Maitrisez les outils technologiques et les stratégies de production

 

Bienvenue dans votre formation !

Les objectifs
  • Mieux connaitre les enjeux de la création musicale
  • Bien choisir ses outils techniques (micros, haut-parleurs, casques, logiciels, console de mixage)
  • Améliorer son lieu de travail
  • Avancer dans l’utilisation des nouvelles technologies
Méthode

Il n’y a pas vraiment de progression logique entre les 4 parties de cette formation. Vous pouvez commencer par celle que vous voulez.
Toutefois je vous conseille de procéder par partie entière et donc d’avancer en 4 étapes.

Cette formation n’a pas la prétention d’apporter des réponses à tous vos problèmes, mais plutôt de permettre un regard global sur la problématique qui se pose à un musicien qui veut avancer dans ses usages des nouvelles technologies ou même commencer à les utiliser. Dans les solutions concrètes envisagées, vous pourrez trouver certaines réponses, mais le plus important est sans doute d’apprendre à se poser les bonnes questions.

Lorsqu’on ouvre les portes des nouvelles technologies de la création musicale, on a besoin de s’orienter vers de bons choix techniques, de faire le point sur la pratique musicale afin de prendre les bonnes directions ou très souvent de pouvoir rectifier le tir.

 

Vos outils de base pour votre production musicale

 

Contrairement aux idées reçues, les outils les plus importants pour la production musicale sont ceux qui se trouvent aux 2 extrémités de la chaîne électroacoustique : à l’entrée les microphones et en sortie les haut-parleurs.

En effet, optimiser la captation de vos sons va simplifier considérablement la suite du travail : toutes les opérations de montage et de mixage. Contrairement à ce qu’on pense habituellement, la qualité du son à l’arrivée dépend principalement de sa qualité à la prise. C’est là que le choix d’un ou de plusieurs micros de qualité est déterminant.

Et ensuite, améliorer votre écoute va vous permettre de contrôler la qualité de votre travail à toutes les étapes de la production. Cette qualité de contrôle dépend de la qualité de vos haut-parleurs (monitoring).

Nous nous intéresserons plus tard à ce qui se trouve au milieu de la chaine, entre ces 2 extrêmes.

 

Quel microphone choisir ?

 

Pour améliorer vos prises de son de voix et d’instruments
Plusieurs micros pour chaque situation ou chaque instrument ?
Il existe différents types de micros, à des prix très différents … Mais comment faire votre choix ? Vous connaissez sans doute ces questions lancinantes. Nous allons trouver des réponses et peut être la solution.

Commençons notre enquête. Vous êtes musicien, vous avez peut être déjà un micro dynamique courant du type Shure SM58 ou SM57. Ce type de micro est idéal sur scène pour le chant (58) et pour repiquer des instruments (57). Ils sont robustes, bon marché. Leur bande passante est efficace pour la sonorisation où on cherche généralement un son percutant, plutôt médiums et sans trop de graves, même si la définition est moyenne.

Mais si vous avez déjà utilisé ce type de micros chez vous en prise de son studio pour vos maquettes, voire pour l’album que vous êtes en train de concocter patiemment, très vite vous vous êtes rendu compte que le son des prises n’est pas top. Et dans votre logiciel vous passez un temps fou à les égaliser, à rajouter des effets … Et ca ne le fait toujours pas. Pourquoi ?

Il peut y avoir 3 raisons principales :

  • l’acoustique de votre local est insuffisante, ce qui a pour effet de déformer les timbres des instruments joués dans la pièce, de rajouter des résonances indésirables. Dans ce cas, vous pouvez sans doute remédier à cette situation en nettoyant l’acoustique de votre local. Vous pouvez trouver  des conseils dans le guide gratuit que nous vous proposons au pied de cette page.
  • le placement de votre micro est approximatif, peut être même aberrant. Il y a des règles à respecter, chaque instrument rayonne d’une certaine manière. C’est tout un art et c’est là que vous déterminez la qualité sonore de votre prise de son. D’ailleurs, je vous proposerai prochainement une formation complète à la prise de son, car cette dimension est tellement importante, subtile et trop souvent négligée. En attendant, vous trouverez au pied de cette page une autre ressource intéressante : ma liste des Règles d’Or de la Prise de Son

Vous allez travailler sur ces deux facteurs sérieusement, car c’est une nécessité. Et l’amélioration sera conséquente, mais cela ne vous suffira certainement pas.

  • la qualité de votre micro est la 3ème raison et notre sujet d’aujourd’hui. En effet il est primordial d’avoir une retranscription optimale du son de l’instrument, sans égalisation, sans effets. Vous aurez alors une très bonne prise et si toutes vos pistes ont cette qualité, le mixage sera très facile. Le plus souvent une simple mise à plat (niveaux, un peu de panoramiques,  quelques corrections et une réverb pour donner un peu d’espace) permettra déjà de faire sonner très musicalement l’ensemble.
Quel micro pour atteindre cette qualité ?

 

courbe de réponse d'un microphoneSeuls des micros de studio professionnels vous permettront de faire ce bond qualitatif . Il faut être prêt là à faire une dépense non-négligeable et elle doit être considérée comme un investissement durable. Mais il ne s’agit pas forcément d’investir 5 à 10 000 euros dans un parc de micros de studio.

Vous n’avez pas cette somme et même si vous l’aviez, il serait très périlleux de faire les bons choix de micros complémentaires, de directivités et colorations différentes qui vous permettraient de faire face à toutes les situations d’enregistrement. Il est fort probable que vous regretteriez peu après la moitié au moins de votre investissement.

Ecartons encore la stratégie assez banale qui pourrait vous amener à croire qu’il faut plusieurs micros pour bien enregistrer un instrument. C’est une idée reçue et c’est une légende. Cela vous conduirait sans doute à acheter 3 ou 4 micros de plus et ce n’est pas en accumulant les capteurs moyens que vous pourrez reconstituer le bon son de l’instrument. On en serait assez vite arrivé à dépenser 600 € pour un petit parc de micros dynamiques bas de gamme qui ne vont rien changer du tout, bien au contraire.

La solution

Il vaut bien mieux investir dans un très bon micro, irréprochable et le plus polyvalent possible avec lequel vous allez probablement pouvoir faire 90 % de vos prises de son. Dites vous bien qu’il ne faut pas rater cet investissement car si vous dénichez l’oiseau rare, ce sera … pour la vie !

A ce sujet, nos amis Allemands ont eux l’habitude d’acheter un équipement en se disant qu’il vaut mieux dépenser ce qu’il faut une fois pour toutes plutôt que devoir racheter plusieurs fois parce qu’on a lésiné à la dépense et finalement acheter ce qu’il aurait fallu la première fois.

Et nous ne parlons pas ici de nos voisins parce qu’ils fabriquent les plus belles voitures … Mais il se trouve que depuis qu’on a commencé à enregistrer des sons, ce sont eux qui ont fabriqué les meilleurs microphones. Et c’est encore le cas aujourd’hui !

Mais pour autant je ne vais pas vous conseiller d’acquérir la Rolls des microphones : un Neumann U67 d’occasion à 20 000 € ! Ou bien même un U87 neuf à 3 000 €. Non ! Mais tout de même au lieu d’acheter plusieurs Clio, je vous conseillerai plutôt de choisir une Mercedes Benz …

Car cet oiseau rare, cet homme à tout faire, ce micro idéal existe dans la famille Neumann : le TLM103. Et je vous rassure, ceci n’est évidemment pas une publicité. J’ai acheté le mien il y a 20 ans et depuis il a assuré 95 % de mes prises de son de voix, d’instruments et autres bidules avec brio, précision et chaleur. Pour rien au monde, je n’en changerai et j’espère bien continuer à enregistrer avec lui jusqu’à la fin de ma vie. Le son Neumann à petit prix (1 000 €), c’est avant tout une large capsule, celle là même du grand frère U87, probablement la meilleure capsule au monde.

Neumann TLM103Bien sûr pour tirer son prix vers le bas, le fabricant a supprimé tout le superflu :

  • une seule directivité (cardioïde, c’est à dire directionnelle), mais rassurez vous 99 % des prises en studio se font avec cette directivité
  • pas de filtre, mais avec un son pareil, de cette qualité … Il n’y a rien à filtrer ! Vous aurez juste à enlever un peu de graves parfois, surtout pour des prises d’hyper proximité, car ces grosses capsules passent très très bien les basses fréquences.
  • la suspension indispensable est heureusement fournie avec le micro.

Mais vous verrez comme moi il y a 20 ans, dès l’instant où vous allez connecter ce micro et écouter simplement votre propre voix parlée dans votre casque, vous allez vous dire :  » Waou !!!  »
Sérieusement, vous allez pouvoir enregistrer ce que vous voulez : les voix, les instruments à vents, à cordes, percussions, basse, contrebasse, piano, des objets sonores …. De plus, la capsule encaisse très bien les forts niveaux comme un ampli guitare ou tout ce qui est percussion. Le son est superbe, équilibré, détaillé et précis dans tous les registres, chaleureux même : le son Neumann !

Les précautions à prendre
  • placer devant sa membrane très sensible un filtre antipop, surtout pour la voix qui déplace pas mal d’air. Ne dépensez pas pour ce petit accessoire plus de 15 € (au meilleur magasin de musique en ligne d’Europe, suivez mon regard … c’est d’ailleurs sans doute là que vous aurez aussi le meilleur prix pour le micro … Ach! Mein Gott ! Ils sont vraiment très forts, ces teutons …)
  • et bien sûr ne faites pas tomber cette merveille, même si la construction est hyper consolidée.
En conclusion

Ne pas vous précipiter informez-vous et visitez le site web du fabricant. Puis relisez cette partie et posez moi des questions, les commentaires ci-dessous sont là pour çà.
Vous vous dites sans doute : c’est tout ? un seul micro ?  Et oui , il faut bien commencer, alors commencez par le meilleur., l’indispensable.

Si vous voulez investir un peu plus, tout de suite ou dans un 2ème temps, je vous conseille de compléter avec une paire de micros statiques à petite membrane, par exemple une paire de Neumann KM 184 (environ 1 000 euros) ou bien, si votre budget ne le permet pas, une paire de Rode NT5 (excellent rapport qualité/prix :  environ 350 euros).

Et bien entendu, ne jetez pas vos Shure, gardez les : ils vous serviront toujours en sono ou en complément au studio.

 

Comment choisir vos haut-parleurs ?

Les haut-parleurs retransmettent les sons enregistrés dans l’air. Ce sont des éléments très importants de la chaine acoustique.
Mais comment choisir ses haut-parleurs : pour quel usage ? domestique, nomade, studio ? Pour quelle activité : écoute musicale, monitoring de studio, ateliers ou cours de musique ?
Et combien çà coûte ?

  • Non à la pollution sonore ! Dans toute situation où vous êtes amené à écouter des sons, les haut-parleurs sont l’élément le plus déterminant et le plus souvent on les néglige.
    Par exemple, nous passons tous la plupart de notre temps au travail ou dans nos loisirs devant un écran d’ordinateur. Nous regardons des vidéos, nous écoutons de la musique et la plupart du temps les sons sortent de notre ordinateur par des petits haut-parleurs incorporés dans l’ordinateur.
    Ces petits haut-parleurs sont de piètre qualité, ils ne retranscrivent pas toute la gamme des fréquences sonores. Notamment, ils manquent totalement de basses fréquences. D’où ce son nasillard, désagréable et très fatiguant pour nos oreilles qui massacre en permanence les musiques ou des bandes-son écoutées.
  • Un choix difficile ? Que dire alors de situations d’écoute musicale plus importantes : le dernier album des Rolling Stones, votre préféré de Michael Jackson où une symphonie de Beethoven … C’est encore pire !
    Vous montez des vidéos, vous voulez produire votre propre musique à la maison, peut être envisagez vous déjà d’équiper votre home-studio ?
    Pour toutes ces situations diverses et variées, il existe des haut-parleurs adaptés, à des prix très différents.
    Vous avez déjà fait une recherche sur internet :  le nombre de marques, de modèles et les écarts de taille, de prix sont hallucinants !
  • Des conseils : pour vous aider à choisir les haut-parleurs qu’il vous faut,  je vais simplement vous proposer deux modèles testés dans mon travail comme dans mes loisirs et qui correspondent à 2 usages différents et complémentaires.
    Et je ne vous parlerai pas d’un test effectué en magasin, mais d’une utilisation réelle de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
    Encore une fois, il ne s’agit pas de publicité déguisée : tous mes conseils techniques sont strictement indépendants de tout lien avec une marque ou un fabricant.
    Je souhaite de manière éthique vous transmettre mon expérience de professionnel de la musique et du son et vous aider dans vos choix.
Une écoute compacte, de qualité suffisante pour la vie courante et les situations professionnelles nomades

 

Une solution très originale pour toutes les écoutes au quotidien et une prouesse technologique : ILoud. Ce haut-parleur stéréo très compact est bien construit, très solide. Il est très puissant, restitue remarquablement les basses fréquences, malgré sa petite taille grâce à un excellent système bass reflex.

  • Ecoutes nomades : il en est le partenaire idéal au salon, à la cuisine, en vacances. Il fonctionne 5 à 7 heures en autonomie sur sa batterie rechargeable.
    Avec son cable mini-jack, vous connectez la sortie audio de votre ordi ou même votre smartphone et c’est parti pour plusieurs heures de teuf dans votre salon ou même dans une plus grande salle. Attention à prévenir vos voisins, car cette petite bête en a sous le capot !
    C’est aussi un excellent système d’écoute pour votre ordi, surtout si vous écoutez beaucoup de musique.
  • Professionnellement : j’utilise ce haut-parleur depuis 2 ans pour tous mes ateliers, cours de musique électronique sur ipads et de rap, stages de formation en présentiel, répétitions et présentations publiques.
    Génial ! ca assure et ca ne prend pas plus de place dans mon gros sac à dos que 3 ipads. Sa qualité de son, sa robustesse et son autonomie sont de véritables plus. Je le recommande à toutes les institutions partenaires avec lesquelles je travaille : écoles, centres socio-culturels, organismes de formation …
    Incontestablement ce haut-parleur n’a pas de concurrent réel et sérieux dans cette gamme de prix modéré.
  • Fonctions supplémentaires : intelligentes et fort appréciables pour tous les usages. Il peut se connecter sans fil en blue tooth avec votre smartphone ou votre tablette. Une entrée micro ou même guitare (du coup emmenez votre guitare électrique en vacances, les amis !).
    Une bande passante très honorable  : 50 à 20 000 Hz  – Dimensions LHP : 25 x 16 x 6 cm  – Poids: 1,33 kg – Puissance : 40w (il les fait réellement) – Prix : 249 euros seulement ! Le rapport qualité/prix est époustouflant. Fabricant : IK Multimedia.
Pour une écoute de studio ou de qualité hi-fi

 

Une paire d’excellents moniteurs de studio : Focal Alpha 65. Ces haut-parleurs fabriqués en France sont précis, neutres et très puissants. Leur rapport qualité/prix est exceptionnel. Ils sont réputés pour délivrer la même qualité que la gamme de prix 2 fois supérieure, ce qui n’est pas rien dans le monde du home studio , voire du studio professionnel.

  • Au studio : Une paire de Focal Alpha 65 est le choix idéal pour votre écoute de proximité, voire de semi-proximité ou bien pourquoi pas votre écoute principale unique dans votre home studio professionnel ou amateur.
    Toutes les qualités sont là : rendu sonore précis, fin et détaillé dans toutes les gammes de fréquence, neutralité et équilibre.
    Ce sont des moniteurs actifs donc ils possèdent leur propre amplification intégrée, ce qui vous évite d’acheter un amplificateur pour les nourrir. La construction est très, très professionnelle.
  • Un rapport qualité/prix imbattable : Il y a 6 mois, je cherchai à remplacer mes deux baffles un peu dépassés dans mon studio.
    J’étais prêt à dépenser plus de 1500 euros pour m’équiper une fois pour toutes de 2 moniteurs amplifiés et un caisson de graves, le standard en matière de monitoring de studio.
    En étudiant de près les offres sur le marché, je suis tombé sur ce modèle et un concert de louanges de la part des home-studistes comme des ingénieurs du son. Le prix aussi était alléchant : 2 fois moins cher que ses concurrents directs. Et l’idée que ces petites merveilles étaient conçues et fabriquées par un fabricant français me plaisait bien.
    Et si ces haut-parleurs bass reflex qui descendent vraiment bien dans les graves pouvaient se passer de caisson de graves ? … Et bien c’est le cas : j’ai économisé 1000 euros ! Ces moniteurs se passent allègrement de caisson de graves. Je les ai testés avec un caisson Genelec (excusez du peu) . Lors de mes réglages je n’ai pas cessé de baisser ce caisson, pour finalement l’éteindre et le débrancher purement et simplement. Totalement inutile, sauf si vous produisez de la techno (et encore !)
  • Des performances : Réponse en fréquence: 40 – 22000 Hz – Dimensions LHP : 34,8 x 25,2 x 30,9 cm – poids : 9,4 kg (par enceinte, c’est du sérieux) – puissance : 2 x 75w – Prix : 259 euros par enceinte !
    Très, très concurrentiel : si votre budget est suffisant et si votre local est assez grand ou si vous produisez ou écoutez beaucoup de techno,  je vous engage même à acheter les grands frères dans la même gamme Focal Alpha 80 : 2 x 100w – 35 à 22000 Hz pour à peine plus :  299 euros par enceinte.
    Et si vous êtes de la race des individus en voie de disparition qui écoutent avec délice leur collection de Vynils et de CDs, je vous conseille même ces enceintes à prix modéré (les Alpha 65) pour votre écoute hifi  de salon, vous ne serez pas déçu.
En conclusion

Voilà mes conseils qui vous étaient donnés dans un esprit d’économies mais sans jamais sacrifier la qualité sonore. Et n’oubliez surtout pas mon conseil plus général en matière d’équipement : ne vous décidez pas trop vite, prenez votre temps. Pesez le pour et le contre, faites vous un plan d’investissement avec des priorités.

Combien de temps consacrez vous à votre passion du son ou à vos séances, à vos productions plus professionnelles ? Réfléchissez, consultez et sachez démêler le vrai du faux : les avis dans ce milieu sont souvent très tranchés, mais aussi contradictoires et très souvent non-autorisés.

Dans tous les cas, souvenez vous aussi d’un autre de mes conseils : investissez plutôt dans le hardware audio durable (micros et haut-parleurs) que dans l’informatique (sujette à l’obsolescence programmée). Vous achetez micros et haut-parleurs pour la vie, un ordi pour 4 ou 5 ans en général.

Je suis prêt à répondre à toutes vos questions en lien avec ces sujets , suggérez moi des sujets d’articles, faites moi connaitre vos besoins en la matière en utilisant les commentaires en bas de page.

Comment choisir un casque d’écoute

 

Sur le marché vous pouvez trouver quantité de casques, d’écouteurs et à tous les prix. Alors vous êtes perdu(e) ?
Que vous soyez musicien, mélomane, formateur, web-entrepreneur, animateur radio, il existe des modèles pour vous.
Mais comment bien choisir ? Comment ne pas gaspiller votre argent ?

Commençons par nous poser une première question qui peut être va vous surprendre, mais que vous devriez vous poser à chaque fois que vous envisagez un équipement audio :

Avez-vous vraiment besoin d’un casque ou d’écouteurs ?
Comme d’habitude, j’aime bien poser cette question de la nécessité de l’outil technologique. Car vous devez tout d’abord cerner l’usage que vous allez en avoir. C’est cela qui va vous permettre de vous fixer une gamme de prix acceptable pour votre budget, voire même de reconsidérer totalement la nécessité d’un achat.
En effet, il serait idiot par exemple de dépenser 150 € dans un très bon casque, si vous n’en avez pas vraiment une utilité professionnelle fréquente et avérée.
Quelles sont les bonnes raisons de s’équiper d’un casque ou d’écouteurs ?
  • vous voulez pouvoir écouter des sons ou de la musique dans un environnement où vous n’êtes pas seul(e), notamment en mobilité ou à votre domicile, donc vous ne voulez pas gêner les autres.
  • vous avez un home-studio et vous avez besoin d’écouter des pistes enregistrées en jouant, car vous faites de l’enregistrement multipistes.

Je ne vois que ces 2 raisons là. Si vous n’êtes pas dans cette situation, vous n’avez certainement pas besoin de vous équiper d’un casque. Gardez plutôt ce budget pour du matériel plus utile.

Jamais un casque ne remplacera des haut-parleurs 
  •  L’écoute sur HPs est toujours (à qualité égale) plus confortable, moins fatigante et vous permet de mieux contrôler votre travail sonore.
  • Jamais, au grand jamais, dans les studios pro un ingénieur du son ne mixe une production en écoutant au casque, car l’écoute au casque (même un super casque) est toujours trompeuse.
  • Mais on peut très bien faire du montage au casque et même mixer entièrement un podcast audio avec des petits écouteurs, car dans ce cas le message sonore est très simple : un jingle, une voix qui parle sur un fond sonore et c’est tout le plus souvent.
  • Et tout travail au casque supposera impérativement de le réécouter sur des haut-parleurs pour vérifier qu’on n’a pas été trompé par l’effet casque.
Les Ecouteurs pour smartphones 
Si vous en utilisez déjà, ils peuvent vous suffire pour un petit usage podcast avec Audacity, écouter de la musique sur le web … Sinon, ne dépensez que 15 € environ , ça ne vaut pas la peine de dépenser beaucoup plus. Je vous conseille par exemple ces deux modèles :
 

Sony MDRex 110 :   20 €

Logitech Ultimate 200vi : 20 €

NB : sur ces écouteurs, vous avez généralement un petit micro incorporé pour parler au téléphone. Cela aussi pourrait suffire éventuellement pour faire des podcasts, des vidéos : à tester, car cela dépend du résultat obtenu avec votre smartphone.
Attention ! ils sont loin de se valoir, commencez par tester ceux qui vous ont été vendus avec votre smartphone.
Les Casques bon marché
Si vous n’avez pas un besoin très pro et constant d’un casque, si vous n’aimez pas mettre des écouteurs dans les oreilles (je vous comprends : c’est fatigant et parfois pas adapté à la forme du pavillon de notre oreille), vous pouvez choisir un casque à petit prix aux alentours de 15 €.
Je vous recommande les modèles suivants :

   

 

Sony ZX310 : 20 €

Sennheiser HD201 :   22 €

   

 

Tbone hd200 : 19 €

Tbone hp66 : 6 €

 Et ce petit casque Tbone à 6 € a une qualité étonnante pour son prix très très bas. C’est un peu une exception.
Les fabricants
Nous allons nous limiter volontairement à 3 marques. Pourquoi ?

Comme pour tout matériel audio, nous évitons les marques exotiques. Au contraire concentrons nous sur les fabricants expérimentés, reconnus pour leur qualité de fabrication. Votre équipement doit vous satisfaire et durer.

  • Sony est un fabricant renommé pour ces excellents casques de studio. Le standard dans tous les studios pro du monde.
  • Sennheiser s’est fait une solide réputation dans le domaine des casques audio, mais pas seulement … Ils sont très réputés aussi pour leurs très bons micros.
  • Audiotechnica est un fabricant qui a moins de bouteille, mais qui est spécialisé dans le matériel audio pro et qui fait de l’excellent matériel avec un rapport qualité/prix très avantageux.
Les Casques à usage plus professionnel ou pour amateur exigeant
Pour les 3 fabricants, j’ai choisi pour vous à chaque fois 3 ou 4 modèles dans 3 gammes de prix :
  • 40-50 € : bon casque, suffisant pour la plupart des travaux
  • 80-100 € : on va gagner là un peu plus de qualité
  • 120-150 € : professionnel, qualité studio
Sennheiser :
 

HD-205 ou 206 : 40 à 50 €

HD-280 Pro New  : 98 €

 

HD-380 Pro : 130  à 150 €

 

HD-25 : 148 €

Sony :
 

MDR-10C : 50 à 60 €

MDR-7506 : 100 à 130 €

 

MDR-7510 : 120 à 150 €

Audiotechnica :
 

ATH-M20 X : 55 €

ATH-M30 X : 75 €

 

ATH-M40 X : 109 €

ATH-M50 X : 150 €

En conclusion
  • Vous pouvez me faire confiance pour tous ces produits, je les ai testé en situation professionnelle. Et comme toujours je n’ai aucun intérêt à vous prescrire tel ou tel appareil ou marque, ce n’est pas du tout mon propos.
  • Mais si vous avez l’occasion de tester et de comparer vous même plusieurs de ces casques en magasin, chez un ami, c’est encore mieux : après tout un casque ou des écouteurs, vous les aurez fréquemment sur vos propres oreilles et il vaut mieux vérifier, lorsque c’est possible, que ça vous convient bien.
  • Et si vous pouvez en tester plusieurs, faites le avec une musique que vous connaissez bien, ou avec un podcast que vous avez réalisé : l’essai n’en sera que plus probant.
  • J’espère avoir éclairé votre lanterne. Si vous avez encore des doutes, posez moi des questions dans les commentaires sous cet article ou ouvrez un sujet dans le forum, j’y répondrai très volontiers. Vous pouvez aussi relater votre propre expérience positive ou négative avec tel ou tel casque ou écouteurs.
Partagez le plus possible, tout le monde y gagnera.

 

Comment choisir votre logiciel de production musicale ?

 

Un logiciel gratuit : Audacity

Vous pouvez très bien débuter avec un logiciel libre comme Audacity ou en moins basique Reaper.

Si vous êtes un total débutant en informatique musicale,  une première étape peut très bien consister en une initiation sur Audacity, qui est l’éditeur audio le plus simple et très basique. Vous pourrez ainsi basiquement enregistrer, monter et mixer dans un environnement très simple à comprendre.

Une telle étape peut très bien ne vous prendre qu’une semaine pendant laquelle vous prendrez en main le logiciel et vous mettrez en chantier un ou deux petits projets simples . Par exemple, une voix parlée avec un petit habillage sonore (podcast audio) ou une chanson avec voix et deux instruments.

Si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas : passer par cette étape intermédiaire va vous faire  gagner beaucoup de temps pour la suite et pour aborder un logiciel plus sophistiqué.

Vous trouverez en bas de page un formulaire pour vous inscrire à notre formation gratuite de prise en main d’Audacity : vous serez guidé(e) en vidéo, très simplement. Cette formation a déjà fait ses preuves auprès de nombreux parfaits débutants, même des non-musiciens.

Quel logiciel professionnel ?

Mais très vite vous aurez besoin d’un logiciel plus complet, professionnel, dont le moteur audio va assurer une qualité de traitement du son irréprochable, avec des plugins d’effets professionnels , des instruments virtuels et touts les fonctions nécessaires à une production musicale élaborée.

En la matière, je vous conseille d’éviter les solutions exotiques, hasardeuses. Au contraire je vous propose de choisir entre les 3 logiciels professionnels de production musicale les plus répandus.

Il y a plusieurs raisons très importantes :

  • s’ils sont les plus répandus, c’est qu’ils sont sans doute les meilleurs outils techniques
  • vous allez pouvoir échanger et collaborer plus facilement sur vos projets avec un plus grand nombre d’autres musiciens
  • vous trouverez plus facilement des formations, des tutoriels et de l’aide sur les forums
  • vous avez plus de garantie de bon fonctionnement et de pérennité avec ces grands fabricants de logiciels.

Ici je ne vais vous faire qu’une présentation globale de ces 3 logiciels leaders avec leurs atouts principaux et leurs limites aussi, pour vous orienter dans votre choix.

Cubase

Editeur : Steinberg – Le tout premier sur le marché dès le début de la MAO. Une expérience à long terme dans la perfection du produit.
L’atout majeur de ce logiciel est qu’il est très complet et couvre parfaitement tous les besoins, notamment ceux du musicien : audio, midi, instruments virtuels et édition professionnelle de partitions.
Mixage stéréo et multicanal (version Pro)
Le design de l’interface de Cubase est très efficace, professionnel et c’est très important en production de studio.

Cubase est un logiciel multiplateformes : Windows et Mac. C’est un atout incontournable pour tous les musiciens qui travaillent en collaboration avec d’autres sur les mêmes projets.

Vous commencez un projet Cubase sur votre Mac et vous l’envoyez à votre collègue qui travaille aussi sur Cubase, mais sur un PC. Il va pouvoir ouvrir directement le projet Cubase sur son PC, y ajouter sa contribution et vous le renvoyer. Vous le rouvrirez sans aucun problème sur votre Mac. Et ainsi de suite …

Tarifs

Cubase Pro : environ 580 euros
Cubase Artist : environ 330 euros –
vous pouvez très bien commencer sur cette version déjà très complète et upgrader plus tard si vous avez besoin.

Education : si vous êtes étudiant (toutes disciplines), élève en école de musique ou conservatoire, enseignant, Steinberg vous accorde un tarif spécial très avantageux : 50 % du prix sur chacune de ces 2 versions.

Plus d’infos, essai gratuit 30 jours et acheter sur https://www.steinberg.net

Logic Pro

Editeur : Apple – Logic est un très ancien logiciel allemand qui a été racheté par Apple qui l’a évidemment apple-isé aussitôt pour le meilleur comme pour le pire. Résultat : un bon logiciel, assez économique comme tous les produits Apple. Assez complet également, même si l’ édition de partitions y est nettement moins performante que dans Cubase.

Apple est en revanche plus généreux pour ce qui est des plugins et des instruments virtuels. Pour les musiciens paresseux ou les non-musiciens, les apple loops proposent comme dans Garage Band des éléments musicaux tout fabriqués qu’on peut combiner pour composer assez facilement des morceaux assez passe-partout, du style musique au mètre.

C’est donc un logiciel que je recommanderai volontiers aux musiciens amateurs ou débutants. Il conviendra aussi aux professionnels.

Par contre ce logiciel n’est absolument pas multi-plateformes. Il ne fonctionne que sur Mac et c’est une sacré limitation en termes de travail collaboratif.

Tarifs

Logic Pro : environ 230 euros
Ce tarif unique est avantageux, par contre n’espérez pas une remise Education très généreuse : Apple ne propose qu’un petit 15% environ.

Plus d’infos, pas d’essai gratuit et acheter : https://www.apple.com

Protools

Editeur : Avid – C’est un standard depuis bien longtemps dans les studios professionnels : un excellent logiciel audio.
Mais il y a beaucoup de malentendus avec la réputation de Protools, construite à une époque où le studio numérique balbutiait et où les ordinateurs n’avaient pas la puissance nécessaire pour faire de l’audio en multipistes.

Les premiers systèmes Protools étaient terriblement chers car ils étaient constitués de software , mais aussi de hardware sans lequel le logiciel ne pouvait pas fonctionner. Depuis, les ordinateurs ont toutes les capacités natives pour faire de l’audio sans limites et Avid a démocratisé son offre pour les petits studios, mais reste encore plus cher à performances égales.

Le logiciel fonctionne sur PC comme sur Mac. Travail collaboratif possible en cloud. Pas d’éditeur de partitions ! Pas de possibilité de mixage multicanal.
Pour l’absence d’éditeur de partitions et d’une version moins chère, je ne recommanderai pas Protools pour un musicien ou un home studio.

Tarifs

Protools : environ 600 euros
et un bon tarif Education : 300 euros
A noter une offre gratuite : Protools First : un petit protools 16 pistes , mais assez complet, là ils font très fort !

plus d’infos, téléchargez et acheter : http://www.avid.com/fr/pro-tools

En conclusion

Vous avez maintenant assez d’éléments pour faire le choix qui vous correspond le mieux en termes de besoins musicaux, sonores et de votre capacité budgétaire.

Ne négligez pas l’approche par étapes que je vous propose, vous allez être gagnant sur tous les tableaux. Par exemple :

  • initiation immédiate sur Audacity 
  • puis le mois suivant Cubase Artist
  • et enfin l’année suivante si vous en ressentez le besoin Cubase Pro.

Mais ce n’est qu’un exemple.
A vous de choisir ce qui vous convient le mieux et n’hésitez pas à me poser des questions et à m’exposer votre cas. Je me ferais un plaisir de vous répondre.

NB : je n’ai volontairement pas abordé ci le cas du logiciel Ableton Live qui est excellent, mais carrément orienté performance live ou installation sonore.
Il n’est pas très performant en production musicale en studio et pas très approprié pour faire de l’enregistrement multi-pistes , par exemple.

 

Une table de mixage : pour quoi faire ?

En ce premier quart du 21ème siècle, beaucoup de discussions techniques, voire polémiques, reviennent dans les milieux du son et de la musique autour des technologies employées. Un de leurs sujets récurrents : la console de mixage. Doit elle être analogique ou numérique ? Est elle encore même nécessaire ? Comment investir judicieusement dans un tel équipement ?

Ici nous tentons de clarifier le débat en commençant par reposer clairement les enjeux techniques pour en déduire des choix stratégiques pertinents.

Que fait-on sur une console de mixage ?

La définition Wikipedia

Une console de mixage, aussi appelée pupitre ou table de mixage, est un appareil de traitement du signal audio se présentant sous la forme d’une console sur la face supérieure de laquelle sont disposés des organes de contrôle, servant à mélanger, dans des proportions déterminées par l’opérateur, plusieurs sources sonores (entrées, inputs) vers plusieurs destinations (sorties, outputs).

Quelques précisions

Les sources sonores à mixer sont chacune connectées à une piste d’entrée (input track), puis elles sont mélangées vers la ou les sorties, généralement une piste stéréo (stéréo out ou master out) à laquelle on va connecter le dispositif d’écoute (monitoring) constitué au minimum de 2 haut-parleurs.

Mais on peut aussi envoyer les signaux sonores vers d’autres éléments, effets, retours… C’est ce qu’on nomme le routing du signal. Interne et/ou externe, ce dispositif de routing est composé d’ inserts, de sends, de groupes, bus, sous-groupes, etc.

Quels sont les besoins dans les différents contextes ?

Sonorisation grande scène

Sur une grande scène, on veut pouvoir capter et mixer un grand nombre de sources sonores, instruments, voix et les mixer indépendamment pour le public en salle (sonorisation façade) et pour les musiciens sur scène (sonorisation retours).
Typiquement, on aura besoin d’une grosse console comportant au minimum 24 voies d’entrée 8 sous-groupes et 2 sorties master : c’est ce qu’on nomme une console 24/8/2.

Mais bien sûr cela ne s’arrête pas là : les consoles de sono 32/16/2 sont souvent employées dans les grands évènements musicaux.L’ergonomie de cette console est très importante car le sonorisateur a besoin d’intervenir facilement et instantanément, en temps réel, en live sur tous les réglages.

Sonorisation petite scène

Petite scène, petite salle riment en général avec des effectifs sur scène moins importants. Voilà pourquoi la console de mixage standard sera plus compacte : très souvent une 16/4/2.Le nombre de paramètres accessibles instantanément est naturellement moins élevé, mais on est toujours dans la même logique d’utilisation.

Auto sonorisation

Dans le cas très répandu des tout petits clubs, des cafés-concert, des groupes se produisant sur scène par leurs propres moyens dans des tout petits évènements, les musiciens peuvent être amenés à devoir se sonoriser eux-même en plaçant une petite console de mixage sur scène sans sonorisateur.

Dans ce cas, il est évident qu’une table numérique programmable permet de réaliser cette auto sonorisation dans les meilleures conditions. Le mixage de chaque morceau sera alors minutieusement programmé en répétition et un des musiciens sera en charge de rappeler la mémoire correspondante en début de chaque morceau.

Spatialisation

Des cas très particuliers de sonorisation spatialisée sur un plus grand nombre de haut-parleurs répartis dans l’espace de la salle existent en musique électroacoustique (diffusion sur acousmonium), dans des spectacles ou des installations multimédia. On utilise alors des consoles plus atypiques qui comportent moins d’entrées, mais beaucoup plus de sorties pour diriger le signal sonore vers un grand nombre de haut-parleurs.

Studio pro

Dans un studio d’enregistrement professionnel, une grosse console trône au centre de la cabine de régie et permet à l’ingénieur du son et au producteur d’avoir au mixage tous les signaux sonores des différents instruments littéralement sous les doigts.Dans un grand studio la console est en général une 32 ou une 64 voies.

Comme nous allons le voir elle peut encore être analogique, mais le plus souvent elle sera numérique pour permettre d’automatiser un certain nombre de réglages et de comportements.

Home studio

Le petit studio de création sonore et musicale appartenant le plus souvent à un musicien ou à un producteur, lui permet d’être plus autonome dans les étapes de recherche et de composition. Il peut ainsi disposer de plus de temps de conception sans louer un grand studio onéreux.

L’équipement audio ayant considérablement progressé, de plus en plus d’albums ou de réalisations audio sont même menées à terme de bout en bout dans ce genre de studios. Ceci suppose des stratégies de production différentes, mais pas nécessairement de sacrifier la qualité des réalisations.

Quelles sont les différentes technologies employées ?

Analogique

Une console traditionnelle ne comporte que des réglages manuels. La qualité de fabrication de son électronique est alors primordiale et c’est son atout majeur. Si elle a de très bons préamplis pour les micros, la qualité du signal sera préservée.

Les consoles professionnelles de grande marque ont aussi la réputation d’avoir chacune une personnalité sonore bien particulière. C’est leur principal atout.

Leur point faible : pas d’automatisation, de programmation possible.

Numérique

Une console numérique va fonctionner un peu différemment les signaux sonores entrants vont être numérisés. Les traitements à l’intérieur de la console, ainsi que ses commandes sont informatiques et pourront donc facilement être automatisés, programmés numériquement.

Le son sera ainsi enregistré numériquement dans un logiciel qui permettra de réaliser le mixage sans forcément utiliser la table de mixage.

Virtuelle

Une console de mixage virtuel n’est pas un appareil physique, matériel (hardware). C’est une application software qui permet de router tous les signaux sonores, de les traiter, de les mixer en numérique dans l’ordinateur. Cette table virtuelle fait alors partie intégrante du logiciel de production audio.

On utilise dans ce cas des outils visuels et de programmation à l’écran qui peuvent être manipulés autrement. Les gestes de l’ingénieur du son sont alors considérablement modifiés, même si les résultats obtenus sont fondamentalement les mêmes.

Quelques idées reçues et fort répandues

Analogique versus Numérique

L’apparition de l’enregistrement numérique au début des années 90 a provoqué un électrochoc chez les professionnels suivi de plusieurs secousses secondaires dans les années qui ont suivi et dont les résurgences sont encore loin d’être épuisées.

Deux facteurs importants de polémique tendent encore à s’opposer au numérique.

Le plus important est sans doute la résistance au changement des professionnels eux-même et qui avec le temps se transforme en nostalgie, en ce fameux poncif du « de nos jours tout fout le camp et que c’était mieux avant ».

Et le deuxième est en quelque sorte une légende qui va dans le même sens et qui vient des débuts du numérique balbutiant où les ingénieurs et les producteurs n’avaient pas encore l’expérience de cette nouvelle technologie et ne savaient pas encore s’en servir : le son numérique serait moins bon que l’analogique.

L’image des grosses consoles

Les grosses consoles de mixage ont une aura mythique. L’image, la vitrine d’un grand studio est en quelque sorte sa grosse console de mixage. Elle impressionne très favorablement le client, le met en confiance et elle va influencer considérablement son écoute.

Bon nombre de studios notamment ceux qui travaillent pour la pub pourraient se passer d’une grosse console en cabine. Ils ne l’utilisent quasiment pas. Mais elle est là, de l’aveu même des propriétaires de ces studios, pour l’image du studio et justifier les tarifs élevés facturés au client.

D’une manière générale et pour simplifier le problème, disons que cette image mythique est largement surévaluée et toujours assez subjective.

De la nécessité d’utiliser une console de mixage

Les vrais professionnels sont rares, ceux qui peuvent légitimement revendiquer le titre d’ingénieur du son parce qu’ils en ont les connaissances, l’expérience, les compétences et le talent. Dans une écrasante majorité des cas, ils n’utilisent pas la console de mixage dans l’étape de la prise de son.

Tous accordent une importance primordiale au choix et au placement des micros : le son prélevé par le micro doit être naturel et respectueux de la source. Le chemin du signal doit être le plus direct possible du micro à la piste d’enregistrement.

Reste alors l’usage de la console pour mixer et réaliser le produit final. Mais force est de constater que dans la plupart des cas, on a la possibilité de nos jours de mixer le produit final directement dans le logiciel, sans ressortir de l’ordinateur.
Dès lors la console de mixage numérique a tendance à se transformer en une simple télécommande du logiciel. Et le fait de rester dans le domaine numérique permet de préserver la qualité initiale de l’enregistrement.

Mais dans ce cas, la console devient véritablement facultative. Ce mode de mixage devient virtuel, beaucoup plus souple et intuitif. Il permet d’essayer très facilement des options différentes et de gagner du temps technique qu’on pourra consacrer à la création.

Les outils les plus importants dans la production musicale et sonore

Au contraire, les deux catégories d’outils les plus importants dans la production et la réalisation audio restent sans aucun doute : les microphones et les haut-parleurs. Ils permettent à l’ingénieur du son de capter les sons et d’écouter le résultat.

Tous les outils qui se trouvent dans la chaîne de production entre ces deux là, c’est-à-dire entre l’entrée et la sortie sont en fin de compte secondaires. Certes il convient de les maitriser, mais le point fort d’un très bon ingénieur du son reste toujours son oreille. C’est elle qui lui permet de placer le micro là où il faut et c’est elle aussi qui lui permet de contrôler et d’évaluer son travail de réalisation sur les haut-parleurs.

Les facteurs budgétaires

Sonorisation

Comme nous l’avons vu précédemment, en sonorisation, les consoles de mixage sont de tailles très différentes et proportionnelles à celle des évènements sonorisés.Une petite console professionnelle 16/4/2 de bonne qualité coûte environ 1 500 €.

Une grosse console 32/8/2 se situe dans une fourchette de 5 000 à 15 000 €. Peu de différence de prix entre console analogique et numérique. On peut donc espérer avoir une qualité légèrement supérieure à prix égal pour une analogique.

Mais attention toutefois aux effets de marque qui peuvent être très subjectifs, mais aussi à la qualité très variable de la fabrication.

Studio

Une grosse console de studio 32/8/2 peut être elle dans une fourchette de prix plus resserrée. Le haut de gamme est plutôt la norme, car on va chercher la qualité optimale des composants, de la conception et de la fabrication. 10 000 à 25 000 €.

On voit que pour un studio, c’est un investissement important qu’il faut pouvoir amortir rapidement. Car la course à l’armement est aussi la règle dans ce domaine et peut faire la différence avec la concurrence, tout au moins dans l’esprit des clients.

Home studio

En home studio, on dispose par définition d’un budget compté. Par conséquent on pourra faire carrément l’impasse sur une table de mixage.Une bonne table de mixage 8/2 vaut environ 500 €.

Dans ce contexte, à prix égal, il vaudra beaucoup mieux investir dans une interface audio de très bone qualité avec un nombre de préamplis-micro limité à 4 par exemple. Il vaut mieux avoir moins d’entrées micro, mais de meilleure qualité.Il ne s’agit pas forcément d’économiser de grosses sommes, mais d’investir utilement pour viser une qualité technique supérieure. Il vaut mieux avoir moins d’entrées micro, mais de meilleure qualité.

En conclusion

D’un point de vue purement technique, la console de mixage est loin d’être aujourd’hui un outil indispensable à la production musicale et à la réalisation sonore.

Les nouvelles technologies numériques nous permettent d’en faire avantageusement l’impasse dans le cas du home studio et du petit studio pro, sauf dans le domaine de la sonorisation et du gros studio commercial.

 

Les enjeux fondamentaux pour votre création et votre production musicale

 

Less is more

less

Ce dicton anglo-saxon très connu est apparu à la fin du XIXème siècle. Il n’a plus cessé depuis d’inspirer artistes novateurs, penseurs et savants créatifs, jusqu’aux businessmen et aux as du marketing.
Mais comment ce dicton peut il impacter la production musicale, la création sonore et même l’éducation musicale ?

Les mots sont simples et le sens facilement compréhensible, mais il est très difficile à traduire dans notre langue. En français, nous avons plutôt le dicton inverse :

more

Pourquoi faire simple alors qu’on peut faire compliqué  ?
Derrière cette boutade familière destinée en général à moquer les procédures administratives et à rejeter les discours obscurs de certains experts, se cache une lassitude et une grande fatigue générale engendrée par la profusion, le trop, la quantité, l’inutile …

Pour redevenir positif, on pourrait citer un grand poète et penseur français du XXème siècle, Antoine de Saint-Exupéry :

La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.

Les grands artistes, les designers, comme les professionnels du son ont le plus souvent une manière extrêmement simple de travailler qui va droit à l’essentiel et à l’épure.

Car il s’agit ici de tordre le cou à pas mal d’idées reçues et malheureusement très répandues qui pourraient nous entraîner et nous perdre dans des opérations complexes et souvent très coûteuses en temps et en argent. Elles ne vont pas dans le bon sens qui est au contraire et très certainement celui de la simplicité, de la qualité plutôt que de la quantité.

Après bien des années passées dans les studios à chercher à comprendre les mystères de la création sonore et de la production musicale, à expérimenter, à créer, à se tromper, à regarder les autres travailler, à enregistrer, monter, mixer et à écouter toutes sortes de musique et de styles de production, on en vient à se poser la question :

Que peut on transmettre ? Que doit on enseigner ? De quoi avez vous besoin ?

Des trucs techniques, des situations types, faire des tutos pour faire le tour complet d’un logiciel ? La théorie ? La pratique ? Tout comprendre pour résoudre la complexité ? …

Bien sûr tout cela est utile, mais à condition de ne pas oublier d’aller au fond des choses, à l’essentiel et à donner du sens. Plus les outils, qui ne sont après tout que des moyens, sont sophistiqués, plus ils nous rapprochent paradoxalement d’une forme de simplicité, des vrais enjeux et des objectifs de la création artistique qui ont plus à voir avec le plaisir et avec l’émotion qu’avec la technicité.

Et en ces temps modernes de nouvelles technologies, force est de constater que leur plus grand mérite est sans doute de nous simplifier la vie, que ce soit dans nos loisirs ou dans notre travail.
Ce n’est pas un  hasard si les concepts de fluidité, d’agilité, de mobilité, de ludique et intuitif  reviennent en force en ce début de XXIème siècle numérique.

Mais revenons au plus près de notre sujet sur ce blog, restons pragmatiques. Ma réponse dans mes formations porte toujours sur l’essentiel, sur les fondamentaux pour vous apporter :

  • des bases solides en acoustique pour comprendre le son
  • des méthodes simples et cohérentes pour maitriser la technique
  • une veille permanente sur les nouveaux outils
  • une approche créative et pédagogique dans les arts du son

Et guider vos pas en restant toujours à votre écoute, c’est à dire avant tout aiguiser vos oreilles et vous permettre de progresser rapidement,  de gagner en autonomie et de trouver votre propre voie pour vous développer dans la production musicale et la création sonore.

 

Apprendre à écouter

L’initiation à une écoute active est la base même du travail d’éveil musical pour les enfants mais aussi elle devrait l’être pour tous les musiciens-débutants. Mais elle n’est pas enseignée dans les écoles de musique, ni dans les conservatoires.
Mais en fin de compte qu’est ce que l’écoute musicale ?

En éveil musical, différentes situations, parcours, protocoles d’écoute, permettent aux débutants d’entendre, de reconnaître et d’analyser les paramètres du son.

On peut commencer par créer une situation d’écoute très simple : écouter les sons environnants dans la pièce pendant une minute. Dans un travail de groupe, la première tentative n’est généralement pas un franc succès : les débutants produisent un bruit de fond en bougeant, bavardant, jouant avec des objets et les premiers commentaires se bornent à décrire l’origine des sons entendus.

Mais il ne faut pas rejeter cette première expérience qui a le mérite de poser les problèmes fondamentaux liés à l’écoute. Au contraire, on la valorisera car elle va nous permettre de préciser les consignes d’écoute initiales et d’introduire une autre forme d’écoute et d’analyse des sons.

  • Qu’est ce que le silence ?

Si les participants produisent eux même des bruits, ils ne peuvent écouter les sons qui pourraient être cachés derrière. Ce constat permet de poser par l’expérience l’importance du silence et de sa qualité. Considérer certains bruits comme parasitant l’écoute des sons environnants amène à hiérarchiser les sons en fonction d’une intention d’écoute et à révéler déjà un des paramètres du son : l’intensité. Les sons sont plus ou moins forts et les plus forts peuvent cacher les plus faibles.

Le débutant pourra percevoir concrètement la relation entre les sons et le silence : une accumulation de sons même faibles en intensité produit un bruit de fond. Le silence qui n’est pas l’absence de sons, mais plutôt une faible présence de ce bruit de fond, crée une situation favorable à l’écoute.

Notre protocole d’écoute devient donc plus précis : faire le silence pour écouter les sons environnants pendant une minute.
Dans cette proposition pédagogique réside l’acte fondateur de toute pratique musicale, l’intention d’écoute : nous désirons écouter des sons. Pour combler ce désir et réaliser cette intention, il nous faut un silence de qualité qui n’existe pas en soi. Il nous faut donc le créer nous même (faire le silence).

  • Qu’est ce que l’écoute naturelle ?

Les premiers commentaires d’écoute des débutants consistent à décrire l’origine des sons: untel a toussé, une telle a fait grincer sa chaise, une voiture a klaxonné dans la rue, un avion est passé … Rien de vraiment surprenant. C’est la « tendance prioritaire et primitive à se servir du son pour se renseigner sur l’événement. » – Pierre Schaeffer, 1966

Cette écoute, qualifiée également par Pierre Schaeffer de causale ou encore de banale s’exprime dans les commentaires des participants qui sont des réponses aux questions sous-jacentes : Qu’est ce que c’est ? Qui est ce ? Que se passe-t-il ?

  • Qu’est ce que l’écoute sémantique ou culturelle ?

C’est une autre forme d’écoute pratiquée au quotidien par tout le monde sans le savoir (un peu comme Monsieur Jourdain avec la prose) et tout particulièrement à l’école ou en formation : elle se détourne de l’événement sonore … pour viser à travers lui un message, une signification, des valeurs. Elle est à l’oeuvre quotidiennement, principalement dès lors qu’intervient le langage. Au téléphone, par exemple on écoute ce que notre correspondant nous raconte.

Ces deux formes d’écoute nous sont très utiles et même nécessaires, mais elles ne répondent pas totalement à notre intention d’écoute, elles ne comblent pas vraiment notre désir d’écoute. Les écoutes causale et sémantique nous permettent seulement de situer, de reconnaître les sons entendus, de comprendre des messages: elles sont fonctionnelles.

Mais comment expliquer alors le plaisir qu’on peut ressentir à l’écoute de certains sons même très quotidiens ? Pourquoi désirons nous écouter la musique ?

Notre intention d’écoute est dans ce cas différente : nous désirons écouter les sons pour le plaisir sensuel qu’ils nous procurent et cette intention peut nous conduire à nous poser d’autres questions : comment ce son se présente-t-il ? Est-il fort ou faible, long ou court, grave ou aïgu, lisse ou granuleux, etc …. ?

  • Qu’est ce que l’écoute réduite ?

Dans son Traité des Objets Musicaux, Pierre Schaeffer nomma ainsi cette autre forme d’écoute.  Elle est pour lui l’écoute musicale par excellence, celle qui vient d’une nouvelle intention d’écoute. L’écoute réduite est l’attitude d’écoute qui consiste à écouter le son pour lui même, comme objet sonore en faisant abstraction de sa provenance réelle ou supposée, et du sens dont il est porteur…

« L’écoute réduite est ainsi nommée … parce qu’elle consiste en quelque sorte à dépouiller la perception du son de tout ce qui n’est  » pas lui  » pour ne plus écouter que celui-ci, dans sa matérialité, sa substance, ses dimensions sensibles… » – Michel Chion, 1982

Cette expérience d’écoute réduite va permettre au musicien débutant d’accéder très simplement et progressivement par l’expérience aux notions déjà très musicales de durée, enveloppe, intensité, timbre, hauteur, distance, présence dans l’espace …

Si on enregistre un son à l’aide d’un bon enregistreur portable et si immédiatement après on le réécoute sur deux haut-parleurs de bonne qualité, on va pouvoir affiner son analyse. Mais on va pouvoir aussi pratiquer l’écoute réduite d’autant plus facilement qu’on se trouve placé en situation acousmatique, face à deux haut-parleurs qui nous renvoient en temps différé une image sonore des sons entendus précédemment en temps réel.

  • Que signifie le terme acousmatique ?

C’est un adjectif qui se dit d’un son que l’on entend sans voir les causes dont il provient. Ce terme désignait aussi en grec une secte de disciples de Pythagore, les acousmates qui suivaient, dit-on, un enseignement où le Maître leur parlait en se cachant derrière une tenture. Ceci afin d’éviter de distraire leur attention par la vision de son apparence corporelle.

Lorsque nous écoutons de la musique enregistrée sur des haut-parleurs ou au casque, nous sommes en situation d’écoute acousmatique.

Bruno de Chénerilles – extrait d’une communication aux Journées Francophones de Recherche en Education Musicale – Ottawa, 2009

 

3. Améliorez vos prises de son et vos conditions d’écoute

 

Nous avons évoqué précédemment l’importance de la qualité des prises de son dans la production musicale. Le placement des micros y joue un rôle primordial.

Pour vous permettre une approche de base correcte de la prise de son, en attendant une formation plus avancée, voici une liste de conseils très simples et très concrets.

Les Règles d’Or de la Prise de Son

 

a – Bien placer le ou les micros

  • Diriger le micro ou le couple de micros vers la source
  • Centrer l’espace stéréophonique
  • Surplomber la source quand c’est possible
  • Se rapprocher de la source : plus la source est ponctuelle, plus on se rapproche. Plus on se rapproche, moins on prend en compte l’acoustique du lieu.

b – Contrôler au casque pendant les essais

c – Optimiser le niveau d’enregistrement

  • Toujours enregistrer les sons à leur maximum d’intensité
  • Dans une séquence jouée on prend en compte les sons les plus forts, pour régler le niveau d’enregistrement une fois pour toutes.

d – Adapter les règles générales à la situation

  • Prise stéréophonique classique (instrumentale)
  • Prise de son multipistes en mono et en proximité
  • Prise de son ambiante en stéréo (reportage, paysage sonore, concert acoustique)
  • Prise de son d’objets : plus rapprochée (en fonction des objets , ne pas hésiter à se rapprocher , à chercher le son, tout est permis

e – un cas particulier : musique d’ensemble ou chorale

  • 1 micro stéréo sur pied de sol , le plus haut possible , surplombant le groupe
  • Rassembler le plus possible le groupe devant le micro : arc de cercle sur 2 ou 3 rangs
  • Equilibrer les sources : gauche – droite , sons faibles devant, sons forts derrière

f – Voix parlée

  • A la table , sur un tripode : distance 20cm de la bouche de l’interlocuteur
  • si deux ou trois locuteurs : les grouper devant le micro

g – En extérieur, quelques précautions

  • Contrôler la charge de vos batteries avant de sortir
  • Mettre la bonnette anti-vent, si ca souffle trop faire écran avec son corps
  • Attention aux bruits de manipulation en déplacement, de préférence enregistrer en place

 

Améliorer vos conditions d’écoute

La netteté acoustique d’une salle de musique ou d’un home studio détermine la qualité d’écoute, mais aussi la qualité des prises de son qui vont y être effectuées.

C’est votre premier bonus !
Je vous propose ce guide à télécharger qui vous permettra concrètement et de manière très simple d’améliorer  l’acoustique de votre local.

Vous y retrouverez aussi des conseils stratégiques et de méthode de travail, que nous avons déjà évoqué auparavant sous d’autres formes.

Téléchargez

 

 

Nouvelles interfaces tactiles pour votre production musicale

 

Les tablettes tactiles sont apparues en 2010 et sont en train de révolutionner non seulement notre vie quotidienne, mais aussi le monde de la musique et du son.

sur l‘iPad notamment, de nombreuses applis musicales très économiques exploitent la possibilité de toucher littéralement des commandes, de glisser ses doigts pour jouer avec les sons.

Nouveaux gestes, nouvelles approches sonores et musicales. La possibilité aussi de designer soi-même des surfaces tactiles adaptées à un projet spécifique. Plus que jamais mobilité et agilité sont en train de révolutionner les lutheries sonores et musicales.

La grande nouveauté, c’est aussi que ces nouvelles technologies sont maintenant à la portée de tous. Elles ne sont plus du tout l’apanage des studios de recherche et des grosses institutions comme l’Ircam.

Il ne tient qu’à nous musiciens indépendants, professionnels ou amateurs, professeurs de musique, musiciens-intervenants… de nous en emparer.

En voici un exemple.

 

 

Animoog est un magnifique synthé professionnel spécialement conçu pour l’iPad par Moog Music.

(R)éveillez votre invention musicale avec cet appli hors du commun, que vous soyez un parfait débutant ou un musicien électronique aguerri.

Depuis plusieurs années, j’ai testé Animoog en situation pédagogique dans mes ateliers de musique sur iPad. C’est une porte ouverte sur l’invention musicale quelque soit l’âge et le niveau. Tactile, intuitif, facilitateur pour la tonalité et en prise directe avec l’imaginaire pour improviser, composer et jouer en live.

C’est aussi un vrai Moog, un synthé très pro qui comblera tous les musiciens et ce pour le prix dérisoire de 30 euros environ. Disponible uniquement sur iOs donc sur iPad et accessoirement sur iPhone (mais l’écran est trop petit pour que l’instrument soit aussi maniable que sur un ipad).Un instrument très performant :

▪ le son Moog est légendaire. Il a été implémenté ici dans une bibliothèque de presets organisés comme il se doit en catégories.
▪ les musiciens électroniques pourront bien évidemment aussi fabriquer leurs propres sons en partant de zéro comme sur tout synthé analogique.mais aussi très innovant :

▪ La surface tactile y est particulièrement bien exploitée avec un clavier qui permet non seulement un jeu de clavier classique (notes piquées, accords, clusters), mais aussi des glissandi tout à fait inédits, et très expressifs dans les deux dimensions : horizontale et aussi verticale.
▪ un clavier totalement modulable : on peut le réorganiser, l’accorder en supprimant les touches qui ne sont pas dans la gamme, le mode que l’on veut jouer. Cette facilité tonale apporte beaucoup de possibilités expressives inattendues, même aux claviéristes aguerris.Cliquez sur les tags ci-dessous pour découvrir quelques unes de ses principales fonctionnalités :

Musique électronique et éveil musical

Lorsque j’ai fait l’acquisition de cette appli superbe, j’ai commencé par l’utiliser moi-même et j’ai été bluffé par ce nouvel instrument électronique. Je n’avais jamais ressenti un tel toucher, une telle proximité avec les sons. Pour moi qui suis un improvisateur multi-instrumentiste et un compositeur électronique, j’y ai trouvé une dimension tactile étonnante, une facilité de jeu exceptionnelle et chose très rare le lien parfait entre geste musical et son électronique.

Mais je n’avais pas envisagé de mettre l’instrument entre les mains de non-musiciens, d’enfants en situation d’éveil musical. Et puis un jour, je travaillais avec une classe particulièrement dissipée et perturbée par quelques éléments frondeurs (nous connaissons tous ce genre de groupe…). C’était une classe de niveau équivalent au CM1/CM2 dans une école américaine en Floride.

Pour casser cette ambiance désagréable, je cherchais une carotte afin de calmer les perturbateurs. Je n’arrivais pas à résoudre mon problème. En désespoir de cause, je mis un iPad au bout de la table avec un casque d’écoute. En début de séance, je pointai l’ipad et je désignai une élève particulièrement sage et impliquée.

Je lui ai montré simplement comment naviguer dans la bibliothèque de sons, lui proposai de choisir un son qui lui plaisait et de nous improviser ensuite une petite musique. Dix minutes après, elle nous joua à la surprise générale une impro électronique stupéfiante. Elle n’avait jamais fait de musique auparavant !

(r)Eveillez  votre invention musicale avec Animoog

Depuis je renouvelle constamment cette expérience incroyable dans tous mes ateliers d’éveil musical et régulièrement ce sont de merveilleuses pépites musicales et sonores qui émergent d’Animoog sous les doigts des enfants. Mon analyse de ce phénomène musical me porte à croire que cet instrument a le pouvoir exceptionnel de connecter directement, sans le filtre de l’apprentissage, l’imaginaire sonore des enfants ou des non-musiciens avec un geste tactile et intuitif.

Dans cette vidéo, vous avez vu la captation de deux de ces moments musicaux exceptionnels pris sur le vif lors de mes ateliers ouverts dans le quartier défavorisé de la Meinau à Strasbourg. Ces deux enfants ne sont pas musiciens et ils sont issus de familles éloignées de toute culture musicale. Dans les deux cas, je leur ai montré très rapidement Animoog, puis ils ont cherché le son qui leur plaisait au casque pendant quelques minutes pour ensuite jouer directement ces deux superbes improvisations.

Et voici pour terminer un podcast audio pour vous montrer la réalisation en direct et en son d’un mini-projet musical qui utilise quelques fonctions plus avancées pour vous permettre d’aller un peu plus loin avec Animoog.

Et maintenant à vous de jouer ! Si vous avez un ipad , n’hésitez pas , si vous ne l’avez pas encore fait, à acheter cet appli exceptionnelle. C’est un véritable instrument de musique, un synthé unique, appelé à devenir légendaire comme tous les Moog.

Animoog ne coûte qu’environ 30 €.
« C’est cher pour une appli ! » me direz-vous ? Certes, mais c’est une bouchée de pain pour un vrai Moog !

 

En conclusion

Les objectifs de cette formation étaient de

  • Mieux connaitre les enjeux de la création musicale
  • Bien choisir ses outils techniques (micros, haut-parleurs, casques, logiciels, console de mixage)
  • Améliorer son lieu de travail
  • Avancer dans l’utilisation des nouvelles technologies

Nous avons abordé successivement les points suivants

  1. Comment choisir vos outils de base pour votre production musicale
  2. Les enjeux fondamentaux dans votre pratique et dans la création musicale
  3. Améliorer vos prises de son et vos conditions d’écoute
  4. Nouvelles interfaces tactiles pour votre production musicale

J’espère que ce tour d’horizon vous aura permis à la fois de renforcer vos points de vue et de vous donner des moyens concrets d’amélioration pour avancer dans la production musicale.

Un premier pas vers votre maitrise des outils et des stratégies de production musicale et sonore.

N’hésitez pas à me poser des questions dans les commentaires en bas de page. J’y répondrai avec plaisir.

De nouvelles formations en ligne plus spécifiques et très complètes en acoustique musicale, prise de son, informatique musicale sur Cubase, Logic Pro, Ableton Live et les interfaces tactiles sont en préparation.

Continuez à suivre nos publications et nos annonces. Nous vous tiendrons au courant des nouveautés au fur et à mesure.

A bientôt !

Bruno de Chénerilles

Et pour ceux qui désirent prendre un bon départ dans la MAO avec le logiciel libre d’édition audio Audacity, vous pouvez vous inscrire ci-dessous pour accéder directement à la formation gratuite de prise en main de ce logiciel libre.

Audacity est sans conteste cet outil universel et gratuit, déjà présent sur les ordinateurs de presque toutes les institutions : écoles de musique, conservatoires, éducation nationale. Il fonctionne aussi bien sur Mac que sur PC.

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    1. Installez Audacity
    2. Créez votre projet
    3. Enregistrez votre voix
    4. Nettoyez et montez votre prise de son
    5. Ajoutez une musique
    6. Mixez votre document
    7. Exportez votre fichier son
    8. Archivez votre projet

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