise l’accès à la lecture à travers des moyens techniques et humains, grâce aux soutiens des diverses institutions, associations et maisons d’édition.
  • Les films accessibles
    Encourager les salles de cinéma à projeter encore plus de films tout public accessibles, en audiodescription et en sous-titrage, représente un objectif majeur qui met en lumière les métiers du doublage ainsi que le travail de la voix.
  • Sensibiliser
    le grand public et les jeunes. Leur faire découvrir les handicaps et les adaptations sensorielles possiblesL’audiodescription et le sous-titrage, mais aussi initier à l’analyse d’une image, la mécanique d’écoute d’un film, d’un dessin animé et la construction d’un texte.

entendez-voir !

Focus sur le podcast audio

Cette 3ème édition d’Entendez-Voir ! a fait la part belle au podcast audio. C’est le média qui monte sur internet : communication orale, écoute en mobilité, inclusion et réalisation légère en font un nouveau moyen d’expression pour tous.

Un Atelier d’Initiation au Podcast

Découverte de l’écriture audio, prise de son et montage d’un épisode de podcast. Une immersion dans l’univers du podcast pour très pratiquement écrire, raconter, parler et réaliser votre tout premier podcast audio.

Samedi 10 juin – 9h à 12h – pour voyants, malvoyants et non-voyants à partir de 17 ans. Inscription : https://bit.ly/3vjt1cA

Les Prix du Podcast – Strasbourg 2021

Un grand concours de podcasts audio francophones entre malvoyants, non-voyants et voyants, proposé par l’association Vue (d)Ensemble et Plan Sonore dans le cadre de la 3ème édition du festival Entendez-Voir ! et parrainé par Ausha et Le Pod.

Plus d’une cinquantaine de podcasteurs francophones ont participé au concours. Les prix seront décernés lors de la cérémonie de clôture du festival.

Le programme du festival

entendez-voir !

Où ?

L’évènement Entendez-Voir ! s’est déroulé dans 3 lieux différents autour de la place Kléber, au coeur de Strasbourg : la Salle de l’Aubette, le Cinéma Vox et l’Hotel Kaïjoo.

Quand ?

Mercredi 7 juillet : Ouverture, projection sous-titrée et en audiodescription du film de François Ozon Eté 85 et concert Cherry Jazz Quartet.

Jeudi 8 juillet : Avant-première cinéma avec Arte

du Vendredi 9 au dimanche 11 juillet : Salon du livre, concerts, projections, ateliers

Le programme en détail :

Découvrez tout le programme en détail sur le site du Festival Entendez-Voir ! https://www.entendez-voir.com/programme-jour-par-jour

Téléchargez-le en pdf : le programme-Entendez-Voir

Les partenaires

Entendez-Voir est soutenu financièrement par la Drac Grand-Est, la Région Grand-Est, le départeme nt du Bas-Rhin, la Ville de Strasbourg. Les partenaires sont Arte, Plan Sonore, Ausha, LePOD, Cinéma Vox, Hotel Kaijoo, Afriq’elles, Talents et Partages, Des Mains pour le Dire, Les Bibliothèques Sonores, AnimEico, Editions du Signe, Café Signes, Bastian Editions

Pour aller plus loin

Sébastien Chauveau, non-voyant dans les métiers de l’audio

Sebastien Chauveau, journaliste audio et non-voyant

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Sébastien Chauveau a été primé dans la catégorie pro des Prix du Podcast – Strasbourg 2021. Bruno de Chénerilles s’entretient avec lui. Il est journaliste radio, podcasteur, non-voyant et raconte son parcours professionnel, de la réalisation audio au journalisme radio, en passant par le podcast audio.

Ecoutez son podcast gagnant :

Vous pouvez aussi écouter cet interview en podcast :

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Son parcours, ses activités professionnelles en audio, en podcast

Sébastien Chauveau : J’ai fait l’université en fac de droit et puis ensuite je me suis formé au journalisme. J’écrivais déjà des articles pour la presse locale et je me suis dit que c’était sympa ce métier. Ce serait sûrement moins long que des études de droit, donc je me suis lancé dans le métier de journaliste. Je me suis formé au CFPJ, le Centre de Perfectionnement et de Formation des Journalistes.

Au départ, j’ai fait beaucoup de presse écrite ou internet et quand je me suis rendu compte que la presse écrite commençait à battre de l’aile, il y a déjà une petite dizaine d’années, je me suis dirigé vers l’audio, via le podcast.

J’ai d’abord monté une web-radio.Elle n’a pas très bien fonctionné parce que c’était un peu précurseur comme domaine. Et puis je me suis formé avec un technicien du son en ligne, Étienne Tremblay de la Machine à Mixer et ça m’a permis d’acquérir de super bonnes bases et un bon bagage technique et puis bon an, mal an, j’ai fait mon chemin dans l’audio.

Ensuite, j’ai été chroniqueur pour Fréquence Ter durant plusieurs années. J’y ai eu plusieurs chroniques. Et puis j’ai fait des podcasts. Il y a 3 ans à peu près, je me suis vraiment destiné qu’à cela. Aujourd’hui je fais du podcast de marque pour les entreprises, pour les institutions.

Depuis 5-6 ans, je produis pour un diffuseur de programmes pour les radios locales privées en France, CMCF (Créations Maurice Clément Faivre). Je produis des programmes de sport, santé ou environnement qui sont diffusés sur une vingtaine de radios locales privées. Par exemple, une série de 20 documentaires qui s’appelle Autour de la Terre.

Toutes ces émissions sont d’abord des émissions de radio. Mais une fois que mon diffuseur a joué de son exclusivité, je les mets en ligne en podcast sur toutes les plateformes.